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RDC-Centenaire de l’église Kimbanguiste: Félix Tshisekedi attendu ce mardi à Nkamba

avril 6, 2021

Le président de la République, son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi, arrive ce mardi 6 avril 2021 à Nkamba, dans le Kongo central, pour célébrer, ensemble avec la communauté kimbanguiste, le centenaire de l’église de Jésus-Christ sur la terre par son envoyé special Simon Kimbangu (E.J.C.S.K). 

Félix Tshisekedi et le Chef spirituel de l’église kimbanguiste, Simon Kimbangu Kiangani

Le programme de cette  journée de célébration prévoit, entre autres, un tête-à-tête entre le président de la République et le chef spirituel de l’église kimbanguiste, papa Simon Kimbangu Kiangani. Cette journee du centenaire sera egalement marquée par deux autres temps forts, à savoir une liturgie au Grand Temple de Nkamba et une cérémonie inaugurale du Musée papa Simon Kimbangu.

L’ambiance est déjà festive sur le terrain comme en témoigne le décor planté dans toute la cité Nouvelle Jérusalem, une vitrine à la hauteur de l’événement. Outre la présence remarquée des autorités provinciales et nationales, les délégations des kimbaguistes de l’étranger sont également attendues à Nkamba dans les prochaines heures. Lors de sa dernière visite, le 24 décembre 2019 à Nkamba, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, avait promis d’assister personnellement aux festivités du centenaire et d’achever le projet du Musée papa Simon Kimbangu qui restitue la vraie vie du prophète.

Liant la parole aux actes, le chef de l’Etat sera bel et bien présent aux festivités marquant le centième anniversaire de l’église kimbanguiste. 

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Congo/Centenaire de l’église kimbanguiste : la fanfare de Brazzaville organise une soirée culturelle

février 6, 2021

6 avril 1921- 6 avril 2021, l’église kimbanguiste totalise ses cent ans d’existence. Prélude à cet évènement, la fanfare kimbanguiste a organisé le 5 février une soirée culturelle au centre d’accueil de Brazzaville.

Photo 1 : L’une des chorales de l’église kimbanguiste lors du lancement des festivités du centenaire (crédit

L’animation culturelle a débuté par le chant d’ensemble « Nsilu’a Nzambi », suivi du mot de circonstance de Raymond Menga Poaty, Dr en histoire, enseignant à l’université Marien Ngouabi notamment à la faculté des lettres, arts et sciences humaines, qui a fait un bref aperçu historique de l’église de Jésus Christ sur la terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu (EJCSK).

Cette commémoration, dit-il, n’a rien d’offensant. C’est un moment d’intense communion fraternelle. Cette soirée constitue une impulsion du centenaire de cette église au Congo-Brazzaville. Centenaire qui les permet de revisiter l’histoire précoloniale, coloniale et post-coloniale de l’église.

Pour Raymond Menga Poaty, le message de Simon Kimbangu tenu à Mbanza Nsanda le 10 septembre illustre bien le substrat de toute sa philosophie. Pour y arriver pousruit-il, il a fallu passer par : la naissance de Simon Kimbangu (12 septembre 1887, le début du ministère de Simon Kimbangu (6 avril 1921), la renaissance officielle de l’église (24 décembre 1959), l’universalisation de l’église (1969 : admission au Conseil œcuménique des églises au niveau mondial ; 1974, admission à la conférence de toutes les églises d’Afrique), la réhabilitation politique de Simon Kimbangu (12 septembre 1991), …

Les kimbanguistes, a signifié Raymond Menga Poaty, vont célébrer le centenaire dans la paix, la concorde et l’amour du prochain et surtout dans la trilogie : l’amour, le commandement et le travail.

Ouvrant les festivités, le président délégué par intérim du collège exécutif national, Michel Nzondo, est revenu sur la date du 6 avril 1921 à Kamba où commence la rédemption de l’homme noir par le prophète Simon Kimbangu. Les paralytiques ont marché, les aveugles ont vu, les muets ont parlé et les morts ont été ressuscités, mais personne n’a voulu croire en ce mouvement naissant, dit-il. Déportation, assassinats, violences en tout genre, tel est le quotidien des kimbanguistes de la première heure, soit cent cinquante mille martyrs.

Plusieurs réalisations en cent ans

Photo/ADIAC) Photo 2 : La parade démonstrative du MSSK (crédit photo/ADIAC)

Pour Michel Nzondo, les prophéties du 10 septembre 1921 se sont accomplies en partie. L’homme noir deviendra blanc et vice versa. Aujourd’hui, l’Afrique noire est indépendante depuis plus de soixante ans. L’église kimbanguiste avec plus de sept millions de fidèles est présente sur les cinq continents. « Nous avons, en cent ans, construit des lieux de culte, des écoles, des universités, des hôpitaux, des unités de production. Cela veut dire que la civilisation kimbangu est en marche. Le mouvement kimbanguiste est présent au Congo-Brazzaville dès le mois d’avril 1921. C’est seulement le 2 septembre 1962 qu’est érigé le premier collège au Congo-Brazzaville dirigé par le patriarche Samuel Matouba », a-t-il précisé.

Avant d’ajouter : « 6 avril 1921- 6 avril 2021, cent ans déjà, mais ce n’est que le commencement. Béni papa Simon Kimbangu Kiangani qui nous mène dans l’accomplissement de toutes les prophéties. Au nom de sa divinité papa Simon Kimbangu Kiangani, représentant légal et chef spirituel, je déclare ouvertes les festivités du centenaire de l’église kimbanguiste en République du Congo. »

Notons que le premier collège dirigeant de l’église kimbanguiste en République du Congo a été mis en place par le chef spirituel, son éminence Joseph Diangienda le 2 septembre 1962. Il se composait comme suit : Samuel Matuba, représentant légal ; David Mfouka, représentant légal premier suppléant ; Paul Obambi, représentant légal premier suppléant à titre honorifique (avec résidence à Kounzoulou) ; David Nsomi, représentant légal premier suppléant ; Jean Bahonda, représentant légal deuxième suppléant ; Paul Samba, représentant légal premier suppléant ; Simon Mpoundza, président-inspecteur ; Jean Ekema, président-inspecteur ; Paul Mampouya, président-inspecteur (avec résidence à Kimpanzou) ; Edouard Ntoto, secrétaire général.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Canada-Québec: Fêter ses 100 ans en temps de pandémie, ou comment célébrer du haut de son balcon

novembre 14, 2020

© Fournis par La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Fernande Choquette a eu 100 ans aujourd’hui. Mais elle ne pourra pas avoir une fête entourée de sa famille: la COVID-19 leur a gâché ce plaisir. Le virus ne lui a toutefois pas enlevé sa force de caractère: «Quand on n’a pas le choix, il faut s’habituer», nous dit-elle.

On n’a pas tous les jours 100 ans.

Mme Choquette aurait normalement eu une grande fête avec ses enfants, ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants.

Mais la centenaire habite maintenant dans un CHSLD à Québec, en face de la maison où elle a élevé sa famille. Elle a échappé à la COVID-19. Mais comme bien d’autres Québécois vivant dans une résidence pour aînés, il y a des restrictions pour les visites: seuls ses enfants peuvent y aller et encore, un seul à la fois, pour éviter la propagation du coronavirus. Ses proches ont donc dû faire une croix sur la fête qu’ils planifiaient, une autre déception causée par la COVID-19.

Son fils André Monfette a demandé une permission spéciale pour l’occasion au CHSLD, mais ne l’a pas obtenue. La région de Québec est en «zone rouge», sous haute surveillance des autorités de santé publique. 

Sa mère devra donc sortir sur son balcon dans le froid de novembre pour voir ses enfants et petits-enfants assemblés devant la résidence. Et elle aura des «appels vidéo» des autres, pendant que son fils tiendra sa tablette devant elle. 

Elle refuse de se plaindre. 

Car elle en a vu d’autres dans sa vie. La mort de son fils aîné à 19 ans dans un accident de la route — la plus grande épreuve de sa vie, dit-elle —, ses sept fausses couches et la guerre avec son lot d’anxiété et de restrictions. 

Malgré ce qu’elle a vu au cours des décennies, elle reconnaît n’avoir jamais imaginé vivre une telle période qui bouleverserait la vie de tous comme le fait cette pandémie. Une première, malgré ses cent ans. «Même aujourd’hui, il y a encore des choses nouvelles, tous les jours».

Fernande Choquette s’était habillée et maquillée avec soin pour l’entrevue qui s’est déroulée par visio-conférence, lors de laquelle elle a partagé sa vie.

La femme, qui a grandi à Montréal dans le quartier Mile-End, est née le 14 novembre 1920, avec la fin de la Première Guerre mondiale. 

Son père était électricien et possédait une petite entreprise de réparation d’appareils électriques. Pendant la Seconde Guerre mondiale, c’est Fernande qui tient le fort, avec sa mère et ses sœurs, car son père était décédé: elle s’occupe du commerce, fait la comptabilité et répare les petits appareils électriques et les outils. 

Mme Choquette se rappelle de cette période de guerre, et de l’inquiétude qui régnait, partout, tout le temps. La nourriture était rationnée et obtenue avec un système de coupons pour le café, le thé, le beurre, et la viande, entre autres. Les médicaments se faisaient rares et étaient difficiles à obtenir, dit-elle. Beaucoup avaient des proches au front: «on attendait toujours la malle, on attendait toujours les mauvaises nouvelles», se souvient-elle.

Puis un certain Clément Monfette, de l’épicerie d’en face, se met à lui faire la cour. Il est appelé sous les drapeaux et veut épouser la jeune femme. Elle refuse: et s’il revient blessé?

Le jeune homme devra attendre. Il rentre au pays en un morceau, mais avec un tympan perforé par un coup de canon. Il obtient sa main: elle a alors 22 ans. 

Ils travaillent côte à côte dans l’entreprise familiale «E. Choquette Électrique». Puis le couple va ouvrir en 1955 une succursale à Québec, dans le secteur de Limoilou, fort de l’expérience acquise par Fernande dans le commerce de son père. «J’ai travaillé toute ma vie», dit-elle avec fierté.  

Fernande Choquette ne pensait jamais que sa vie allait s’étendre sur un siècle.

Jeune, elle était souvent malade, au point où elle a dû être retirée de l’école. «Je ne pensais pas vivre si longtemps».

Elle aurait bien aimé une fête pour avoir les membres de sa famille près d’elle, «et manger du gâteau avec eux».

«Pas une grosse fête, rectifie-t-elle, parce que c’est beaucoup de trouble pour les organisateurs».

 Est-elle déçue? Oui, mais ce n’est de la faute de personne, répond-elle avec un doux sourire.

«Quand on n’a pas le choix, il faut s’habituer», dit-elle. «Quand même bien je m’inquiéterais et je pleurerais, je ne peux pas faire autrement»

Avec La Presse canadienne Stéphanie Marin 

Obama en Afrique du Sud pour célébrer le centenaire de la naissance de Mandela

juillet 17, 2018

Les portraits de Nelson Mandela et de Barack Obama sur une affiche à l’entrée du stade Wanderers, le 17 juillet 2018 à Johannesburg, où l’ancien président américain prononcera un discours, point d’orgue des célébrations du centième anniversaire de la naissance du premier chef d’Etat noir sud-africain / © AFP /

L’ancien président américain Barack Obama prononce mardi, dans un stade de Johannesburg, un discours très attendu, point d’orgue des célébrations du centième anniversaire de la naissance de Nelson Mandela, le premier chef d’Etat noir sud-africain, « le dernier grand libérateur du XXe siècle ».

Quelque 15.000 personnes, dont des invités de marque comme la dernière épouse de Nelson Mandela, Graça Machel, l’ex-présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf ou encore l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, sont attendues au stade de cricket Wanderers.

Chaque année, la Fondation Mandela confie à un invité de prestige le soin de prononcer un discours à l’occasion de l’anniversaire de « Madiba », né le 18 juillet 1918 et décédé le 5 décembre 2013.

Après vingt-sept ans dans les geôles du régime raciste blanc, Nelson Mandela, icône mondiale de la lutte contre l’apartheid, était devenu le premier président démocratiquement élu de l’Afrique du Sud en 1994, poste qu’il a conservé jusqu’en 1999.

L’éloge de Barack Obama est très attendu, un an et demi après son départ de la Maison Blanche. Son entourage l’a présenté comme son discours le plus important depuis sa retraite politique.

Nelson Mandela, une vie dans le siècle / © AFP / al/gal/js/abm/sb/vl

« Il lui donnera l’occasion de livrer un message de tolérance, d’inclusion et de démocratie à un moment où l’héritage de Mandela est remis en question dans le monde », a précisé son conseiller Benjamin Rhodes au New York Times, une allusion directe à la politique de son successeur à la Maison Blanche, Donald Trump.

Nelson Mandela et Barack Obama ne se sont rencontrés qu’une seule fois, en 2005, à Washington, mais éprouvaient une admiration réciproque.

Le premier avait été « fou de joie » lors de l’élection en 2008 de Barack Obama, « parce qu’il y voyait un moment clé dans l’histoire des Etats-Unis », a confié récemment le président de la Fondation Mandela, Sello Hatang.

Quant à Nelson Mandela, il représente l’une des grandes références morales de Barack Obama, avec l’ancien président américain Abraham Lincoln et le défenseur des droits civiques Martin Luther King.

Le président américain Barack Obama prononce un discours lors d’une cérémonie à la mémoire de Nelson Mandela à Johannesburg le 10 décembre 2013. n / © AFP/Archives / PEDRO UGARTE

« Je fais partie des millions de personnes qui ont été inspirées par la vie de Nelson Mandela », avait confié Barack Obama en 2013. « Ma toute première démarche politique (…) fut une manifestation contre l’apartheid. »

Le président américain avait fait le déplacement en Afrique du Sud pour les obsèques de « Madiba », « géant de l’Histoire, qui a conduit une nation vers la justice » et « dernier grand libérateur du XXe siècle ».

– « Inspirer le changement » –

Mais près d’un quart de siècle après la fin officielle de l’apartheid, l’Afrique du Sud a « juste débuté » sa « longue marche » vers la liberté, a estimé lundi Graça Machel, reprenant le titre de la fameuse autobiographie de son défunt époux « La longue marche vers la liberté ».

L’ancien président sud-africain Nelson Mandela, le 25 août 2010 à Johannesburg / © MANDELA FOUNDATION/AFP/Archives / DEBBIE YAZBEK

« Nous avons encore un long chemin à parcourir », a-t-elle ajouté à l’AFP.

Le racisme attise toujours les tensions dans la « nation arc-en-ciel » et la pauvreté persiste dans le pays le plus inégalitaire au monde selon la Banque mondiale.

« J’espère que le discours d’Obama va nous donner de l’espoir. On en a besoin parce qu’on vit une période difficile », a estimé mardi Nomsa Nkosi, une habitante aveugle de Kimberley (centre) venue spécialement à Johannesburg pour entendre l’ancien locataire de la Maison Blanche.

« C’est un honneur d’avoir ici le premier président noir des Etats-Unis pour célébrer » Nelson Mandela, ajoute Welcome Morembe, 37 ans, caissier au stade Wanderers.

Graça Machel, la dernière épouse du premier président noir sud-africain, Nelson Mandela, le 16 juillet 2018 à Johannesburg / © AFP / MARCO LONGARI

A l’occasion du centenaire de la naissance de « Madiba », sa fondation a appelé la population « à agir et inspirer le changement » au nom du prix Nobel de la paix.

Les initiatives se multiplient: compétitions sportives, publication de témoignages de proches de Mandela, impression de nouveaux billets à son effigie…

Cette année de festivités se conclura par un immense concert en décembre à Johannesburg avec les stars américaines Beyoncé, Jay-Z ou encore Pharrell Williams.

Avant son étape sud-africaine cette semaine, Barack Obama a effectué une visite au Kenya, pays d’origine de son père. Il y a notamment confié des souvenirs de sa famille kényane et inauguré un centre de jeunesse conçu par sa demi-sœur.

Avant lui, plusieurs autres personnalités, dont l’ancien président des Etats-Unis Bill Clinton et le milliardaire et philanthrope américain Bill Gates, ont prononcé le discours annuel de la Fondation Mandela.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2018 13h30)

L’Afrique du Sud célèbre avec Obama la mémoire de Mandela

juillet 15, 2018

Un jeune Sud-Africain se fait couper les cheveux dans le cadre des célébrations du 100e anniversaire de la naissance de Nelson Mandela, le 30 juin 2018 à Johannesburg / © AFP/Archives / MARCO LONGARI

L’Afrique du Sud célèbre cette semaine, avec l’ancien président Barack Obama en vedette américaine, le centième anniversaire de la naissance de son héros et libérateur Nelson Mandela, incarnation d’un rêve « arc-en-ciel » toujours inachevé.

Cinq ans après sa mort, « Madiba » a gardé son statut d’icône mondiale pour son combat contre le régime raciste blanc de l’apartheid et son message de réconciliation, qui a permis au pays d’en tourner la page en évitant un bain de sang.

Après l’ancien président américain Bill Clinton, le milliardaire philanthrope Bill Gates ou l’ex-patron de l’ONU Kofi Annan, le premier chef d’Etat noir des Etats-Unis prononcera mardi l’hommage annuel à Nelson Mandela, point d’orgue de plusieurs jours de festivités.

Lors d’une visite en Afrique du Sud en 2013, Barack Obama avait longuement honoré son « héros ».

« Le combat ici contre l’apartheid et pour la liberté, le courage moral de +Madiba+, la transition historique de son pays vers une nation libre et démocratique ont été une source d’inspiration pour moi et le monde entier », avait-il déclaré.

Un an et demi après son départ de la Maison Blanche, l’éloge de Barack Obama est annoncé par son entourage comme son discours le plus important depuis sa retraite politique.

« Il lui donnera l’occasion de livrer un message de tolérance, d’inclusion et de démocratie à un moment où l’héritage de Mandela est remis en question dans le monde », a souligné son conseiller Benjamin Rhodes au New York Times.

Le président américain Barack Obama lors d’un hommage funèbre à Nelson Mandela, le 10 décembre 2013 à Johannesburg / © AFP/Archives / BRENDAN SMIALOWSKI

Une allusion à la politique de Donald Trump, qui a pris le contrepied systématique de son prédécesseur, notamment sur l’immigration et l’Afrique.

– « Un homme bon » –

En attendant ce grand oral, toute l’Afrique du Sud s’est déjà mise à l’heure Mandela, qui aurait eu 100 ans mercredi.

Spectacles, expositions et compétitions sportives le célèbrent. Son visage souriant illumine de nouveaux billets. « Agissez, inspirez le changement, faites de chaque jour un Jour Mandela », exhorte le slogan de la fondation qui porte son nom.

Ex-syndicaliste reconverti en homme d’affaires, le président sud-africain Cyril Ramaphosa y est allé de sa contribution en versant la moitié de son salaire à un fonds qui finance des micro-projets pour réduire la pauvreté.

« En mémoire de Madiba, en hommage à (….) son engagement sans relâche pour l’amélioration de la vie des plus démunis, beaucoup d’entre nous peuvent faire quelque chose », a lancé le chef de l’Etat en annonçant son geste.

Les nouveaux billets de banque sud-africains à l’effigie de Nelson Mandela, le 13 juillet 2018 à Pretoria / © AFP / Phill Magakoe

Ceux qui ont connu de près le détenu le plus célèbre de la planète – resté vingt-sept ans derrière les barreaux – rivalisent d’anecdotes et d’éloges.

A commencer par le dernier président blanc d’Afrique du Sud, Frederik de Klerk, l’adversaire devenu partenaire avec lequel il a partagé le prix Nobel de la Paix en 1993.

« Oui, nous avons eu des conflits. A certains moments, de vives tensions nous ont opposés. Mais il y a toujours eu du respect, qui est devenu de l’amitié personnelle », s’est-il rappelé pour l’AFP, « c’était un homme bon et unique ».

– Héritage –

L’ancien chauffeur et garde du corps de Madiba, Fuad Floris, s’est lui souvenu de la simplicité et des attentions de celui qu’il appelait « Tata ».

« Quand ma fille a eu son bac, il lui a écrit de sa main un petit mot de félicitation », a-t-il raconté à l’AFP, « il était très excité quand il voyait des enfants, ce qui lui faisait oublier toutes les consignes de sécurité, c’était notre pire cauchemar ».

Siyabulela Mandela, le petit-fils de Nelson Mandela, à la bibliothèque de l’université George Mason, lors d’une interview avec l’AFP à Arlington, le 13 juillet 2018 en Virginien / © AFP / Andrew CABALLERO-REYNOLDS

Si l’homme Mandela ne suscite que louanges, son héritage politique est aujourd’hui plus controversé.

Un quart de siècle après la chute de l’apartheid, l’Afrique du Sud est considérée par la Banque mondiale comme le pays le plus inégalitaire de la planète. Son économie patine, la pauvreté persiste et le racisme y attise toujours autant les tensions.

« Je suis convaincu que le président Mandela, s’il était encore vivant, serait très, très inquiet de la situation actuelle en Afrique du Sud », a estimé Frederik de Klerk.

Certains mettent en cause les successeurs de « Madiba » et la corruption qui a gagné le plus haut sommet de l’Etat, notamment sous la présidence de Jacob Zuma (2009-2018).

D’autres, plus rares, vont jusqu’à le traiter de « vendu » pour avoir prêché la modération envers les élites blanches, qui détiennent toujours l’essentiel des leviers économiques du pays.

« Mandela a combattu pour que nous soyons politiquement libres », a résumé à l’AFP Mtate Phaleka, un photographe noir de 19 ans, « nous ne le sommes toujours pas économiquement ».

Romandie.com avec(©AFP / 15 juillet 2018 10h19)

Des femmes britanniques défilent pour le centenaire de leur droit de vote

juin 10, 2018

/ © AFP / Daniel LEAL-OLIVAS

Des milliers de femmes habillées aux couleurs des suffragettes ont défilé dimanche aux quatre coins du Royaume-Uni pour marquer le 100e anniversaire du droit de vote des femmes britanniques.

A Londres, Belfast, Edimbourg ou Cardiff, les participantes se sont parées de vert, blanc ou violet, les couleurs des suffragettes, pour défiler dans la bonne humeur, portant parfois des vêtements inspirés de la mode du début du XXe siècle.

Les suffragettes ont joué un rôle déterminant dans l’obtention, il y a cent ans, du droit de vote des femmes britanniques, à une époque où leurs semblables avaient peu de droits et ne jouaient aucun rôle sur la scène politique.

Le 6 février 1918, le Parlement britannique votait la « loi de 1918 sur la représentation populaire », permettant à certaines femmes de plus de 30 ans de voter. Il fallut toutefois attendre 1928 pour qu’elles puissent le faire aux mêmes conditions que les hommes, dès 21 ans.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juin 2018 17h39)                

Le Royaume-Uni célèbre le centenaire du droit de vote des femmes

février 6, 2018

La statue d’Emmeline Pankhurst, le 1er février 2018 à Londres, l’une des fondatrices du mouvement des Suffragettes / © AFP / DANIEL LEAL-OLIVAS

La Première ministre britannique Theresa May rend hommage mardi aux suffragettes, ces militantes « héroïques » qui ont ouvert la voie au droit de vote des femmes il y a cent ans, et dont une campagne réclame la réhabilitation.

Le 6 février 1918, le Parlement britannique adoptait la « loi de 1918 sur la représentation populaire », permettant à des millions de femmes, âgées de plus de 30 ans, de voter. Il fallut toutefois attendre 1928 pour qu’elles puissent le faire aux mêmes conditions que les hommes, dès 21 ans.

Theresa May célébrera cet anniversaire à Manchester, où a vu le jour le mouvement des suffragettes. A l’occasion, elle annoncera un plan pour lutter contre les insultes et intimidations en ligne qui « visent de façon disproportionnée les candidats politiques qui sont des femmes, des noirs, issus de minorités ethniques ou de la communauté LGBT ».

« Alors que nous nous souvenons des militantes héroïques du passé, qui se sont battues pour inclure la voix de tous les citoyens dans notre débat public, nous devrions réfléchir aux valeurs et aux principes qui guident notre conduite dans le débat actuel », dira la Première ministre.

Après des années de revendications pacifiques et de pétitions restées sans effet, des suffragettes, menées par Emmeline Pankhurst et ses trois filles, étaient passées à la vitesse supérieure pour faire avancer leur cause, n’hésitant pas à s’enchaîner, briser des vitrines, et même à faire exploser une bombe au domicile d’un ministre.

– Réhabilitation –

En représailles, plus d’un millier d’entre elles ont été emprisonnées et nourries de force après avoir entamé des grèves de la faim.

Une campagne, soutenue par la cheffe des conservateurs écossais Ruth Davidson, a été lancée mardi pour qu’elles soient définitivement réhabilitées par la justice.

« L’activisme des suffragettes était une noble cause et beaucoup d’entre elles sont devenues des prisonnières politiques », a déclaré au quotidien The Daily Telegraph Sam Smethers, directeur général de la Fawcett Society, du nom de la militante Millicent Fawcett. « Cela serait un hommage approprié de les pardonner maintenant. Elles ont fait tant de sacrifices pour que nous puissions tous jouir des droits que nous avons aujourd’hui, elles n’étaient pas des criminelles. »

Interrogée par la BBC, la ministre de l’Intérieur Amber Rudd a déclaré « comprendre » cette campagne, tout en jugeant ce pardon « compliqué ». « Ce n’est pas simple d’accorder un pardon officiel pour des actes de violence ou d’incendie volontaire ».

En attendant une éventuelle réhabilitation officielle, les militantes sont honorées cette année à travers une série d’exposition et d’événements.

A Trafalgar Square, dans le coeur de Londres, des images grandeur nature de suffragettes sont exposées depuis mardi matin, tandis qu’une statue de Millicent Fawcett, héroïne de la cause féministe, sera dévoilée au printemps en face du Palais de Westminster. Ce sera la première statue de femme dans ce lieu symbolique.

Mardi soir, Theresa May s’exprimera au Parlement lors d’un événement célébrant le centenaire de la loi lors duquel toutes les femmes qui sont ou ont été députées ont été invitées, ce qui devrait constituer le plus grand rassemblement des femmes politiques britanniques jamais organisé.

« Toutes celles qui participeront ce soir seront là en raison du combat héroïque et sans relâche de celles qui nous ont précédées », a déclaré la Première ministre.

Pour le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn, cent ans après la loi, « le combat pour l’égalité continue ». « Il y a toujours trop peu de femmes au Parlement, les femmes ne sont pas payées autant que les hommes pour le même travail, et beaucoup subissent des discriminations sur leur lieu de travail et dans leur vie quotidienne », a-t-il déclaré dans une vidéo postée sur son compte Twitter.

Romandie.com avec(©AFP / 06 février 2018 12h22)                

France/Cent ans le 1er mai: Danielle Darrieux, la légende d’un siècle

avril 30, 2017

Danielle Darrieux, sur scène en 20003. Ce 1er mai, l'actrice française fête ses 100 ans.

Danielle Darrieux, sur scène en 20003. Ce 1er mai, l’actrice française fête ses 100 ans. Crédits photo : ERIC FEFERBERG/AFP

Lundi, la plus ravissante, la plus émouvante, la plus spirituelle des comédiennes françaises fête son centième anniversaire. Que dire d’une femme éblouissante qui a débuté à 14 ans et peut s’enorgueillir d’une carrière de plus de quatre-vingt ans ? Que dire ? Sinon, lui souhaiter un très bel anniversaire !

Il faudrait être Ronsard et Mallarmé et composer un poème tout en cristal et en légèreté. Il faudrait s’élever très loin dans le ciel pour être à la hauteur de cette femme merveilleuse au sourire toujours radieux qui s’est toujours amusée d’être née le jour où l’on offre du muguet, le 1er mai 1917.

Danielle Darrieux. L’ovale parfait d’un visage, des lèvres charnues et finement ourlées -elle fut boudeuse avant Bardot- un nez droit et fin, des yeux délicatement dessinés sous des sourcils parfaits, un front haut, des cheveux chatains, une voix mélodieuse et ferme. Un rire unique, clair et musical. Et ce sourire, toujours, éclatant, fraternel. Une perfection de beauté classique pimentée d’une espièglerie jamais éteinte. Une beauté accomplie, mais jamais froide.

Pourtant, et c’est l’un des traits les plus impressionnants de la personnalité de cette artiste exceptionnelle, par-delà les fins sourires, les grands rires, les éclats de rire, la joie de vivre apparente, on ne sait quelle gravité a toujours palpité au plus secret de son coeur. Henri Decoin, Max Ophüls, Paul Vecchiali ou Anne Fontaine, pour ne citer ici que quatre cinéastes l’ont parfaitement compris qui savaient que, par-delà la grâce, la vitalité, le bonheur qu’elle dispense de rôle en rôle, il y a, parfois, le voile d’angoisse d’un être qui aura glissé sur les ailes du temps, sans jamais peser. Sans jamais faire reproche à qui que ce soit des blessures infligées -et elle en a reçues, très injustes parfois.

Darrieux joue, Darrieux danse, Darrieux chante. Darrieux illumine les films, les pièces, dans lesquelles elle incarne de très jolies évaporées comme des femmes graves, douloureuses, amoureuses, criminelles. Darrieux est miraculeuse et libre. La petite bordelaise a été très bien élevée et vécu dans un univers où la musique comptait plus que tout. Son père, ophtalmologiste, est mort alors que la petite fille n’avait que sept ans. L’âge de raison, l’âge du chagrin. À Paris, elle étudie le violoncelle et le piano. Le hasard la conduit aux Studios d’Epinay où l’on recherche une jeune adolescente. Elle a quatorze ans. Elle tourne Le Bal avec Wilhelm Thiele. On est en 1931. Elle n’arrêtera plus jusqu’à Pièce montée en 2010 sous la direction de Denys Granier-Deferre pour le cinéma et C’est toi, c’est tout de Jacques Santamaria, pour la télévision.

Cette même année Henry-Jean Servat et Pierrick Bequet tournent un film document exceptionnel, Les Trois glorieuses et réunit Michèle Morgan, Micheline Presle, Danielle Darrieux.

Darrieux, cheveux blancs mi-longs, regard pétillant, sourire ravageur, dans la «splendeur de l’âge», comme disait Duras, est la féminité même. Elle est sexy. Elle a 93 ans alors. Elle irradie. Elle réchauffe. Elle fait rire. Elle est naturelle, directe, simple. Et pas simple du tout! Cette grande dame là, cette fée, cette gamine, cette femme fatale, cette coquine, cette légende, cette star, fête donc ses cent ans lundi. Jean-Claude Brialy n’est plus là qui aimait tant la célébrer et concoctait des soirées brillantissimes dans son théâtre des Bouffes Parisiens pour célébrer la merveilleuse qui accueillait hommage et compliments avec un étonnement jamais feint.

Audrey Hepburn, son alter ego

Que dire d’une carrière si longue, si contrastée, si audacieuse aussi? Que dire qui n’appauvrisse pas ce parcours, qui n’assèche pas les eaux cascadantes d’un trajet hors norme? Où qu’on la saisisse elle est séduisante, bouleversante, inattendue, puissante. Danielle Darrieux n’appartient à aucune école, à aucune mode. Elle est Darrieux.

S’il ne fallait retenir qu’un épisode ou deux dans cette vie incroyable, ce serait, en 1932-33, le tournage, sous la direction d’un jeune scénariste de 26 ans, issu d’une grande famille juive autrichienne et qui fuit el’Allemagne nazie, d’un film intitulé Mauvaise graine. Le jeune homme s’est arrêté à Paris sur la route des États-Unis. Le film est tourné à Marseille et sort en 1933. Il est signé Billy Wilder….

Le deuxième épisode serait celui d’une rencontre avec une femme qu’elle admire profondément. En 1970, Danielle Darrieux joue, chante, danse à Broadway . Elle est Coco Chanel dans Coco. Les producteurs ont pensé à Darrieux, star internationale pour reprendre le rôle que Katherine Hepburn a tenu sept mois durant. Darrieux connaît l’Amérique. Elle a séduit Hollywood dès les années trente -un contrat de sept ans avec Universal, qu’elle rompra. Elle est revenue y tourner dans les années cinquante. La voici à Broadway. Hepburn lui passe le flambeau. Darrieux rencontre un alter ego en la personne de Katherine. Elles se reconnaissent, s’entendent. Danielle Darrieux sur Broadway. «Hepburn, c’est mon modèle, mon idole» dit-elle souvent. La critique new yorkaise, l’une des plus vachardes du monde, manque de superlatifs et le public est au rendez-vous. Magistral.

Que dire de plus! Bon anniversaire! Bel anniversaire!

Lefigaro.fr par Armelle Heliot

Royaume-Uni: Un Britannique de 101 ans est envoyé en prison

décembre 17, 2016

Ralph Clarke
© AP Ralph Clarke
LONDRES – Un Britannique de 101 ans est devenu vendredi le plus vieux détenu du pays après avoir été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur des enfants.

Un jury a reconnu Ralph Clarke coupable de 21 agressions contre des fillettes dans les années 1970 et 1980. L’ancien camionneur s’était reconnu coupable de neuf agressions contre un garçon.

Clarke a été transporté depuis le tribunal de Birmingham, dans le centre de l’Angleterre, jusqu’à une prison où il attendra le prononcé de sa sentence, lundi. Le juge Richard Bond a dit qu’il imposera une peine de prison à Clarke et qu’il serait «étonnant» qu’il vive assez longtemps pour en voir la fin.

Une policière a rappelé à ceux qui se demandent si on devrait poursuivre un vieillard de 101 ans que ses victimes ont porté pendant des décennies la souffrance qu’il leur a infligée.

La Presse canadienne

États-Unis: Kirk Douglas, légende de l’âge d’or hollywoodien, fête ses 100 ans

décembre 8, 2016

 

 KIRK DOUGLAS

Kirk Douglas par Fred Prouser / Reuters

Le légendaire Kirk Douglas, un géant de l’âge d’or hollywoodien qui a marqué l’histoire du cinéma avec ses rôles notamment dans « Spartacus » et « Les sentiers de la gloire », doit fêter vendredi ses 100 ans en grande pompe.

Celui qui fut nommé trois fois aux Oscars avant de recevoir finalement une statuette d’honneur pour l’ensemble de sa filmographie a prévu de célébrer son centenaire lors d’une fête en Californie organisée par son fils Michael Douglas et l’épouse de celui-ci Catherine Zeta-Jones, tous deux également de grands noms de Hollywood.

Quelque 200 amis et membres de sa famille sont attendus.

Forcé de prendre sa retraite des plateaux à cause de problèmes d’élocution à la suite d’une attaque cérébrale en 1996, Kirk Douglas s’est entraîné avec un thérapeute pour pouvoir prononcer une brève allocution le jour J.

« On me demande toujours des conseils sur comment vivre une vie longue et saine. Je n’en ai aucun. En revanche, je pense que nous avons tous une raison d’être là », déclare-t-il dans un essai publié dans le magazine sur les célébrités Closer Weekly à l’occasion de son anniversaire.

« J’ai été épargné dans un accident d’hélicoptère et après une attaque cérébrale pour pouvoir faire davantage de bonnes choses dans ce monde avant de le quitter », ajoute-t-il.

Il attribue aussi une grande part de sa longévité à son grand amour, sa seconde épouse Anne, âgée de 97 ans.

« J’ai eu la chance de rencontrer la femme de ma vie il y a 63 ans, et je pense que notre merveilleux mariage et nos discussions nocturnes m’ont aidé à survivre à toutes sortes de choses », poursuit l’ancien acteur à la célèbre fossette au menton.

Kirk Douglas, fils d’immigrés russes analphabètes, a incarné certains des personnages les plus mythiques de l’histoire du septième art, du peintre Vincent van Gogh au roi des westerns Doc Holliday.

Son nom figure au générique de 80 films, dont « 20.000 Lieues sous les Mers », « Paris brûle-t-il? », « Règlement de comptes à O.K. Corral », « La vie passionnée de Vincent Van Gogh » (1956) ou « Sept jours en mai » (1964).

Né Issur Danielovitch dans une famille pauvre de New York, de parents juifs, il a fait ses classes à l’Académie d’art dramatique de la ville.

« Le Champion » (1949) lui a valu la première de ses trois nominations comme meilleur acteur aux Oscars, un prix qui lui a toujours échappé mais que son fils Michael a décroché pour « Wall Street » (1987).

Michael, 72 ans, et son frère Joel, 69 ans, sont nés du premier mariage de l’acteur avec la comédienne Diana Webster, dont il a divorcé en 1951.

– Un volcan en éruption –

Trois ans plus tard, il épouse la Belgo-Américaine Anne Buydens, qui avait confié à son sujet: « Vivre avec mon mari, c’est comme être dans un beau jardin près d’un volcan qui peut entrer en éruption à tout moment ».

Ils ont eu deux fils, Eric et Peter.

Michael Douglas dit de son père dans Closer Weekly que « son dynamisme et sa ténacité le distinguent », ajoutant: « Il m’a appris à toujours donner le meilleur de moi-même ».

La famille Douglas a plus d’une fois été touchée par le drame.

Eric, lui aussi acteur, est mort en 2004 à 46 ans, d’une association mortelle d’alcool et de médicaments, après des années d’addiction.

Kirk avait été profondément bouleversé par une collision aérienne entre un hélicoptère à bord duquel il se trouvait et un avion en Californie en 1991, un accident qui avait fait deux morts et l’a amené à renouer avec sa judéité.

En 1996, il a été victime d’une attaque cérébrale qui l’a privé de la parole, partiellement retrouvée après des mois de thérapie.

Avec sa femme, ils se sont tournés de plus en plus vers la philanthropie et ont déclaré vouloir léguer la majeure partie de leur fortune à des organisations caritatives après leur mort.

Le couple a notamment financé la rénovation de 400 cours d’écoles à Los Angeles et la construction d’une unité de soins pour malades d’Alzheimer dans une maison de retraite pour anciens comédiens.

« On ne pouvait pas demander plus à Kirk que ce qu’il vous donnait », a commenté l’actrice Angie Dickinson, 85 ans, qui a tourné une scène de nu avec lui dans « L’ombre d’un géant » (1966).

« C’est l’homme parfait. Tout ce qu’il fait est parfait », a renchéri la lauréate de deux Golden Globes et amie de toujours, interrogée par l’AFP.

Le Huffington Post Québec