Posts Tagged ‘centrale nucléaire’

France/Fessenheim: le réacteur numéro un définitivement débranché

février 21, 2020

 

Le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus ancienne de France en activité, a été débranché du réseau électrique national samedi aux alentours de 02 heures du matin, comme prévu, a annoncé EDF.

L’opération d’arrêt du réacteur de 900 mégawatts avait débuté vers 20 heures 30 vendredi soir. La procédure s’est déroulée normalement, avec beaucoup d’émotion dans la salle de commande, selon EDF.

Le second réacteur de la centrale sera de son côté stoppé le 30 juin. Commencera alors une longue phase de démantèlement qui devrait durer une vingtaine d’années.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: grosse frayeur après une fausse alerte dans une centrale nucléaire

janvier 12, 2020

Un message d’alerte signalant un «incident» dans une importante centrale nucléaire proche de Toronto a été envoyé «par erreur» ce dimanche 12 janvier aux riverains, provoquant une grosse frayeur et des appels à une enquête rapide.

Un premier message a été diffusé peu avant 7h30 signalant un «incident» à la centrale de Pickering, à l’est de Toronto. Envoyé par les autorités de la province, il concernait les habitants vivant dans un rayon de 10 km de la centrale mais a été adressé à toute la province.

Un peu plus d’une heure plus tard, la société Ontario Power Generation qui gère le site nucléaire, a annoncé sur Twitter qu’il s’agissait d’une erreur. «L’alerte précédente a été diffusée par erreur. Il n’y a aucun danger pour le public ou l’environnement», précisait le second message.

La centrale nucléaire de Pickering, l’une des plus importantes du monde, est située à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Toronto, principale métropole du Canada où vivent trois millions de personnes.

Des élus exigent une enquête

Plusieurs élus de la région ont immédiatement demandé une enquête sur cet incident. «Comme beaucoup d’entre vous, j’ai été très perturbé d’avoir reçu un message d’alerte ce matin», a ainsi commenté le maire de Pickering Dave Ryan sur Twitter.

«Même si je suis soulagé d’apprendre qu’il n’y avait aucune situation d’urgence, je suis contrarié de voir qu’une telle erreur a pu se produire», a-t-il ajouté. «J’exige qu’une enquête complète ait lieu», conclut le maire.

Le maire de Toronto, John Tory, a lui aussi réclamé une enquête, regrettant que de nombreux habitants de sa ville «aient été inquiétés inutilement par cette alerte».

Par Le Figaro avec AFP

Russie: une première centrale nucléaire flottante pour alimenter

mai 19, 2018

La Russie présente le 19 mai 2018 la première centrale nucléaire flottante au monde lors d’une cérémonie pour son amarrage à Mourmansk, port du Grand nord / © AFP / Alexander NEMENOV

Des réacteurs sur l’eau pour éclairer l’Arctique: à Mourmansk, port du Grand nord, la Russie a présenté la première centrale nucléaire flottante au monde, censée alimenter des régions reculées mais dénoncée comme un « Tchernobyl sur glace » par ses détracteurs.

Bâti à Saint-Pétersbourg, l’Akademik Lomonossov s’est amarré dans le port de Mourmansk samedi, à environ 10 km au nord du centre-ville, dans l’estuaire, au son d’une fanfare, sous le soleil malgré les neuf degrés de température. Il doit y être chargé en combustible nucléaire avant de rejoindre sa destination finale, une région reculée de Sibérie orientale.

La centrale a été construite par le conglomérat public nucléaire russe Rosatom, dont le PDG Alexeï Likhatchev a salué « un nouveau record mondial » soulignant « l’incontestable role de leader de Rosatom et du secteur de l’énergie nucleaire russe dans le monde ».

« J’espère qu’aujourd’hui sera un jour symbolique pour l’Arctique », a-t-il affirmé, ajoutant que Rosatom « établit une tendance, une demande pour des centrales nucléaires de puissance moyenne, mobiles, pour de nombreuses décennies ».

Ce bloc flottant massif de 144 mètres de long et 30 de large, couleur marron et moutarde, comporte deux réacteurs d’une capacité de 35 MW chacun (contre plus de 1.000 MW pour les réacteurs de nouvelle génération), proches de ceux utilisés par les brise-glaces.

Dépourvue de moteur, cette barge de 21.000 tonnes sera remorquée à l’été 2019 jusqu’au port de Pevek, dans le district autonome de Tchoukotka, dans l’Extrême-Orient russe, à 350 km au nord du cercle arctique.

Bien que la population de cette petite ville ne dépasse pas 5.000 habitants, la centrale couvre la consommation de 200.000 personnes mais surtout de plateformes pétrolières, alors que l’exploitation des hydrocarbures se développe dans l’Arctique. Elle remplacera notamment une centrale nucléaire et une centrale de charbon obsolètes.

« L’idée, c’est que la centrale soit de faible puissance, mobile, et soit utilisée dans l’Arctique russe, où d’importantes capacités ne sont pas nécessaires » et la construction d’une centrale classique compliquée et coûteuse, explique à l’AFP Sergueï Kondratiev, de l’Institut de l’énergie et des finances à Moscou.

« Les solutions alternatives sont le charbon, le gaz, le diesel. Mais le diesel est très cher, et le gaz doit être livré sous forme de GNL », le gaz naturel liquéfié.

« Les centrales nucléaires flottantes vont permettre d’alimenter en électricité et en chaleur les régions les plus reculées, soutenant ainsi la croissance et le développement durable », soutient Vitali Troutnev, chargé de la construction et de l’exploitation des centrales nucléaires flottantes de Rosatom, qui affirme que près de 50.000 tonnes de CO2 pourront être économisées chaque année.

« Cette installation dispose des systèmes (…) de sécurité les plus modernes et devrait être l’une des installations nucléaires les plus sûres au monde », estime-t-il.

– 32 ans après Tchernobyl –

Des arguments balayés par Greenpeace, qui craint un « Titanic nucléaire » ou un « Tchernobyl sur glace » 32 ans après la catastrophe de 1986 et appelle les autorités à mettre en place une surveillance internationale.

« Toute centrale nucléaire produit des déchets nucléaires, les accidents sont possibles. Une centrale flottante sera particulièrement exposée aux phénomènes météorologiques et aux menaces telles que le terrorisme. Imaginez que la barge se détache des vaisseaux de remorquage, les conséquences peuvent être graves », avertit Rashid Alimov, du département de l’énergie de l’ONG.

« La barge va être chargée et testée près d’une ville de 300.000 habitants (Mourmansk), puis remorquée avec deux réacteurs remplis de combustible irradié le long de la route maritime du Nord. Son installation dans l’environnement rude de l’Arctique russe constituera une menace constante pour les habitants du Nord et la nature vierge de l’Arctique « , renchérit Jan Haverkamp, expert nucléaire de Greenpeace.

La barge devait initialement être chargée en combustible nucléaire à Saint-Pétersbourg puis traverser chargée les eaux proches de pays européens. Cela avait suscité les inquiétudes des ONG et des pays riverains, notamment scandinaves, et il a été décidé de ne la charger qu’à Mourmansk.

Sergueï Kondratiev tempère ces mises en garde: « Les exigences de sécurité sont les mêmes que pour les brise-glaces nucléaires, les sous-marins nucléaires, etc. Mais c’est un nouvel objet. Il peut y avoir des craintes au sein de la population. Mais au niveau technologique, il n’y a pas de risque supplémentaire par rapport aux centrales nucléaires ».

Selon ce spécialiste, Rosatom prévoit d’étendre son projet et, outre la Russie, pourrait fournir des centrales flottantes aux pays asiatiques et pour approvisionner les zones reculées: « Dans certains cas, une centrale nucléaire flottante est plus rentable que d’autres centrales électriques. (…) Elle a sa propre niche ».

Selon lui, la Chine construit également une centrale nucléaire flottante.

Romandie.com avec (©AFP / 19 mai 2018 18h37)                

Egypte: Moscou et Le Caire prévoient de bâtir la 1ère centrale électrique nucléaire

février 10, 2015

Egypte: Moscou et Le Caire prévoient de bâtir la 1ère centrale électrique nucléaire
Egypte: Moscou et Le Caire prévoient de bâtir la 1ère centrale électrique nucléaire © AFP

Le Caire et Moscou ont signé mardi un accord préliminaire pour construire la première centrale électrique nucléaire en Egypte, a annoncé le président Abdel Fattah al-Sissi en présence de son homologue Vladimir Poutine.

Les deux pays « ont signé un protocole d’entente pour la construction d’une centrale nucléaire pour la production d’électricité dans la région de Dabaa », dans le nord de l’Egypte, a déclaré M. Sissi au cours d’une conférence de presse.

Jeuneafrique.com avec AFP

Finlande: les Verts quittent le gouvernement à cause du nucléaire

septembre 18, 2014

Helsinki – Les Verts finlandais ont annoncé jeudi leur départ du gouvernement à cause de l’accord donné par l’exécutif à un projet de centrale nucléaire que doit construire le russe Rosatom.

Les Verts sont opposés à cette centrale nucléaire à Pyhäjoki, sur la côte ouest du pays, qui sera exploitée par le groupe de nucléaire finlandais Fennovoima, auquel le gouvernement a donné son autorisation.

Mon état d’esprit est que j’en ai gros sur le coeur et que je suis déçu (…) Je propose que nous quittions le gouvernement samedi, a affirmé à la presse à Helsinki le président du parti des Verts et ministre de l’Environnement, Ville Niinistö.

Les Verts doivent encore entériner la décision par un vote qui semble une formalité, sachant la vigueur avec laquelle ils ont critiqué le projet non seulement parce qu’ils sont opposés au développement du nucléaire, mais aussi à cause de la présence de Rosatom, fournisseur de la centrale et actionnaire à 34% de Fennovoima.

Il s’agit d’un choix entre si on investit sur les énergies renouvelables nationales (..) ou si on mise sur un projet nucléaire mené par Rosatom, qui opère sous la direction de l’état Russe, avait souligné M. Niinistö déjà lundi.

Le premier ministre conservateur Alexander Stubb a qualifié le projet de Fennovoima de très important et rejeté les objections soulevées par la participation russe.

Je comprends les inquiétudes mais je veux assurer qu’on va agir selon les lois finlandaises, a-t-il répondu lors d’une conférence de presse.

Après le vote serré du gouvernement (10 pour, 7 contre), le dossier retourne maintenant au Parlement, qui doit voter sur le projet pour une deuxième fois, pour l’adopter définitivement.

Le projet a connu des péripéties, dans un pays qui croit à l’avenir du nucléaire.

En juillet 2013, Fennovoima avait choisi Rosatom pour construire la centrale, alors que cette société ne figurait pas sur la liste des fournisseurs potentiels en 2010.

En décembre, Fennovoima annonçait qu’une filiale de Rosatom, Rusatom Overseas, entrerait dans son capital, à hauteur de 34%, à la suite du désengagement en 2012 l’allemand EON, qui avait détenu la même part.

Le gouvernement souhaite que le capital de Fennovoima soit entre les mains d’investisseurs finlandais ou européens à hauteur de 60% minimum.

Du fait du départ des Verts, le gouvernement voit sa majorité affaiblir davantage, à désormais 102 sièges sur les 200 du Parlement.

En mars, la Ligue de gauche, un autre parti minoritaire, avait déjà quitté le gouvernement pour protester contre des coupes budgétaires.

Les partis restant au gouvernement sont le parti conservateur du Premier ministre Alexander Stubb, les sociaux-démocrates qui détiennent le ministère des Finances, le parti des suédophones et les chrétiens-démocrates.

Le projet de Fennovoima a aussi causé des tiraillements au sein des partis restants au gouvernement. Quatre des six ministres sociaux-démocrates ont voté contre la proposition, selon les médias finlandais.

Romandie.com avec(©AFP / 18 septembre 2014 14h26)

Fort séisme au Japon, personnel du site de Fukushima évacué

octobre 25, 2013

Un séisme d’une magnitude de 6,8 à 7,6, selon les sources, a été enregistré vendredi à environ 370 kilomètres à l’est de l’île d’Honshu au Japon. Un tsunami de faible ampleur a été observé sur le littoral. Par précaution, un ordre d’évacuation a été donné au personnel de la centrale nucléaire de Fukushima.

L’agence météorologique japonaise a émis une alerte « jaune » au tsunami, anticipant une vague sismique qui ne devrait toutefois pas dépasser un mètre.

La côte japonaise devrait être touchée notamment au niveau de la centrale accidentée de Fukushima-Daiichi. Selon les autorités japonaises, le séisme avait une magnitude de 6,8. Le centre américain de veille géologique (USGS) l’a, lui, calculée à 7,6.

Aucun dégât matériel n’a été signalé dans l’immédiat. Le centre américain d’alerte aux tsunamis dans l’océan Pacifique a écarté tout risque général de tsunami après ce tremblement de terre.

Romandie.com