Posts Tagged ‘cercueil’

Congo: Un sapeur Congolais enterré à Bifouiti dans un cercueil fabriqué en forme de chaussure

juin 26, 2019

 

 

Photo de CongoNews 242.
Un sapeur congolais enterré dans un cercueil-chaussure
portant les labels de Djodjo Armani et Jean-Marc Weston.
Avec Brazzanwes.fr

Congo: la rupture n’épargne personne même pas le défunt et les parents

novembre 20, 2017

TsiéeméLes pieds dans l’eau, le cercueil à l’épaule

En ces temps de saison de pluies, il ne fait pas bon vivre pour les habitants des quartiers périphériques de la capitale congolaise, Brazzaville. Du fait des intempéries, presque tout y est accompli « hors normes ».

Entre la crainte de voir sa maison emportée par les eaux non canalisées par les pouvoirs publics et l’obligation de remplir des devoirs de deuil dont on ne peut se départir, de nombreux habitants de Brazzaville vivent un véritable cauchemar en cette saison de grandes pluies.

Avec les pluies de ces derniers temps, les veillées funèbres, moments intenses et sacrés pour l’adieu au défunt, sont régulièrement perturbées par la montée des eaux.

Même le chapiteaux dressés pour que les « veilleurs » s’y abritent ne servent plus à grand chose, tant les eaux venant des avenues, d’où elle devraient être évacués par les canalisations qui s’y trouvent, refluent dans les parcelles qu’elles inondent outrageusement.

Pour le dernier détour du défunt par chez lui, avant le départ au cimetière, le corbillard ne peut s’aventurer dans ces quartiers aux allures de « cours d’eau en furie », tant les eaux noieraient le véhicule, à défaut du cercueil.

Tsiéemé1Le cortège familial suit les porteurs du cercueil dans l’eau

 

C’est la famille qui s’acquitte de ce portage. Obligation aux porteurs de la bière, d’avoir le pied ferme, dans une eau qui charrie immondices et autres déchets infects, afin d’éviter un autre « pire ».

Ces eaux les « suivront » même dans l’église où sera dite la «  messe des morts », au point que prêtre et servants de messe officieront du haut de l’estrade, évitant de tremper chaussures et pantalons, pour encenser le cercueil, donnant à la famille un sentiment de choses faites à moitié. Hélas…

Tsiéemé2Des tombes victimes de glissement de terrain du cimetière

Même au cimetière, non épargnée par les eaux, où les dégâts se constatent par des tombes emportées, la famille devra s’employer à vider préalablement la fosse inondée, avant l’enterrement.

Les inondations récurrentes dans presque toute la ville et surtout dans les quartiers où des ouvrages devant les contenir ont été réalisés, montrent l’étendue du chantier qui semble être la résultante de nombreuses années inertie pour les autorités de la capitale.

Dans un élan presque cupide de devoir gérer une ville sortie de ses limites, aucun plan d’assainissement conséquent n’a suivi l’édification de cette ville élastique, sans plan directeur.

Si le centre-ville et ses quartiers alentours présentent les commodités d’une ville moderne, le décor est tout autre, une fois que l’on a franchit les limites de l’ancienne ville et que l’on est dans ces quartiers annexés à la capitale par la force des choses.

Les voiries urbaines, les systèmes d’adduction d’eau, le réseau électrique ou routier ou encore le ravinement outrancier non endigué, renvoient à un village dont nul n’a la responsabilité. Et les populations vivent un réel sentiment d’abandon.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Afrique du Sud: 16 et 19 ans de prison pour deux Blancs reconnus coupables d’avoir enfermé un Noir dans un cercueil

octobre 27, 2017
Victor Rethabile Mlotshwa au tribunal de Middelburg, en Afrique du Sud, le 16 novembre 2016. © AP/SIPA

En août 2016, deux fermiers blancs avaient forcé Victor Mlotshwa, un ouvrier agricole noir, à entrer dans un cercueil. Ils avaient été arrêtés au mois de novembre 2016 après la diffusion d’une vidéo de leur méfait sur Internet.

Sur le banc des accusés, Willem Oosthuizen et Theo Martins Jackson, qui avaient plaidé non coupable, ont accueilli nerveusement leur condamnation, inclinant la tête à l’énoncé des peines : 16 ans de réclusion, dont cinq avec sursis, pour le premier et 19 ans, dont cinq avec sursis, pour le second. À l’énoncé des peines, leurs familles ont éclaté en sanglots dans le public.

« Le comportement des accusés a été des plus déshumanisant et répugnant », avait auparavant rappelé la juge Segopotje Mphahlele devant la haute cour de Middelburg, à 165 km à l’est de Johannesburg. Les faits, qui avaient occupé la une des médias en Afrique, sont de nature à « attiser les tensions raciales » dans le pays, vingt-trois ans après la fin du régime raciste de l’apartheid, selon les mots de la magistrate.

Les faits remontent à août 2016, mais l’affaire n’avait éclaté au grand jour que plusieurs mois après, à la suite de la diffusion sur internet d’une vidéo montrant le calvaire infligé à Victor Mlotshwa. Dans ce extrait de 20 secondes, le jeune Noir de 27 ans, ouvrier agricole de profession, est allongé dans un cercueil flambant neuf, posé sur un sol rocailleux et poussiéreux. L’un des deux fermiers blancs tente de fermer le cercueil, tandis que la victime gémit et essaie coûte que coûte de l’en empêcher.

« Je les ai suppliés »

Sur une deuxième vidéo tout aussi accablante et cette fois ci révélée pendant le procès, le jeune homme supplie : « S’il vous plaît, ne me tuez pas ». Au même moment, l’un de ses agresseurs menace de jeter de l’essence dans le cercueil pour l’enflammer.

À la barre, la jeune victime avait présenté sa version des faits en août dernier. « J’avais l’impression qu’ils voulaient me tuer, je les ai suppliés. J’avais juste une main en dehors du cercueil, c’est tout », avait-il témoigné, en pleurs, cité par le site News24.

Accusés d’avoir tenté d’enfermer un Noir dans un cercueil, Willem Oosthuizen et Theo Jackson ont été reconnus coupables par la justice sud-africaine. © AP/SIPA

 

Victor Mlotshwa avait raconté qu’il se rendait simplement à Middelburg en coupant à travers champs pour aller faire des courses pour sa mère lorsqu’il avait été agressé. « J’ai essayé de m’enfuir mais, sans rien dire, ces hommes sont descendus de leur voiture et ont commencé à me cogner », a-t-il affirmé.

« Absence de remords » des accusés

Face aux deux accusés, la juge a souligné que ce n’était pas le premier incident du genre impliquant les deux fermiers. « L’attitude des accusés pendant le procès a clairement démontré une absence de remords », a ajouté la juge avant de prononcer les condamnations. Présent au tribunal Victor Mlotshwa a alors esquissé un large sourire, tandis que des militants du Congrès national Africain (ANC) au pouvoir, qui avait apporté son soutien à la victime, ont bruyamment manifesté leur joie.

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo/Brazzaville : Chassés des obsèques de leur père pour un selfie avec le cercueil

août 11, 2016

 

Brazzaville : Chassés des obsèques de leur père pour un selfie avec le cercueil

Le chanteur Koffi Olomide ( Apôtre Jacky Chan) a t-il envoûté l’Afrique avec son selfie ? Des enfants d’un homme décédé ont été chassés et interdits d’assister à ses obsèques pour avoir fait des selfies avec son cadavre et le cercueil.

C’est dans le quartier brazzavillois de Moukondo que la triste histoire a eu lieu. La famille du décédé un homme providentiel pour elle n’a pas du tout apprécié que ses enfants prennent des selfies avec son cercueil au lieu de le pleurer.

Pour la famille, les enfants confirmaient par ce geste ce que les langues du quartier lâchaient : que la mort du père était vivement souhaitée par son épouse pour hériter ses biens.

Comment dans ses moments de tristesse, que les enfants se plaisent à faire des selfies avec son cadavre ?

Les tantes paternelles des enfants sont vite montées au créneau et intimées l’ordre qu’ils s’en aillent de la veillée mortuaire. Une occasion en or leur a été servit pour s’accaparer par la suite des biens de leur frère au détriment des enfants.

Depuis l’annonce de la mort jugée suspecte de leur frère, des vives tensions alimentaient la veillée qui avait lieu au quartier Sonaco de Moukondo.

Imatin.net

Les Kinoises donnent de la voix contre le M23

novembre 23, 2012
Une rue de Kinshasa. Une rue de Kinshasa. © AFP

Plusieurs milliers de femmes sont descendues dans la rue de Kinshasa, ce vendredi 23 novembre, pour exprimer leur colère après la prise de Goma, capitale du Nord-Kivu (Est), par les rebelles du M23, trois jours auparavant. Ces manifestations avaient pour cible principale la Monusco. 

Depuis trois jours, un groupe de femmes campe devant le quartier général de la Mission des Nations pour la stabilisation du Congo (Monusco), avenue des Aviateurs, dans le quartier de La Gombe, à une centaine de mètres de l’ambassade des États-Unis. Trois tentes sont dressées. A côté, un cercueil blanc symbolisant les « 5 millions de morts congolais », victimes de toutes les guerres qui secouent la RDC depuis 1996. Les femmes sont toutes vêtues de noir, un bandeau blanc sur le front, en signe de deuil. « Nous ne voulons plus de conseillers », dit l’une des manifestantes. Entre deux invectives à l’endroit du personnel militaire de la mission onusienne qui leur fait face, le groupe de femmes chante et danse sur une musique exécutée par une chorale. Une grosse marmite ronronne sous un feu de bois.

Initiatives spontanées ?

Les rassemblements de vendredi et le sit-in seraient des initiatives spontanées lancées par quelques femmes qui se sont contactées au téléphone. C’est du moins ce qu’affirme Agathe Mulimbi, membre du Bureau politique du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, au pouvoir).  « Nous plaçons notre dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes à travers le monde. Celles du Kivu paient un lourd tribut depuis de nombreuses années. Nous voulons éveiller les consciences par rapport à la situation qui prévaut actuellement dans le Nord-Kivu. Notre objectif est de pousser l’ONU à revoir le statut de la Monusco afin qu’elle cesse de se comporter en spectatrice », souligne-t-elle.

Spontané ou pas – il est en tous cas tout-à-fait autorisé par le pouvoir congolais -, le mouvement des Kinoises a un déjà un certain nombre de revendications. D’abord, elles demandent à la communauté internationale de « retirer immédiatement le M23, les troupes ougandaises et rwandaises de Goma, et de lever l’embargo sur les armes » qui frappe la RDC. Ensuite, elle exige des autorités congolaises qu’elles décrètent l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire et le retrait de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) parce que « le Rwanda et l’Ouganda ont violé le pacte de non-agression ». Enfin, elles demandent à l’ONU de situer le mandat de la Monusco dans le cadre du chapitre 7 (qui prévoit une intervention armée) ou de « déguerpir ». Quant à la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), dont la RDC est membre,  elle est sommée d’ « appliquer l’article 6 du pacte de défense mutuelle ».

Message reçu

À force de crier « Nous n’accepterons pas que l’ennemi vienne s’emparer de notre territoire » et « La Monusco doit changer de mandat au lieu de continuer à compter  nos morts », les manifestantes ont fini par se faire entendre. Une délégation composée de leurs représentantes, à laquelle s’étaient jointes quelques députées, dont Jaynet Kabila (la sœur jumelle du chef de l’Etat), a été reçue par le représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU à Kinshasa. Les protestataires, qui n’ont pas levé le sit-in après l’audience, se sont rendues à l’ambassade des Etats-Unis. Elles ont exigé d’être reçues par l’ambassadeur lui-même. « Sinon nous irons dormir chez lui », a lancé l’une des femmes. Cette manifestation est la première à avoir été autorisée dans la capitale congolaise.

Jeuneafrique.com Tshitenge Lubabu M.K., envoyé spécial à Kinshasa