Posts Tagged ‘Chair’

Le sein rongé

septembre 14, 2015

Rongé est mon sein du destin

Comme une feuille de chou du matin

Par la verrue affamée sans pitié

Dévorant ma belle chair à moitié

Attaqué par les dents du cancer

Qui me délecte comme un dessert

Peu à peu mon pauvre sein disparaît

Comme une montagne vidée désormais

Chaque instant mon regard sur ma poitrine

Découvre la surface aplatie de ma vitrine

Comme cette papaye mûre des champs

Dévorée par une colonie d’oiseaux migrants

Bernard NKOUNKOU

Le ballon d’enfant en gestation

juillet 21, 2011

Le ballon d’enfant qui joue dans ton ventre
est un doux plaisir au centre du terrain
de ton nombril où les coups de genoux
et des pieds au bas ventre de ta piscine
heureuse provoquent un sourire intime
entre l’enfant et la mère loin de la
présence de l’attention paternelle.
Mais quand vient le secours de la main
sur ton épaule déposant un chaleureux
baiser sur le littoral de ta joue
la vague de douleurs s’émousse sur
le relief vélu de ta peau entière.
Le ballon enveloppé chair de ta chair
en chair est une grâce de la volonté
consacrée sur le plateau de l’amour.

Bernard NKOUNKOU

Au salon de la vie

mai 4, 2011

Je te prends
tu me tiens
au salon de la vie

Je t’embrasse
tu m’arroses
de tes baisers à l’envie

Quand les hanches
du fût de ton corps
enlacent ma chair

Je réponds doucement
au parcours de mes doigts
au contact de ta chair

Jamais un flux d’énergie
n’a aussi bien transité
du relief de ta plage corporelle

D’où le plasir de mon être
ne trouve satisfaction
sur ton ventre verticale.

Bernard NKOUNKOU

Bonheur de séjour à la plage

décembre 31, 2010

Ton corps vaste étendue de sable
Sur lequel je me promène à l’infini
Où chaque empreinte de ma chair
Au contact de ta voluptueuse chair
Ressemble à la belle mousse éteinte
De cette vague d’océan Atlantique
Brin de fraîcheur de ton océan corporel
Je courre derrière le ressac des vagues maritimes
Comme sur le talon de tes pas
Je tombe à la limite de l’eau
Où je rattrape ta jambe charnue
Sur laquelle je dépose la mienne au bord de l’eau
Dans une étreinte d’une belle partie d’amour
Qui se prolonge au fond de l’eau
Comme si nous étions des poissons marins
Loin des turbulences terrestres
Pour le bonheur intime de notre amitié

Bernard NKOUNKOU

Belle feuille de l’automne

octobre 6, 2010

Belle feuille de couleur
A l’automne du bonheur
Mon regard de solitaire
Embrasse l’iris oculaire

De ta silhouette uniforme
Dans la joie multiforme
Je découvre ta lumière
De gentille primevère

Le souffle de ta chair
Détachement mortuaire
Du balancement à l’arbre
Est un mouvement de vertèbre

Une fois ta chute au sol
Quand tu as cessé l’envol
Tu retrouves ton amour
A l’instant de ton retour

Bernard NKOUNKOU

Au soleil du matin

octobre 6, 2010

Sous le soleil de la vie amère
Je marche d’un pas sur terre
A la seconde près du temps
Tel un éclair potentiellement

Quand mes muscles tirés à l’élan
Activant les ressorts somnolents
Mouvant dans la peau de la terre
Au contact plantaire de ma chair

Je scrute bien la ligne horizontale
Debout dans mon corps vertical
Comme une herbe svelte au vent
Qui réclame le passage du temps

Quand souffle la brise du matin
Au premier cri du jeune lamantin
Je marche au cordon de la mer
Dans la joie du sable de la terre

Ma vie retrouve mon air humain
Dans ce monde sans lendemain
Où les turpitudes de l’existence
Interrogent ma triste présence

Bernard NKOUNKOU

Vie !

octobre 3, 2010

Vie
Onde qui germe de la terre
Et pousse en conscience intelligente
Vie
Liquide gras en croissance
Dans le ventre de la femme
Chair de sa chair devenant chair
Vie
Présence d’oasis dans le désert
Verdure des arbres dans la forêt
Vie
Corps aérien dans l’espace
Où le végétal du regard humain
Pollen de la nature
Féconde le sol
Et le corps de l’homme
Vie
Masse d’eau où se développent
Têtards et poissons
Vie
Souffle
Présence consciente de lumière
Étendue sur le ventre de la mer

Bernard NKOUNKOU

Enfants d’Afrique

septembre 29, 2010

Dignes enfants de ma chère Afrique
Vous avez peuplé en vagues l’Amérique
Comme des bourgeons déracinés des familles
Saignant de ses pauvres entrailles

Quand le soleil pointait à l’horizon
Sous la brise minuscule du vent
Ces bras valeureux de nos villages
Étaient utilisés comme des sauvages

A la traversée d’un point à l’autre
Du vaste océan sans ventre
Quand le bateau sur le rivage
Accostait avec ses cordes à l’arrimage

Privés de liberté auprès des maîtres
Sans valeurs humaines comme des huîtres
Ils étaient trop bons pour les champs
Avec des mains noires pour le coton

Ce coton que les mains noires
Ont planté dans la déchirure de la chair
A enrichi la grande Amérique
Pour appauvrir la très chère Afrique.

Bernard NKOUNKOU

Le nectar de ta chair

janvier 22, 2010

A la belle plage des grâces de ta chair
Mon regard bleu océan de la vaste mer
Vient lécher l’azur éclatant de ton désir
Sur la baie sentimentale de ton plaisir

Mes pieds sur le sable éclair de ta beauté
Comme un crabe brun marchant avec doigté
Courrent dans la forêt des poils de ta féminité
Pour se réfugier dans le trou de la félicité

Quand je me loge au fond solitaire de ton cœur
Goûtant à l’élixir mirifique du grand bonheur
D’un soir à la tombée éclatante de la douce neige
Je germe en toi comme une belle tige d’asperge

Ivre à la lie par le goût de tes baisers
Escorté dans la joie de tes lèvres apaisées
Mon regard dans ton charme en diamant
Fond comme l’or pur du premier marchand

Bernard NKOUNKOU