Posts Tagged ‘Chaleur’

Canada: Un phénomène exceptionnel affectera le Québec très longtemps

avril 6, 2021

Si la chaleur issue de sa présence a de quoi réjouir le Québec, un phénomène atmosphérique demeure bien campé sur la province. Trois conséquences remarquables sont à surveiller durant plusieurs jourr

1- Chaleur presque estivale

La province aura droit à une semaine sous le soleil et ce scénario s’étendra même jusqu’à l’est du Québec d’ici jeudi, cadeau d’un blocage Oméga. Les températures pour une majeure partie de la province devraient grimper entre 10 °C et 20 °C au-dessus des normales.

© Fournis par MétéoMédia

Entre autres, les secteurs les plus à l’ouest, tout comme le Témiscamingue, l’Outaouais et même Montréal, pourraient voir le mercure avoisiner les 20 °C en milieu de semaine. La région métropolitaine est d’ailleurs en voie de connaître une des plus belles séquences de beau temps combinée à très peu ou pas de précipitations, depuis 1998.

© Fournis par MétéoMédia

Cela est dû à un anticyclone bloqué par deux dépressions en altitude qui forme ce que l’on appelle un blocage Oméga.

2- Rempart contre les dépressions

Cette disposition des pressions atmosphériques fait aussi en sorte que presque tout le Québec, à l’exception de l’est qui subit encore un système dépressionnaire, se verra protégé des intempéries pour les prochains jours. Si le blocage ne se déplace pas vers l’est, les dix prochains jours seront exempts de précipitations contrairement à nos voisins ontariens qui se retrouveront sous les nuages et la pluie.

© Fournis par MétéoMédia

Mais au Québec, les modèles actuels indiquent que du temps sec est prévu pour les prochains jours. On pourrait d’ailleurs se retrouver avec l’un des débuts de mois d’avril les plus secs à Montréal.

© Fournis par MétéoMédia

3- Risques d’incendie

Cette chaleur et ce temps sec augmentent malheureusement les risques de feux de forêt. La majorité de la province ayant reçu moins de neige que la normale cette année — et celle-ci ayant disparu hâtivement —, le sol s’en trouve plus sec et les conditions sont propices à ce que se déclenchent des incendies.

D’ailleurs, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) a renouvelé son avertissement de risque élevé de feux pour l’ouest, le centre et le sud du Québec, et a même élargi sa portée territoriale. Désormais, le Centre-du-Québec, l’Estrie, la Montérégie et la Mauricie s’ajoutent aux régions des Laurentides, de Lanaudière, de l’Abitibi-Témiscamingue, de l’Outaouais et de Montréal.

Avec MétéoMédia

Arctique: record de chaleur dans le Svalbard norvégien

juillet 25, 2020

Selon les scientifiques, l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que l’ensemble de la planète.

Le Svalbard, archipel norvégien dans l’Arctique, a enregistré samedi des températures au-delà des 20 degrés, les plus chaudes jamais enregistrées depuis plus de quarante ans et quasi égales au record absolu, selon l’institut météorologique norvégien.

Avec une pointe à 21,2 degrés samedi après-midi, l’archipel a connu son deuxième jour le plus chaud depuis le début des relevés météorologiques. Le seul précédent connu est le 16 juillet 1979, lorsque le mercure avait atteint 21,3 degrés, a précisé à l’AFP le météorologue de permanence à l’institut, Kristen Gislefoss.

Le groupe d’îles, parfois plus connu sous le nom de Spitzberg, est situé à un millier de kilomètres du Pôle nord. Le pic de chaleur de samedi, qui devrait durer jusqu’à lundi, est très au-dessus des normales saisonnières: les températures habituelles en juillet, mois le plus chaud dans l’Arctique, sont de l’ordre de 5 à 8 degrés au Svalbard.

Selon les scientifiques, l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que l’ensemble de la planète. L’été 2020 dans la région est marqué par des épisodes quasi caniculaires dans la partie russe de l’Arctique: des températures 5°C au-dessus de la normale depuis janvier en Sibérie et un pic à 38°C début juillet au-delà du cercle arctique.

Un changement déjà visible

Selon un récent rapport officiel norvégien «Climate in Svalbard 2100», la température moyenne au Svalbard pour la période 2070-2100 devrait augmenter de 7 à 10 degrés par rapport à la période 1970-2000, suivant le niveau d’émissions humaines dans les décennies à venir.

Le changement est déjà visible: «de 1971 à 2017, un réchauffement de 3 à 5°C a été observé, avec les plus fortes hausses en hiver», selon le rapport.

Connu pour ses ours polaires, le Svalbard a la particularité paradoxale d’abriter à la fois une mine de charbon, énergie la plus émettrice de gaz à effet de serre, et une «Arche de Noé végétale», inaugurée en 2008 pour protéger les plantes des impérities des hommes.

Cette chambre forte censée être une parade contre le changement climatique a elle-même été victime du réchauffement. Quelque 20 millions d’euros de travaux ont dû y être menés en raison d’une infiltration d’eau provoquée par la fonte du pergélisol en 2016.

Par Le Figaro avec AFP

Sanctuaire de bestiaire

décembre 23, 2019

 

Terre rouge et ciel bleu d’Australie

Désert aux escarpements sans pluie

De ton souffle méridional tu gémis

Dans la chaleur suffocante des incendies

 

Sol poussiéreux aux espèces fantastiques

Berceau de kangourous et de varans uniques

Paradis des folies tropicales de bestiaire

Ta biodiversité est un précieux sanctuaire

 

Ô Australie, géant vert du pays des Koalas

Longtemps immense territoire du Gondwana

Aux peluches fétiches et aux émeus curieux

Tes incendies récurrents sont très monstrueux

 

Bernard NKOUNKOU

 

Juin 2019 a été le mois de juin le plus chaud dans le monde

juillet 2, 2019

 

Juin 2019, marqué par une canicule exceptionnelle en Europe de l’Ouest, a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré dans le monde, selon des données publiées ce mardi. Selon ces données du service européen Copernicus sur le changement climatique, le mercure est monté au mois de juin 0,1°C plus haut que le précédent record pour un mois de juin (2016), mais c’est surtout l’Europe qui a eu chaud, avec une température d’environ 2°C supérieure à la normale.

Plusieurs records ont été battus la semaine dernière dans plusieurs pays européens étouffés par la chaleur en raison notamment d’un air chaud venu du Sahara. Les températures ont dépassé les normales saisonnières de 10°C en Allemagne, dans le nord de l’Espagne et de l’Italie, et en France, qui a atteint le record absolu de 45,9°C vendredi.

L’équipe de Copernicus a noté qu’il était difficile d’attribuer ce record «directement» au changement climatique, mais une équipe de scientifiques qui s’est penchée sur la canicule française a conclu mardi qu’elle était «au moins cinq fois plus probable» que si l’Homme n’avait pas altéré le climat. Combinant des données satellite et des données historiques, le service européen Copernicus a estimé que la température du mois de juin en Europe a été de 3°C supérieure que la moyenne entre 1850 et 1900.

«Nos données montrent que les températures dans le sud-ouest de l’Europe la semaine dernière ont été anormalement élevées», a commenté le patron de Copernicus Jean-Noël Thépaut. «Même si c’était exceptionnel, il est probable que nous vivions plus de ces événements à l’avenir en raison du changement climatique», a-t-il ajouté.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le seuil de 45°C pour la première fois dépassé en France

juin 28, 2019

 

Le seuil de 45°C a été dépassé pour la première fois en France vendredi, avec 45,1°C mesuré à Villevieille, dans le Gard, un des quatre départements en vigilance canicule rouge, a appris l’AFP auprès de Météo-France.

«45.1°C à Villevieille (#Gard) à 15h, première fois que le seuil des 45°C est dépassé en France», a précisé le prévisionniste Etienne Kapikian sur Twitter, alors que le record d’août 2003 (44,1°C) avait déjà été battu à Carpentras plus tôt dans la journée.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Inde: 78 morts de la chaleur extrême en deux jours

juin 17, 2019

 

La chaleur extrême au Bihar (nord de l’Inde) a fait 78 morts au cours des 48 dernières heures, selon un nouveau bilan lundi des autorités, qui ont imposé des restrictions de sorties par endroits.

Près de 130 personnes sont également hospitalisées en raison des températures extrêmes, qui tournent autour de 45°C au plus chaud de la journée ces derniers jours dans cette région. La plupart des victimes sont âgées de plus de 50 ans. Le précédent bilan, dimanche, était d’une cinquantaine de morts.

Les responsables du district de Gaya, le plus durement affecté, ont interdit aux habitants de sortir pour tout travail non-essentiel. Les chantiers et toute activité en extérieur sont également bannis entre 11 heures et 16 heures. Les coups de chaleur sont généralement provoqués par une longue exposition au soleil ou un effort physique dans des températures élevées. Les victimes peuvent présenter de fortes fièvres et être en proie à des nausées et vomissements.

Une température en journée supérieure à 40°C est considérée comme caniculaire par les services météorologiques indiens. L’Inde a connu 32 jours de canicule cette année, soit à peine un de moins que lors de la pire canicule enregistrée dans le pays, en 1988.

En parallèle, une centaine d’enfants sont également morts au Bihar d’encéphalites aiguës depuis le début du mois, dans une zone réputée pour ses vergers de litchis. 80 sont morts à l’hôpital universitaire public du district de Muzaffarpur et 15 autres dans un établissement privé, a indiqué à l’AFP le responsable sanitaire Ashok Kumar Singh. La plupart des enfants étaient en état d’hypoglycémie, a-t-il indiqué. Des images diffusées à la télévision montraient des parents inquiets au chevet de leur enfant, les jeunes malades étant parfois hospitalisés à plusieurs dans le même lit.

Des cas similaires surviennent chaque année dans cette zone entre mai et juillet, période de récolte des litchis, et pourraient être dus selon les scientifiques à une toxine se trouvant dans le fruit juteux et sucré.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Records de chaleur dans l’Arctique: les rennes envahissent les tunnels

août 2, 2018

Des rennes sur une route dans le nord de la Norvège, le 3 juillet 2016. Photo fournie par l’agence gouvernementale norvégienne en charge des routes. / © Norwegian Public Roads Administration/AFP/Archives / HO

Conséquence des fortes chaleurs dans le Grand Nord, les autorités norvégiennes ont appelé les automobilistes à redoubler de vigilance face aux rennes, nombreux à se réfugier dans les tunnels en quête d’un peu de fraîcheur.

« Il fait très chaud depuis des semaines dans le nord de la Norvège. Les animaux se retirent vers des endroits un peu plus frais », a expliqué jeudi à l’AFP Tore Lysberg, un responsable de Statens Vegvesen, l’agence gouvernementale norvégienne chargée des routes.

« Tant les rennes que les moutons trouvent refuge dans les tunnels et les parties ombragées pour se rafraîchir », a-t-il souligné.

Si le phénomène n’est pas nouveau, il est particulièrement d’actualité cette année en raison de l’envolée du mercure.

Des records saisonniers ont été enregistrés mercredi dans les régions les plus septentrionales du pays par l’institut météorologique norvégien : une température de 31,2°C a été relevée dans le comté de Finnmark, haut lieu de l’élevage de rennes, situé bien au-dessus du cercle polaire arctique.

Des rennes dans le comté de Finnmark en Norvège le 16 mars 2017. / © AFP/Archives / Jonathan NACKSTRAND

La région est si chaude qu’elle a connu depuis le début de l’année 12 nuits dites « tropicales », c’est-à-dire avec des températures nocturnes supérieures à 20°C, selon l’institut météorologique.

Si aucun accident grave impliquant des animaux n’a pour le moment été signalé, Statens Vegvesen, qui qualifie la situation de « défi », a néanmoins multiplié les messages pour sensibiliser les automobilistes.

Cette agence gouvernementale devrait recevoir un coup de pouce de la météo, un retour vers la normale étant attendu à compter du week-end.

Romandie.com avec(©AFP / 02 août 2018 16h55)

Incendies: plus de 20 morts en Grèce, l’Europe du nord suffoque

juillet 23, 2018

Des Grecs observent un feu de forêt à Rafina dans la banlieue d’Athènes, en Grèce, le 23 juillet 2018 / © AFP / ANGELOS TZORTZINIS

Au sud de l’Europe, les violents incendies qui ont ravagé lundi les alentours d’Athènes ont fait plus de 20 morts et plus d’une centaine de blessés, selon un bilan encore provisoire, annoncé dans la nuit par le gouvernement grec.

Au nord du continent, les pays nordiques et baltes, d’Oslo à Riga, sont écrasés depuis plusieurs semaines par la chaleur et la sécheresse qui embrasent forêts et tourbières, brûlent les pâtures, vident les nappes phréatiques et font même baisser le niveau des grands lacs.

En Grèce, la plupart des victimes ont été piégées dans les environs de la localité balnéaire de Mati, à 40 kms au nord-est d’Athènes, « à leur domicile ou dans leurs voitures », a indiqué le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos, dans un message télévisé.

Onze des blessés sont dans un état grave, tandis que 16 sont des enfants, a-t-il précisé.

« Avec l’avancée des secours, nous risquons de découvrir de nouvelles victimes, la nuit va être longue », s’était auparavant inquiété un responsable des pompiers.

Peu avant minuit, un photographe de l’AFP a notamment découvert d’abord trois puis un quatrième corps, tous carbonisés, sous une voiture et une moto à Mati, tout près du port.

Neuf patrouilleurs côtiers, deux bâtiments militaires et des dizaines de bateaux privés assistés d’hélicoptères de l’armée étaient mobilisés pour évacuer sur le port de Rafina, proche de Mati, les résidents et touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer, a-t-il précisé.

Un corps gise sous une voiture lors des incendies à Mati, près d’Athènes, le 23 juillet 2018 / © AFP / ANGELOS TZORTZINIS

Les rescapés étaient transférés vers des hôtels et des camps militaires, tandis que de nombreux proches inquiets affluaient à Rafina.

Au vu de la situation, la présidence de la République a annulé la réception annuelle prévue mardi pour commémorer le rétablissement de la démocratie en Grèce en juillet 1974.

– Renforts européens –

M. Tzanakopoulos a aussi annoncé que l’Espagne allait envoyer des avions, et Chypre une équipe de 60 pompiers. La Grèce a activé le mécanisme européen de protection civile pour obtenir de l’aide de ses partenaires.

« L’heure est à la lutte contre les flammes », avait auparavant déclaré le Premier ministre, Alexis Tsipras.

Selon lui, « plus de 600 » pompiers ont été déployés sur les trois fronts partis dans la journée, attisés par des vents soufflant jusqu’à plus de 100 km/h, et dont deux continuaient de progresser dans la nuit autour de Mati et à quelques 55 km à l’ouest de la capitale, près de la localité de Kinetta, en bordure de l’autoroute conduisant au canal de Corinthe.

Une maison brûle lors des incendies à Mati, près d’Athènes, le 23 juillet 2018 / © AFP / ANGELOS TZORTZINIS

La nuit a interrompu les opérations aériennes, menées plus tôt par huit avions et neuf hélicoptères

« Si je n’étais pas partie, j’aurais brûlé » a témoigné Maria, une retraitée de 67 ans résidant à Mati. Jointe au téléphone par l’AFP, elle a précisé avoir du abandonner ses deux chiens pour fuir à temps.

– L’Europe du nord suffoque –

Les incendies ont pris alors qu’une vague de chaleur s’abattait sur le pays, avec des températures grimpant jusqu’à 40 degrés Celsius. Selon les services météo, les conditions doivent rester difficiles mardi.

Les incendies de forêt et de maquis sont récurrents en Grèce l’été. Les derniers feux les plus dévastateurs avaient tué en 2007 dans le Péloponnèse et sur l’île d’Evia 77 personnes, ravageant 250.000 hectares de forêts, maquis et cultures.

Des flammes s’élèvent lors d’un incendie à Rafina, près d’Athènes, le 23 juillet 2018 / © AFP / ANGELOS TZORTZINIS

La sécheresse et la chaleur affectent également toute l’Europe du Nord.

En Finlande, la province septentrionale de Laponie est particulièrement touchée avec des feux de forêt et d’herbe persistants et la propagation à sa frontière orientale d’incendies partis de Russie.

La Norvège connaît aussi des températures très élevées avec le mois de mai le plus chaud de son histoire et des températures au-dessus de la normale saisonnière en juin, souvent supérieures à 30°C.

La Suède, qui par endroits n’a quasiment pas enregistré de précipitations en près de trois mois et connaît le mois de juillet le plus chaud depuis au moins deux siècles et demi, a dû faire appel à la solidarité européenne pour lutter contre le feu.

Pas moins de 25.000 hectares sont déjà partis en fumée ou continuent de se consumer, soit deux fois la superficie de la ville de Paris.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2018 04h10)

La vague de chaleur en Europe provoque sécheresse et incendies

juillet 20, 2018

Un champ de blé frappé par la sécheresse à Taby, dans le centre de la Suède, le 9 juillet 2018 / © TT NEWS AGENCY/AFP/Archives / Christine Olsson

Du Royaume-Uni à la Lettonie en passant par l’Allemagne, le nord de l’Europe connaît une vague de chaleur et de sécheresse d’une longueur inhabituelle qui a provoqué de multiples incendies et l’inquiétude des agriculteurs quant aux récoltes à venir.

En Saxe-Anhalt, dans le centre de l’Allemagne, l’incendie le plus grave de ces 18 dernières années a eu lieu au début du mois dans une région boisée, détruisant quelque 80 hectares de forêt. L’ensemble des régions orientales ainsi qu’une partie du nord de l’Allemagne sont menacées par des départs d’incendie en raison de l’absence de pluie depuis des semaines.

Après la sécheresse de mai et juin, les agriculteurs, en particulier les producteurs de céréales du Brandebourg, Etat régional qui entoure Berlin, ont tiré la sonnette d’alarme, affirmant que la récolte de cette année serait inférieure de 20% à 50%.

Les services météorologiques prévoient des records de température vendredi qui pourraient atteindre, voire dépasser par endroit les 34°C et la vague de chaleur devrait se poursuivre dans les prochaines semaines.

En Pologne, ce sont quelque 91.000 exploitations agricoles – 1,5 million d’hectares de terres -, qui ont été frappées par une sécheresse printanière, selon le ministère de l’Agriculture. Décrivant des pertes « sans précédent », Varsovie a demandé à l’UE une aide financière.

– Eté record –

En Lettonie et Lituanie, les agriculteurs souffrent également d’une sécheresse prolongée, la pire depuis des décennies, selon les responsables locaux.

La Lettonie avait déclaré en juin un état de catastrophe nationale pour le secteur agricole, et a demandé à l’UE de verser des subventions aux agriculteurs avant la date prévue. Dans l’ouest du pays, un vaste incendie a entraîné mercredi l’évacuation d’un village, et les pompiers luttaient toujours vendredi pour contenir le feu.

Plus à l’ouest, une large partie de la Suède, comme ses voisins danois, sud-norvégien et nord-finlandais, connaît actuellement un épisode de fortes chaleurs qui n’est, selon les prévisions, pas près de s’arrêter.

« C’est la pire chose que j’aie jamais connue », a dit à propos de la sécheresse Jacob Gustawson, un exploitant de 47 ans à Norrtälje (au nord de Stockholm).

Le manque de fourrage a déjà contraint certains agriculteurs suédois à envoyer plusieurs de leurs vaches à l’abattoir.

La vague de chaleur et la perspective d’un manque d’intempéries en août pourraient également peser sur la récolte de betteraves en Europe, source importante de sucre pour le marché mondial.

Suède : sécheresse historique, une catastrophe pour les éleveurs / © AFP /

Dans l’ouest de l’Europe, le Royaume-Uni pourrait connaître un été record si les températures continuer de rester au-dessus de la moyenne, selon le Met Office, le service national de prévisions météorologiques.

Le pays n’a reçu que 47 mm de pluie entre le 1er juin et le 16 juillet, soit le début d’été le plus sec depuis que les précipitations ont commencé à être ainsi répertoriées, en 1961.

– « Prions pour qu’il pleuve » –

Sécheresse oblige, à Londres, l’herbe pourtant si verte de Hyde Park, comme des autres parcs de la ville, a pris ces dernières semaines une teinte jaune très prononcée, au grand dam des Britanniques, si attentifs à la qualité de leurs pelouses.

Dans l’est de la capitale, un feu de pelouse « extrêmement inhabituel » a mobilisé une centaine de pompiers ces derniers jours. « Le sol est extrêmement sec en ce moment », a souligné la cheffe des pompiers de la capitale, Dany Cotton.

« Je n’aurais jamais pensé dire ça, mais nous prions pour qu’il pleuve », a-t-elle ajouté.

La vague de chaleur a provoqué un afflux de patients dans les hôpitaux, « les personnes âgées en particulier, qui ont besoin d’un traitement hospitalier en cas de déshydratation », a souligné le Dr Nick Scriven, président de la Society for Acute Medicine, représentant le personnel médical travaillant notamment en soins intensifs.

Quant aux plantes d’intérieur, mettez-les à l’ombre, et arrosez-les avec… l’eau du bain, a conseillé la Société royale d’horticulture, pour lutter contre le gaspillage d’eau.

Certains ont même lancé des paris: qui s’arrêtera en premier? La vague de chaleur ou la Première ministre Theresa May, embourbée dans les difficultés liées au Brexit? interroge PaddyPower, l’un des plus grands opérateurs britanniques de paris sportifs.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2018 16h29)

Une partie du Groeland en proie aux flammes

août 14, 2017

Photo satellite de la NOAA (l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique) prise le 3 août 2017 montrant un nuage de fumée provoqué par des incendies de végétation dans l’ouest du Groenland.nn / © NOAA/AFP/Archives / Handout

Une partie du Groenland, où un record de chaleur a été enregistré en juillet, est en proie aux flammes, une situation qui a conduit lundi la police à déconseiller d’y circuler dans deux zones du sud-ouest.

« A cause d’importants incendies sur la côte ouest groenlandaise, la police du Groenland décourage la circulation – y compris la randonnée et la chasse – dans deux périmètres autour de Nassuttooq et d’Amitsorsuaq », a annoncé la police dans un communiqué.

Les zones concernées sont situées au-dessus du cercle polaire arctique et, selon les autorités, « les incendies ne devraient pas cesser dans les prochains jours ».

Les premiers feux ont été signalés le 31 juillet sur ce territoire autonome du Danemark dont la végétation est en grande partie constituée de toundra.

Dans une des zones touchées, il est depuis lundi et jusqu’à nouvel ordre, interdit de fumer.

« Beaucoup d’endroits sont très secs et la moindre étincelle ou une négligence liée au tabagisme peut allumer un incendie », a expliqué la municipalité de Qaasuitsup dans un communiqué.

Selon l’institut météorologique danois, BMI, le mois de juillet a été « extrême » et un nouveau record de chaleur a été enregistré.

Un climatologue de l’institut, John Cappelen, relevait le 10 août sur Twitter une température de 24,8 degrés Celsius à l’aéroport de Nuuk, la capitale du Groenland.

L’Arctique est particulièrement fragile et menacé par le réchauffement climatique.

En 2016, le Groenland a connu ses douze mois les plus chauds depuis le début en 1900 des relevés de températures dans cette région.

Fin juin, une étude britannique a montré que la diminution de la couverture nuageuse pendant les mois d’été avait nettement accéléré la fonte des glaces au Groenland, elle-même responsable de la hausse du niveau des océans.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2017 17h50)