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La Colombie-Britannique ne veut plus du changement d’heure

septembre 11, 2019

 

© Geneviève Lasalle
 

Une majorité écrasante de Britannos-Colombiens souhaite mettre fin au changement d’heure automnal, selon un sondage provincial qui révèle que 93 % des personnes interrogées veulent conserver de façon permanente l’heure d’été.

D’après l’enquête d’opinion menée par Victoria, le désir d’en finir avec le changement d’heure est partagé dans toutes les régions de la province, lit-on dans un communiqué du gouvernement provincial.

Les habitants de la Colombie-Britannique ont pris la parole et leur voix collective a été clairement exprimée.

John Horgan, premier ministre de la Colombie-Britannique

Plus du tiers des personnes interrogées considère les effets négatifs sur la santé comme étant la principale raison de leur désir de mettre un terme au changement d’heure automnal.

Plus de la moitié ont par ailleurs souligné les avantages de la lumière du jour supplémentaire pendant leurs déplacements le soir en hiver. Près de 40% ont mentionné des problèmes de sécurité.

Selon le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, les résultats clairs du sondage seront pris en considération dans le processus de décision.

Une décision qui devra être régionale

Or, M. Horgan avait déjà affirmé que la province ne prendrait pas de mesure pour éliminer le changement d’heure à moins d’un consensus régional. Cet avis semble partagé par une majorité de répondants, qui ont indiqué qu’il était important ou très important que l’heure de la province reste alignée avec celles des États et provinces avoisinants.

 

L'idée de mettre un terme au changement d'heure fait du chemin en Amérique du Nord. © Charles Platiau L’idée de mettre un terme au changement d’heure fait du chemin en Amérique du Nord.

 

En Alberta, le projet de loi qui aurait mis fin au changement d’heure a reçu un support considérable à l’automne 2017, mais l’Assemblée législative de cette province a rejeté l’idée, stipulant que les effets sur les entreprises seraient trop lourds à porter.

La Saskatchewan est la seule province à ne pas observer ce changement d’heure.

Une idée qui prend du galon aux États-Unis

Plus tôt cette année, des élus de Washington, de l’Oregon et de la Californie, trois États américains de la côte ouest, ont déposé des projets de loi proposant la fin du changement d’heure.

Plus de deux douzaines d’autres États américains envisagent des mesures pour éviter de changer leurs horloges deux fois par an.

Si aux États-Unis, une telle mesure nécessite l’approbation du Congrès, les provinces canadiennes peuvent choisir d’instaurer ou non le changement sans aucune implication du gouvernement fédéral.

CBC/Radio-Canada avec les informations de l’Associated Press

Bruxelles propose la fin du changement d’heure dans l’UE

août 31, 2018

Genval (Belgique) – La Commission européenne a annoncé vendredi qu’elle allait proposer de mettre un terme au changement d’heure saisonnier dans l’UE, à la suite d’une consultation publique ayant reçu cet été un nombre record de réponses.

« Des millions de personnes ont répondu et sont d’avis qu’à l’avenir, c’est l’heure d’été qui devrait être tout le temps la règle, et nous allons réaliser cela », a expliqué le président de l’exécutif européen, Jean-Claude Juncker, à la chaîne de télévision allemande ZDF.

Environ 4,6 millions de réponses, en provenance des 28 Etats membres, ont été enregistrées au cours de cette consultation publique, qui s’est tenue du 4 juillet au 16 août.

Selon des résultats préliminaires, 84% des répondants, qui se sont exprimés via un questionnaire en ligne, sont favorables à la fin du changement d’heure.

« Lorsque l’on consulte les citoyens sur quelque chose il convient aussi ensuite de faire ce qu’ils souhaitent », a insisté Jean-Claude Juncker vendredi dans son entretien avec la ZDF.

« Le message est très clair », a pour sa part estimé à Bruxelles la commissaire européenne chargée des Transports, Violetta Bulc.

« Nous allons maintenant agir en conséquence et préparer une proposition législative pour le Parlement européen et le Conseil (qui représente les Etats membres, ndlr), qui décideront ensuite ensemble », a-t-elle précisé.

Selon la Commission, les opposants au changement d’heure ont mis en avant des « considérations relatives aux impacts négatifs sur la santé, à l’augmentation du nombre d’accidents de la route ou au manque d’économies d’énergie ».

Effets négatifs

Le changement entre heure d’été et d’hiver, introduit en Europe à l’origine pour réaliser des économies d’énergie, suscite une controverse permanente depuis des années.

Plusieurs pays du nord de l’Europe – Lituanie, Finlande, Pologne et Suède – réclament l’abandon de ce système.

La consultation publique de la Commission fait notamment suite à une résolution adoptée en février par les députés européens, réclamant une « évaluation » détaillée du système de changement d’heure.

« De nombreuses études, si elles n’aboutissent pas à des conclusions définitives, ont indiqué l’existence d’effets négatifs sur la santé des êtres humains » de ces décalages d’une heure, avaient souligné les eurodéputés dans un communiqué.

« La directive actuelle, entrée en vigueur en 2001, fixe pour l’ensemble de l’UE une date et une heure harmonisées pour le début et la fin de la période de l’heure d’été, l’objectif étant d’aider le marché intérieur à fonctionner de façon efficace », rappellent-ils dans un communiqué.

Depuis 1996, tous les Européens avancent leur horloge d’une heure le dernier dimanche de mars et la reculent d’une heure le dernier dimanche d’octobre.

Les résultats de la consultation publique laissent apparaître que les Allemands sont particulièrement intéressés par le sujet, puisque 3,79% de leur population ont répondu au questionnaire.

Ils sont suivis par les Autrichiens (2,94%) et les Luxembourgeois (1,78%). Dans tous les autres pays, moins d’1% de la population s’est manifesté.

Romandie.com avec(©AFP / 31 août 2018 10h54)                                                        

Twitter demande à ses utilisateurs de changer leur mot de passe après une faille

mai 3, 2018

Le réseau social Twitter a demandé à ses utilisateurs de changer leur mot de passe par précaution après avoir découvert une faille dans son propre service / © AFP/Archives / DIPTENDU DUTTA

Le réseau social Twitter a demandé jeudi, dans un tweet, à ses quelque 330 millions d’utilisateurs de changer leur mot de passe par précaution après avoir découvert une faille dans son propre service.

« Nous avons récemment découvert un bug qui stockait des mots de passe non masqués dans un registre interne. Nous avons corrigé ce bug et n’avons pas d’indication sur le fait qu’il y ait eu une intrusion ou une utilisation frauduleuse par qui que ce soit », a écrit Twitter, en recommandant à ses utilisateurs de modifier leur mot de passe « par mesure de précaution ».

Twitter explique l’erreur dans un blog très bref intitulé « Gardez votre compte sécurisé », qui ne dit pas depuis combien de temps cette faille existe ni combien de mots de passe ont été ainsi exposés.

Le président américain Donald Trump est un grand utilisateur de Twitter, l’un de ses moyens de communication favori.

Le groupe indique qu’il « masque les mots de passe à travers un processus de hachage en utilisant une fonction baptisée bcrypt, qui remplace le mot de passe réel par une série aléatoire de chiffres et de lettres qui sont stockés dans le système de Twitter ».

« Cela permet à nos systèmes de valider votre compte sans révéler votre mot de passe, ce qui est une norme de l’industrie », poursuit le blog.

« En raison d’un bug, les mots de passe ont été inscrits dans un registre interne avant d’être soumis au processus de hachage. Nous avons nous-mêmes trouvé l’erreur, supprimé les mots de passe et mettons des mesures en place pour que ce bug ne se reproduise pas », ajoute Twitter.

– « Désolé » –

Le groupe de Jack Dorsey dit être « profondément désolé ». « Nous reconnaissons et apprécions la confiance que vous nous accordez et nous nous engageons à mériter chaque jour cette confiance », dit-il à ses utilisateurs.

L’action Twitter, introduite en Bourse en 2013, perdait 1,14% à 30,32 dollars dans les échanges juste après la clôture.

Cette nouvelle faille dans les données d’un grand réseau social intervient alors qu’aux Etats-Unis comme en Europe, utilisateurs, régulateurs et législateurs s’inquiètent de plus en plus de la façon dont sont conservées, protégées ou utilisées les informations personnelles des usagers.

Facebook est dans la tourmente depuis que la société britannique Cambridge Analytica (CA) est accusée d’avoir récupéré les données de 50 millions d’utilisateurs pour élaborer un logiciel permettant de prédire et d’influencer le vote des électeurs américains.

Dans un autre scandale, l’agence américaine de crédit Equifax, qui récolte et analyse les données personnelles de clients qui sollicitent un crédit, a été victime d’une intrusion qui a piraté les données personnelles de 147 millions de personnes, aux Etats-Unis mais aussi au Canada et au Royaume Uni.

Le site de microblog Twitter a révélé ce problème jeudi, une semaine après avoir annoncé un bénéfice pour le second trimestre consécutif.

Le bénéfice net a atteint sur la période 61 millions de dollars comparé à une perte de 61,5 millions de dollars il y a un an et à un bénéfice de 91,1 millions au trimestre précédent. Le chiffre d’affaires a progressé de 21% à 665 millions.

Ces deux trimestres consécutifs dans le vert sont venus rassurer sur la santé financière de Twitter, qui a doublé cet automne la longueur des tweets à 280 caractères, et qui n’était auparavant jamais parvenu à être bénéficiaire. Elément clé, les recettes publicitaires ont augmenté de 21% pour atteindre 575 millions de dollars.

Comme Facebook ou Google, son modèle économique est basé sur les recettes publicitaires, ciblées grâce aux données personnelles des utilisateurs.

Interrogé la semaine dernière sur les déboires de Facebook quant à la fuite de données personnelles, le fondateur et patron de Twitter Jack Dorsey avait affirmé: « Nous sommes différents (…) car Twitter est public et toutes nos données sont publiques, ouvertes à tous ».

Il avait en outre expliqué que l’activité du réseau « en termes de données consiste juste à faire en sorte que les données en temps réel soient plus faciles à utiliser pour les marques, les chercheurs ou les organisations ».

Jack Dorsey avait enfin assuré que Twitter ne fournissait « aucune information personnelle identifiable qui ne soit pas déjà visible sur la plate-forme ».

Romandie.com avec (©AFP / 04 mai 2018 00h01)                  

France: Marine Le Pen a proposé de renommer le FN « Rassemblement national »

mars 11, 2018

MarineEn direct : Marine Le Pen propose de renommer le FN « Rassemblement national »  

A l’occasion du congrès du parti à Lille, la présidente du parti d’extrême droite a annoncé le nouveau nom qu’elle souhaite donner au Front national pour le relancer.

  • A l’occasion du congrès du parti à Lille, Marine Le Pen a annoncé dans un discours qu’elle propose de renommer le FN « Rassemblement national ». 
  • Pour que ce changement soit effectif, il devra ensuite être entériné par les adhérents à travers un vote par correspondance dans les prochaines semaines. 
  • Au cours de ce congrès du FN, Marine Le Pen a été réélue à l’unanimité à la tête du Front national dimanche matin. 

Le nouveau nom du FN entrera-t-il directement en vigueur après son annonce, ou bien il y aura un vote ? -Jean-Pierre

Bonjour Jean-Pierre, le nom proposé par Marine Le Pen, « Rassemblement national », doit encore être validé par les militants du Front national. Un vote par correspondance sera organisé dans les prochaines semaines, sous contrôle d’huissier.

Mais les résultats du questionnaire envoyé par le parti en novembre 2017 à ses 51 000 adhérents avaient montré, selon Marine Le Pen, que 52 % des militants sont en faveur d’un changement de nom au FN. Précisons toutefois  que ce questionnaire a été dépouillé sans huissier, et donc sans aucun moyen de contrôler les chiffres annoncés.

Congrès du FN : ce que l’on sait sur le changement de nom du parti

Paroles de militants après le discours de Marine Le Pen

A la sortie du discours de Marine Le Pen, qui a proposé de renommer le FN « Rassemblement national », les militants interrogés sur place par la journaliste du Monde, Lucie Soullier, étaient assez favorables à la proposition de la présidente du parti d’extrême droite. « Le Rassemblement ça sera un peu plus rassembleur », selon l’un d’entre eux.

Marie Wiart et son mari Claude n’étaient pas gênés par le nom Front national mais ils n’étaient pas contre un changement de nom : « Peu importe comment on nous appeler. On nous lancera toujours des noms d’oiseau. » Le couple qui a toujours voté FN, mais qui a adhéré il y a trois ans, « estime que le vrai changement doit avoir lieu en France surtout sur l’immigration qui nous envahit. On ne peut pas accueillir tous ces gens ». Pour une autre adhérente, « il va falloir qu’on l’avale (le nouveau nom) avant de pouvoir dire quoi que ce soit ».

Du côté des élus du Front national, le député Ludovic Pajot est évidemment « très content » de ce nouveau nom.

« Ce seront les adhérents qui voteront mais vous avez vu, tout le monde s’est levé pour applaudir le discours. C’est bien qu’il y a un engouement pour le nouveau nom. »

Mais pour Bruno Gollnisch, proche de Jean-Marie Le Pen, ce nouveau nom « ne paraît pas être une novation tout à fait extraordinaire. Est-ce ça suffira à changer l’opinion publique à notre sujet ? »

Marine Le Pen propose de renommer le FN « Rassemblement national »

A l’occasion du congrès du parti d’extrême droite dimanche à Lille, Marine Le Pen a annoncé dimanche après-midi le nouveau nom qu’elle souhaite donner au Front national.

Marine Le Pen propose de renommer le FN « Rassemblement national »

Le discours de Marine Le Pen est maintenant terminé.

Ne nous quittez pas, nous allons poursuivre ce live avec des réactions et un rappel des principaux points à retenir de ce discours.

Les raisons de ce changement de nom ?

« Le nom Front national est porteur d’une histoire épique et glorieuse que personne ne doit renier.

Mais vous le savez il est pour beaucoup de Français un frein psychologique. Vous l’avez entendu, vous l’avez compris parce que vous en avez rencontré des électeurs. C’est pour certain un frein pour nous rejoindre ou voter.

Le mot front comporte une notion d’opposition mais elle se justifiait. « 

Pour elle, le nouveau nom, « Rassemblement national », « porte un message politique et [indique clairement] le contenu de notre projet politique pour la France. Le mot national […] y figure impérativement car la nation représente le cœur de l’engagement. »

Le terme rassemblement « [exprime] notre volonté de rassemblement. A l’heure où l’immense majorité de Français aspirent à la réunion de toutes les énergies, ce nom doit être un cri de ralliement, un appel à nous rejoindre, lancé à ceux qui ont la France au cœur. »

Un nom déjà utilisé en 1986

Le journaliste du Monde Abel Mestre, qui a suivi l’extrême droite pendant plusieurs années, rappelle que le nom « Rassemblement national » avait déjà été utilisé par le Front national … en 1986.

Marine Le Pen propose que le Front National soit renommé « Rassemblement national ».

Elle ne souhaite cependant pas changer l’emblème du Front national, la flamme.

Pour porter cette stratégie de « conquête », Marine Le Pen estime qu’il faut faire évoluer l’organisation du Front national :

« Il faut disposer de davantage de cadres, de produire plus de contenus de haute tenue.

Il faut mettre en place une organisation rénovée avec des pratiques plus collégiales.

Sur tous les territoires, il faut des cadres de tous les âges, de tous les milieux doivent émerger les cadres. »

Expérience, professions, origine… qui sont les 409 candidats au comité central du FN ?

Et de revenir sur un sujet plus terre à terre, le travail de « conquête » du FN sur le terrain :

« L’implantation dans les départements [Var, Aisne, Pas-de-Calais, etc.] servira de marchepied à la conquête de région comme les Hauts-de-France ou PACA. C’est un dispositif ambitieux mais réaliste. Nous ne le cachons pas, il est exigent. »

« Nous sommes dans le sens de l’histoire » poursuit Marine Le Pen, faisant référence à la prise de parole de Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump et invité vedette du congrès du parti d’extrême droite samedi 10 mars.

« M. Macron, qui tente d’usurper la modernité, nage à contre-sens. La victoire des peuples et des nations d’Europe est un des objectifs de ces élections européennes. […]

Il est venu aussi le temps du grand ménage. Dans cette élection deux projets se feront face. Celui de l’UE défendue par M. Macron avec MM. Juppé et Cohn-Bendit et le nôtre. Celui que présentera la grande coalition des nationaux. »

Steve Bannon, invité vedette du congrès du FN : « L’Histoire est de notre côté »

Marine Le Pen poursuit sur la souveraineté politique, deuxième élément de son pilier « liberté » :

« L’Assemblée nationale est devenue une caricature et nous demandons l’instauration du suffrage proportionnel pour les législatives. Le gouvernement veut limiter le droit d’amendement, vision autoritaire du gouvernement. »

Et de poursuivre sur la souveraineté politique à l’échelle de l’Europe :

« C’est parce que nous sommes européens que nous sommes contre l’Union européenne.

Cette UE qui brise par son mépris les peuples et la belle idée européenne.[…]

Notre projet vise à rendre leur souveraineté à chacun des Etats dans le cadre d’une coopération libre. Nous nous écarterons du modele carcéral et brutal que l’UE veut imposer au peuple. »

Marine Le Pen poursuit sur le troisième pilier de son projet, la liberté, en passant à la « liberté économique ».

« Nous vivons en matière de liberté économique une logique paradoxale : d’un côté, les grands groupes jouissent de la liberté du renard dans le poulailler, de l’autre, les petits [subissent une importante régulation].« 

Le pilier « liberté » se confond maintenant avec le pilier « protection » :

« Les PME servent la France, elles doivent être soutenues. C’est ce que nous appelons le patriotisme économique. Tous les pays l’appliquent.

[…] Nous croyons à un Etat stratège, capable de donner une impulsion pour pallier l’économie privée. Nous ne sommes pas favorable aux subventions directes aux entreprises par un souci de justice et d’efficacité. Les entrepreneurs le savent, ces aides ne profitent qu’aux chasseurs de primes, n’ont pour résultat que des effets d’aubaine. Elles profitent aux initiés, aux grands groupes plutôt qu’aux petites entreprises. »

Marine Le Pen passe au troisième pilier de son projet : la liberté.

Elle commence par évoquer la liberté d’expression.

« Depuis plusieurs années, chacun pressent qu’une sorte de couvercle s’est posé sur la société avec le politiquement correct. Les mots sont tabous. Le gouvernement prépare une loi sur les fake news. M. Macron croit devoir s’aligner sur une mesure liberticide déjà en vigueur en Allemagne.

Nous défendrons la liberté d’expression sur Internet. »

-Guillaume

Tout à fait, mais il reste assez peu utilisé en France.

Les derniers chiffres disponibles indiquent que seuls 2 % des internautes français utilisent Qwant, contre 91 % pour Google.

Toujours sur le pilier de la protection, Marine Le Pen fait un retour sur la question de la souveraineté numérique :

« La France se trouve dans une situation de colonie dont on pille les matières premières.

Pourquoi n’existe-t-il pas un Google français ou européen ? Pourquoi est-on dépendants d’une entreprise américaine ?

Laisser partir nos données à l’étranger est suicidaire. »

Et d’énumérer ses propositions en faveur de la souveraineté économique française :

  • harmoniser le droit national avec un code numérique,
  • instaurer l’obligation de stocker les données personnelles dans des serveurs en France avec interdiction de les transférer,
  • développer des logiciels libres,
  • ouvrir à l’échelon européen un projet de coopération sur le numérique visant à préserver la souveraineté de nos Etats et la liberté des citoyens.

« Cette mobilisation relève de l’Etat stratège dont nous demandons le retour. « 

Marine Le Pen poursuit sur le pilier de la protection, en abordant la question des Français partis combattre en Syrie pour l’organisation Etat islamique :

« S’agissant des revenant de Daesh, nous n’en voulons pas.

Ni d’eux, qui sont des monstres, ni de leurs femmes, qui sont les complices de ces atrocités.

Pour nous, ils devraient déjà être déchus de leur nationalité française, puisqu’ils ont acquis une autre nationalité, celle de l’Etat islamique.[…]

S’ils reviennent en France, ils doivent être emprisonnés immédiatement et avoir des peines allant jusqu’à la perpétuité réelle. Ils doivent savoir que ce n’est pas une bonne idée de revenir en France. »

Nouvelle anaphore sur le pilier de la protection, insistant sur ce qu’on peut ou ne pas faire « En France » :

« En France, on ne s’habille pas en tenue religieuse dans les villes.

En France, on ne se baigne pas tout habillé dans les piscines publiques.

En France, on peut croire ou ne peut pas croire.

« En France, les filles s’habillent comment elles veulent sans être importunées.

Et au passage en France on serra la main des femmes. »

Cette partie du discours est particulièrement applaudie par la salle, comme le souligne notre journaliste sur place, Lucie Soullier :

Et Marine Le Pen de poursuivre, toujours sur le pilier de la protection :

« L’argent des Français doit d’abord revenir aux Français. Nous n’avons plus les moyens d’accueillir, de loger, de soigner, la terre entière. Protéger la France, c’est aussi préserver notre patrimoine naturel, nos lacs, nos rivières, nos forêts, nos côtes. Tout ce qui fait de la France, le pays d’une incomparable richesse. Nous devons entrer dans le pays de la civilisation écologique »

Suivez notre journaliste sur place, Lucie Souiller :

Marine Le Pen développe le premier point : la protection

« Nous sommes la force politique qui s’est donné pour mission première de protéger les Français. Si nous ne sommes plus là pour le faire, qui le fera ? Nous devons stopper le déclassement des classes moyennes. Nous sommes les défenseurs des ouvriers, des employés, des malheureux agriculteurs, des plus humbles à l’égard devrait s’exprimer la solidarité nationale. Nous sommes les derniers défenseurs de la République française. »

Marine Le Pen développe le premier point : la transmission

« ​La transmission nous oblige. C’est un devoir sacré, mais aussi un droit à la continuité historique.

C’est un trait d‘union entre les générations et un partage entre les vivants.

Pour nos enfants, la non-transmission de leur patrimoine est une dépossession, une mutilation, une lobotomisation.

La transmission ne porte pas seulement sur notre patrimoine matériel mais également immatériel : sa langue, ses valeurs, son goût pour la vie… Sans transmission, il n’y a plus de pays mais un conglomérat d’individus disparate. La nation comme le sentiment national sont de belles valeurs à enseigner. »

Elle déroule ensuite les trois principaux piliers de son projet :

  • transmission,
  • protection,
  • liberté.

Marine Le Pen vient ensuite sur le terrain de l’économie numérique et de sa régulation par l’Union européenne :

« Nous sommes en train de perdre la guerre des data, c’est-à-dire la guerre des données. L’Europe n’a pas compris que cette guerre était engagée. Vous êtes pistés commercialement comme une proie lors d’un safari. L’Union européenne est inerte face à ce danger. Elle préfère légiférer par directive sur le bruit des tondeuses à gazon. »

Lemonde.fr/politique

Mauritanie prévoie le changement du drapeau et du Sénat sont officiels

août 17, 2017
Le nouveau drapeau mauritanien, depuis le 15 août 2017. © DR

Après la validation par le Conseil constitutionnel des résultats du référendum du 5 août, le président Mohamed Ould Abdelaziz a promulgué le 15 août plusieurs réformes constitutionnelles, qui prévoient entre autres le changement du drapeau national et la suppression du Sénat.

Avec l’ajout de deux simples bandes rouges, censées symboliser le sang versé par les martyrs de la nation face aux colons français, le nouveau drapeau mauritanien ne change pas vraiment du tout au tout. Il est pourtant la traduction la plus visible des réformes constitutionnelles promulguées mardi 15 août par le président Mohamed Ould Abdelaziz après sa victoire au référendum du 5 août.

 

© L’ancien drapeau mauritanien à gauche, et à droite, le nouveau. Crédit : DR

Le Sénat supprimé

Outre le changement du drapeau et l’ajout de quelques paroles à l’hymne national, ces réformes incluent la suppression du Sénat, remplacé par des conseils régionaux élus, et la fusion de plusieurs institutions dans un Haut Conseil de la fatwa. Ces modifications ont été vivement dénoncées lors de la campagne du référendum par l’opposition radicale, qui soupçonne une manœuvre du président pour se représenter à un troisième mandat en 2019. Des intentions que l’intéressé a toujours démenti.

Après avoir appelé à son boycott, les huit partis opposés à ces réformes ont également dénoncé le déroulé du scrutin du 5 août, en le qualifiant de « vaste mascarade en raison de la faible participation et de la manipulation des bureaux ». Le « oui » l’avait alors emporté à 85,6 %, avec une participation de 53,73 %.

Jeuneafrique.com

Congo: changement de gouvernement en pleine crise économique

août 17, 2017

Brazzaville – Le Congo-Brazzaville a annoncé jeudi qu’il allait changer de gouvernement, une procédure normale après les élections législatives, mais qui intervient en pleine récession économique dans ce pays en négociations délicates avec le Fonds monétaire international (FMI).

Le Premier ministre congolais Clément Mouamba a présenté mercredi la démission de son gouvernement au président Denis Sassou Nguesso, qui l’a acceptée, a annoncé jeudi la présidence de la République. Une annonce formelle moins de 15 jours après les législatives largement remportées par le Parti congolais du Travail (PCT) au pouvoir.

Cette annonce intervient aussi deux jours après que le président Sassou Nguesso a reconnu que le Congo, pays producteur de pétrole compte 4,5 millions d’habitants, traverse une grave crise économique.

« Ces difficultés étaient au départ financières. Elles gagnent aujourd’hui le champ économique en général », a déclaré le président à l’occasion du 57e anniversaire de l’indépendance le 15 août.

« Les recettes budgétaires et les investissements publics sont en baisse continue. Presque tous les secteurs de l’économie nationale sont touchés par la récession », a-t-il ajouté.

Le Congo mène des négociations difficiles avec le FMI. De telles discussions se sont déjà traduites par des prêts dans d’autres pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac), comme le Gabon.

Cas à part, le Congo a caché une partie de sa dette, a révélé le FMI fin juillet, avançant un ratio à 117% du PIB et non plus 77% comme annoncé par Brazzaville. « Il n’y a ni faillite, ni banqueroute. La crise sera surmontée », a tenu à rassurer Denis Sassou Nguesso.

Aucune date n’a été annoncée pour la formation du prochain gouvernement, qui devra poursuivre avec le FMI ces discussions sur « un programme économique destiné à restaurer la stabilité macro-économique ».

L’opposition craint déjà un simple changement de gouvernement sans changement de cap politique.

Prisonniers politiques

« Le président peut former même 1.000 gouvernements, ça ne nous intéresse pas du tout. Il faut que les Congolais se retrouvent dans un dialogue qui peut nous aider à (trouver) des solutions », a déclaré l’ex-ministre des Finances et dirigeant du Collectif des partis de l’opposition, Mathias Dzon, lors d’une conférence de presse jeudi.

« Le gouvernement démissionnaire a caché la dette au FMI. De nombreux ministres vont certainement être reconduits dans le prochain. Vous pensez qu’on peut compter sur de tels hommes? », s’est interrogé un autre opposant, Jean Itadi, qui demande « un dialogue inclusif » et « la libération des prisonniers politiques ».

Deux anciens candidats à l’élection présidentielle de 2016, qui n’ont pas reconnu la réélection de M. Sassou Nguesso, demeurent en prison. Le général Jean-Marie Michel Mokoko, 70 ans, et André Okombi Salissa sont officiellement poursuivis « pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ».

« Pour son dossier, c’est le statu quo. C’est un problème politique avant tout », affirme une source proche de M. Mokoko jointe par l’AFP.

L’ex-directeur de campagne de M. Okombi Salissa, lui aussi en prison, Jacques Banangandzala, a été conduit sous escorte médicale il y a quelques jours dans un hôpital à Brazzaville.

« Le directeur de la maison d’arrêt a ordonné de le ramener dans sa cellule alors qu’il serait atteint d’une pneumonie », a déploré son avocat français Norbert Tricaud.

Jointe par l’AFP, l’une des filles de M. Banangandzala a affirmé que son père allait mieux, tout en souhaitant « qu’il soit libéré ».

Le Congo doit également faire face à la crise sécuritaire dans la région du Pool, où les élections législatives n’ont pas pu avoir lieu dans neuf des 14 circonscriptions.

Dans son message, le président a de nouveau attribué les troubles dans cette région voisine de Brazzaville à Frédéric Bitsamou, alias Pasteur Ntumi, et à ses ex-combattants « ninjas ».

« Encore une fois, je demande à Frédéric Bitsamou de se rendre à la justice de notre pays, pour abréger les souffrances des populations innocentes », a lancé le dirigeant congolais. Selon le gouvernement et l’ONU, au moins 138.000 personnes – soit la plus de la moitié de la population de cette région – sont en détresse dans le Pool et font face à des besoins humanitaires criants.

Romandie.com avec(©AFP / 17 août 2017 19h43)                   

Les Vénézuéliens changent de fuseau horaire pour économiser de l’électricité

mai 1, 2016

Caracas – Les Vénézuéliens ont avancé dans la nuit de samedi à dimanche leur montre de 30 minutes, une mesure ordonnée par le gouvernement Maduro pour économiser de l’énergie dans un pays plongé dans une grave crise économique.

Le pays latino-américain retrouve ainsi le fuseau qu’il avait jusqu’au 9 décembre 2007, quand le président de l’époque, le défunt Hugo Chavez (1999-2013), avait décidé de passer à -04H30 GMT.

La décision prise par le président (Nicolas Maduro) est de revenir au fuseau horaire de quatre heures de moins par rapport au méridien de Greenwich (-04H00 GMT), avait déclaré le ministre des Sciences, Jorge Arreaza il y a 15 jours.

Ce changement — intervenu à 02H30 locales — s’ajoute à d’autres initiatives pour économiser l’électricité dans un pays miné par des coupures de courant dues à des niveaux d’eau très bas dans ses réservoirs, pénalisant les centrales hydro-électriques.

Le président Nicolas Maduro avait ainsi décrété que le lundi 18 avril, veille de fête nationale, serait chômé, afin de créer un pont d’économies d’énergie et déclaré chômés les vendredis dans le secteur public pour les deux mois à venir.

De même, les grands consommateurs de courant, dont les hôtels, sont invités à pourvoir eux-mêmes à leurs besoins en électricité neuf heures par jour, ce qui a amené les centres commerciaux à réduire leurs horaires d’ouverture.

Selon le gouvernement socialiste, les 18 réservoirs d’eau du pays souffrent de la sécheresse provoquée par le phénomène météorologique El Niño, particulièrement virulent en Amérique latine.

Mais l’opposition, majoritaire au Parlement, accuse l’exécutif de ne pas avoir investi assez dans le réseau électrique pour faire face à la demande.

Les conséquences de cette pénurie d’eau sont pénalisantes pour le quotidien des Vénézuéliens, avec, outre les coupures de courant, des mesures de rationnement, certains quartiers de Caracas étant privés d’eau jusqu’à trois jours par semaine.

Romandie.com avec(©AFP / 01 mai 2016 13h10)

La République tchèque est morte, vive la Tchéquie !

avril 16, 2016

 Des supporters de l'équipe tchèque de tennis en novembre 2015.

Des supporters de l’équipe tchèque de tennis en novembre 2015. MICHAL CIZEK / AFP
Comme il y a presque vingt-quatre ans, lorsque deux hommes politiques, le Tchèque Vaclav Klaus, et le Slovaque Vladimir Meciar, avaient convenu de diviser la Tchécoslovaquie sans demander l’avis de leurs concitoyens, six dirigeants praguois ont définitivement tranché les débats récurrents à propos de l’appellation usuelle de la République tchèque, le nom inscrit dans la Constitution.

Les chefs de l’Etat, du gouvernement, de la diplomatie, les présidents des deux chambres du Parlement et le ministre de la défense ont annoncé, jeudi 14 avril, dans un communiqué de presse, qu’ils allaient demander à l’ONU d’enregistrer la forme abrégée Tchéquie en français, Czechia en anglais, Tschechien en allemand, Chequia en espagnol, etc., pour désigner le pays « partout où il n’est pas nécessaire que figure le nom officiel ».

L’annonce a surpris plus d’un homme politique ou commentateur tchèque. Comme le montre le lancement concomitant d’un site Internet pour « expliquer les faits et démentir les mythes », l’opération avait été préparée en catimini depuis quelques semaines alors que le débat sur le sujet était en sommeil.

Les premières réactions ont confirmé qu’il n’existe même pas de consensus au sein du gouvernement, une coalition de centre gauche, ni au Sénat ou à la Chambre des députés, ni a fortiori dans la société. La ministre du développement régional, Karla Slechtova, a déclaré sa ferme opposition au terme « Czechia » sur son compte twitter : « Je ne veux pas qu’on confonde mon pays avec la Chechnia » (la Tchétchénie). Le milliardaire et ministre des finances d’origine slovaque Andrej Babis, numéro deux du cabinet, a écrit « qu’on ne lui fera pas prononcer ce nom ».

Lubie du président Milos Zeman

Si les Tchèques entre eux, et dans la presse locale, utilisent depuis longtemps la forme « Cesko » (prononcez tchessco), ils n’emploient que le nom constitutionnel lorsqu’ils parlent de leur pays à un étranger. La forme brève, en particulier Tschechien, couramment employée dans la presse outre-Rhin, leur est difficilement acceptable car elle rappelle l’appellation usitée par Hitler pour désigner ce qu’il restait de leur pays après son dépeçage au lendemain des accords de Munich.

Lubie du président tchèque, Milos Zeman, qui, depuis sa prise de fonction en 2013, critique régulièrement la « froide » République tchèque pour promouvoir le nom Tchéquie, « court et sympathique », l’adoption de ce terme est un nouveau coup porté à l’héritage du premier président tchèque et ex-dissident Vaclav Havel. Opposé à cette forme tronquée de Tchécoslovaquie dont il ne souhaitait pas l’éclatement, l’intellectuel est la bête noire du M. Zeman.

Ce dernier a décrété la guerre à l’intelligentsia tchèque que le porte-parole présidentiel a assuré, dans un tweet, vouloir envoyer « en rééducation dans les champs et les usines » . Il a aussi entamé un virage à 180 degrés de la politique étrangère de Prague qui était « inféodée aux USA et à l’UE » en déclarant sa flamme aux régimes russe et chinois. Il a remisé au placard la défense des droits de l’homme dans le monde qui était la marque de la diplomatie tchèque et tient, dès qu’on lui tend un micro, des propos xénophobes.

Lemonde.fr par Martin Plichta (Prague, correspondant)

Nouvelle frontière Burkina Faso-Niger : 18 communes changeront de pays

mai 9, 2015

Le président de transition burkinabè (à d) reçoit le chef de l'État nigérien le 21 novembre 20
Le président de transition burkinabè (à d) reçoit le chef de l’État nigérien le 21 novembre 20 © Sia Kambou/AFP

Après des années de litige, le tracé de la frontière entre le Burkina Faso et le Niger, issu de la colonisation, va être modifié d’ici 2016. La justice internationale a tranché, et 18 communes vont du coup changer de pays.

Ces deux pays pauvres du Sahel, immense région confrontée à des groupes islamistes et mafieux qui se jouent des frontières, ont été des colonies françaises jusqu’à leur indépendance en 1960. Ils partagent environ un millier de kilomètres de frontière commune, dont un tiers a déjà été borné. Le reste du tracé, contesté par les deux parties, a été redéfini dans un arrêt rendu le 16 avril 2013 par la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye, qui a attribué 786 km2 nigériens au Burkina Faso, tandis que 277 km2 burkinabè ont été rendus au Niger.

D’après la secrétaire permanente de la commission nationale des frontières du Burkina Faso, Kouara Apiou Kaboré, le Burkina Faso gagnera ainsi « quatorze villages », contre « quatre » pour le Niger à la fin du bornage, prévu « d’ici 2016 ». Désormais, 630 kilomètres doivent être bornés pour marquer définitivement la nouvelle frontière.

« Les villageois sont installés ici depuis des années à cause de la fertilité des sols et ce sont ces terres cultivables que nous perdons », regrette Souleymane Wérémi, préfet de Falangountou, département frontalier qui va céder les quatre villages au profit du Niger.

Inquiétude

Les autorités des deux pays assurent qu’elles vont minimiser l’impact de ce changement sur les populations. Mais, du côté des villageois concernés, la nouvelle est accueillie avec crainte. « Je suis très inquiet de savoir qu’on va nous changer de pays », confie Amidou Moukaïla Maïga, cultivateur dans le village de Wibora, qui va passer du Burkina au Niger. « J’ai peur que nos infirmiers et nos enseignants ne veuillent pas changer de pays et rentrent au Burkina. Et à ce moment-là, comment va-t-on faire? », ajoute-t-il.

Au terme de l’opération, « il y aura un recensement des populations des localités concernées, qui auront le droit de choisir leur nationalité », assure Mme Apiou, sans pouvoir estimer le nombre d’habitants concernés. « Elles disposeront de cinq ans pour le faire », a-t-elle poursuivi.

Ces nouvelles limites permettront de gommer « des frontières dessinées à l’équerre par d’autres personnes que les Africains », selon le porte-parole du gouvernement nigérien Marou Amadou, qui rappelle que le tracé actuel « datait de 1926 » et de la colonisation.

Les deux pays avaient engagé depuis des décennies un processus de matérialisation de leur frontière par la création d’une commission technique mixte, mais des divergences étaient apparues sur certains points de bornage. « Bien tracer les frontières permet davantage de cohésion entre nos deux peuples, qui en ont besoin pour l’avenir », affirme M. Amadou à l’AFP.

Le Burkina Faso dispose de plus de 3.000 kilomètres de frontière avec le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Niger et le Togo, dont un tiers restent encore à délimiter, selon les autorités. L’ancienne Haute-Volta a connu deux guerres frontalières avec le Mali en 1974 et en 1985, le différend entre les deux pays ayant depuis lors été résolu, tandis que les limites avec le Ghana et le Togo demeurent celles qui ont été héritées de la colonisation. Des discussions ont été ouvertes avec la Côte d’Ivoire pour une nouvelle frontière commune, selon Mme Apiou. Le Burkina et le Bénin ont de leur côté saisi conjointement la CIJ en septembre 2009 pour régler leur litige.

Les questions de frontières sont sources de conflits en Afrique, malgré la décision de l’Union africaine de respecter les frontières héritées de la colonisation après les indépendances des États africains.

Jeuneafrique.com