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Egypte: dispersion meurtrière des pro-Morsi, au moins 124 tués

août 14, 2013

Au moins 124 partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi ont été tués mercredi sur l’une des deux places évacuées de force au Caire, a rapporté un journaliste de l’AFP. Ce dernier a pu compter les cadavres dans trois morgues improvisées.

Ce bilan concerne les victimes abattues sur la place Rabaa al-Adawiya, le QG des manifestants qui l’occupent depuis plus d’un mois. Il ne tient donc pas compte des morts éventuels sur l’autre sit-in des pro-Morsi au Caire, la place Nahda ni de ceux d’autres affrontements en cours dans le pays.

Selon les protestataires, l’intervention des services de sécurité ont causé plus de 2200 morts et 10’000 blessés. Ce sont des chiffres impossibles à confirmer de sources indépendantes.

Les autorités ont affirmé plus tôt dans la journée avoir recensé sept décès, dont deux membres des forces de sécurité. Selon elles, ce sont les manifestants qui ont ouvert le feu sur la police.

Des « sommations »

Les pro-Morsi ont été pris par surprise par les bulldozers des forces de l’ordre, car les nouvelles autorités avaient promis des « sommations » afin de laisser partir ceux qui le souhaitaient, en particulier les femmes et les enfants qui campaient depuis plus d’un mois sur les deux places où sont organisés des sit-in.

Deux heures après le début de l’opération, le ministère de l’Intérieur annonçait que la place Nahda, le second rassemblement, était « totalement sous contrôle ». Les Frères musulmans, l’influente confrérie dont est issu M. Morsi, l’occupaient depuis près d’un mois et demi pour réclamer le retour de leur président, destitué et arrêté par l’armée le 3 juillet.

Grenades lacrymogènes

En revanche, sur la place Rabaa, dont l’accès était interdit aux journalistes qui ne se trouvaient pas déjà sur les lieux, des tirs d’arme automatique résonnaient. Une pluie de grenades lacrymogènes s’est abattue sur le village de tentes, sur fond de chants religieux diffusés à plein volume par les haut-parleurs de l’estrade.

Un responsable de la sécurité a affirmé que des résidents avaient aidé les forces de sécurité à arrêter des dizaines de manifestants. La télévision a diffusé des images d’hommes menottés assis au sol et de familles escortées hors du site.

Romandie.com

L’adieu des feuilles

août 12, 2013

Oiseau regarde mes feuilles qui s’étouffent,
trouées et tatouées par ton bec et tes griffes
sur mes sales plaies qui n’ont plus d’étoffes.

Mes cicatrices ont la sève asséchée,
marques à vie de ma verte peau amochée
jusqu’à l’agonie de l’automne avancé.

Le vent en larmes dans ses chants et prières
portera avec compassion mon deuil à la rivière
dans le tourbillon habit au cri de la poussière.

Bernard NKOUNKOU

Message de condoléances

août 7, 2013

Chère Liliane, Lilli !

C’est avec une grande consternation et une vive émotion que je viens d’apprendre la mort de votre très chère mère, notre mère, par votre cher époux.

La mort d’une mère est, à la fois, une perte immense et une intense douleur qui frappe durablement au cœur d’une famille. Considérable, irréparable et irremplaçable, elle est une expression d’affliction difficile à supporter et à réaliser.

Dans cette douloureuse épreuve de la disparition de celle qui a donné la vie, assuré l’éducation et préparé une femme à devenir l’épouse d’un époux, d’un homme, aujourd’hui comblé ; c’est un maillon précieux de la gestation humaine qui laisse un vide, à votre endroit et au nôtre. Car son visage, sa voix et ses nombreux gestes vous manqueront à jamais.

Dans la marche du temps, aux pas de la vie et dans la nuit de l’existence, elle a tiré sa révérence, après avoir vécu d’heureux moments avec vous.

Que son âme aux particules heureuses, lumineuses et nombreuses dorées de magnanimité, en sa qualité de douce et de tendre mère, vous consolide dans ce deuil!

Que vos pleurs, vos larmes, vos chants et vos prières l’accompagnent dans le chemin d’éternité !
Que son ombre tutélaire qui plane encore au-dessus de vous dans son voyage d’adieu rentre dans le royaume de lumière !

Vous adresse mes sincères condoléances dans l’assistance unitaire et solidaire pour cette disparition maternelle et temporelle tout en vous apportant ma dose de consolation infinie.

Bernard NKOUNKOU

La tribu éthiopienne de Konso célèbre son entrée au patrimoine mondial de l’Unesco

juin 12, 2012
La tribu éthiopienne de Konso célèbre son entrée au patrimoine mondial de l'Unesco La tribu éthiopienne de Konso célèbre son entrée au patrimoine mondial de l’Unesco © AFP

Tambours et chants résonnent entre les collines. La tribu éthiopienne Konso, femmes flamboyantes dans leurs jupes oranges, hommes couverts de masques en peau de vache et plumes blanches, fêtent l’inscription de leur paysage culturel au patrimoine mondial de l’Unesco.

En ce jour de célébration, des centaines de Konso ont investi les rues de leur désormais célèbre ville, située à quelque 600 km au sud-ouest de la capitale éthiopienne Addis Abeba.

Situé sur les hauts plateaux d’Ethiopie, le paysage culturel du pays Konso, a été choisi l’an dernier par l’Unesco, mais n’a officiellement rejoint la liste du patrimoine mondial que cette année.

L’Unesco a distingué ce site aride de 55 km2, ses terrasses en pierre et ses fortifications, parce qu’il « constitue un exemple spectaculaire d’une tradition culturelle vivante » vieille de plus de 400 ans et qu’on y trouve des statues de bois anthropomorphiques qui constituent « un témoignage exceptionnel et vivant de traditions funéraires sur le point de disparaître ».

L’inscription du paysage Konso au patrimoine mondial fait de l’Ethiopie le pays d’Afrique au plus grand nombre de sites protégés. Les églises de Lalibela, haut lieu du christianisme orthodoxe éthiopien, ou encore les stèles d’Axoum font parties des autres trésors du pays reconnus par l’organisation onusienne.

Dans un pays en rapide développement, l’entrée de Konso dans le patrimoine mondial devrait lui permettre de protéger sa culture ancestrale.

La région est « une zone de mondialisation (. . . ) et Konso ne fait pas exception, » reconnaît Yonas Desta, directeur général de l’autorité de recherche et de conservation de l’héritage culturel, une branche du ministère éthiopien de la Culture.

« Comment l’urbanisation peut se conjuguer avec les valeurs essentielles Konso, c’est précisément ce que nous devons soigneusement comprendre et gérer, » poursuit-il.

Pilleurs de tombes

Konso, une ville de quelque 300. 000 habitants, où le bétail obstrue encore souvent les rues étroites, est le premier site éthiopien classé à l’Unesco pour son paysage.

Pour Dinote Kusia Shankere, un responsable culturel de Konso, le classement est « merveilleux » car il va permettre de maintenir en vie les traditions.

« La plupart des jeunes gens oublient leur culture (. . . ) jusqu’à maintenant, rien n’a été écrit sur la culture Konso, » dit-il, posté devant le musée de la ville ouvert il y a deux ans et demi grâce à un financement français.

Le musée contribue avant tout à la préservation des Waka, stèles funéraires de bois sculpté, placées sur les tombes des chefs de clans Konso et longtemps la proie facile de trafiquants et pilleurs de tombes.

De l’inscription au patrimoine de l’Unesco, l’Ethiopie attend aussi un coup de fouet au tourisme. Le secteur a été mis à mal en début d’année par l’attaque meurtrière d’un groupe de touristes européens en territoire Afar, dans le nord-est du pays à la frontière avec l’Erythrée.

Le tourisme est essentiel pour l’économie éthiopienne — il a rapporté quelque 195 millions d’euros au pays ces six derniers mois. Et la population Konso espère aussi que le nouveau statut du site amènera des visiteurs pour dynamiser l’emploi local.

« D’un côté nous gagnons en visibilité dans le monde, et de l’autre, pour la population locale, il y a des revenus, » commente Kushabo Kalale, un habitant. « C’est une chance exceptionnelle d’être reconnu pour notre culture.  »

Jeuneafrique.com avec  AFP