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Côte d’Ivoire: l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny se retire de la présidentielle de dimanche

octobre 23, 2015

Abidjan – L’ancien Premier ministre Charles Konan Banny, membre de la Coalition nationale pour le changement (CNC), une coalition de l’opposition, a annoncé vendredi son retrait de la présidentielle de dimanche, dénonçant un processus inique.

Après avoir mené jusqu’au bout le combat pour amener nos responsables à épargner à la Côte d’Ivoire de nouvelles souffrances et de nouvelles frustrations, j’ai décidé de ne plus participer à compter de cet instant au processus inique imposé à vous, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à son siège de campagne.

M. Konan Banny, qui a parlé de graves irrégularités dans l’organisation du scrutin, est le troisième candidat à se retirer de la course à la présidence après l’ancien ministre des Affaires étrangères Amara Essy et l’ex-président de l’Assemblée nationale Mamadou Koulibaly.

M. Essy avait affirmé ne pas vouloir se rendre complice d’une mascarade électorale alors que M. Koulibaly dénonce des élections truquées.

Le pouvoir et certains observateurs ont ironisé sur ce boycott l’attribuant à la peur des opposants de prendre une veste.

Le président sortant Alassane Ouattara, qui se targue d’un bon bilan économique, est le grand favori du scrutin qu’il espère gagner au premier tour.

Son principal adversaire est un autre ancien Premier ministre, Affi N’Guessan, investi par le Front populaire ivoirien (FPI) fondé par l’ex-président Laurent Gbagbo. Une partie du parti prône le boycott au nom de la fidélité à M. Gbagbo.

Avec ce troisième retrait, on ne compte désormais plus que sept candidats à la présidentielle.

Selon de nombreux observateurs, le taux de participation devrait être faible.

Une élection apaisée et crédible est jugée fondamentale pour tourner définitivement la page des violences meurtrières qui ont suivi la victoire en 2010 d’Alassane Ouattara sur son Laurent Gbagbo dans ce pays, premier producteur mondial de cacao et poids-lourd économique de la sous-région.

Romandie.com avec(©AFP / 23 octobre 2015 18h40)

Côte d’Ivoire: lancement d’une coalition contre Ouattara avant les élections d’octobre

mai 15, 2015

Côte d'Ivoire: lancement d'une coalition contre Ouattara avant les élections d'octobre
Côte d’Ivoire: lancement d’une coalition contre Ouattara avant les élections d’octobre © AFP

Plus d’un millier de personnes ont assisté vendredi au lancement d’une coalition composée de ténors de la majorité et de l’opposition contre le chef de l’État ivoirien, seul candidat d’envergure déclaré avant la présidentielle d’octobre, a constaté l’AFP.

Treize cadres de la politique ivoirienne, dont l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny (majorité) et l’ancien président de l’Assemblée nationale Mamadou Koulibaly (opposition), étaient présents au premier meeting de la Coalition nationale pour le changement (CNC), dans un hôtel d’Abidjan.

Les cris de « Gbagbo, Gbagbo », du nom de l’ex-président ivoirien emprisonné depuis plus de trois ans à La Haye, en attente de son procès pour « crimes contre l’humanité » présumés le 10 novembre devant la Cour pénale internationale, ont résonné durant cette réunion inaugurale.

La charte de la CNC, qui exige « la libération des prisonniers politiques, notamment du président Laurent Gbagbo » et « la dissolution de l’actuelle Commission électorale indépendante (CEI) », a été lue aux militants.

L’opposition critique la composition, selon elle trop pro-Ouattara, de cette entité organisatrice du scrutin. Les autorités nient.

Outre MM. Banny et Koulibaly, Bertin Konan Kouadio, un député du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI – majorité) et Aboudramane Sangaré, un « frondeur » du Front populaire ivoirien (FPI – opposition), étaient présents au meeting.

Opposés l’un à l’autre sur l’échiquier politique, FPI et PDCI sont en proie à de fortes divisions internes.

Seul le Rassemblement des républicains (RDR), la formation d’Alassane Ouattara, présente un visage unifié à cinq mois de l’élection, qualifiée de cruciale pour la décrispation en Côte d’Ivoire, qui sort d’une décennie de crise politico-militaire.

La présidentielle de novembre 2010 en Côte d’Ivoire s’est terminée dans le sang. Plus de 3. 000 personnes sont mortes dans des violences électorales liées au refus de l’ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara.

Jeuneafrique.com

Côte d’Ivoire : vers une convention alternative des frondeurs du PDCI

février 26, 2015

Charles Konan Banny et Kouadio Konan Bertin.
Charles Konan Banny et Kouadio Konan Bertin. © AP/SIPA/AFP/Montage J.A.

La crise consécutive à « l’appel de Daoukro » n’en finit pas de secouer le PDCI. Quatre opposants au leadership d’Henri Konan Bédié ont annoncé jeudi qu’ils boycotteront le prochain congrès du parti pour organiser une convention alternative afin de se choisir un candidat à la présidentielle autre qu’Allassane Ouattara.

Quatre candidats à l’investiture du Parti démocratique de Côte d’ivoire (PDCI) pour la présidentielle d’octobre prochain ont décidé unanimement, jeudi 26 février, de boycotter le prochain congrès extraordinaire de leur formation, convoqué samedi 28 février dans le seul but de valider la candidature du président Alassane Ouattara. Charles Konan Banny, ancien Premier ministre, Essy Amara, ex-ministre des Affaires étrangères, ainsi que les députés Jérôme Kablan Brou et Kouadio Konan Bertin fustigent ainsi la décision d’Henri Konan Bédié, le président du parti, de faire de l’actuel chef de l’État le candidat du PDCI pour la présidentielle.

« Congrès du RDR »

« Nous n’irons pas à ce congrès, qui sera celui du RDR [Rassemblement des républicains, de Ouattara, NDLR] et qui aura pour seul et unique ordre du jour l’adoption de décisions non démocratiques », a expliqué en conférence de presse Charles Konan Banny, l’un des frondeurs. « L’appel de Daoukro ressemble à un diktat », surenchérit Jérôme Kablan Brou.

La situation se complique chaque jour davantage au sein du PDCI, car aucun des opposants internes n’envisage de quitter le Parti. La prochaine étape pour les frondeurs sera donc de remobiliser la base du parti pour organiser une convention alternative afin de choisir un candidat issu du PDCI pour la présidentielle.

Jeuneafrique.com par Baudelaire Mieu, à Abidjan

Côte d’Ivoire : Charles Konan Banny candidat à l’investiture du PDCI pour la présidentielle

décembre 10, 2014

Charles Konan Banny souhaite être candidat à la présidentielle.
Charles Konan Banny souhaite être candidat à la présidentielle. © AFP

Ils sont désormais trois aspirants à l’investiture du PDCI pour la présidentielle ivoirienne 2015. Après Amara Essy et Bertin Konan Kouadio, l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny a déposé sa candidature mercredi.

On le disait hésitant depuis plusieurs mois. Charles Konan Banny a finalement pris sa décision : il sera bien candidat à l’investiture du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Mercredi 10 décembre au secrétariat du parti à Abidjan, l’ancien Premier ministre a fait déposer son dossier par Célestin Atsé Boua, président de la Commission recherche scientifique du PDCI, qu’accompagnaient le député de Sinfra, Bernard N’guessan, ainsi qu’une dizaine de membres du bureau politique, selon des informations de l’agence APA.

« C’est une candidature du devoir pour un PDCI vivant et digne », a déclaré Célestin Atsé Boua. « C’est une candidature d’engagement qui porte l’espérance des valeurs chères à Félix Houphouët-Boigny pour la victoire du PDCI », a-t-il poursuivi. Une déclaration de Charles Konan Banny, par ailleurs président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation, est attendue les prochains jours, selon son porte-parole Franck Kouassi Sran.

Fronde contre Konan Bédié

Charles Konan Banny devient le troisième cadre du parti à proposer sa candidature pour la présidentielle de 2015 après l’ex-ministre des affaires étrangères Essy Amara et le député Bertin Konan Kouadio.

Autant de défis lancés au président du PDCI, Henri Konan Bédié, qui a invité  les militants et sympathisants, ainsi que toutes les formations membres du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), à soutenir une « candidature unique » d’Alassane Ouattara pour 2015.

Une réunion du bureau politique du PDCI est prévue jeudi 18 décembre.

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Jeuneafrique.com par Mathieu OLIVIER

Côte d’Ivoire: début des auditions victimes-bourreaux pour la « vérité »

septembre 8, 2014

Côte d'Ivoire: début des auditions victimes-bourreaux pour la 'vérité'
Côte d’Ivoire: début des auditions victimes-bourreaux pour la « vérité » © AFP

De premières audiences publiques de bourreaux et de victimes de la crise politique ayant ensanglanté la Côte d’Ivoire entre 2000 à 2011 s’ouvrent lundi à Abidjan, dont les résultats s’annoncent plus qu’incertains trois ans après la fin des violences.

La Commission dialogue vérité et réconciliation (CDVR), qui les organise selon le modèle dit de la « justice transitionnelle » née dans l’Afrique du Sud post-apartheid, est la cible de critiques nourries dénonçant sa politisation et sa désorganisation patentes.

Dernière ligne droite d’un processus qui piétine, ces auditions « n’ont pas vocation à condamner ou à absoudre », mais « promouvoir une société qui refuse la violence, l’esprit de vengeance et l’impunité », a déclaré Charles Konan Banny, le président de la CDVR.

Leur importance symbolique se heurte toutefois à de lourds problèmes de fonds.

La Côte d’Ivoire sort d’une décennie de crise politico-militaire, durant laquelle des milliers de personnes périrent, depuis l’élection de l’ex-président Laurent Gbagbo en 2000, marquée par des dizaines de morts et la découverte d’un premier charnier, à celle de son adversaire Alassane Ouattara fin 2010, finalement investi en mai 2011 au terme de cinq mois de violences ayant fait plus de 3. 000 victimes.

Le pays se retrouva physiquement coupé en deux après un coup d’Etat manqué en 2002, seul le Sud restant sous domination des forces loyales à M. Gbagbo, quand le Nord passa sous le contrôle de milices favorables à M. Ouattara.

La désignation par l’actuel chef de l’Etat de Charles Konan Banny, ancien Premier ministre issu de l’opposition sous Laurent Gbagbo, à la tête de la CDVR interpelle de nombreux observateurs.

« On ne pouvait pas choisir quelqu’un avec son profil », affirme une source à l’ONU sous couvert d’anonymat, car pour une telle entité, « on doit veiller à ce que le leadership soit réellement indépendant et qu’il ne soit pas exercé par un acteur de la crise à la fois juge et partie ».

– ‘Justice des vainqueurs’ –

La Commission, qui a longtemps semblé piétiner – les premières auditions préalables de témoins ont débuté près de deux ans et demi après sa création -, doit en outre composer avec une justice ivoirienne inféodée au politique, selon les ONG de droits de l’Homme, qui dénoncent régulièrement une « justice des vainqueurs ».

Seul le camp des perdants pro-Gbagbo est inquiété, tandis que les pro-Ouattara, à qui une commission judiciaire ivoirienne impute pourtant plus de 700 morts dans les dernières violences postélectorales, semblent intouchables.

Parallèlement, les anciens chefs rebelles, les « Com’zones » qui contrôlaient le Nord depuis 2002 et ont aidé l’actuel président à conquérir le pouvoir, ont obtenu la direction des forces de sécurité malgré leurs crimes.

« L’environnement n’est pas encore propice pour que les gens disent vraiment ce qu’ils ont sur le coeur », observe la source onusienne. « Ceux qui ont des choses à reprocher aux pro-Gbagbo vont pouvoir s’exprimer sans problème. Mais personne ne va se mouiller pour désigner les Com’zones », par crainte de représailles.

La CDVR, dont Patrick Baudouin, le président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), affirmait en juin qu’elle n’avait « absolument pas rempli son rôle » par manque de volonté politique, a auditionné 63. 000 témoins.

Mais le fait qu’elle en sélectionne quelques dizaines, une centaine tout au plus, pour les faire parler dans des sessions interdites aux médias et dont un résumé seulement sera diffusé sur la télévision nationale, fait douter de la capacité du dispositif à provoquer le phénomène recherché de « pardon national ».

La justice transitionnelle, instaurée en 1995 par Nelson Mandela, est considérée comme l’un des principaux facteurs ayant évité l’implosion de l’Afrique du sud par la catharsis qu’elle engendra, permettant aux victimes de l’apartheid de pardonner à leurs bourreaux, quand ceux-ci reconnaissaient leurs crimes à haute voix et qu’ils faisaient preuve de sincérité. Des poursuites judiciaires étaient engagées lorsque les crimes reprochés étaient trop lourds ou que les accusés se montraient malhonnêtes.

En Côte d’Ivoire, « j’ai toujours pensé que le processus, mis en place dans de telles circonstances, n’allait pas aboutir aux résultats escomptés », remarque la source onusienne.

Récemment interrogé par l’AFP à ce sujet, un cadre du régime souriait: « La CDVR ? Mais pourquoi faire? Nous avons déjà la réconciliation.  »

Côte d’Ivoire: Charles Konan Banny opposé à la candidature de Bédié à la tête du PDCI

septembre 18, 2013

A deux jours de la réunion du bureau politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, qui doit se tenir le 19 septembre, dernier acte avant le Congrès début octobre, Charles Konan Banny a publié une tribune dans le quotidien gouvernemental Fraternité Matin. Il se prononce pour la présence d’un candidat issu du PDCI dans la course à la présidentielle de 2015 et contre la candidature à la présidence du parti de l’ancien chef d’Etat, Henri Konan Bédié.

C’est la première fois que le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation s’exprime depuis plus de cinq mois et le début du vif débat qui traverse le PDCI à propos du renouvellement de sa direction lors du 12e Congrès. Charles Konan Banny a publié sa tribune en tant que membre du bureau politique du plus vieux parti de Côte d’Ivoire. L’ancien Premier ministre souhaite que le PDCI fasse sa mue et retrouve la volonté de conquérir le pouvoir.

Celui qui avait tenté de se présenter à la présidentielle de 2010 sous les couleurs du PDCI prône entre les lignes la présence d’un candidat de son parti dans la course à la présidentielle de 2015. A propos des préparatifs du congrès du parti prévu d’ici deux semaines, Charles Konan Banny écrit que « les militants pourraient se voir confisquer la parole ». Une évocation du fait que les jeunes, notamment, seront moins représentés au Congrès, voire même totalement absents.

Surtout, sans mettre une seule fois dans le texte de sa tribune le nom d’Henri Konan Bédié, frappé par la limite d’âge, Charles Konan Banny l’exhorte à renoncer à briguer la présidence du PDCI lors du renouvellement des instances du parti.

Rfi.fr

Réconciliation nationale ivoirienne: les partis de Gbagbo et de Ouattara pour le dialogue

août 30, 2012

ABIDJAN – Le parti de l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et celui du chef de l`Etat Alassane Ouattara ont appelé jeudi à une reprise du dialogue, prônée par la Commission réconciliation pour faire baisser la tension montée après une vague de violences suivies d`arrestations.

Dans un entretien avec l`AFP diffusé mercredi, le président de la Commission, l`ex Premier ministre Charles Konan Banny, a exhorté M. Ouattara à prendre des « initiatives » pour relancer le dialogue et a appelé les partisans de M. Gbagbo à accepter la discussion. « La Nation ivoirienne est en danger », a-t-il alerté.

Les deux camps ont saisi la balle au bond jeudi, tout en s`accusant l`un l`autre d`avoir empêché tout progrès jusque-là.

« La situation aujourd`hui rend le dialogue plus que nécessaire », « il faut qu`on s`assoie pour discuter », a déclaré lors d`une conférence de presse le président de l`ex-parti au pouvoir, le Front populaire ivoirien (FPI), Sylvain Miaka Oureto.

« C`est l`appel que nous voulons réitérer au gouvernement: nous sommes disponibles pour aller à une discussion franche, à un débat sincère », a-t-il lancé.

Le FPI « est demandeur du dialogue et lance un appel pressant aux décideurs internationaux » pour qu`ils oeuvrent au « retour à une vie politique normale », a expliqué le secrétaire général adjoint du FPI, Bruno Oupoh Gnaoulé, qui s`en est pris au pouvoir en termes virulents.

« M. Alassane Ouattara est devenu un problème pour la Côte d`Ivoire, les Ivoiriens et la sous-région ouest-africaine », a-t-il affirmé, dénonçant une « gouvernance dans la haine, l`intolérance, sans dialogue ».

Dans un communiqué, le parti de M. Ouattara, le Rassemblement des républicains (RDR), a également « approuvé » la démarche de M. Banny, jugeant que le dialogue doit permettre de « faire barrage aux initiatives de violences et de sabotage de la paix sociale ».

« Notre souhait est que nos frères d`en face adhèrent avec honnêteté et sincérité à cette démarche qui doit être inclusive et sans préalables de quelque nature que ce soit », a indiqué le porte-parole du RDR, Joël N`Guessan, accusant les partisans de M. Gbagbo d`avoir plusieurs fois refusé la main tendue par le chef de l`Etat.

« Ils doivent démontrer aux Ivoiriens et à la communauté internationale (…) qu`ils ont un réel désir de voir la paix s`instaurer durablement en Côte d`Ivoire », a-t-il insisté.

Des attaques en série perpétrées en août contre l`armée ont été imputées par le pouvoir à des pro-Gbagbo, ce que dément le FPI. Elles ont entraîné un regain de tension inédit depuis la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.

Ces attaques ont été suivies de l`arrestation de plusieurs hauts responsables du camp Gbagbo, dont le secrétaire général du FPI Laurent Akoun, qui doit être jugé vendredi pour trouble à l`ordre public.

AFP

Côte d’Ivoire: Attaques gratuites contre Ouattara et Bédié : Quand KKB mène un faux combat

août 1, 2012
 
Pré
© Le Nouveau Réveil par DR
Pré campagne du PDCI – KKB, le président de la JPDCI à Bocanda
Dimanche 13 Septembre 2010. Gare routière de Bocanda. Clôture de la tournée du président national de la Jpdci, Kouadio Konan Bertin (KKB)

Encore lui. Le président de la Jeunesse du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Kouadio Konan Bertin allias KKB, a remis le couvert. Hier dans une interview accordée à un confrère, le député de Port-Bouët a porté des critiques acerbes contre le président de la République, Alassane Ouattara et son aîné président du parti doyen, Henri Konan Bédié.

Aveuglé par ses ambitions démesurées et visiblement gêné par l’harmonie entre les deux présidents, Ouattara et Bédié, le député RHDP de Port-Bouët s’en est vertement pris à eux avant-hier et hier dans cette interview fleuve. Comme frappé par une amnésie soudaine, KKB feint d’oublier d’où vient la Côte d’Ivoire et où se trouve son salut. Obnubilé, en outre par l’envie de voir disparaitre le RHDP, cette alliance houphouétistes qui a pourtant fait de lui un élu de la Nation et qui a par la même occasion sauver la Côte d’Ivoire des griffes dictatoriales de la défunte refondation, KKB estime que l’alliance va mal. Il a mis son éternel reproche au goût du jour.

Selon lui, le PDCI est à la remorque du RDR et rien n’a changé dans la condition des jeunes du plus vieux parti de Côte d’Ivoire. «Pour l’heure, je le dis et je l’assume. Qu’est ce qui a changé dans la situation du PDCI? Sous Gbagbo nous avions eu un Premier ministre, Charles Konan Banny. Nous avions Laurent Dona Fologo, président du Conseil économique et social. Nous avons gardé les 8 portefeuilles sur la quarantaine de ministres (…) Je ne peux pas penser que nous sommes traités comme il se doit dans une alliance qui nous respecte et qui tient compte de nous», a-t-il argué.

Pour lui, le RDR a surtout réussi son ambition tracée par son premier secrétaire général, Djéni Kobenan, de transformer le PDCI en ‘’l’état de relique au Nord et de vestige au Sud’’. Avant d’ajouter que le parti d’Henri Konan Bédié a besoin maintenant d’un nouveau berger pour être efficace sur le front électoral. Alors question? KKB n’avait-il pas toutes ses données sur la supposée aliénation du PDCI lors des législatives du 11 décembre dernier quand il a accepté d’être parrainé par la coalition et élu député à Port-Bouët sous cette bannière? Evidemment, comme là, il était question d’atterrir à l’Assemblée nationale-donc pour des intérêts évidemment personnels- il a fermé les yeux sur ses critiques en bon opportuniste.

Après s’être fait élu député RHDP, KKB a retrouvé toutes sensations de franc-tireur. Pis, en fieffé ingrat, il envisage de mettre en péril l’entente et l’harmonie qui règnent dans la famille qui lui a grandement ouvert les bras. KKB dans cet entretien a laissé tomber le masque. Son ambition est sans équivoques : porter le glaive dans la coalition des Houphouétistes pour servir la cause des anti-Ouattara du PDCI. La synergie d’action et la concertation permanente entre les deux présidents gênent fortement cette visée lugubre. C’est pourquoi, le président de la jeunesse du PDCI-RDA s’évertue à s’attaquer à cette complicité qui fait maigrir tous les inconditionnels du « Tout sauf Ouattara » tapis dans les dédales lugubres du parti sexagénaire. «Alassane Ouattara est convaincu que le PDCI, c’est Bédié. Donc tant que lui et Bédié s’entendent, de facto, il s’entend avec le PDCI (…) Je crains fort qu’avec le temps, le PDCI ne se désolidarise des décidions que lui et Bédié prennent», a-t-il dévoilé. Tout en soutenant que le PDCI n’a pas la Primature comme l’avait promis le chef de l’Etat, mais ‘’le premier des ministres’’. On le voit KKB ne supporte pas le RHDP. Mais le moment est venu pour lui de prendre conscience du faux combat qu’il mène. Car, il est indéniable que les intérêts de la nation sur lesquels les Houphouétistes veillent pour perpétuer la vision et la philosophie de paix du premier président de la Côte d’Ivoire sont bien au dessus de sa condition personnelle. A moins qu’il veule réveiller les vieux démons qui ont opposé par le passé le RDR et le PDCI pour se sentir à l’aise devant la souffrance des Ivoiriens. Puisse que le salut de la Côte d’Ivoire n’est nulle part que dans la cohésion des héritiers d’Houphouët-Boigny. C’est une simple question de bonne foi.

 Le Patriote par Lacina Ouattara

Crise ivoirienne : démarrage d’un mois de deuil et de « purification »

mars 18, 2012

La Commission de réconciliation ivoirienne a lancé samedi à Abidjan un mois de deuil et de  « purification », pour commencer à tourner la page de la crise post-électorale de  décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts, a constaté l’AFP.
Plusieurs milliers de personnes, dont de nombreuses femmes, ont assisté dans  une ambiance festive à la cérémonie de lancement présidée par le patron de la  Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), l’ex-Premier ministre  Charles Konan Banny. Chefs traditionnels et chefs religieux, chrétiens et  musulmans, ont invité successivement à ce temps de deuil et de « purification »  après le sang versé, en invoquant les traditions des communautés  ivoiriennes.
« Il est bon d’être ensemble », a lancé M. Banny,  s’agenouillant un instant en signe de repentance, sous les acclamations du  public. « Il est mieux d’être réconcilié pour vivre sur une terre de paix »,  a-t-il ajouté. M. Banny a souhaité que le pays « tourne le dos à la violence »  après les crimes commis durant la crise: « plus jamais cela en Côte  d’Ivoire! »
Interrogations et critiques

Reconnaissant le scepticisme partagé par les deux camps rivaux concernant le  chantier qu’il pilote, il a appelé les Ivoiriens à « convaincre les uns et les  autres qu’il faut se réconcilier ».
Née du refus de l’ex-président Laurent  Gbagbo de reconnaître sa défaite à l’élection de novembre 2010 face à Alassane  Ouattara, la crise a fait quelque 3.000 morts et s’est achevée le 11 avril 2011  par l’arrestation de M. Gbagbo après deux semaines de guerre, épilogue d’une  décennie de tourmente. Installée fin septembre 2011 et voulue par M. Ouattara,  la Commission de réconciliation suscite beaucoup d’interrogations et de  critiques dans la classe politique, la presse et l’opinion, en raison notamment  de sa lenteur à démarrer ses travaux.
Elle est censée monter en puissance  dans les prochains mois en installant des commissions locales à travers le pays,  en vue d’audiences publiques.

Jeuneafrique.com  avec AFP

Côte d’Ivoire : une Commission réconciliation pour « entendre tout le monde »

septembre 28, 2011

La Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) sera inaugurée mercredi à Yamoussoukro. Elle aura comme objectif d’entendre « tout le monde », d’engager le dialogue et de chercher les responsables des évènements qui ont ensanglantés le pays.

Nous avons besoin de connaître la vérité, même si elle n’est pas belle », clamait mi-septembre l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny. Entendre les victimes et bourreaux des différents camps, chercher les responsables, guérir la Côte d’Ivoire de ses maux, cette mission colossale doit commencer dès aujourd’hui, par l’installation de la Commission dialogue, vérité et réconciliation par le président Alassane Ouattara.

Dirigée par Charles Konan Banny (voir photo ci-dessous), cette instance a comme objectif de panser les plaies d’un État meurtri par une crise postélectorale sanglante au début de l’année 2011. Elle sera intronisée mercredi à Yamoussoukro, considérée comme une ville symbole, puisqu’elle est la capitale politique fondée par Félix Houphouët-Boigny (au pouvoir de 1960 à 1993), le « père de la Nation ».

Un homme dont Charles Konan Banny se dit d’ailleurs l’héritier, et avec lequel il possède des liens familiaux. « CKB » avait soutenu, lors de l’élection présidentielle, le candidat Henri Konan Bédié, avant de se rallier au second tour à Alassane Ouattara à la faveur d’une alliance entre leurs partis. Mais il a tenu à « rassurer » le camp Gbagbo, en multipliant les rencontres, tentant de prouver son objectivité et sa légitimité à diriger cette commission.

Drogba absent ?

Outre « CKB », l’instance compte parmi ses rangs 11 membres, parmi lesquels un religieux chrétien et un musulman et cinq représentants des grandes régions du pays. Une star a également tenu à apporter son concours à cette initiative. Le célèbre footballeur Didier Drogba, vice président de la Commission, représente les Ivoiriens de l’étranger, mais sa présence en ce jour d’inauguration de la commission reste incertaine selon l’un de ses proches.

La CDVR ivoirienne est inspirée de la commission mise en place en Afrique du Sud, après la fin de l’apartheid. Elle disposera d’un mandat de deux ans, un temps restreint pour parvenir à des résultats probants, après une décennie d’affrontements religieux et ethniques, de violence et de coups d’États. La réconciliation reste dans ce pays, dont l’économie semble se relever peu à peu, le défi le plus difficile à surmonter.

Si Alassane Ouattara a promis, à plusieurs reprises, vouloir accorder le « pardon » aux dignitaires de Laurent Gbagbo, dont le refus de reconnaître sa défaite à l’élection ivoirienne avait provoqué une crise politique et sociale très grave, beaucoup s’interrogent quant à la tenue de cette promesse. D’autant que le régime actuel a engagé des poursuites contre les dignitaires de l’ancien régime, notamment Laurent Gbagbo et son épouse Simone, ainsi que des dizaines d’autres responsables civils et militaires, tous placés en détention provisoire. Le pouvoir espère que la Cour pénale internationale jugera au plus vite le président déchu.

Commission d’enquête

De leur côté, les proches de Gbagbo veulent eux aussi régler leur compte. Ils ont demandé mardi à l’ONU la création d’une « commission internationale d’enquête » remontant jusqu’à septembre 2002 et au putsch manqué de la rébellion rangée par la suite derrière Alassane Ouattara.

Le gouvernement Ouattara doit également faire face aux critiques des ONG internationales, qui s’indignent que personne, dans ce camp, n’ait encore été inquiété, alors que l’ONU a déploré des crimes contre l’humanité commis par les deux camps.

Réconcilier les Ivoiriens sera donc une lourde tâche à mener, même si le président a promis une instance « indépendante » qui « entendra tout le monde ». Outre les dignitaires des deux camps, la commission devra aussi s’adresser au peuple ivoirien.

« Il faut que cette commission aille vers les Ivoiriens pour leur parler. Qu’elle aille dans les villes, les villages, les hameaux. Qu’elle ne reste pas dans les maisons climatisées. Qu’elle aille expliquer aux uns et aux autres que nous avons commis des erreurs.», estime le chanteur Tiken Jah Fakoly, dans un entretien publié sur Abidjan.net.

Jeuneafrique.com avec AFP