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Après Charlottesville, un tweet d’Obama le plus « aimé » de tous les temps

août 16, 2017

L’ex-président américain Barack Obama, le 9 mai 2017 à Milan, en Italie / © AFP/Archives / Andreas SOLARO

Une citation de Nelson Mandela tweetée dimanche par Barack Obama est devenue le tweet le plus « aimé » de l’histoire du réseau social, a indiqué Twitter mercredi.

« Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de ses origines, ou de sa religion », avait écrit dimanche le premier président noir des Etats-Unis, après qu’un sympathisant néo-nazi a tué une manifestante anti-racisme la veille à Charlottesville en Virginie.

Mercredi à 11H00 GMT, le tweet avait été « liké » – les abonnés avaient coché un petit coeur au bas du tweet – 3,1 millions de fois et retweeté 1,3 million de fois.

Barack Obama ne s’est pas autrement exprimé sur le sujet, que par cette citation du grand résistant à l’apartheid illustrée d’une photo du 44ème président des Etats-Unis souriant à quatre enfants, dont une petite fille noire et un bébé tout blond, qui le regardent d’une fenêtre.

M. Obama a également publié le reste de la citation de Nelson Mandela dans deux autres tweets sans photo et qui ont eu moins de succès: « Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, ils peuvent apprendre à aimer car l’amour jaillit plus naturellement du coeur humain que son opposé ».

Le président Donald Trump a déclenché une vague d’indignation mardi en affirmant que la responsabilité des violences qui ont endeuillé Charlottesville devaient être cherchées du côté de l’extrême-droite mais aussi de la gauche et des militants anti-racismes qui s’y étaient affrontés.

Ces déclarations, au cours d’une conférence de presse chaotique au ton souvent acerbe et accusateur, ont provoqué un tollé et plongé la Maison Blanche dans une nouvelle crise.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 13h43)                

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États-Unis: violents heurts à un rassemblement de la droite radicale

août 12, 2017

Photo de Twitter fournie par la police de l’Etat de Virginie montrant des arrestations lors d’échauffourées entre militants antiracistes et groupuscules de l’extrême droite américaines réunis à Charlottesville, le 12 août 2017 / © Virginia State Police/AFP / Virginia State Police

De violentes échauffourées ont éclaté samedi entre militants antiracistes et groupuscules de l’extrême droite américaine réunis à Charlottesville, en Virginie, conduisant le président Donald Trump à dénoncer la « haine » exprimée, la police interdisant finalement le rassemblement.

Dans un air chargé en gaz lacrymogène, les heurts opposant manifestants de la droite radicale et contre-manifestants se sont multipliés avant même le début prévu de l’événement, donnant lieu à des rixes, des jets de projectiles et des échanges de coups de bâton, selon une journaliste de l’AFP sur place.

Dans ce climat de haute tension, les craintes de débordements plus graves étaient avivées par la présence d’armes portées ouvertement par les manifestants, ainsi que le permet la loi dans l’Etat de Virginie.

Des membres de milices d’extrême droite s’étaient positionnés en tenue paramilitaire, fusil semi-automatique en bandoulière, non loin des forces de l’ordre très sollicitées.

Face aux incidents, la police en tenue anti-émeute a donc décidé peu avant midi (16H00 GMT) d’interdire la manifestation prévue et a procédé à l’évacuation du parc public où elle se tenait. Les forces de l’ordre ont procédé à un nombre inconnu d’interpellations.

Le gouverneur démocrate de la Virginie, Terry McAuliffe, a de son côté déclaré à la mi-journée un état d’urgence, une mesure permettant de mobiliser davantage de moyens policiers.

Les groupes de la droite radicale et identitaire américaine présents, dont le Ku Klux Klan et des néo-nazis, entendaient dénoncer de façon unitaire le projet de Charlottesville de déboulonner dans ce jardin municipal la statue d’un général sudiste favorable à l’esclavagisme.

– Les époux Trump réagissent –

« Nous devons TOUS nous unir et condamner tout ce qui représente la haine. Il n’y a pas de place en Amérique pour ce type de violences », a tweeté le président Donald Trump, à l’issue de la manifestation avortée.

D’habitude relativement avare en commentaires publics, la Première dame des Etats-Unis, Melania Trump, l’avait précédé en condamnant le sectarisme. « Rien de bon n’émerge de la violence », a-t-elle écrit sur Twitter.

Certains militants rassemblés, professant la suprématie de la race blanche, étant venus munis de drapeaux confédérés, un symbole considéré comme raciste par une bonne partie des Américains. D’autres arboraient des symboles nazis.

Le gouverneur McAuliffe avait appelé vendredi les habitants à éviter de se rendre à ce rassemblement, pour lequel un détachement de la Garde nationale de l’Etat avait été mis en alerte.

« De nombreuses personnes attendues (samedi) à Charlottesville veulent exprimer des idées considérées par beaucoup de gens, y compris moi-même, comme abjectes. Tant qu’ils le font pacifiquement, c’est leur droit », avait souligné Terry McAuliffe.

Les autorités redoutaient que des milliers de militants nationalistes et de militants antifascistes se retrouvent face-à-face à ce rassemblement, baptisé « Unite the Right Rally ».

– ‘Vitrine de haine’ –

« Cet événement pourrait offrir une vitrine historique de haine, en rassemblant en un seul lieu un nombre d’extrémistes inédit depuis au moins une décennie », avait averti Oren Segal, directeur du Centre sur l’extrémisme de l’Anti-Defamation League (ADL), une association de lutte contre l’antisémitisme.

Le 8 juillet dernier, quelques dizaines de membres du Ku Klux Klan s’étaient déjà rassemblés dans cette ville paisible et pittoresque, très largement surpassés en nombre par les manifestants antiracistes. Mais les images de ces extrémistes en robe traditionnelle avaient été diffusées dans le monde entier.

Cette fois-ci, la droite nationaliste espérait attirer nettement plus de partisans, grâce à la présence de différents responsables de la mouvance Alt-Right, qui avait soutenu Donald Trump pendant sa campagne.

Les experts doutent toutefois d’un véritable rapprochement entre ces différents groupes très disparates.

Les participants, censés venir de tous les Etats-Unis, ont rencontré des difficultés à se loger: la plateforme de location d’appartements Airbnb a annulé un nombre inconnu de comptes liés à l’extrême droite, en mettant en avant ses principes d’accueil indépendamment des origines ethniques.

Jason Kessler, l’organisateur du rassemblement, avait estimé sur Twitter que cette mesure équivalait à une « attaque contre la liberté d’expression et les droits civiques ».

De son côté, Paul Ryan, le leader républicain au Congrès, a dénoncé ce rassemblement de l’extrême droite comme un « spectacle répugnant » fondé sur un « sectarisme vil ».

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 20h02)