Posts Tagged ‘Charniers’

Congo/Génocide du Pool: les corps se ramassent à la pelle

avril 28, 2017

Les FAC et milices de Sassou sont ingénieuses dans le mal

Les dépouilles des civils abattus innocemment dans le pool sont ramenées en catimini à Brazzaville à bord de deux hélicoptères militaires pour être enterrées nuitamment. Cette manœuvre vise à cacher de potentiels charniers dans le Pool.

Un militaire ayant pris part à cette manœuvre, pris de remords, s’est confié à BrazzaNews en ce termes: « Je regrette de l’avoir fait mais je n’ai pas le choix. On peut m’éliminer. Si je te le dis c’est que je sais que c’est pas bien mais je n’ai pas le choix. Je ne peux pas refuser. Je garde juste mes preuves qui vont sortir tôt ou tard. L’affaire des Disparus du Beach c’est rien. Nous on a tout gardé, on a nos preuves. Les officiers vont tomber mais pas nous. »

En outre des éléments appartenant au général Ndenguet s’étaient rendus par la route dans le Pool pour récupérer à la fois des corps mais aussi des individus non identifiés qu’ils ont ramené à la maison d’arrêt. Par exemple des femmes arrêtées au marché de Kinkala, parce que soupçonnées de vendre des produits vivriers à des ninjas. D’autres tout simplement pour s’être plaintes de la présence des soldats dans leurs domiciles.

Les miliciens de Sassou se sont effectivement installés dans des domiciles obligeant les propriétaires à supporter cette cohabitation forcée. C’est une manière pour eux de se servir des villageois comme de boucliers humains au cas où leurs positions subiraient une attaque des résistants ninjas.

Même le long de la route qui mène de Mafouta (après le pont du Djoué) à Kinkala, les milices du pouvoir tiennent des positions à l’intérieur des domiciles des particuliers.

Avec Brazzanews.fr

RDC : l’ONU demande une commission d’enquête après la découverte de trois charniers dans le Kasaï

mars 8, 2017

La province est le théâtre depuis plusieurs mois de violences. Les Nations unies soupçonnent de « graves violations des droits de l’homme » par l’armée congolaise.

Province du Kansaï-Occidental (zone rouge) en République démocratique du Congo (RDC). Crédits : Google Earth
Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al-Hussein, a demandé, mercredi 7 mars, l’établissement d’une commission d’enquête sur les violences contre les civils en République démocratique du Congo (RDC).

« Mon bureau a récemment signalé un certain nombre de graves violations des droits de l’homme dans les provinces de Kasaï et de Lomami. Je félicite le gouvernement d’avoir pris rapidement des mesures pour enquêter » sur ces « allégations de meurtres par des soldats », a déclaré M. Zeid devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Mais « étant donné les rapports récents de violations graves et la découverte de trois charniers, j’exhorte le Conseil à établir une commission d’enquête afin de se pencher sur ces allégations », a-t-il ajouté.

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Il a également indiqué que son « bureau surveillera attentivement les développements judiciaires concernant les actions des forces de sécurité qui ont entraîné la mort de plus de 100 personnes en septembre et en décembre 2016 ».

« Aucun progrès véritable »

Il a par ailleurs déploré qu’« aucun progrès véritable n’a été accompli » dans le contexte de l’accord conclu le 31 décembre 2016 entre le pouvoir et l’opposition.

Ce compromis prévoit que le président Joseph Kabila, dont le mandat s’est achevé le 19 décembre et à qui la Constitution interdit de se représenter, restera en place pour une année supplémentaire. En contrepartie, l’opposition doit diriger un gouvernement de transition jusqu’aux nouvelles élections prévues fin 2017.

En février, M. Zeid avait appelé la RDC à mettre un terme aux « violations massives des droits de l’homme », dont apparemment des exécutions sommaires, perpétrées par ses forces armées.

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« Il existe des allégations crédibles de violations massives des droits de l’homme dans les provinces du Kasaï (Kasaï-Occidental et Kasaï-Oriental) et de Lomami (…) notamment des personnes prises pour cibles par les soldats pour leur affiliation supposée à une milice locale », avait-il affirmé.

Le Kasaï est le théâtre, depuis septembre 2016, d’une rébellion provoquée par la mort le mois précédent, lors d’une opération militaire, d’un chef coutumier local, Kamwina Nsapu, entré en conflit entre le pouvoir central de Kinshasa.

Lemonde.fr