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Canada(Québec): Pénurie de chauffeurs de taxi à Trois-Rivières: «On n’est pas capable de fournir»

juillet 26, 2021

Les entreprises du milieu des taxis souffrent elles aussi d’une pénurie de main-d’œuvre. Le problème, bien qu’accentué par la COVID-19, est causé par une multitude de facteurs.

Les entreprises de taxi à Trois-Rivières éprouvent à l’heure actuelle une forte pénurie de main-d’oeuvre. Le problème est causé par une multitude de facteurs.

© Olivier Croteau Les entreprises de taxi à Trois-Rivières éprouvent à l’heure actuelle une forte pénurie de main-d’oeuvre. Le problème est causé par une multitude de facteurs.

Le phénomène n’est pas récent, explique Sylvain Roy, de Taxi Coop. Depuis 2018, M. Roy est aux prises avec une multitude de problèmes par rapport aux embauches. «Je mets des annonces partout, je fais de la publicité. Depuis le début de l’été, j’ai eu douze nouveaux. Mais quand ils voient la longueur du processus, ils se découragent», explique celui qui précise que le problème est répandu au Québec. «À Coaticook, ils ont été obligés de fermer parce qu’il n’y avait pas assez d’employés.»

Chez Taxi élite, la pandémie a été carrément dévastatrice. Jacques Demontigny, copropriétaire de l’entreprise, explique que la pandémie et le couvre-feu ont influencé la constance de son personnel. En mars 2020, il a perdu 85 % de son effectif, qui n’est jamais complètement revenu. «Depuis milieu octobre, c’est compliqué. Lorsqu’il y a eu le couvre-feu, les chauffeurs sont partis puisqu’il n’y avait plus de clientèle. Quand la clientèle est revenue, les chauffeurs étaient sur la PCU», explique M. Demontigny. «Pour mon service de jour, j’ai encore 75 % de mes chauffeurs d’avant. Mais pour mon service de nuit, j’ai moins de 25 %.»

C’est ce que confirme aussi M. Roy. «Sur toutes les heures, on a moins de personnel qu’avant. Il y en a qui vendent, il y en a qui prennent leur retraite.»

Cette baisse des chauffeurs affecte la qualité du service. Taxi Coop, de son côté, assure que le temps moyen n’est pas affecté, mais qu’il y a plus de temps d’attente. Taxi Élite, quant à lui, n’arrive pas à reprendre son souffle depuis l’ouverture des bars. «On n’est pas capable de fournir, et là il n’y a pas encore d’amphithéâtre ni d’évènements», calcule M. Demontigny. Les temps d’attente peuvent parfois être de 1 h à 1 h 30 lorsque la demande est forte. «Pendant le Grand Prix, ce ne sera pas drôle», s’inquiète M. Demontigny.

TROP DE BUREAUCRATIE?

Depuis l’an passé, une nouvelle loi exige des mesures plus strictes pour pouvoir exercer le métier de chauffeur de taxi. «Il y a un paquet d’administration» déplore Sylvain Roy.

Le copropriétaire de Taxi élite corrobore: «Ça coûte 300 $ avant de pouvoir commencer à travailler!» De fait, depuis octobre 2020, la loi 17 exige que les chauffeurs acquièrent une formation en ligne au coût d’environ 150 $, un permis au coût d’environ 75 $ ainsi qu’un certificat de casier judiciaire vierge émis par la Sûreté du Québec, au coût de 87 $. «Faut avoir un certificat de dossier judiciaire vierge. Avant, n’importe quel poste de police le donnait pour 20 $. Il faut maintenant passer par la SQ. Ça coûte 87 $ et tu l’auras quand tu l’auras», explique M. Roy. En plus des frais, les chauffeurs doivent aussi s’enregistrer dans un module d’enregistrement des ventes et s’ouvrir un compte commercial. Les temps d’attente sont longs, allant jusqu’à deux mois dans les cas extrêmes. «Ça m’a pris quatre heures au téléphone avec un fonctionnaire», explique M. Roy, en signalant que les longues procédures en découragent plus d’un. Beaucoup de vétérans ont aussi abandonné, n’étant plus à l’aise avec la modernisation des méthodes de travail.

L’embauche est aussi difficile, compte tenu du fait que les entreprises ont peu de contrôle sur les tarifs imposés pour les courses. «Je ne peux pas augmenter le prix [des courses] comme je veux pour être en mesure de rivaliser avec la compétition», précise M. Demontigny, en expliquant que les autres entreprises des autres secteurs peuvent toujours atténuer les problèmes de main-d’oeuvre en augmentant les salaires. «On n’a pas de levier», assure Sylvain Roy. De fait, le prix des courses est régi par la Commission des transports du Québec.

Selon les employeurs, le problème n’est pas prêt de se résorber. Malgré les annonces d’embauche, peu de gens répondent à l’appel. «On met des annonces partout», assure M. Roy.

M. Demontigny, quant à lui, espère qu’il y aura plus de candidats lorsque le marché du travail sera pleinement rétabli de la pandémie. «Ma stratégie d’emploi, c’est d’attendre que la PCU finisse!»

Bien qu’inexistant à Trois-Rivières, le spectre d’Uber plane aussi sur l’industrie du taxi local. Le problème n’effraie pas trop les entreprises pour l’instant, mais reste que, considérant la dégradation de la qualité et de la quantité des effectifs, la possibilité demeure néanmoins plausible.

Avec  Alexis Lambert – Le Nouvelliste

Pandémie: les taxis londoniens broient du noir

juin 6, 2021

« La pandémie a fait des ravages », confesse Barry Ivens, qui comme ses collègues chauffeurs des emblématiques taxis noirs londoniens a beaucoup souffert financièrement et psychologiques de l’année écoulée.

Le chauffeur Barry Ivens devant son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

© Niklas HALLE’N Le chauffeur Barry Ivens devant son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

Le chauffeur de 53 ans, qui parcourt les rues londoniennes depuis un quart de siècle, explique n’avoir jamais rien vécu de comparable. Avec les trois confinements qui ont frappé le Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d’Europe par la pandémie avec près de 128.000 morts, les clients se sont faits extrêmement rares, explique-t-il en recherchant une course.

Le chauffeur Barry Ivens dans son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

© Niklas HALLE’N Le chauffeur Barry Ivens dans son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

L’homme a puisé dans tous les moyens possibles – demandant les aides du gouvernement, mettant sur pause les remboursements de ses prêts – pour s’en sortir financièrement. Mais la crise sanitaire a aussi durement affecté son moral. 

Lui qui fait partie d’un collectif de taxis proposant des visites de la capitale souffre du manque de contact social qu’il aimait tant dans son travail. « J’étais presque comme un guide de Londres, ça me manque tout le temps », soupire Barry Ivens.

 Le chauffeur Barry Ivens dans son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

© Niklas HALLE’N Le chauffeur Barry Ivens dans son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

« J’essaye de me concentrer sur le fait que je suis toujours là, que ma famille va bien et que je peux conduire mon taxi », essaye-t-il de relativiser, dressant un parallèle avec « l’attitude de (sa) grand-mère pendant la guerre ». 

– « Plein d’espoir » –

Alors que le Royaume-Uni sort progressivement de son dernier confinement, les clients reviennent peu à peu, donnant à des milliers de « cabs » londoniens l’espoir que le pire est derrière eux. 

Barry Ivens estime avoir récupéré deux tiers de ses courses, mais c’est à peine suffisant pour survivre. Le tiers restant constituait en effet sa « marge de profit », explique-t-il: « C’est ce tiers-là qui payait pour ma vie ». 

Le secteur est « plein d’espoir » et commence à voir « les premiers signes de relance », nuance Steve McNamara, de l’Association des Conducteurs de Taxis (LTDA). 

Mais il souligne que les chauffeurs ont malheureusement dû consommer toute leur épargne pour survivre à l’année écoulée.  « Toute marge de manœuvre a disparu », soupire-t-il.

Les dernières statistiques officielles montrent le lourd tribut que le secteur a payé à la pandémie: le nombre de licences officielles a diminué de 5.000 en un an, pour tomber à environ 13.700. 

« De nombreux chauffeurs ont mis leur véhicule à la casse, d’autres l’ont vendu ou ont rendu leur licence », explique M. McNamara, évoquant de « terribles histoires » de « véhicules saisis et d’huissiers qui frappent aux portes ».

C’est pourquoi M. McNamara craint une « pénurie massive de taxis, quand les choses commenceront véritablement à reprendre ». D’autres, au contraire, s’inquiètent que le télétravail se pérennise, leur confisquant une partie de leur clientèle. 

Les travailleurs « reviennent au compte-gouttes », observe Paul, 59 ans et 20 ans de métier. « Mais ce qui nous inquiète, c’est que les gens ne reviendront travailler que deux ou trois jours » par semaine.

– « Londres à cœur » –

Autre manque à gagner pour les taxis: les touristes étrangers, actuellement peu nombreux à se rendre au Royaume-Uni en raison de la quarantaine obligatoire en arrivant depuis la plupart des pays. 

Pour M. McNamara, le retour des touristes fera en effet « une énorme différence », même si en attendant « les choses continuent de s’améliorer ». 

Mais après des années difficiles face à la concurrence d’applications de chauffeurs moins chers, certains craignent que le futur des taxis londoniens ait été définitivement compromis par la pandémie malgré les efforts nécessaires. 

Les chauffeurs de ces emblématiques taxis bombés – conçus à l’origine pour accueillir des passagers dotés de chapeaux haut-de-forme – ont en effet dû passer un examen diaboliquement difficile. Testant leur mémoire des rues et itinéraires, il dote la capitale de conducteurs particulièrement qualifiés, mais nécessite des années d’études et pas mal d’argent. 

« Il faut faire perdurer ces professions -c’est là-dessus que Londres s’est construite », plaide M. Ivens.

Avec FAP par jj-cdu/gmo/uh

Congo: Les habitants de Brazzaville confrontés aux problèmes de transport

mai 17, 2013

Le déplacement à Brazzaville est devenu un véritable casse-tête chinois. Dans les arrêts de bus, il faut attendre une heure ou deux heures pour trouver un bus qui emprunte son itinéraire. La situation perdure et semble ne pas trouver de solution.


Les habitants de Brazzaville confrontés aux problèmes de transport
Aux heures de pointe, les arrêts de bus sont saturés de personnes : pas d’autocars qui font de lignes directes, tous préférant les demi-terrains, c’est-à-dire, le morcellement du trajet. Par exemple, les bus qui partaient de Jane Vial (5ème arrondissement) pour le quartier Kombo, s’arrêtent désormais à Texaco-Tsiémé, puis engagent un deuxième trajet vers le Terminus Mikalou (6ème arrondissement). De là, ils abordent une troisième courses vers le lycée Thomas Sankara, et ainsi de suite. Cette situation est observée sur tous les itinéraires des transports en commun de la ville capitale.

Conséquence : les Brazzavillois sont obligés de payer le double ou le triple du prix habituel de la course pour pouvoir arriver à temps à destination. Au lieu de 150 francs CFA, ils paient 300 à 450 francs CFA en aller et le même prix au retour. Ce problème fait partie des retards des travailleurs à leurs postes et des élèves à l’école.

Quelques citoyens rencontrés dans les arrêts de bus expliquent : «Désormais, il m’est difficile d’arriver à mon lieu de travail à temps. Je suis à l’arrêt de bus depuis 7heures. Là, il est 8 heures je n’ai pas encore trouvé de bus», a indiqué Essere Pierre, agent SNE à l’antenne de Kombo.

Quant à Ngapika Alain, il a déploré : «Quand il y avait des lignes directes, je payais 150 francs CFA pour me rendre au travail et le même prix pour rentrer chez moi. Actuellement, mon budget de transport a augmenté parce que je dois prendre plusieurs bus. Malgré les demi-terrains, les bus sont toujours difficiles, comme s’il n’y en a plus à Brazzaville».

De leurs côtés, les chauffeurs évoquent les embouteillages comme motif des demi-terrains. «Il y a trop d’embouteillage.Nous restons longtemps coincés sur la route et cela constitue un manque à gagner pour nous. Nous sommes donc obligés de faire des demi-terrain», a expliqué Féfé, un chauffeur de bus. Certains chauffeurs de bus et même de taxi ont opté de ne plus prendre certains itinéraires pour éviter des embouteillages.

Il sied de souligner qu’en 2010, la mairie de Brazzaville avait fixé les itinéraires des transports en commun, afin de mettre un terme aux difficultés de transport. Mais, cette mesure semble avoir échoué.

Congo-site.com par messilah Nzoussi

Kenya: quatre humanitaires étrangers et leur chauffeur enlevés

juin 29, 2012

Quatre travailleurs humanitaires étrangers et un de leurs chauffeurs ont été enlevés vendredi dans l’un des camps de réfugiés de Dadaab, situés dans l’est du Kenya près de la frontière somalienne, a-t-on appris auprès de la police.

« Quatre travailleurs humanitaires étrangers ont été enlevés avec leur chauffeur, qui était probablement un Kényan, » a affirmé Philip Ndolo, responsable policier régional. Selon une autre source policière, un autre chauffeur est décédé quand le convoi humanitaire a été attaqué dans le camp Ifo II de Dadaab.

« Nous avons reçu l’information selon laquelle un véhicule transportant des travailleurs humanitaires a été attaqué dans le camp Ifo, » a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère kényan de la Défense, Cyrus Oguna.

« Ils étaient dans un véhicule tout terrain Toyota Land Cruiser quand ils ont été attaqués, » a indiqué cette deuxième source policière. « Le véhicule a été emmené avec eux. Une équipe est à leur poursuite, nous ne savons pas s’ils sont passés de l’autre côté (en Somalie, NDLR).  »

L’attaque est survenue près des locaux du Norwegian Refugee Council (NRC), mais l’organisation humanitaire, à Oslo, ne pouvait à ce stade pas non plus confirmer ou non avoir été attaquée.

En octobre, deux employées espagnoles de Médecins sans frontières (MSF) avaient été enlevées à Dadaab, avant d’être emmenées en Somalie voisine.

Cet enlèvement avait été l’un des éléments déclencheurs de l’intervention armée du Kenya dans le sud somalien.

L’opération militaire a été lancée contre les insurgés somaliens shebab, récemment intégrés à Al-Qaïda et que Nairobi tient pour responsables d’une série d’enlèvements et attaques sur son sol. Les shebab n’ont depuis cessé de menacer le Kenya de représailles.

Le complexe de camps de réfugiés de Dadaab est le plus grand au monde, composé essentiellement de Somaliens qui fuient depuis plus de 20 ans violences et sécheresses chroniques dans leur pays.

Jeuneafrique.com avec AFP