Posts Tagged ‘chef du gouvernement’

Madagascar : démission du gouvernement « Kolo »

janvier 13, 2015

Le président malgache Hery Rajaonarimampianina.
Le président malgache Hery Rajaonarimampianina. © AFP

La présidence malgache a annoncé le 12 janvier la démission de l’ensemble du gouvernement dirigé depuis avril 2014 par Roger Kolo.

Le président Hery Rajaonarimampianina a signé lundi12 janvier, un décret prenant acte de cette démission et donnant ordre aux ministres sortant d’expédier les affaires courantes. La présidence est restée silencieuse sur les motifs de cette démission, pourtant anticipée par la presse locale qui relayait des rumeurs ces dernières semaines.

Roger Kolo, médecin radiologue de 71 ans, avait été nommé Premier ministre en avril 2014 après cinq mois de tractations à la suite de l’élection du président Hery Rajaonarimampianina en janvier de la même année. Ce dernier ne souhaitait pas choisir comme chef du gouvernement, une personnalité imposée par l’ex homme fort du pays Andry Rajoelina.

Problèmes d’approvisionnement en énergie

Parmi les raisons évoquées par la presse malgache, la mauvaise gestion de l’approvisionnement en électricité qui a entraîné des délestages récurrents sur la Grande Ile. Deux personnes ont trouvé la mort en décembre après des manifestations contre les délestages à Tamatave (Est). Le limogeage du ministre de l’Énergie, Richard Fihenena, n’a rien changé à la situation. Mais, selon les observateurs, la crise liée à l’énergie ne peut suffire à elle seule à expliquer une démission en bloc d’un gouvernement nommé il y a moins d’un an.

Suites du dialogue national

Le président Hery Rajaonarimampianina a rencontré il y a quelques jours les anciens présidents malgaches Albert Zafy, Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina dans un hôtel proche de l’aéroport d’Ivato, au nord-ouest d’Antananarivo. Cette rencontre, deuxième du genre, est une initiative des Églises du pays en vue de relancer la réconciliation nationale.

Hery Rajaonarimampianina qui n’a pas de majorité parlementaire, pourrait décider de nommer un gouvernement d’union nationale, incluant toutes les tendances de la vie politique de la Grande Ile.

La nomination du gouvernement Kolo en avril 2014 marquait un retour à l’ordre constitutionnel total après cinq années de transition. Le nouveau gouvernement pourrait marquer, s’il parvenait à incarner une union nationale, le retour à la stabilité politique à Madagascar.

Jeuneafrique.com avec AFP

France: Netanyahu remercie l’employé musulman du supermarché casher de Paris ayant sauvé des otages en les cachant

janvier 11, 2015

Paris – Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a remercié dimanche Lassana Bathily, l’employé musulman du supermarché casher de Paris qui a sauvé vendredi la vie à plusieurs clients du magasin en les aidant à se cacher du preneur d’otages Amedy Coulibaly.

Dans un discours à la Grande synagogue de Paris, le chef du gouvernement de l’Etat hébreu a également salué la position très ferme et la ‘détermination du président français François Hollande et du Premier ministre Manuel Valls – venus rendre hommage aux victimes à la synagogue – contre le nouvel antisémitisme et le terrorisme.

Dans cette allocution en hébreu, Benjamin Netanyahu a dit vouloir remercier Lassana Bathily, l’employé musulman d’origine malienne du supermarché casher qui a sauvé des clients de ce magasin de la Porte de Vincennes, dans l’est de Paris, en les cachant. Quatre juifs ont trouvé la mort dans cette prise d’otages. Dix-sept personnes au total ont été tuées en trois jours à Paris.

J’apprécie la position très ferme et la détermination du président François Hollande et du Premier ministre Manuel Valls contre le nouvel antisémitisme et contre le terrorisme, a-t-il aussi souligné.

Notre ennemi commun c’est l’islam radical, extrémiste, pas l’islam normal, a-t-il remarqué. Avant d’ajouter, dans la langue de Molière cette fois: Ca, c’est la vérité !

Citant plusieurs organisations islamistes, dont le groupe Etat islamique, le front Al Nosra, Boko Haram, le Hamas et le Hezbollah, Benjamin Netanyahu a souligné qu’elles étaient selon lui toutes des branches du même arbre, même si elles mènent des guerres parfois terribles entre elles.

Lorsque nous nous défendons, nous défendons l’ensemble des valeurs de l’Occident, a-t-il martelé, soulignant qu’Israël est au côté de l’Europe.

Le chef du gouvernement israélien a également fait valoir auprès des juifs français rassemblés à la grande synagogue qu’ils avaient le droit de vivre en sécurité dans chaque endroit où ils choisiraient de vivre, en particulier en France.

Mais il a immédiatement insisté sur le fait que tous les juifs et toutes les juives qui souhaiteraient émigrer en Israël ser(aie)nt accueillis à bras ouverts, avec toute notre chaleur.

Le sujet sensible de l’émigration des juifs de France en Israël avait donné lieu à une passe d’armes à fleurets mouchetés samedi entre Benjamin Netanyahu et Manuel Valls. Le premier avait estimé qu’Israël était le foyer des juifs de France, ce à quoi le second avait répliqué que la France, sans les juifs de France, n’est plus la France.

Romandie.com avec(©AFP / 11 janvier 2015 22h19)

Maroc: mort d’Abdellah Baha, ministre d’Etat et proche du chef du gouvernement

décembre 7, 2014

Rabat – Le ministre d’Etat Abdellah Baha, un des plus proches collaborateurs du chef du gouvernement marocain Abdelilah Benkirane, est mort dimanche soir dans un accident, a-t-on appris auprès d’un responsable du Parti Justice et développement (PJD, islamiste), dont il était un des principaux dirigeants.

L’accident est survenu vers 18h00 dans la ville de Bouznika. Il a été percuté par un train qu’il n’a pas vu au moment de traverser la voie, a indiqué à l’AFP le vice-secrétaire général du PJD, Slimane El Amrani, qui s’est rendu sur les lieux de l’accident, entre Rabat et Casablanca (nord-ouest).

Selon un communiqué de son parti, le choc s’est produit alors que le ministre d’Etat était sorti de son véhicule.

Ce décès a été confirmé dans un communiqué distinct par le ministère de l’Intérieur, qui a mentionné un accident ferroviaire. La Gendarmerie royale a ouvert immédiatement une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’accident, selon la même source.

Plusieurs ministres se sont également rendus sur place, tandis que les hommages ont rapidement afflué. D’après la page officielle du PJD sur Facebook, les obsèques auront lieu mardi.

Agé de 60 ans, Abdellah Baha était surnommé la boîte noire du PJD par les médias en raison de sa place stratégique au sein du parti, sa connaissance des dossiers politiques et sa grande proximité avec Abdelilah Benkirane.

Dirigeant historique de la formation islamiste, ce natif du Souss (sud-ouest) était à ce titre également qualifié de bras droit du chef du gouvernement, dont il fut l’un des premiers compagnons de route, durant les décennies d’opposition.

Dans un récent entretien au site d’informations Media24, M. Benkirane racontait leur première invitation commune par Hassan II, au cours des dernières années du règne du père de l’actuel souverain, Mohammed VI.

Abdellah Baha a notamment occupé le poste de secrétaire général adjoint du parti islamiste et a un temps dirigé le journal Attajdid, quotidien du Mouvement Unicité et Réforme (MUR), proche du PJD, dont il a également été membre du bureau exécutif.

Depuis 2002, il était représentant (député) de Rabat-Chellah, une des principales circonscriptions électorales de la capitale.

Son parti, le PJD, dirige une coalition gouvernementale depuis un succès historique aux élections législatives de fin 2011, dans le contexte du Printemps arabe.

Romandie.com avec(©AFP / 08 décembre 2014 02h02)

Coup d’État au Lesotho : un ministre affirme être le nouveau chef du gouvernement

septembre 1, 2014

Des soldats en patrouille à Maseru, le 30 août 2014 au Lesotho.
Des soldats en patrouille à Maseru, le 30 août 2014 au Lesotho. © AFP

Le ministre de la Fonction publique du Lesotho, Motloheloa Phooko, a affirmé lundi être le Premier ministre en exercice. L’actuel chef du gouvernement Thomas Thabane s’est réfugié en Afrique du sud à la suite d’un coup de force de l’armée survenu samedi.

Deux jours après la fuite du chef du gouvernement du Lesotho, à la suite d’un coup de force de l’armée, le ministre de la Fonction publique a affirmé lundi être le « Premier ministre en exercice ».

Motloheloa Phooko, membre du Lesotho Congress for Democraty (LCD), hostile au Premier ministre Thomas Thabane réfugié en Afrique du Sud, affirme que le protocole lui octroie cette fonction en l’absence du Premier ministre et du vice-Premier ministre, tous deux à Pretoria.

Jeuneafrique.com avec AAFP

 

Libye: la présidence du Parlement ne reconnaît pas l’élection du Premier ministre

mai 4, 2014

Tripoli – Le premier vice-président du Parlement libyen, Ezzeddine al-Awami, a indiqué que le Premier ministre élu dimanche dans la confusion n’avait pas réuni le nombre de voix requis pour obtenir la confiance du Congrès, dans une lettre adressée au chef du gouvernement sortant.

Selon la lettre publiée sur le site du gouvernement, le candidat au poste du Premier ministre, Ahmed Miitig, a obtenu 113 votes, en deça des 120 voix requises. M. Awami demande au chef du gouvernement actuel, Abdallah al-Theni, de continuer à gérer les affaires courantes jusqu’à la nomination d’un nouveau Premier ministre.

Dans une autre lettre adressée aux membres du Congrès général national (CGN, Parlement), et publiée aussi par le gouvernement, M. Awami affirme clairement que l’élection de M. Miitig est nulle et illégale.

M. Awami assure l’intérim en l’absence du président du CGN, Nouri Abou Sahmein, qui se trouve à l’étranger.

Le porte-parole du cabinet sortant, Ahmed Lamine, a indiqué à la télévision Libya Al-Ahrar, que le gouvernement allait appliquer les directives qui lui sont parvenues de la présidence du Congrès.

Le second vice-président du Congrès Salah Al-Makhzoum avait annoncé l’élection de M. Miitig avec 121 voix, après avoir obtenu, lors d’un précédent décompte, 113 voix, en deça du nombre requis de 120 votes favorables.

Des députés ont contesté le nouveau comptage, affirmant que le premier résultat annoncé avait déjà été validé et la séance levée.

M. al-Awami, avait annoncé initialement la levée de la séance après l’échec du Congrès à réunir les 120 voix requises pour donner sa confiance au Premier ministre.

Des députés avaient toutefois réclamé la poursuite des négociations pour tenter de convaincre des députés de donner leur confiance à M. Miitig et attendre d’autres députés qui étaient alors absents.

La télévision nationale a interrompu la retransmission avant de la reprendre une heure plus tard pour annoncer le nouveau résultat.

M. Miitig est arrivé rapidement au Congrès où il a prêté serment, devant les caméras de la télévision nationale.

Romandie.com avec(©AFP / 04 mai 2014 23h02)

Italie: Silvio Berlusconi appelle à voter la confiance à Enrico Letta

octobre 2, 2013

L’ancien président du conseil italien Silvio Berlusconi a créé la surprise mercredi, en appelant les parlementaires italiens à voter la confiance au gouvernement d’Enrico Letta. L’instabilité politique est « un risque fatal », a pour sa part prévenu le chef du gouvernement italien Enrico Letta.

« Nous avons décidé, non sans débat interne, de voter la confiance », a déclaré le Cavaliere dans une courte allocution au Sénat, quatre jours après avoir provoqué une crise politique dans le pays.

« L’Italie court un risque fatal, qui dépend d’un oui ou d’un non. Je vous invite à donner un exemple de cohésion », a pour sa part affirmé Enrico Letta. Dressant un bilan très positif de l’action de son gouvernement de coalition gauche-droite, il a rappelé dans un discours solennel que la troisième économie de la zone euro avait pu « sortir du cauchemar » de la récession.

« Mon gouvernement est né au Parlement et s’il doit mourir, il mourra ici, au Parlement (…) Ayez le courage de m’accorder votre confiance », a-t-il lancé aux sénateurs.

Le suspense reste entier sur l’issue du vote qui doit intervenir à la mi-journée après un débat. M. Letta compte sur les voix des rebelles du parti de centre-droit, le Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi.

Démissions refusées

Le premier d’entre eux, le vice-Premier ministre Angelino Alfano, un avocat sicilien de 42 ans présenté jusqu’ici comme le dauphin de Silvio Berlusconi, s’est déclaré « fermement convaincu que notre parti tout entier doit voter la confiance à Letta ». Aux antipodes de son mentor, qui a répété son intention de « mettre un terme au gouvernement Letta ».

Pour faciliter la tâche aux modérés du PDL, M. Letta a refusé les démissions des cinq ministres du parti de Silvio Berlusconi. M. Alfano a d’ailleurs pris sa place, assis aux côtés du chef du gouvernement durant son discours, alors que dans les rangs du PDL, M. Berlusconi, arrivé en retard, écoutait, les mains jointes devant la bouche.

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