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Burundi: le chef historique des ex-rebelles des FNL refait surface

août 5, 2013

BUJUMBURA (Burundi) – Agathon Rwasa, chef historique du principal mouvement d’opposition burundais, les ex-rebelles des Forces nationales de libération (FNL), fera sa première réapparition publique mardi après trois ans de maquis, en vue de préparer l’élection présidentielle de 2015, a annoncé lundi à l’AFP son porte-parole.

Ex-rebelle converti à la politique, Agathon Rwasa était retourné dans la clandestinité à la suite du boycott par l’opposition burundaise des élections générales de 2010. Le dirigeant historique des FNL était depuis constamment qualifié de menace par le pouvoir burundais.

M. Rwasa se trouve à Bujumbura depuis quelques jours et fera sa réapparition publique mardi à 10h00 (08h00 GMT), devant ses militants et de nombreux invités dont des représentants de la communauté internationale, a précisé son porte-parole, Aimé Magera.

L’information a été confirmée par des sources diplomatiques.

M. Rwasa, qui est le leader naturel de l’opposition, vient pour rassembler ses militants et la population burundaise, pour préparer les élections de 2015, parce qu’il a l’intention de se présenter comme candidat à la présidentielle, a poursuivi le porte-parole.

En reprenant le maquis en juin 2010, M. Rwasa avait affirmé craindre pour sa vie. Depuis, le Burundi a été secoué par une série de violences imputées quasiment systématiquement par le pouvoir aux FNL.

M. Rwasa n’a jamais repris les armes, il n’a jamais appelé à la violence, (…) c’était un complot pour l’éliminer car il a renoncé définitivement à la guerre, a cependant assuré lundi M. Magera.

Selon le porte-parole, le retour de l’ex-rebelle n’a donné lieu à aucune négociation avec le pouvoir, mais le gouvernement sait depuis quelques temps quand et où il va réapparaître publiquement et a donné des garanties de sécurité pour son retour.

Des sources diplomatiques ont pourtant affirmé que son retour a été négocié par la communauté internationale, qui, en échange, a obtenu de M. Rwasa qu’il cesse de contester le résultat des élections de 2010.

Dimanche sur la radio privée Rema FM, le ministre burundais de l’Intérieur, Edouard Nduwimana, a de son côté simplement indiqué que M. Rwasa pouvait rentrer comme tout Burundais qui désire revenir dans son pays natal.

Les amis et la famille qui iront l’accueillir le feront à titre privé, et non en l’honneur d’un chef de parti politique, a-t-il toutefois prévenu, interdisant à tous de porter l’uniforme des FNL, dont M. Rwasa a été évincé il y a quelques mois au profit d’un proche du pouvoir, Emmanuel Miburo.

Depuis qu’il a repris le maquis en 2010, la localisation de M. Rwasa a toujours prêté à confusion.

Il a été signalé à plusieurs reprises dans la province troublée du Sud-Kivu en République démocratique du Congo, en Tanzanie et en Zambie.

Son porte-parole assure lui qu’il n’a jamais quitté le Burundi, mais se cachait au sein de la population burundaise qui l’a protégé. C’est maintenant le bon moment pour qu’il réapparaisse.

Romandie.com avec (©AFP / 05 août 2013 15h37)

Helen Gurley Brown ne prodiguera plus de conseils sexo

août 16, 2012

L’emblématique rédactrice en chef de Cosmopolitan nous a quittés

Helen Gurley Brown ne prodiguera plus de conseils sexo
 L’été 2012 est une période sombre pour la presse féminine. Après la disparition d’Anna Piaggi, emblématique modeuse italienne, c’est Helen Gurley Brown, la rédactrice en chef historique du Cosmopolitan US qui disparaît.
 
Elle aura passé toute sa vie à distribuer ses précieux conseils, bien souvent coquins, aux femmes du monde entier. Helen Gurley Brown, après trente années à la tête des éditions internationales du magazine féminin Cosmopolitan, est morte à l’hôpital presbytérien de New York, après un court séjour. Helen avait 90 ans. «Nous sommes très tristes de vous annoncer que la rédactrice historique de Cosmo, Helen Gurley Brown, est décédée, a tweeté Cosmopolitan. Elle a révolutionné le magazine et donné du pouvoir aux femmes à travers le monde.»
 
En 1962, Helen Gurley Brown rédige le livre de sa vie: Sex and the Single Girl, soit le sexe pour les femmes célibataires. Un ouvrage charnière dans son histoire, mais aussi dans celles de milliers de femmes à travers le monde. «Avant que j’écrive mon livre, l’idée était que le sexe était réservé aux hommes et que les femmes devaient seulement satisfaire le plaisir masculin, avait-elle confié en 2006. Mais j’ai écrit ce que je pensais être vrai: que le sexe donne du plaisir aux femmes et aux hommes.» Une déclaration qui nous paraît aujourd’hui obsolète mais qui pourtant à l’aube des années 1960 a fait l’effet d’une bombe. 

Helen Gurley Brown, femme forte et déterminée, travaillera par la suite pendant trente ans pour Cosmopolitan, partageant ses conseils sexo pour le plus grand plaisir de ses inconditionnelles lectrices, ce qui fait encore aujourd’hui la ligne éditoriale du magazine. Véritable «icône» pour Franck Bennack, PDG du groupe Hearst Corporation qui détient Cosmo, il a salué «une vraie pionnière, dont l’impact sur la culture populaire et la société a été ressenti dans le monde entier.» 

La presse féminine est à nouveau endeuillée – après la disparition d’Anna Piaggi-, mais les héritières d’Helen Gurley Brown à travers le monde sont prêtes à poursuivre son engagement.

 Par Pauline Gallard

 

Sénégal: le président Wade en campagne dans la Casamance toujours en guerre

février 11, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlMoment fort de la campagne pour la présidentielle du 26  février, le président sénégalais Abdoulaye Wade se rendait samedi en Casamance  (sud), région en proie à une rébellion indépendantiste qu’il avait pourtant  promis de régler en « 100 jours » à son arrivée au pouvoir en 2000.

Le président Wade est arrivé par avion en fin de matinée à Cap Skirring,  ville balnéaire de Casamance, où il a été accueilli à l’aéroport par plusieurs  centaines de ses partisans avec pancartes et affiches électorales aux couleurs  de leur champion « Wade 2012 ».

Il devait ensuite se rendre par la route à Oussouye, Bignona, puis  Ziguinchor, trois chefs lieux de département où il tiendra des meetings, selon  le programme officiel de sa visite.

Alors que la campagne électorale pour la présidentielle du 26 février où M.   Wade, 85 ans, brigue un troisième mandat, bat son plein, de nombreux Sénégalais  profitent de l’occasion pour rappeler les promesses non tenues du chef de l’Etat  sortant.

Lors de sa première élection en 2000, le président Wade s’était engagé à  résoudre le conflit casamançais « en 100 jours ».  Douze ans plus tard, les  attaques se poursuivent, alternant avec les périodes de relative accalmie.

Commencée en 1982, la guerre « oubliée » de Casamance, séparée du nord du  Sénégal par la Gambie, a fait des milliers de victimes, civiles et militaires,  malgré plusieurs accords de paix entre Dakar et la rébellion indépendantiste du  Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), signés et aussitôt  caducs.

Les affrontements, braquages et embuscades entre des militaires et des  membres réels ou supposés du MFDC se poursuivent à intervalles réguliers, et se  sont même intensifiées depuis novembre 2011.

Les divisions au sein du mouvement rebelle se sont amplifiées depuis la mort  en décembre 2007 du chef historique du MFDC, l’abbé Augustin Diamacoune Senghor,  rendant plus difficiles les négociations avec Dakar, annoncées et reportées  plusieurs fois.

« rassemblements citoyens et non violents » contre la candidature Wade

Dans son message à la nation pour le Nouvel An, le président Wade a affirmé  être disposé à « poursuivre le dialogue avec le MFDC pour une solution pacifique  de la crise ».

Il s’est dit favorable à une médiation de la communauté Sant’Egidio, avec  notamment la tendance la plus radicale de la rébellion, dirigée par Salif Sadio.

Depuis le début de la campagne électorale il y a une semaine, le président  Wade enchaîne les meetings en province, faisant valoir les « avancées de son pays  vers le développement », et réclamant une réelection dès « le premier tour ».

Face à lui, le Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposition et société  civile, poursuit sa « résistance pacifique » pour obtenir le retrait de sa  candidature.

La campagne « en commun » des huit candidats du M23, dont le célèbre chanteur  Youssou Ndour, a cependant marqué le pas en fin de semaine, la presse locale  s’interrogeant sur les raisons de cette « pause » apparente.

L’unité affichée des premiers jours semble même se fissurer entre candidats  d’opposition, l’ex-Premier ministre Macky Sall mène ainsi campagne depuis une  semaine de son côté, suscitant les critiques à peine voilées d’autres candidats.

Le collectif de rappeurs Y’en a Marre a appelé à des « rassemblements citoyens  et non violents » samedi et dimanche à Dakar sur la Place de l’Obélisque,  esplanade devenue le lieu symbole de la contestation et où se sont tenues  dernièrement plusieurs manifestations contre la candidature de Wade.

Cette candidature alimente les tensions au Sénégal depuis des mois et sa  validation par le Conseil constitutionnel le 27 janvier a provoqué des violences  qui ont fait quatre morts en cinq jours.

Elle est également critiquée par les principaux partenaires occidentaux du  Sénégal, dont la France et les Etats-Unis.

Pour l’opposition, M.  Wade a épuisé ses deux mandats légaux et sa nouvelle  candidature est un « coup d’Etat constitutionnel ».  Dans le camp de M.  Wade, on  affirme que les réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui permettent  d’être candidat.

Jeuneafrique.com avec AFP