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Tchad: Moment de recueillement des Chefs d’État aux obsèques d’Idris Déby

avril 23, 2021

Avec AlghadTV

Les chefs d’État du G5 Sahel en sommet extraordinaire à Niamey après la tuerie d’Inates

décembre 14, 2019

Les chefs d'État du G5 Sahel, lors de la conférence du 6 février 2018 à Niamey

Les chefs d’État du G5 Sahel, lors de la conférence du 6 février 2018 à Niamey © DR/Présidence Niger

 

Les présidents du G5 Sahel vont se réunir dimanche pour un sommet extraordinaire à Niamey, pour se concerter après la tuerie d’Inates.

« Hier notre voisin le Niger enterrait 71 de ses soldats tombés sous les balles de ceux qui veulent installer le chaos. Notre solidarité ne fera pas défaut au Niger, demain avec mes frères du G5 Sahel, nous irons à Niamey et nous allons nous concerter », a déclaré Ibrahim Boubacar Keïta en ouverture d’un forum de dialogue politique à Bamako.

Cette réunion des chefs d’État du G5 Sahel – Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Tchad – , se tiendra dimanche à Niamey « pour discuter des problèmes de sécurité » dans la région, a confirmé samedi la présidence nigérienne.

Le président tchadien Idriss Déby Itno participera à la réunion, a assuré un porte-parole de la présidence tchadienne.

Le Burkina Faso, qui assure la présidence tournante du G5 Sahel, n’a pour l’heure pas communiqué au sujet de cette réunion.

Réagir suite au drame d’Inates

Le président nigérien a décrété un deuil national de trois jours, de vendredi à dimanche, pour rendre hommage à ses 71 soldats tués mardi dans l’attaque du camp militaire d’Inates, dans l’ouest du pays. Cette attaque, la pire de l’histoire de ce pays, a été revendiquée par le groupe État islamique.

L’assaut contre le camp d’Inates a été mené par « plusieurs centaines » de combattants « lourdement armés » selon le ministère de la Défense nigérien, qui a évoqué des combats d’une « rare violence ».

Le Niger a rendu hommage vendredi à ses soldats tués, lors d’une cérémonie solennelle de levée des corps et avec des prières dans les mosquées. « J’ai décidé de venir pour témoigner de la reconnaissance de la patrie inconsolable mais nullement vaincue à ces hommes (…), nos héros, nos martyrs », a déclaré le président Mahamadou Issoufou sur le tarmac de la base aérienne 101 de Niamey, devant les sacs mortuaires recouverts du drapeau du Niger, en présence des familles des victimes.

« Votre mort est glorieuse », a continué le président nigérien. « Vous avez consenti le sacrifice de vos vies pour protéger le Niger de la barbarie de ceux qui tels des vampires n’aspirent qu’à s’abreuver de sang, de ceux qui détruisent non seulement des vies mais notre religion ». « Jamais l’islam n’a connu d’arme de destruction aussi massive et aussi redoutable que le terrorisme. L’islam se détruit de l’intérieur au nom de l’islam », a-t-il poursuivi.

« Renforcer nos alliances »

Alors que les opinions publiques des pays du Sahel contestent depuis plusieurs mois la présence militaire française dans la région, Mahamadou Issoufou a promis « de renforcer encore plus nos alliances et la coordination de nos forces pour lutter ensemble contre les ennemis de la liberté, contre l’ignorance et l’obscurantisme ».

Le chef de l’État a décoré de la Croix de la vaillance chacun des soldats, qui seront enterrés au « Carré des Martyrs », sur la base.

En dépit du renforcement des armées locales, de la constitution d’une force militaire internationale du G5 Sahel, et de la présence de 4 500 militaires français de la force antiterroriste Barkhane ainsi que de militaires américains, la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader dans tout le Sahel.

Le Mali a ainsi récemment été frappé dernièrement par une série d’assauts sanglants : plus de 140 soldats ont été tués, cet automne provoquant un véritable traumatisme dans ce pays.

Le Burkina avait perdu 24 militaires en août, dans un assaut contre la base de Koutougou, également près de la frontière malienne.

Les chefs d’État du G5 Sahel avaient déjà prévu de se concerter avant de se rendre au sommet de Pau, en France, organisé à l’initiative du président français Emmanuel Macron, mais qui a depuis reporté à janvier, à la suite de l’attaque d’Inates.

L’exigence de « clarté » d’Emmanuel Macron

Le président français a déclaré vouloir « reclarifier le cadre et les conditions politiques » de l’intervention militaire française dans la région à l’occasion de ce sommet de Pau.

Il a affirmé par ailleurs vouloir davantage de « clarté » de la part de ses homologues sahéliens au sujet de la présence française, qui suscite une contestation grandissante parmi les populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Afrique centrale : sommet extraordinaire de chefs d’Etat sur l’avenir du franc CFA

novembre 22, 2019

Le président camerounais Paul Biya a présidé vendredi à Yaoundé l’ouverture d’un sommet extraordinaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), qui regroupe six pays, pour débattre notamment de l’avenir du franc CFA. Après les pays d’Afrique de l’Ouest, c’est au tour de l’Afrique centrale de questionner la pertinence d’une monnaie aux réserves de change déposées en France et convertible en euro, présentée par certains comme «héritée de la colonisation». «Les présentes assises nous donnent à nouveau l’occasion d’échanger et d’arrêter des mesures complémentaires pouvant consolider le redressement économique de notre sous-région», a déclaré Paul Biya.

Le sommet de Yaoundé, qui doit s’achever vendredi, est consacré notamment à la situation économique des pays de la Cémac que sont le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Dans un dossier de presse transmis à l’AFP, la présidence camerounaise a indiqué que l’avenir du franc CFA faisait aussi partie des thèmes inscrits à l’ordre du jour des travaux des chefs d’Etat qui se déroulent à huis clos.

Frein au développement ?

«La monnaie héritée de la colonisation (le franc CFA) divise les économistes et les chefs d’Etat de la zone Franc», a écrit la présidence camerounaise. Cette monnaie «est présentée par de nombreux experts en finances comme un frein au développement», a-t-elle ajouté. «Ceux qui sont pour le maintien du franc CFA avancent l’argument de la stabilité qu’offre cette monnaie face aux spéculations», a poursuivi la présidence camerounaise, sans préciser quelle était la position du Cameroun.

La zone franc est constituée des pays de la Cémac et de ceux de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), où certains officiels ont ouvertement pris position en faveur du remplacement du franc CFA par une autre monnaie. En Afrique centrale, les dirigeants sont plus réservés sur la question.

Cinq chefs d’Etat sur les six que compte la Cémac prennent part au sommet de Yaoundé. Il s’agit du Camerounais Paul Biya, du Centrafricain Faustin-Archange Touadéra, du Congolais Denis Sassou Nguesso, de l’Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et du Tchadien Idriss Déby Itno. Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, est représenté par son Premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé.

Par Le Figaro avec AFP

RDC/Kinshasa : Cérémonie du dépôt des gerbes de fleurs par les chefs d’État

juin 1, 2019

 

Publiée le 1er juin 2019 par Ma Mission TV

Chine-Afrique: affluence record de chefs d’État et de gouvernement au sommet de Pékin

septembre 2, 2018

Le président chinois Xi Jinping avec son homologue Paul Kagame, à Kigali, le 23 juillet 2018. © Stringer/AP/SIPA

Le 7e Forum sur la coopération sino-africaine s’ouvre ce lundi 3 septembre, à Pékin, sur fond de crise de la dette. Pendant deux jours, les dirigeants de 53 pays africains tenteront, entre autres, de renégocier les conditions de financement de leurs projets.

Sommet Chine-Afrique, les 3 et 4 septembre à Pékin

Seul le Swaziland manquera à l’appel. Dernière alliée de Taïwan en Afrique, la petite monarchie sera l’unique État africain à ne pas être représenté à Pékin lors de l’ouverture, le 3 septembre, du 7e Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), qui aura, pour la troisième fois de son histoire depuis 2001, valeur de sommet.

En présence du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutterres, de nombreux chefs d’État et de gouvernement ont fait le déplacement pour ce qui s’annonce comme le plus grand événement diplomatique de l’année dans l’Empire du Milieu. Un millier de participants sont en effet attendus pendant deux jours.

Premier arrivé, dès le 28 août, l’Ivoirien Alassane Dramane Ouattara a, depuis, été rejoint par le Béninois Patrice Talon, le Sénégalais Macky Sall (coprésident du sommet), le Gabonais Ali Bongo, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Rwandais Paul Kagame, le Camerounais Paul Biya, le Guinéen Alpha Condé, le Nigérian Muhammadu Buhari et le Sud-Africain Cyril Ramaphosa. Le Maroc est représenté par son Premier ministre, Saadeddine El Othmani, l’Algérie ayant, elle, délégué son ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel.

Entretiens avec Xi Jinping

La plupart des chefs d’État ont pu s’entretenir ce week-end avec leur homologue Xi Jinping et signer des mémorandums. Neuf accords de coopération ont été ainsi paraphés le 31 août, au Grand palais du peuple, par le président ivoirien pour la création du port sec de Ferkessedougou, l’extension de l’aéroport d’Abidjan ou la conception et la construction de la centrale thermique de San Pedro.

Scellant le rétablissement des liens diplomatiques avec Pékin, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a également échangé avec les dirigeants d’entreprises de construction (China Harbour Engineering Company – CHEC -, China Three Gorges Corporation et CGCOC) et d’institutions de financement (China Development Bank et Eximbank), faisant le point sur les projets d’infrastructures comme le chemin de fer vers le Ghana. CHEC négocie actuellement un prêt avec l’Eximbank chinoise pour la construction de l’autoroute Ouagadougou-Bobo Dioulasso (1,3 milliard de dollars). Alpha Barry, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, a annoncé que les dons seraient « trois fois supérieurs à ceux qui étaient alloués par Taïwan » d’ici à la fin 2018.

Parmi les contrats signés, on peut aussi mentionner trois projets autoroutiers au Cameroun, un investissement de 180 millions d’euros dans une centrale hydro-électrique de 70 MW au nord du Gabon, des projets d’infrastructures télécom – pour 328 millions de dollars – au Nigeria… D’autres accords pourraient être bouclés d’ici à mardi 4 septembre.

Le Sénégal espère, par exemple, obtenir 500 milliards de francs CFA de financements pour des infrastructures autoroutières et pour le lancement de la deuxième phase du pôle urbain de Diamniadio. La RD Congo souhaite, quant à elle, solliciter Pékin pour le financement du barrage du Grand Inga.

Nouvelles routes de la Soie

Dans le cadre de l’initiative des nouvelles routes de la Soie, grand dessein du président Xi, entamé en 2013, la Chine a multiplié les investissements sur le continent, dans les infrastructures et les parcs industriels, au cours des dernières années. Selon le Mofcom, le ministère du Commerce chinois, 3 milliards de dollars ont ainsi été investis annuellement en Afrique par Pékin depuis 2015. Une politique destinée à mieux sécuriser son approvisionnement en ressources naturelle et à développer ses échanges, quitte à délocaliser une partie de sa chaîne de production, comme la Chine a commencé à le faire en créant des zones économiques spéciales en Éthiopie, dans le but de mieux servir les consommateurs africains et européens.

Mais au-delà du financement de projets, des questions d’industrialisation et de transferts de compétences, plusieurs chefs d’État du continent sont aussi venus au Focac pour y solliciter de l’aide afin de les aider à maintenir l’équilibre de leurs finances publiques.

Car c’est près de 132 milliards de dollars de dettes que l’Afrique a contractées depuis vingt ans auprès de Pékin, selon les dernières évaluations de l’institut américain The China Africa Research Initiative (CARI), obligeant certains pays comme l’Éthiopie, la Zambie ou le Cameroun à restructurer une partie des créances détenues par la Chine.

Si le président congolais Denis Sassou Nguesso sollicitera la coopération de son plus grand créancier, dans ses négociations pour obtenir des fonds du FMI, son homologue camerounais Paul Biya espère, lui, rééchelonner ses engagements auprès d’un partenaire qui lui a octroyé 3 000 milliards de francs CFA – mobilisés depuis 2007.

Critiques occidentales

L’hôte du sommet a tenu, cette semaine, à balayer les critiques occidentales. « Les projets de développement chinois ne représentent pas la majorité de la dette des pays africains », a ainsi déclaré mardi le vice-ministre chinois du Commerce, Qian Keming, ajoutant que le fardeau de la dette avait été aggravé par la crise financière mondiale et la chute des prix des matières premières.

Reste que face à l’augmentation de la dette publique des États africains, la Chine a réduit récemment ses investissements sur le continent (si on fait exception des fonds débloqués pour l’Angola) et devrait, en dépit des annonces attendues lors du Focac, continuer à être plus regardante sur les conditions d’attribution de ses financements.

Elle a jusqu’à mardi pour définir avec ses partenaires africains un nouveau cadre de coopération pour les trois ans à venir. En 2021, le Focac se déroulera à Dakar.

Jeuneafrique.com  par

Union africaine : les présents et les absents du 29e sommet des chefs d’État

juillet 3, 2017

Lors du dernier sommet de l’UA, à Addis-Abeba, en Ethiopie, le 30 janvier 2017. © Mulugeta Ayene/AP/SIPA

Les dirigeants du continent se retrouvent ce lundi à Addis-Abeba pour un sommet de transition. Alpha Condé, Alassane Ouattara ou encore Joseph Kabila sont là mais plusieurs poids lourds du continent sont absents.

Le défilé des berlines présidentielles devant les palaces d’Addis-Abeba a débuté dimanche 2 juillet au soir. Pendant deux jours, la capitale éthiopienne abritera le 29e sommet des chefs d’État et de gouvernement africains. Principal sujet à l’ordre du jour : la réforme de l’Union africaine (UA). Certaines des crises qui secouent le continent, notamment celles au Mali, au Soudan du Sud et en Libye seront également au cœur des discussions entre dirigeants africains.

Le président en exercice de l’UA, le Guinéen Alpha Condé, est arrivé à Addis-Abeba à la veille du sommet pour présider une série de réunions, dont une sur l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables, un des mécanismes installés par la Conférence sur le Climat, la Cop 21, à Paris.

Dimanche, Denis Sassou-Nguesso (Congo-Brazzaville) a, quant a lui, dirigé une rencontre du Comité de haut niveau de l’UA pour la Libye. Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale, avait fait le déplacement, ainsi qu’une partie des voisins du pays en crise.

Le G5 Sahel au grand complet

Alassane Ouattara a lui atterri dès samedi soir, en compagnie de son épouse, Dominique. Réunis en sommet hier dimanche, les présidents du G5 Sahel, Idriss Déby Itno (Tchad), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso), Ibrahim Boubacar Keïta (Mali) et Mahamadou Issoufou (Niger), devraient, quant à eux, arriver à l’aube ce lundi matin après un vol direct en provenance de Bamako.

Présent pour le sommet historique de janvier dernier marquant le retour du Maroc au sein de l’UA, Mohammed VI sera cette fois-ci représenté par son frère, le prince Moulay Rachid, qui prononcera un discours en son nom. Le souverain marocain a été chargé de présenter un rapport sur le thème de la migration, en liaison avec le sujet choisi pour cette 29è édition : « tirer pleinement parti du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ».

Kagamé arrivé, présence de Kabila remarquée

Parmi les autres présidents présents, il y a le Rwandais, Paul Kagamé, initiateur du projet de réforme de l’Union africaine qui doit être un des thèmes majeurs de ce 29ème sommet. L’arrivée de Joseph Kabila, dimanche soir, a été particulièrement remarquée, le président de République Démocratique du Congo se déplaçant rarement pour les sommets du continent. Alors que plusieurs dignitaires de son régime, accusés de « graves violations des droits de l’homme », ont été récemment sanctionnés par l’Union européenne et les Etats-Unis, il vient demander le soutien politique de l’UA, selon son entourage. Les autorités congolaises ont dénoncé des sanctions « illégales » cherchant à « déstabiliser » le pays. Le Gabonais, Ali Bongo Odimba, et le Zimbabwéen, Robert Mugabé, sont également attendus.

Absence de poids lourds 

Le plus grand absent à cette messe africaine sera certainement le Sud-Africain Jacob Zuma. La tenue du sommet a coïncidé avec une conférence cruciale du parti au pouvoir, l’ANC, en proie à des divisions internes. Il sera représenté par sa ministre des Affaires étrangères, Maite Nkoana Mashabane. Autre poids lourd du continent absent, Muhammadu Buhari. Depuis près d’un mois, le président nigérian est à Londres pour des raisons médicales. Yemi Osinbajo, son vice-président, le remplacera.

Manqueront aussi à l’appel le président sénégalais, Macky Sall, dont le pays se prépare à tenir des élections législatives le 30 juillet. Il se fera représenter par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye. Le président égyptien, Abdefettah al-Sissi, en raison de le visite officielle qu’il effectue actuellement en Hongrie, ne sera pas là non plus.

De même pour le Camerounais, Paul Biya, qui n’a pas foulé le parquet du centre de conférences de l’UA depuis une décennie, ainsi que pour le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, affaibli par la maladie, et qui a dépêché à ce sommet son Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune. L’Angolais Eduardo Dos Santos se fera représenté par son ministre de la Défense et successeur désigné, l’ancien général José Lourenço.

El Béchir ne vient pas, Pierre Nkurunziza non plus

L’absence du président soudanais, Omar El Béchir, est, en revanche, une surprise. Sous mandat d’arrêt de la CPI, le président aime habituellement défier la justice internationale en retrouvant ses pairs. Il se fera représenter par son numéro 2, Hassabo Mohamed Abdul-Rahman.

Pierre Nkurunziza, qui n’a plus quitté son pays depuis mai 2015, ne fera pas exception pour ce sommet d’Addis-Abeba. Son pays est plongé dans une grave crise depuis sa réélection, en 2015, pour une troisième mandat controversé. L’Union Africaine avait alors tenter de faire pression sur le président burundais et avait un temps envisagé l’envoi d’une force africaine, avant de se raviser.

Jeuneafrique.com Par et – envoyées spéciales à Addis-Abeba

Chefs d’Etat, diplomates, hommes d’affaires, le Who’s who des écoutes britanniques en Afrique

décembre 8, 2016

Plongée inédite sur le détail d’interventions visant vingt pays africains, réalisées par les services secrets britanniques entre 2009 et 2010.

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C’est un panorama rare sur la réalité de l’espionnage satellitaire moderne. Loin d’une vision technique et abstraite, il donne à voir non seulement le visage des victimes des interceptions, mais aussi l’étendue de cette surveillance, à l’échelle d’un continent, l’Afrique. Les nouveaux documents extraits par Le Monde, en collaboration avec le site The Intercept, des archives de l’ex-consultant de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine Edward Snowden confiées à Glenn Greenwald et Laura Poitras, offrent, en effet, une plongée inédite sur le détail d’une collecte visant vingt pays africains, réalisée par les antennes des services secrets britanniques (GCHQ) entre 2009 et 2010.

Les dizaines de relevés d’interceptions que Le Monde a pu consulter correspondent à un moment particulier du travail des techniciens du GCHQ. Ces rapports font état du succès avec lequel ils sont parvenus à détourner des flux de communications satellitaires et concluent qu’ils peuvent, désormais, passer à la collecte systématique.

L’identité des cibles figure dans les listes de centaines d’interceptions du GCHQ : des chefs d’Etat, des premiers ministres en poste ou ayant quitté le pouvoir, des diplomates, des chefs militaires et du renseignement, des membres de l’opposition et les principaux acteurs de la vie économique et financière de vingt pays africains. C’est la souveraineté politique, économique et stratégique de ces territoires souvent gouvernés par des dirigeants alliés de la Grande-Bretagne qui est ainsi violée.

Lire aussi :   La RDC, étroitement scrutée par les espions britanniques et américains

  • Les chefs d’Etat et premiers ministres

Au premier rang des cibles du GCHQ figurent les chefs d’Etat et les premiers ministres. Principal partenaire économique du Kenya, la Grande-Bretagne et ses services secrets interceptent les échanges du président Mwai Kibaki et de ses conseillers les plus stratégiques, mais aussi ceux du premier ministre Raila Odinga en mars 2009. Il en va ainsi de l’Angola, premier producteur de pétrole d’Afrique, dirigé depuis 1979 par le président José Eduardo dos Santos. Toujours selon ces rapports d’interception, en 2009, le palais présidentiel de Luanda a été visé. Cette année-là, l’Angola est frappée par la baisse brutale des cours des matières premières et la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, se rend à Luanda pour renforcer la coopération stratégique. La Grande-Bretagne partage alors leurs informations pour assurer leur mainmise sur la région.

A 924 km plus au nord, de l’autre côté d’une frontière qui fut traversée par des troupes angolaises venues soutenir Laurent Désiré Kabila durant la seconde guerre du Congo (1998-2003), Kinshasa est également étroitement surveillée. Depuis l’assassinat de son père en janvier 2001, le fils, Joseph Kabila, a pris les rênes de ce géant d’Afrique et semble intriguer les espions britanniques qui visent toutes ses télécommunications ainsi que celles de ses proches conseillers politiques, diplomatiques et militaires.

En Afrique de l’Ouest, le GCHQ a opéré des interceptions massives au Nigeria. Dans son ancienne colonie, membre du Commonwealth, les espions britanniques suivent en temps réel les télécommunications du président Umaru Yar’Adua, de son aide de camp et de ses proches conseillers, comme son secrétaire principal et son conseiller spécial. Ils visent également le vice-président de ce pays, le plus peuplé du continent et première puissance économique régionale. Le chef d’Etat nigérian étant malade – il décède le 5 mai 2010 –, son successeur Goodluck Jonathan figure aussi parmi les lignes téléphoniques à intercepter.

Le dispositif est le même au Ghana, où le président John Kufuor et ses collaborateurs sont écoutés, mais aussi en Sierra Leone dirigé par Ernest Koroma, dont le numéro de mobile est intercepté. Plus au nord, en Guinée-Conakry, les Britanniques surveillent les échanges téléphoniques et électroniques de Kabiné Komara, premier ministre de la junte dirigée par le président putschiste Moussa Dadis Camara, dont les proches conseillers sont aussi mentionnés dans les bases de données consultées par Le Monde. Au Togo, les télécommunications du chef d’Etat, Faure Gnassingbé, sont aussi interceptées.

  • Les anciens présidents et premiers ministres

Dans les relevés d’interceptions datées de 2009 consultés par Le Monde apparaissent également plusieurs anciens chefs d’Etat et de gouvernement que les Britanniques et leurs alliés semblent toujours suivre de près. Y figurent l’ancien chef d’Etat nigérian, Olusegun Obasanjo (1999-2007), et son homologue de Sierra Leone, Ahmed Tejan Kabbah (1998-2007). Dans ce dernier pays d’Afrique de l’Ouest ravagé par une décennie de guerre civile, un homme est particulièrement ciblé : l’ancien président et chef de guerre Charles Taylor, de même que ses principaux lieutenants. Taylor a été jugé, en avril 2012, pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » par la Cour spéciale pour la Sierra Leone et condamné à cinquante ans de prison.

A Conakry, Cellou Dalein Diallo et Lansana Kouyaté, anciens premiers ministres du dictateur Lansana Conté, aujourd’hui chefs de file de l’opposition, sont alors visés. Si les Britanniques suivent de près ce qui se trame dans l’est de la République démocratique de Congo (RDC) et au palais présidentiel de Kinshasa, de l’autre côté du fleuve Congo, c’est l’ancien chef d’Etat, Pascal Lissouba (1992-1997), en exil en France, qui a été au cœur de leur surveillance en 2009. Jugé proche des sociétés pétrolières anglo-saxonnes, il avait été renversé en 1997 par Denis Sassou-Nguesso qui était soutenu militairement par la France et l’Angola.

  • La diplomatie

Le GCHQ s’est intéressé de près aux diplomaties de ces pays. L’une de leurs cibles, le Burkinabé Djibril Bassolé, interrogé par Le Monde, a indiqué : « Ce que je disais au téléphone, je le disais en public. » Il est aujourd’hui incarcéré à Ouagadougou pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » dans le cadre de la tentative de coup d’Etat de septembre 2015. Mais, six ans plus tôt, il était ministre des affaires étrangères du Burkina Faso et pilotait le soutien à la rébellion ivoirienne pour le compte de Blaise Compaoré. Il intervenait pour le compte de l’Union africaine et des Nations unies comme médiateur dans la crise du Darfour, une activité diplomatique qui lui a sans doute valu d’être espionné par les services secrets britanniques.

La surveillance des réseaux diplomatiques africains est aussi large que celle ciblant les dirigeants. Les ministres des affaires étrangères du Nigeria, du Kenya, du Zimbabwe, du Soudan et de Libye, ainsi que leurs plus proches collaborateurs sont écoutés, leurs courriels interceptés, une manière de contrôler l’évolution de ces Etats. On relève ainsi l’intérêt marqué pour les bureaux du ministère des affaires étrangères nigérian et notamment les lignes téléphoniques fixes et mobiles du directeur de cabinet du chef de la diplomatie Ojo Maduekwe.

Pour renforcer leur dispositif d’espionnage, les services secrets britanniques ont étendu leur espionnage aux ambassades africaines. L’ambassadeur du Zimbabwe à Kinshasa, son homologue de RDC à Brasilia, l’ambassade du Soudan à Islamabad, les ambassades du Nigeria à Ankara, Pretoria, Tripoli, Yaoundé, Téhéran ou encore les locaux genevois de la mission du Nigeria auprès de l’ONU. A Riyad, en Arabie saoudite, ils ont ciblé les ambassades d’Erythrée, d’Algérie, de Guinée et du Soudan. L’ambassadeur de Syrie à Khartoum figure aussi sur la base de données. Les réseaux diplomatiques tchadiens sont surveillés de près, de Moscou à Tripoli.

  • Les services de renseignement et les rebelles

Dans ces pays, souvent instables, les Britanniques accordent un intérêt tout aussi prononcé aux services de renseignement et aux mouvements rebelles, potentiels successeurs aux régimes alors en place. Alors que le Darfour, à l’ouest du Soudan, est en proie à un conflit armé depuis 2003, les services secrets britanniques interceptent les télécommunications des mouvements rebelles. Les lignes téléphoniques ouvertes aux Emirats arabes unis, au Qatar, au Tchad ou en Libye de plusieurs leaders de la rébellion figurent dans la base de données. Exemple : Jibril Ibrahim Mohammed, frère de Khalil Ibrahim, chef du Mouvement pour la justice et l’égalité qui sera tué en 2011.

Lire aussi :   En Afrique, les organisations internationales surveillées de toutes parts

Dans cette région marquée par les rébellions, les services secrets britanniques suivent de près les télécommunications des caciques des groupes armés soudanais mais aussi tchadiens, comme le démontrent les interceptions visant Albissaty Saleh Allazam, du Conseil d’action révolutionnaire. Les services de renseignement extérieur et intérieur libyens sont, par ailleurs, particulièrement ciblés par leurs homologues britanniques. De même en RDC où les principaux dirigeants de l’armée et des services sont visés. Et plusieurs lignes d’interception précisent « liés aux services de renseignements d’Egypte ».

Plusieurs membres du Mouvement d’émancipation du delta du Niger (MEND), groupe armé qui lutte contre les grandes majors pétrolières anglo-saxonnes dans le sud pétrolifère du Nigeria, sont placés sur écoute. De 2004 à 2014, date d’un accord politique avec les autorités nigérianes, ils menacent des intérêts pétroliers anglo-saxons en s’attaquant aux tankers et aux pipelines au nom d’une revendication économique et environnementale. Lors de la prise d’otage d’un Britannique par le MEND, on découvre que le GCHQ surveille autant les militaires, les services de renseignement et les négociateurs nigérians et britanniques que les chefs du groupe rebelle.

  • Les acteurs financiers et économiques

Les objectifs du GCHQ ne sont pas que politiques. On trouve, en effet, au sein des listes les principales élites économiques et financières, des ministres aux industriels et aux philanthropes, comme le Kényan Chris Kirubi. Aujourd’hui considéré comme l’un des Africains les plus riches et influents, le milliardaire nigérian Tony Elumelu a aussi été ciblé par les interceptions des services britanniques en 2009. Ami du président d’alors, Umaru Yar’Adua, il est à la tête de la United Bank of Africa (UBA).

Au Nigeria, on relève aussi bien les identifiants du ministre des finances, du ministre du pétrole comme ceux des systèmes de télécommunications ou des principales banques comme Zenith Bank. Apparaissent également les coordonnées du richissime Dahiru Mangal, le plus grand contrebandier de la région, originaire de Katsina, comme le chef de l’Etat nigérian, qu’il soutient financièrement, de même que son homologue du Niger. A Lagos, capitale économique, les espions britanniques n’omettent pas de surveiller les télécommunications de l’Africa Finance Corporation, institution financière panafricaine de financement des infrastructures. Le vice-président, Solomon Asamoah, est particulièrement visé.

En RDC, outre le vice-ministre des mines, c’est le tout puissant conseiller spécial de Joseph Kabila, Augustin Katumba Mwanke, qui est dans les radars. Cet homme discret a la haute main sur les contrats miniers et organise ce que la communauté internationale qualifie de « pillage des ressources naturelles » au service du clan au pouvoir.

D’autres hommes d’affaires proches de Joseph Kabila figurent parmi les personnalités visées, comme Victor Ngezayo à la tête d’un groupe d’hôtellerie notamment. Politique et affaires vont de pair au Katanga où le populaire gouverneur, Moïse Katumbi, profite de sa position pour orchestrer l’exploitation minière. Proche de Joseph Kabila grâce à qui il a pu constituer sa richesse, M. Katumbi a rallié l’opposition à son maître d’hier qu’il vodrait affronter désormais dans les urnes.

Les télécommunications de grands groupes étrangers opérant sur le continent sont également surveillées. Il en va ainsi du spécialiste italo-suisse de logistique Mediterranean Shipping Company. La plupart des opérateurs de télécommunications sont espionnés, comme le sud-africain MTN, les Saoudiens de Saudi Telecom, France Télécom et Orange.

Lemonde.fr par et Simon Piel

Congo/Joseph Badila: On ne peut pas être dictateur et franc-maçon

février 26, 2016

 

Joseph Badila, ancien Grand Maître franc-maçon, Très-Puissant Souverain et Grand Commandeur fustige les Chefs d’État africains francs-maçons qui ne sont pas démocrates.

 

Débat constitutionnel : Lorsque les propositions de la direction du R.c font des émules

août 26, 2014

Invité Afrique de Radio-France internationale (R.f.i), le vendredi 22 août dernier, l’opposant congolais (RDC), Clément Kanku Bukasa, leader du M.s.r (Mouvement social pour le renouveau), a fait la proposition d’accorder aux chefs d’État sortant, un statut particulier qui puisse garantir leur sécurité. En réalité, cette idée a déjà été émise sur la rive droite du fleuve Congo, par la direction du R.c (Rassemblement citoyen), parti membre de la majorité présidentielle, comme contribution au débat constitutionnel qui bat son plein dans le pays, depuis quelques mois.

Dans la Constitution à venir, le R.c pense qu’il faut introduire cet aspect, afin de renforcer la démocratie. A l’époque, cette idée, malgré sa pertinence, était mal interprétée.

Que dit le bureau exécutif national dans sa réflexion publiée dans notre édition du mardi 17 juin 2014?

«Récemment, lors du Forum de Forbes tenu à Brazzaville, deux anciens chefs d’État, les présidents Obasanjo du Nigeria, et Jerry Rawlings du Ghana, et un ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, étaient venus partager notre réflexion sur l’objet du forum. C’est ce jour-là que nous avons compris l’immensité du gâchis des acquis de la Conférence nationale souveraine. Que faisons-nous de nos anciens chefs d’État, à la fin de leurs mandats?

Jerry Rawlings, Thabo Mbeki, Abdou Diouf, Pierre Buyoya et tant d’autres n’ont jamais été inquiétés, après avoir quitté le pouvoir à la fin de leurs mandats. Les nôtres, nous les traquons comme des criminels et cherchons même à leur ôter la vie ainsi qu’aux leurs. C’est là que nous nous trompons. Régler ce problème, c’est régler le débat d’aujourd’hui sur la Constitution, sur tout le processus électoral actuellement en débat. La garantie d’une retraite paisible à celui qui a dirigé notre pays».

Dans le débat sur la Constitution, la direction du R.c verse ce point qu’elle juge important. Car, si la Constitution est changée par référendum, ce point reviendra toujours à la fin du nouveau mandat présidentiel, au cas où l’actuel président trouve la chance de décrocher un nouveau mandat.

Interviewé par Radio-France internationale, l’opposant de la RDC l’explique à sa manière: «Les principales garanties sont des garanties d’ordre sécuritaire, d’abord. On doit assurer sa sécurité et il faut lui garantir cette sécurité. Il faut absolument qu’il ait une garde rapprochée. Quand on assume certaines fonctions d’État, on n’a pas que des amis… Il faut des immunités aux chefs d’État sortants, pour que cela soit une garantie sur le plan personnel…».

Précisant sa proposition, il a affirmé: «Nous disons que nous allons répertorier les immunités du chef d’État, nous allons faire un travail sérieux pour que [celui-ci] soit sécurisé sur les plans des immunités, mais que cela ne soit pas un boulevard accordé pour qu’il puisse s’adonner à n’importe quelle activité, en se disant qu’il aura des immunités après».

La seule différence est qu’au niveau de la RDC, l’opposant souhaite que cette proposition soit transformée en loi qui entre en vigueur dès 2015, année de l’élection présidentielle, pour «créer ainsi les conditions d’une alternance paisible».

La proposition du R.c vise, par contre, la prochaine Constitution. Au cas où l’on change de Constitution, ce parti de la majorité souhaite que cet aspect soit pris en compte. Ce qui laisse sous-entendre que le R.c n’est pas opposé au changement de constitution.

En effet, la direction du R.c pense qu’il ne faut pas reproduire les mêmes erreurs qu’en 2002, lorsque l’actuelle Constitution était élaborée. On pensait que l’horizon 2016 était si éloigné que c’était inutile de s’en soucier. Voilà qu’il arrive et que les problèmes se posent dans les mêmes termes. D’où la nécessité de changer la Constitution. C’est pourquoi il faut l’inscrire dans la future Constitution, au cas où le référendum constitutionnel se tient. La direction du R.c espère que, cette fois, le bien-fondé de sa proposition sera compris, et que les préjugés nés des incompréhensions seront balayés.

Lasemaineafricaine.net par Joël NSONI

Sommet États-Unis-Afrique : qui en sera ?

juin 24, 2014

Quels chefs d’État du continent se rendront à Washington pour le sommet États-Unis-Afrique des 5 et 6 août prochain et quel en sera le programme ? Éléments de réponse.

À moins de deux mois du prochain sommet États-Unis-Afrique, on y voit un peu plus clair sur l’identité des chefs d’État que Barack Obama accueillera à Washington les 5 et 6 août.

Les délégations devraient arriver dès le 4 pour assister à une manifestation organisée par le Congrès. Puis, elles dîneront à la Maison Blanche, rencontreront 300 chefs d’entreprise et participeront à un « dialogue interactif » avec le président américain – sans tête-à-tête.

Michelle Obama a de son côté élaboré un programme spécial premières dames. Mais tous les chefs d’État ne sont pas les bienvenus. En principe, Washington définit sa liste des participants en se référant à la composition de l’Union africaine (UA)…

À quelques exceptions près. Ainsi, malgré sa réintégration au sein de l’institution, la Guinée-Bissau n’a pas été invitée. Madagascar, qui ne figurait pas au nombre des heureux élus, a reçu un carton une fois sa transition achevée. La Centrafrique en revanche ne sera pas reçue.

L’Égypte « en cours d’examen »

Quant à l’Égypte, réintégrée par l’UA, son cas est « en cours d’examen », indique le département d’État. Et le Maroc, qui n’appartient pourtant pas à l’Union, est attendu – contrairement aux responsables de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

Restent interdits de sommet Omar el-Béchir, le président soudanais, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), l’Érythréen Issayas Afewerki et le Zimbabwéen Robert Mugabe, toujours soumis à des sanctions américaines.

Mais d’autres États en délicatesse avec Washington (comme l’Ouganda, qui a durci sa législation homophobe) ne seront pas exclus de l’événement. Son thème, « investir dans la prochaine génération », en dit toutefois long sur l’opinion d’Obama à l’égard de ceux qui modifient leur Constitution pour s’accrocher au pouvoir.

Jeuneafrique.com par Pierre Boisselet