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Dix choses à savoir sur… Moncef Slaoui, le chercheur marocain recruté par Trump

mai 22, 2020

Le chercheur d'origine marocaine Moncef Slaoui, à Washington le 15 mai.

Le chercheur d’origine marocaine Moncef Slaoui, à Washington le 15 mai. © © SAMUEL CORUM/The New York Times-REDUX-REA 

Chercheur en immunologie originaire du Maroc, Moncef Slaoui s’est vu confier par le président américain Donald Trump la direction scientifique d’un ambitieux programme. Son objectif ? Trouver un vaccin contre le coronavirus.

1. Sauveur de l’Amérique ?
C’est à cet homme de 60 ans, détenteur de la triple nationalité maroco-belgo-américaine, que Donald Trump vient de confier la direction scientifique de l’opération « Warp Speed ». Son but ? Développer rapidement un vaccin contre le coronavirus afin que des millions de doses soient disponibles avant la fin de l’année.

2. Millionnaire
Après près de trente années de carrière au sein du groupe pharmaceutique GSK, il entre au conseil d’administration de Moderna en 2017. Cette société mène aujourd’hui des essais cliniques sur un vaccin  contre le coronavirus. Pour éviter tout conflit d’intérêts, il a donc été contraint de vendre les 156 000 stock-options de Moderna qu’il détenait encore, pour plus de 10 millions de dollars.

3. Mentor et concurrent
Chez GSK, il présidait le département vaccins – un poste auparavant occupé par Jean Stéphenne, son mentor –, avant de devenir le numéro deux du groupe. Figure du monde pharmaceutique, Stéphenne dirige actuellement CureVac, un laboratoire allemand qui cherche également un vaccin contre le coronavirus.

4. Super-chercheur
Natif d’Agadir, il assiste, enfant, au décès de sa sœur, qui a succombé à la coqueluche. C’est à ce moment-là que naît sa vocation. Son palmarès en recherche et développement est impressionnant : il a contribué au développement de quatorze vaccins, y compris contre le cancer de l’utérus ou la gastro-entérite infantile à rotavirus.

5. Histoire belge
Après avoir obtenu son bac au lycée Mohammed-V, à Casablanca, il rate son inscription à la faculté en France et doit se résoudre à rejoindre l’Université libre de Bruxelles (ULB). Il pense alors n’y rester qu’une année, mais il achèvera finalement ses études dans le pays et obtiendra la nationalité belge.

S’il trouvait un vaccin contre le Covid-19, le prix Nobel de médecine lui serait tout destiné en 2021.

6. Espoirs déçus
En 1986, il tente de revenir s’installer au Maroc, mais les facultés de médecine de Rabat et de Casablanca se montrent peu intéressées par sa spécialisation en immunologie et en biologie moléculaire. Dès lors, il comprend que sa place est ailleurs.

7. Solidarité
De retour en Belgique, il ne rompt pas les liens avec son pays d’origine. Les nombreux étudiants marocains de médecine de l’ULB se souviennent de ce jeune docteur brillant et avenant qui leur a rendu de nombreux services.

8. Virus de l’amour
À la fin des années 1990, alors qu’il est professeur d’université en Belgique, il décide de suivre aux États-Unis la virologue qui deviendra son épouse, Kristen Belmonte (elle a été recrutée outre-Atlantique pour travailler sur un vaccin contre le sida). Les premières années, il en profite pour approfondir ses études post-doctorales à l’université de Harvard puis à Boston.

9. Une pointure
Chercheur de renom, il compte une centaine d’articles et de présentations scientifiques à son actif. Il est également membre de plusieurs conseils d’administration et des comités consultatifs de différentes fondations s’intéressant à la recherche médicale. Parmi elles, le National Institutes of Health américain.

10. Futur Prix Nobel ?
En 2016, le magazine Fortune le plaçait déjà au 29e rang de son top 50 des « personnalités qui changent le monde ». En 2021, le prix Nobel de médecine lui serait tout destiné s’il parvenait à être le premier à mettre au point un vaccin contre le coronavirus.

Avec Jeune Afrique par Fahd Iraqi – à Rabat

Congo/Traite négrière : Arsène Francoeur Nganga poursuit ses recherches

février 11, 2020

 

 

Le chercheur congolais Arsène Francoeur Nganga, anthropologue et écrivain, est le premier africain qui bénéficie d’une résidence de recherche d’une année à la John Carter Brown Library qui fait partie de l’université éponyme aux États-Unis d’Amérique.

 

Membre du laboratoire d’histoire et d’anthropologie de l’Université Marien-Ngouabi et auteur de plusieurs travaux sur la traite négrière, le chercheur congolais Arsène Francoeur Nganga a bénéficié d’une bourse de résidence de recherche sur la traite négrière entre l’Afrique centrale et la Côte atlantique des États-Unis d’Amérique. Le programme de la bourse dénommé « Center for New world comparative studies felloship » sera effectué à la John Carter Brown Library, une des plus grandes bibliothèques des États-Unis d’Amérique qui fait partie de la Brown university. Elle est l’une des plus anciennes et prestigieuses universités des Etats-Unis à côté d’Harvard, Yale et quatre autres universités.

Cette université située à Providence, capitale de l’État du Rhode Island, a possédé le plus de navires négriers britanniques pour la traite négrière transatlantique. Ce sont des milliers de navires négriers qui sont partis de Newport, Bristol et Providence pour la traite des Noirs en Afrique entre le XVIII et le XIXème siècle. Parmi les professeurs et les anciens de cette université, il y a huit prix Nobel, dix lauréats de la médaille nationale des sciences des Etats-Unis d’Amérique. Il y a aussi, huit milliardaires, quatre secrétaires d’État, cinquante-quatre membres du congrès, dix-neuf gagnants du prix Pulitzer, des membres des familles royales, ainsi que des leaders et chefs de grandes entreprises internationales, parmi les anciens étudiants.

John Davison Rockfeller J.R, fils de Rockfeller, ancien homme le plus riche du monde et John F. Kennedy J.R, fils du président Kennedy, sont parmi les anciens étudiants de La Brown university.

Rappelons que le Congolais Arsène Francoeur Nganga est l’auteur du livre « La traite négrière sur la baie de Loango pour la colonie du Suriname », édité en septembre 2016 par CesbcPresses, Évry, France, dans la collection Monde vivant. Préfacé par le Pr François Lumwamu (ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique du Congo, décédé le 9 juillet 2019), cet ouvrage retrace la sombre période de la traite négrière. Pour lui, maintenant que l’émergence des États africains représente un enjeu capital, l’enseignement et la recherche, en réseaux concertés avec les afro-descendants des autres continents, sont une voie sûre d’ouverture sur d’autres horizons du développement de l’homme noir.

La Baie de Loango est une partie de la Côte atlantique africaine qui va du Cap Lopez au sud du Gabon à l’embouchure du Congo, ancienne façade maritime du Royaume de Loango, elle fut une côte particulière durant la période dite de la « traite négrière transatlantique ».

Qui est Arsène-Francoeur Nganga ?

Chercheur en histoire, anthropologie sociale et culturelle et en ethnomusicologie des Noirs des Amériques au Centre d’études stratégiques du bassin du Congo, Arsène-Francoeur Nganga est membre du Centre international de recherche et éducation sur la civilisation kongo. Il a collaboré au ministère de la Culture et des Arts du Congo Brazzaville à la rédaction de l’argumentaire pour l’inscription du site d’embarquement des esclaves de Loango au patrimoine mondial de l’Unesco. Arsène Francoeur Nganga est auteur de plusieurs articles de presse sur les Bantu dans les Caraïbes et aux Amériques.

 

Avec Adiac-Congo.com par Bruno Okokana

GB: un jeune chercheur raconte comment il a freiné la cyberattaque mondiale

mai 13, 2017

Londres – Un jeune chercheur en cybersécurité basé au Royaume-Uni a expliqué samedi comment il a réussi à freiner la propagation du virus Wannacry, responsable d’une cyberattaque « sans précédent » à l’échelle mondiale.

Sur son blog http://www.malwaretech.com, ce résident britannique de 22 ans, attaché à son anonymat, raconte comment il a « sauté dans tous les sens » d’excitation après avoir trouvé « par accident » un moyen de ralentir l’attaque qui a touché une centaine de pays et perturbé le bon fonctionnement de dizaines d’entreprises et organisations.

La presse britannique l’a aussitôt désigné comme un « héros par accident » même s’il a fait preuve d’une grande expertise informatique et qu’il a travaillé toute la nuit de vendredi à samedi pour freiner le virus.

Tweetant à partir de @Malwaretechblog, le chercheur en cybersécurité a expliqué à l’AFP avoir trouvé la parade en trouvant et achetant un nom de domaine pour quelques dollars.

« Généralement un logiciel malveillant est relié à un nom de domaine qui n’est pas enregistré. En simplement enregistrant ce nom de domaine, on arrive à stopper sa propagation », a-t-il dit.

Sur Twitter, il a avoué qu’il ne savait pas, au moment d’enregistrer le domaine, que la manoeuvre suffisait à arrêter le virus et que son action était donc « accidentelle au départ ».

Mais il a été chaudement félicité sur les forums spécialisés et son blog a été publié sur le site internet du National Cyber Security Centre (NCSC), le centre britannique de cyber-sécurité.

Le NCSC a affirmé à l’AFP que « MalwareTech » était une « organisation privée » et que le « héros » du jour n’était pas l’un de leurs employés mais qu’ils pouvaient avoir recours à son expertise.

« Il a clairement réussi à enrayer la propagation », a assuré à l’AFP Marco Cova, spécialiste en cybersécurité chez Lastline. De là à l’arrêter complètement? Laurent Maréchal, expert en cybersécurité chez McAfee, a préféré rester prudent. « Le nom de domaine en question est-il le seul nom de domaine concerné? Il est trop tôt pour le dire. Il se pourrait très bien que le logiciel vienne à se décliner sous d’autres formes », a-t-il dit à l’AFP.

Romandie.com avec (©AFP / 13 mai 2017 17h47)                                            

Congo : les autorités justifient le refoulement d’un chercheur d’Amnesty International

mars 1, 2016

 

Pour les autorités congolaises, le refoulement du chercheur d’Amnesty International le week-end dernier de Brazzaville, s’explique car l’organisation de défense des droits de l’homme fait « des rapports à charge » contre le Congo.


Denis Sassou Nguesso, président du Congo

Denis Sassou Nguesso, président du Congo

Les autorités de Brazzaville ont justifié lundi le refoulement d’un chercheur d’Amnesty International, reprochant à l’organisation de défense des droits de l’homme de faire « des rapports à charge » contre le Congo.

« Ils (les responsables d’Amnesty international) font des rapports à charge sur le Congo. C’est le cas avec l’opération Mbata ya Bakolo », une opération qui a permis le rapatriement de milliers de ressortissants de la République démocratique du Congo en 2014, selon une source gouvernementale jointe par l’AFP.

« On a l’impression qu’ils écrivent à distance sans connaitre le Congo et viennent chercher les éléments a posteriori », a ajouté la source, poursuivant que « défendre les droits de l’homme est une chose, observer les élections en est une autre ».

Amnesty international a jugé « inacceptable », samedi le refus des autorités de Brazzaville de laisser entrer un enquêteur dépêché pour assurer « un suivi indépendant » de la situation des droits de l’homme avant la présidentielle du 20 mars.

« Dans la soirée du 26 février, le directeur adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International, Stephen Cockburn, (…) a été détenu » et son passeport « confisqué », ajoutant que, le lendemain, les autorités l’ont « fait monter à bord d’un vol retour pour Dakar », lit-on dans un communiqué parvenu lundi à l’AFP.

Selon Amnesty international, en février, le chef de la police avait écrit « pour décliner l’invitation à rencontrer la délégation », indiquant que « l’organisation ne devrait pas se rendre dans le pays durant une période préélectorale de troubles ».

Au Congo, la nouvelle Constitution promulguée en novembre a fait sauter les deux verrous qui interdisaient au président Denis Sassou Nguesso, qui cumule plus de 32 ans à la tête du Congo, de briguer un troisième mandat.

La Cour constitutionnelle a annoncé mercredi avoir approuvé neuf candidatures, dont celle du dirigeant sortant, pour l’élection du 20 mars.

Voaafrique.com avec AFP

Le Soleil a rendez-vous avec Vénus

juin 6, 2012
INFOGRAPHIE INTERACTIVE- Le 6 juin, la planète Vénus passera devant le disque solaire, un événement qui ne pourra être observé dans sa totalité que dans le Pacifique. Et qui ne se reproduira qu’en… 2117.
 

C’est la dernière chance avant 2117. Le 6 juin, en Europe, la planète Vénus va passer devant le Soleil, une conjonction qui ne se reproduira pas avant 105 ans. Cette petite «éclipse» ne sera que difficilement visible en France métropolitaine, et seulement pour les dernières phases du passage, avec un Soleil encore très bas sur l’horizon peu de temps après son lever. En revanche, les territoires et départements d’outre-mer de l’océan Pacifique, de la Nouvelle-Calédonie à la Polynésie française, seront idéalement placés pour profiter pleinement du spectacle.

Du précédent transit de Vénus, en 2004 (l’événement se produit tous les siècles par paires séparées de huit ans), les astronomes n’attendaient pas de retombées scientifiques particulières. L’immense majorité des observations avaient été faites dans un but éducatif et didactique. Au XVIIIe et au XIXe siècle, l’alignement parfait de la Terre avec Vénus et le Soleil présentait un intérêt majeur car il donnait aux astronomes une occasion unique de mesurer la taille du Système solaire.

«Pendant longtemps, le transit de Vénus devant le Soleil a été le seul moyen de déterminer avec une bonne précision la distance Terre-Soleil, que l’on appelle l’unité astronomique, et qui était le point de départ indispensable pour avoir une idée des distances dans l’ensemble du Système solaire», explique Thomas Widemann, chercheur à l’Observatoire de Paris, qui coordonne cette année des campagnes internationales d’observation de Vénus.

La Lune comme miroir

«En 2012, nous profitons du transit de 2004, un événement dont personne n’avait été témoin depuis 1882 et qui n’avait donc jamais été observé avec des moyens modernes, poursuit ce spécialiste. Les photos de 2004 nous ont montré qu’il était en fait possible de faire à cette occasion de la science très intéressante.» L’intérêt pour les astronomes est aujourd’hui double. Au moment où Vénus commence à passer devant l’astre du jour, la planète est pendant quelques instants entourée d’un fin limbe lumineux, une auréole créée par le passage des rayons solaires au travers de son atmosphère.

De grands observatoires un peu partout sur la planète vont profiter de l’occasion pour étudier les plus hautes couches de l’atmosphère vénusienne, très difficiles à observer même pour Vénus Express, la sonde spatiale européenne en orbite autour de la planète. Le célèbre télescope spatial Hubble, qui est bien trop sensible pour observer directement le Soleil, se servira de la Lune comme d’un miroir imparfait pour tenter d’analyser la variation de luminosité du Soleil au moment où Venus fera son passage. Thomas Widemann, de l’Observatoire de Paris, et Paolo Tanga, astronome à l’Observatoire de Côte d’Azur, ont pour leur part mis sur pied une ambitieuse campagne d’observation internationale, avec des télescopes spéciaux installés en neuf points différents de la planète, dont l’île de Hokkaido au Japon, Hawaï et les îles Marquises en Polynésie française. Ils se serviront en fait de Vénus comme d’un modèle pour préparer les futures études détaillées d’exoplanètes, ces corps que l’on a déjà découverts par centaines autour d’autres étoiles que notre Soleil.

«À distance, il est très difficile de savoir si une planète peut être habitable ou non, et une bonne approche consiste à en étudier la composition de l’atmosphère, explique Thomas Widemann. Vénus est un laboratoire parfait: elle fait la même taille que la Terre, elle se trouve, elle aussi, dans la zone “habitable” autour du Soleil, mais la température y est tellement élevée qu’il ne peut y avoir d’eau liquide.» Avec des équipements spéciaux qu’ils ont mis au point (des cythérographes, qui vont cacher la luminosité du Soleil), les chercheurs français espèrent établir des spectres précis de l’auréole de Vénus. La dispersion des observations sur plusieurs sites éloignés les uns des autres permettra d’augmenter les chances de bénéficier d’une météo clémente pour les observations. Car en cas de raté, il faudra attendre le 11 décembre 2117 avant d’avoir une nouvelle chance de voir l’événement.

Lefigaro.fr par Cyrille Vanlerberghe