Posts Tagged ‘Chiens’

Canada: La province de Québec va interdire les pitbulls

avril 13, 2017

Le gouvernement québécois va interdire les pitbulls et limiter le droit à détenir des chiens dangereux, a annoncé jeudi Martin Coiteux, ministre de la Sécurité publique de la province canadienne. A la suite des « drames qui se sont produits au cours des derniers mois », le gouvernement va « proposer un encadrement rigoureux des chiens réputés dangereux pour la population » ce qui pourra aller jusqu’à « l’interdiction de certains types de chiens », a déclaré M. Coiteux en conférence de presse.

Après la mort d’une femme près de Montréal en juin 2016, attaquée par un pitbull, et plusieurs autres incidents graves, des municipalités avaient souhaité un cadre légal pour réglementer la détention de chiens. Ce décès « nous a convaincus qu’il fallait procéder à l’interdiction des chiens de type pitbull », a relevé M. Coiteux. Le projet de loi prévoit « la mise en place de mesures d’encadrement qui s’appliqueront à l’ensemble des chiens » en fonction d’un « niveau de dangerosité ».

Le gouvernement a défini quatre catégories: les « chiens interdits » (type pitbull), les « chiens dangereux » (catalogués après un incident), les « chiens potentiellement dangereux » en fonction des races et « tous les chiens ». Les municipalités seront informées par les médecins et vétérinaires des cas de morsures causées par une attaque canine, et devront procéder à l’euthanasie de l’animal en cas de mort ou de blessure grave.

Les villes seront également libres d’instituer des règlements plus contraignants dans le cadre de la prochaine législation, a précisé le ministre. La province voisine de l’Ontario, la plus peuplée au Canada, a interdit les pitbulls en 2005. Cette race est également interdite par des grandes villes comme Edmonton, Winnipeg, Richmond ou Sherbrooke.

Lefigaro.fr avec AFP

Les chiens distinguent mots et intonations… comme les humains

août 31, 2016

Les chiens devant l’appareil à IRM

Les chiens devant l’appareil à IRM Enikö Kubinyi
Que ceux qui se sont amusés à dire un jour à un chien « sombre crétin » sur un ton enamouré ravalent leur condescendance. La queue pouvait bien bouger, l’animal n’était pas dupe. Une étude publiée cette semaine dans la revue Science montre en effet que le cerveau canin prête attention à la fois aux mots et aux intonations, autrement dit à ce que nous disons et à la façon dont nous le disons. « Exactement comme les humains », sourit Attila Andics, éthologue à l’université Eötvös Lorand de Budapest et premier signataire de l’article.

Spécialiste du langage et du comportement chez les animaux, Attila Andics et son collègue Adam Miklosi tentaient depuis longtemps de cerner les régions du cerveau mises en jeu chez le meilleur ami de l’homme lorsqu’il était soumis à une information. Il y a deux ans, les deux chercheurs avaient ainsi montré comment un pleur ou un aboiement déclenchait une réponse particulière dans l’hémisphère droit de l’animal, plus précisément dans la zone de l’audition. Normal, direz-vous, puisqu’il percevait l’information avec les oreilles.

Cette fois, les scientifiques hongrois ont soumis les chiens au langage humain. Le résultat est spectaculaire : comme nous, les canidés traitent les mots et leur sens avec leur hémisphère cérébral gauche, tandis qu’ils analysent l’intonation avec l’hémisphère droit. Pour en apporter la démonstration, les scientifiques hongrois ont d’abord appris à 13 chiens de différentes races à rester immobiles dans un tunnel d’images à résonance magnétique (IRM). « C’est à peu près tout ce que ces chiens avaient de particulier », précise Attila Andics. Rien à voir avec ces super-cabots surentraînés, célébrés dans les livres des records, capables de distinguer des centaines de mots prononcés par leurs maîtres.

« Grandes perspectives »

Deux chiens apprennent à rester immobiles

Deux chiens apprennent à rester immobiles Borbàla Ferenczy

A ces quidams canins ont été proposées différentes expressions. Des mots doux – « gentil garçon », « super », « bien joué », que leurs propriétaires assuraient employer ; et d’autres, pour eux a priori moins signifiants – « pourtant », « néanmoins ». Le tout prononcé soit d’une voix chaleureuse, soit avec une parfaite neutralité. La combinaison des deux variables a permis de constater que, quel que soit le ton utilisé, l’hémisphère gauche était activé lorsque les mots avaient clairement un sens pour l’animal. Et que, à l’inverse, peu importait le sens, l’hémisphère droit surréagissait lorsque l’intonation exprimait du sentiment.

Andics et ses collègues auraient pu se contenter de ce résultat, déjà majeur. Ils ont voulu voir quelle partie du cerveau se trouvait plus particulièrement stimulée lorsque les mots doux étaient prononcés d’une voix joyeuse. « Nous nous sommes aperçus que le centre de la récompense, celui qui réagit au plaisir sexuel ou à la nourriture, était alors activé. Et seulement dans ce cas, précise le chercheur. Si seule la signification ou l’intonation est positive, il n’y a pas d’activation. Le chien ne se contente donc pas de segmenter deux informations pour traiter le langage humain, il combine aussi les deux résultats. »

L’étude invite les propriétaires de chiens à la modestie. Leur animal n’est pas seulement leur meilleur ami. Il reste aussi un vieux cousin, notamment pour ce qui est du traitement du langage. De quoi passionner, au-delà des éthologues, une grande communauté de chercheurs. Neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Lionel Naccache salue « un dispositif simple, un schéma très propre et un résultat très clair, appuyé sur une nouveauté expérimentale : parvenir à réaliser l’IRM d’un animal non sédaté ». Un travail qui, derrière le chien, « ouvre de grandes perspectives pour la compréhension de l’origine du langage chez l’homme ».

« Naturalisation de la culture »

Pour Attila Andics, la conclusion est claire : « Le circuit qui permet de traiter le langage était déjà présent chez l’ancêtre commun de l’homme et du chien, il y a quelque 100 millions d’années. Certains pensaient qu’un big bang dans le cerveau humain avait permis au langage de pouvoir se mettre en place. Non, c’est juste une invention… comme la roue. Et si c’est vrai pour le chien, c’est très probablement vrai pour des animaux beaucoup plus proches de nous, comme les primates. »

Lionel Naccache le dit autrement. « Les travaux récents ont montré que les bases de l’empathie, de la coopération, de la cognition, du maniement des nombres existent bien au-delà de l’espèce humaine. Nous nous inscrivons dans un arbre évolutif qui nous dépasse très largement et qui impose des contraintes. Une sorte de naturalisation de la culture. » Le chien, assistant du philosophe ?

Lemonde.fr par  Nathaniel Herzberg

Propriétaires de chiens menacés de coups de fouet en Iran

novembre 7, 2014

Les ultraconservateurs d’Iran souhaitent punir de 74 coups de fouet ou de lourdes amendes les propriétaires de chiens, un animal qu’ils considèrent comme impur. La proposition de loi a été signée par 32 membres du Parlement dominé par les conservateurs. Le Parlement doit encore se prononcer.

Ce texte prévoit de punir le fait d’avoir des chiens chez soi ou de les promener en public, a indiqué le quotidien réformateur « Shargh ». La police, les agriculteurs et les chasseurs seraient exemptés. Le texte vise ainsi spécifiquement les propriétaires de chiens vivant dans des appartements de grandes villes comme Téhéran, explique le journal.

Les chiens ne sont pas fréquents en Iran, même si depuis une dizaine d’années, les Iraniens aisés ont commencé à s’enticher de cet animal de compagnie. La police « de la vertu » a déjà arrêté par le passé des habitants se promenant avec des chiens, allant jusqu’à confisquer leurs animaux.

Si le nouveau texte est voté par le Parlement, les propriétaires de chiens pourraient se voir infliger 74 coups de fouet ou des amendes allant de 10 à 100 millions de rials (de 360 à 3570 francs selon le cours officiel). Caresser un chien ou entrer en contact avec sa salive est considéré comme impur (« najis ») dans la République islamique.

Romandie.com

Suisse: Des amis des chiens protestent à Lausanne contre la nouvelle loi

octobre 1, 2013

Environ 500 personnes se sont rassemblées mardi à Lausanne pour protester contre le durcissement de la loi vaudoise sur la police des chiens. Nombre de manifestants étaient accompagnés de leurs compagnons à quatre pattes.

Quelque 400 amis des bêtes, propriétaires de chiens, vétérinaires et membres de sociétés cynologiques se sont réunis vers 14h00 devant les escaliers du Grand Conseil. En fin d’après-midi, à la sortie des députés, ils sont revenus légèrement plus nombreux, a constaté l’ats.

« Non à la muselière », « chien = ami, non ennemi », « non à la discrimination canine »: venus de Morges, Jody, Tattoo et Tessa, trois colleys, portent des pancartes explicites sur leur dos.

Leur maîtresse proteste contre la nouvelle loi sur la police des chiens qui est actuellement en préparation au Grand Conseil. Ce document prévoit un durcissement de la loi de 2008 qui instaurait une liste des races potentiellement dangereuses (Amstaff, Pitbull et Rottweiler) et les soumettait à des autorisations strictes.

La nouvelle loi durcit le ton: elle prévoit que les chiens devront être tenus en laisse courte dans les lieux publics. Les animaux de grande taille (plus de 25 kilos ou plus de 55 cm au garrot) devront porter une muselière dans la foule. Et le Conseil d’Etat pourra élargir à d’autres races la liste des chiens potentiellement dangereux.

Loi absurde

« Cette loi est absurde », estime Sacha Kern, président de la section Chailly-Lausanne de la Fédération cynologique suisse. Imposer la muselière à un chien parce qu’il est de grande taille n’a aucun sens. « Il peut y avoir de petits chiens dangereux », dit-il. Vaud devrait s’inspirer de Neuchâtel, qui prépare un texte qui « s’intéresse aux chiens qui ont posé un problème ».

La muselière rend le canidé plutôt agressif et de nombreux chiens d’assistance ne pourront plus faire correctement leur travail, font valoir les défenseurs des canidés. Seuls les chiens policiers ne seront pas soumis à la loi.

Romandie.com

Alexander Mc Queen : une partie de sa fortune sera léguée à ses chiens

juillet 28, 2011

Niche patrimoniale

Le créateur anglais Alexander McQueen décédé il y a un an et demi a légué une partie de sa fortune à ses chiens.

Avec une fortune estimée à près de 18 millions d’euros, Alexander McQueen avait de quoi faire des heureux à sa mort. Le couturier s’était pendu le 11 février 2010. Une autopsie avait révélé qu’il avait absorbé un cocktail de cocaïne, de tranquillisants et de somnifères avant de mettre fin à ses jours. L’enfant terrible de la mode avait cependant pris soin d’écrire un mot à l’attention des personnes qui allaient retrouver son corps. Au dos d’un livre, il avait griffonné : « Prenez soin de mes chiens, désolé je vous aime, Lee ».

Une bafouille retrouvée par les enquêteurs peu après son décès. Et comme le bien-être de ses chiens adorés était une de ses principales préoccupations, il avait du coup pris soin de coucher sur son testament des dernières volontés généreuses pour ses toutous. Selon l’Associated Press qui a eu accès à son testament, le couturier a légué une partie de sa fortune à ses chiens. Minter, Juice et Callum ont perçu la jolie somme de 56 000 euros afin qu’ils ne manquent de rien jusqu’à leur mort. Alors bien sûr, ses aides ménagères ont perçu la même somme, elles aussi. Histoire de ne pas faire de jaloux sans doute. Mais rassurez-vous, le gros du pactole est allé à des œuvres caritatives comme le chenil de Battersea et le centre bouddhiste de Londres.

Wouf, on a eu peur !

Voici.fr par A.R

Ce cimetière pour chiens qui étonne les Camerounais

juin 30, 2011

Une curiosité bien française semble émouvoir les Camerounais, qui s’imaginent difficilement un tel phénomène sous leurs latitudes. C’est le cimetière pour chiens et autres animaux domestiques d’Asnières, situé dans la banlieue ouest de Paris, en France. L’étonnement est tel que le quotidien camerounais Le Jour a dépêché une journaliste sur place pour un reportage.

Après quelques rappels historiques sur ce cimetière animalier créé il y a plus d’un siècle par une journaliste française, Marguerite Durand, et un publiciste, Georges Harmois, le quotidien basé à Yaoundé se demande comment ce cimetière, le premier du genre en Europe, a pu devenir une référence en la matière:

«Il n’existait alors, à Paris, aucun moyen pratique pour se débarrasser d’un animal mort. Beaucoup les jetaient dans la Seine ou dans les fossés de fortifications de la ville, ce qui provoquait des odeurs pestilentielles», explique au journal un employé de la mairie d’Asnières.

L’envoyée spéciale du Jour semble même s’étonner de ce que ce site, devenu monument historique en 1987, soit ouvert pour des visites au public contre la somme de 3,50 euros (2.200 francs CFA) par adulte, afin «d’admirer les sépultures». Une somme qui semble surprendre, puisque des millions de Camerounais vivent avec bien moins de 454 francs CFA (0,7 euro) par jour.

Mais il n’y a pas que le prix des visites qui attire l’attention de la journaliste:

«Les tarifs ne sont pas toujours bon marché. Ils varient en fonction de la taille de la tombe et de la durée de la concession, pouvant aller de 75.000 francs CFA (116 euros) pour un an renouvelable, jusqu’à 2.536.300 francs CFA (3.902 euros) pour 20 ans renouvelables», écrit-elle.

Si dans la plupart des villes camerounaises et même dans les campagnes les familles possèdent un animal domestique, elles sont loin d’entretenir un rapport aussi intime que celui des gens qui viennent enterrer leurs chiens au cimetière d’Asnières. Sur les tombes, on peut lire «des messages aussi poignants qu’insolites». Parmi les petites perles récoltées par la reporter du Jour:

«Sophie mon bébé, nous avons eu 17 ans d’amour. Tes petites sœurs et toi, avez remplacé l’enfant que je n’ai jamais eu. Je t’aime à jamais.Ta petite mère.»

Ou encore: «White, nous n’irons plus au bois où tu courais joyeux. Je te dépose là, mon amour merveilleux.»

Mais aussi: «Mon cher petit Faust, mon joli mouton bien aimé, tu étais trop bon et trop intelligent pour vivre.»

Car dans ce cimetière animalier d’Asnières, d’une superficie de 9.800 mètres carrés, sont aussi enterrés des chevaux (comme celui de la fondatrice du cimetière), des chats, mais aussi des hamsters, des souris, des oiseaux, des lapins, des tortues, des singes ou des poules.

SlateAfrique avec Le Jour