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Du Chili à Roxham, au Canada, le périlleux parcours des demandeurs d’asile

septembre 16, 2022

Une bonne partie des migrants arrivant au chemin Roxham ont traversé une dizaine de pays, dans des conditions parfois dramatiques, pour arriver jusqu’au Canada. Enquête a retracé leur voyage.

Des migrants provenant de nombreux pays traversent toute l’Amérique, comme la jungle du Darien, à proximité du Panama, pour arriver jusqu’au Canada. Photo: OIM/Gema Cortes

« J’ai payé plus de 10 000 $. C’était vraiment difficile. Mais maintenant, ma famille et moi, nous sommes au Canada. »

Prenant sa petite fille de 4 ans dans les bras, dans la cuisine de son appartement montréalais, Emmanuel retrouve le sourire.

Il fait partie des plus de 20 000 demandeurs d’asile arrivés au Québec cette année par le chemin Roxham. Cette entrée irrégulière est leur seul moyen de mettre les pieds au pays.

Il s’agit d’un record. Jamais le Canada n’avait accueilli autant de personnes à la recherche d’un nouveau refuge.

Mais comment viennent-ils jusqu’ici? Quel est leur parcours? Quels dangers fuient-ils et quels obstacles rencontrent-ils sur leur chemin? Enquête s’est plongée sur ce trajet, devenu extrêmement populaire.

Emmanuel est arrivé au Québec, avec sa famille, après avoir traversé une dizaine de pays. Photo : Radio-Canada

Le gouvernement nous traite très bien ici, clame Emmanuel. C’est ma fierté. Mais je ne sais pas si on pourra oublier tous les obstacles qu’on a vécus sur la route, tout ce qu’il s’est passé.

Quelques semaines après leur arrivée au Québec, cette famille haïtienne essaye de mettre derrière elle ce long, périlleux et dangereux trajet pour venir demander l’asile au Canada. Sans jamais l’oublier.

Dans le jargon des migrants, il y a un mot simple pour définir ce voyage : la route. Un mot synonyme de drames et d’un calvaire indispensable pour arriver à destination.

Emmanuel est un nom fictif, comme ceux des autres migrants interrogés. Pour ne pas nuire à l’étude de leur demande d’asile, nous avons accepté de préserver leur identité.

Le reportage de Romain Schué et de Martin Movilla intitulé Roxham inc. est diffusé à Enquête le jeudi à 21 h sur ICI Télé.

Des mois sur la route

À l’instar de milliers de ses compatriotes, Emmanuel a quitté Haïti il y a plusieurs années. Il n’y avait pas de sécurité dans mon pays. C’était vraiment catastrophique, déplore-t-il.

Il y avait des bandits, des agressions, nous confie Esther, une autre jeune trentenaire d’origine haïtienne, qui a elle aussi fait ce voyage avec son conjoint et son fils de trois ans.

Tout a débuté, pour elle comme tant d’autres, au Brésil et au Chili, au milieu de la précédente décennie. Ces deux pays, qui avaient d’importants besoins dans le milieu de la construction, ont accueilli de nombreux migrants. Sans réclamer le moindre visa aux Haïtiens.

Mais les changements politiques en Amérique du Sud, les incertitudes d’immigration et l’attrait canadien ont bouleversé leurs plans. Les poussant à aller vers le nord. En voiture. En bus. En bateau. Et à pied.

Cette route, telle que l’avait déjà décrite Enquête(Nouvelle fenêtre) aux balbutiements de la popularité de ce trajet, se parcourt en plusieurs mois. Selon les moyens financiers des migrants, leurs contacts et la volonté des passeurs ou des groupes criminels sur leur chemin.

L’Organisation internationale pour les migrations tente d’aider ces migrants qui sont des milliers à traverser de nombreux pays, entre l’Amérique du Sud et l’Amérique du Nord, à la recherche d’une nouvelle vie. Photo : OIM/Gema Cortes

Plus de 200 000 personnes

Tous arrivent au même endroit : la jungle du Darien.

Ce territoire, situé entre la Colombie et le Panama, se traverse en marchant. Durant des jours. Il n’y a aucune route praticable sur cet itinéraire parsemé d’animaux dangereux et de groupes armés.

Depuis janvier 2021, près de 205 000 personnes ont traversé ces forêts, dont une grande majorité d’Haïtiens, selon un recensement de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Il n’y a jamais eu autant de monde, souligne Jeremy MacGillivray, chef de mission pour cette branche des Nations unies.

« Cette route fait partie maintenant de la route migratoire. Avant, c’était plus rare, car il y avait moins de restrictions [dans certains pays]. »— Une citation de  Jeremy MacGillivray, chef de mission pour l’OIM

Les braqueurs, eux, sont en expansion.

Ceux qui n’ont pas d’argent subissent des viols, narre Emmanuel, la voix encore traumatisée. J’ai donné de l’argent pour que ma famille puisse passer, reprend-il.

Il n’est pas le seul à nous parler d’une telle tragédie. En Floride, un prêtre reçoit quotidiennement des migrants qui vivent ces drames extraordinaires.

« J’ai rencontré une jeune fille qui m’a raconté comment on l’a violée à maintes reprises dans la forêt du Darien. En face de son mari et de ses enfants. »— Une citation de  Père Réginald Jean Mary

Il y a une nouvelle vague maintenant, avance le père Réginald Jean Mary, un Haïtien d’origine, qui nous a invités dans son église à Miami. Chaque jour, je reçois au moins 25 personnes qui viennent. Dont une bonne partie qui souhaite aller au Canada, poursuit-il.

Les migrants doivent aussi composer avec d’autres dangers sur leur trajet. Ceux de la nature et des cours d’eau parfois virulents et difficiles à traverser.

Nous avons rencontré plusieurs morts sur la route, affirme Emmanuel, tout en nous parlant de sa femme, qui a évité de peu d’être emportée par le fort courant d’une des multiples rivières traversées.

Elle a glissé, mais heureusement deux personnes nous ont aidés.

Selon l’OIM, il y aurait officiellement une cinquantaine de décès dans cette jungle, chaque année. Mais ce chiffre serait sous-estimé, assure Jeremy MacGillivray.

On parle avec des Haïtiens, des migrants, et ils nous décrivent tous des corps découverts ou des morts dans leur groupe. Il y aurait plutôt des centaines de morts.

Les larmes aux yeux, Esther soupire. C’est une cicatrice dans mon cœur.

Des profils de migrants en évolution

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le profil de personnes traversant tout le continent américain est en constante évolution. Les Haïtiens étaient longtemps les principaux migrants à effectuer ce trajet. Désormais, les Vénézuéliens et les Colombiens sont nombreux. C’est lié à des problèmes de visa. Ils ne peuvent plus prendre un avion, alors ils font la route à pied, décrit Jeremy MacGillivray, chef de mission à l’OIM.

Plus de 20 000 personnes sont arrivées au chemin Roxham entre janvier et juillet 2022. Un record. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

Des groupes armés omniprésents

Ce parcours se retrouve à présent sur les réseaux sociaux. Dans différents groupes, comme a pu le constater Enquête, la totalité de ce trajet est décrite. C’est la façon pour les migrants de s’échanger des informations et des recommandations, poursuit Jeremy MacGillivray.

Emmanuel explique par exemple avoir choisi volontairement, pour son groupe d’une trentaine de personnes, un chemin plus long pour éviter des groupes armés. C’était mieux, car ensuite, on a entendu des tirs, des pistolets. Nous, nous avons survécu, précise-t-il.

Esther a payé 6000 $ pour ce voyage. Emmanuel, lui, a dû trouver de l’argent. Même sur la route.

« J’ai mis d’autres enfants sur mon dos, sur ma tête. J’ai porté des valises. C’est comme ça que j’ai amassé de l’argent pour faire la route. »— Une citation de  Emmanuel, un demandeur d’asile

Il y a des gens là-bas [sur la route] qui ne peuvent pas porter leur enfant. J’ai aussi vendu mes chaussures, soutient-il.

Mais une fois la jungle du Darien passée, le plus dur n’était pas encore derrière eux.

Des milliers de migrants, majoritairement haïtiens, ont dormi sous un pont, au Texas, en septembre 2021, après avoir traversé le Rio Grande. Photo : (Adress Latif/Reuters)

Del Rio et le manque de clarté des États-Unis

Emmanuel, Esther et leurs familles ont traversé le Mexique grâce à des passeurs, avant de nager dans le Rio Grande pour arriver au Texas. Ils ont fait partie des milliers d’Haïtiens à dormir sous le pont reliant Acuna, au Mexique, et la ville américaine de Del Rio, en septembre 2021.

Esther nous montre des photos. Son fils, alors rachitique, avait perdu plusieurs kilos, par manque de nourriture et d’eau. On a dormi par terre, puis on nous a mis en prison, raconte son mari, Jean.

Mais sur place, encore une fois, on leur parle du chemin Roxham. Durant toute la route, beaucoup de personnes nous ont conseillé de traverser les États-Unis pour aller au Canada.

« Sur la route, [les migrants] disent que Roxham, c’est la meilleure façon de venir au Canada. »— Une citation de  Jean, un demandeur d’asile

Même si les États-Unis ont maintenu, depuis le début de la pandémie, d’importantes restrictions au sud de leur frontière, des milliers de personnes arrivent à rentrer au pays sans être expulsés, contrairement à de nombreux autres migrants.

Il y a un manque de clarté, et tout le monde chez les migrants le sait, indique Jeremy MacGillivray. Les gens savent que si tu viens du Mexique avec de jeunes enfants, ou si la femme est enceinte, tu as des chances de ne pas être expulsé.

Kofi est un demandeur d’asile provenant de l’Afrique de l’Ouest. Il vient de s’installer à Montréal. Photo : Radio-Canada

C’est comme ça, d’ailleurs, que Kofi, un immigrant africain rencontré en Floride, puis à nouveau à Montréal, a pu entrer aux États-Unis. Célibataire, il a fait cette route en rejoignant un groupe d’Haïtiens, avant de bénéficier d’un concours de circonstances malheureux.

Le mari d’une femme enceinte est tombé d’une barque, il s’est noyé, relate le jeune homme. J’ai aidé la femme à faire la route, puis après, on a dit qu’on était en couple.

Ces demandeurs d’asile sont désormais au Québec. Des objectifs plein la tête.

Emmanuel a maintenant obtenu son permis de travail. Il veut travailler dans la construction et rêve d’offrir des études de médecine à son fils. Jean, quant à lui, veut retourner sur les bancs de l’école. Et s’intégrer pleinement au Canada.

Aux États-Unis, on nous a fait dormir par terre, rappelle-t-il. Au Canada, on nous a donné une chambre d’hôtel, alors que je n’ai pas d’argent pour la payer. C’est une meilleure vie.

Radio-Canada par Romain Schué avec la collaboration de Martin Movilla

A Tonga, les habitants fuient le tsunami après l’éruption du volcan; alerte aux USA et au Chili

janvier 15, 2022
A Tonga, les habitants fuient le tsunami apres l'eruption du volcan; alerte aux USA et au Chili
A Tonga, les habitants fuient le tsunami après l’éruption du volcan; alerte aux USA et au Chili© NATIONAL INSTITUTE OF INFORMATION AND COMMUNICATIONS (JAPAN)/AFP/Handout

Les habitants des îles Tonga fuyaient samedi vers les hauteurs face au tsunami provoqué par une nouvelle éruption massive – entendue jusqu’à des centaines de kilomètres – du volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai, qui a aussi entraîné des alertes au tsunami aux Etats-Unis et au Chili.

« Un tsunami de 1,20 m a été observé à Nuku’alofa », la capitale du pays, a annoncé le Bureau australien de météorologie. Le précédent tsunami n’avait pas dépassé 30 cm. Et l’alerte venait d’être levée lorsque le volcan a à nouveau fait éruption.

« C’était une explosion massive », a expliqué au site d’informations Stuff une habitante, Mere Taufa, qui se trouvait à ce moment-là chez elle.

« Le sol a tremblé, la maison entière était secouée. Ça venait par vagues. Mon jeune frère pensait que des bombes explosaient près de chez nous », a-t-elle raconté.

Quelques minutes plus tard, l’eau a envahi leur maison, et elle a vu le mur d’une maison voisine s’écrouler.

Le roi évacué

« Nous avons tout de suite su que c’était un tsunami, avec cette eau qui jaillissait dans la maison. On pouvait entendre des cris partout autour, et tout le monde a commencé à fuir vers les hauteurs », a-t-elle ajouté.

Le roi des Tongas Tupou VI a été évacué du palais royal de Nuku’alofa et emmené vers une villa éloignée des côtes.

L’éruption a duré huit minutes, et était si forte qu’elle a été entendue « comme un bruit de tonnerre lointain » sur les îles Fidji, à plus de 800 km de là, ont déclaré des responsables des Fidji.

Ceux-ci ont également averti les habitants de couvrir les réserves d’eau pour les protéger de pluies ou de cendres acides.

Victorina Kioa, de la Commission des Services publics des Tongas, a appelé la population à « s’éloigner de tous les endroits menacés, c’est-à-dire les plages, les récifs et toutes les côtes plates ».

Les autorités ont par ailleurs conseillé à l’ensemble de la population de rester autant que possible à l’intérieur, de porter des masques s’ils doivent sortir et, là aussi, de protéger toutes les réserves d’eau.

Des alertes au tsunami ont également été lancées pour les îles Fidji et Samoa, la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

Les autorités australiennes ont averti la population de Sydney et de sa région, les Nouvelles Galles du Sud, de « sortir de l’eau, et de s’éloigner du bord de l’eau ».

Au Chili, le Bureau national des situations d’urgence a mis en garde contre la possibilité qu’un « tsunami mineur » n’atteigne l’île de Pâques et d’autres archipels chiliens.

« Par mesure de précaution, dans l’archipel Juan Fernández, les îles San Félix, l’île de Pâques et l’Antarctique chilien il est demandé, en raison de l’éruption d’un volcan aux îles Tonga, de quitter les zones de plages où un tsunami mineur pourrait intervenir », a déclaré l’Onemi.

« Quittez les plages »

Aux Etats-unis, des alertes au tsunami ont été émises pour la côte Ouest du pays, Hawaï ayant déjà été touchée par des « inondations mineures ».

« Quittez les plages, les ports et les marinas » dans les zones concernées, recommande le National Weather Service, qui précise avec « soulagement » que les îles américaines d’Hawaï n’ont pas rapporté de dégâts et n’ont subi que des inondations mineures.

Les Etats de Californie, de l’Oregon et de Washington pourraient être touchés, ainsi que l’Alaska et la province canadienne de Colombie-Britannique, précise le NWS.

« Les principales répercussions attendues sont de forts courants d’arrachement et des inondations des côtes et des zones de faible élévation », prévient le service météo.

Le volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai se trouve sur une des îles inhabitées des Tongas, à environ 65 km de la capitale Nuku’alofa.

Avec AFP

Coronavirus: le Chili prolonge de trois mois «l’état de catastrophe»

juin 15, 2020

 

Le Chili a prolongé lundi pour trois mois l’«état d’exception constitutionnel pour catastrophe» pour freiner l’épidémie de coronavirus, base légale qui permet notamment aux autorités de recourir à l’armée pour assurer l’ordre public. «Il s’agit de protéger la vie des Chiliens», a justifié le ministre de la Défense, Alberto Espina. La mesure, décrétée une première fois le 18 mars, permet notamment de maintenir le couvre-feu nocturne en vigueur depuis trois mois et d’instaurer un confinement.

Le Chili est durement frappé par le pandémie de coronavirus. Le pays sud-américain de 18 millions d’habitants a enregistré 179.436 cas déclarés, dont 3362 décès. La gestion de la pandémie et une controverse sur la méthodologie de décompte des décès ont coûté son poste au ministre de la Santé, Jaime Mañalich, qui a annoncé sa démission samedi. Il a été remplacé par Enrique Paris, pédiatre et ancien président de l’Ordre des médecins.

Le Chili a été l’un des premiers pays d’Amérique latine à décréter un état d’urgence sanitaire préventif dès le 7 février. Quelques semaines plus tard, il a fermé ses frontières, suspendu les cours, décrété un couvre-feu et mis en oeuvre une politique de dépistage massif. Mais contrairement à d’autres pays d’Amérique latine, le pays a opté pour des confinements modulables en fonction des foyers et non pas pour un confinement général.

Si ces quarantaines sélectives ont donné de bons résultats dans les quartiers aisés, elles se sont révélées bien moins efficaces dans les quartiers pauvres.

Par Le Figaro avec AFP

Situation du coronavirus à Abou Dhabi et au Chili

mai 31, 2020

Coronavirus: Abou Dhabi s’isole pendant une semaine

Abou Dhabi, la plus importante des composantes de la fédération des Emirats arabes unis, a décidé dimanche 31 mai de s’isoler pendant une semaine pour lutter contre la pandémie du nouveau coronavirus.

A partir de mardi 2 juin, personne ne sera admis dans l’émirat d’Abou Dhabi, capitale de la fédération, sans un permis spécial, selon une annonce des autorités.

Ces autorités ont imposé «une interdiction d’entrer et de sortir de l’émirat» à partir du 2 juin, a tweeté dimanche le bureau des médias d’Abou Dhabi. Il a ajouté que les résidents de l’émirat sont autorisés à se déplacer librement dans leur propre région entre 6h et 22h.

Les centres commerciaux, les restaurants et les plages des hôtels sont autorisés à rouvrir dès lundi à un taux de 40% de leur capacité, a déclaré le bureau des médias. Les activités de plein air, telles que l’équitation, le cricket, le cyclisme, le golf et la voile sont désormais également autorisées.

Les autorités n’ont pas précisé la raison d’une telle décision, ni les chiffres spécifiques de cas et de morts à Abou Dhabi. Les Emirats arabes unis ont jusqu’à présent enregistré plus de 34.000 cas de contamination dont 264 décès.

En début de semaine, l’émirat voisin de Dubaï a décidé de lever les restrictions imposées aux entreprises commerciales et de raccourcir le couvre-feu nocturne.

 

Le Chili déplore 1000 morts, 100.000 contaminations au coronavirus

Le Chili a passé dimanche 31 mai le cap des 1000 morts du Covid-19 et 100.000 contaminations au nouveau coronavirus, selon les derniers chiffres officiels.

Ces dernières 24 heures, 4.830 nouveaux cas de coronavirus ont été officiellement enregistrés dans ce pays de 18 millions d’habitants ainsi que 57 décès supplémentaires, un record quotidien, a annoncé le ministère de la Santé. Au total, depuis l’apparition du premier cas de Covid-19 au Chili, le 3 mars, ce sont 99.688 personnes qui ont contracté cette maladie, dont 1.054 ont perdu la vie.

La plupart des malades qui ont trouvé la mort sont des personnes âgées souffrant d’autres pathologies, mais les autorités ont récemment souligné que la moitié des personnes contaminées ces dernières semaines avaient moins de 40 ans et qu’elles représentaient 12% des hospitalisations.

Vendredi, plus de 80% des contaminations étaient concentrées dans la seule capitale Santiago, qui compte sept millions d’habitants.

L’Amérique latine est devenue le principal terrain de progression du nouveau coronavirus.

Par Le Figaro avec AFP

Chili: l’Onu dénonce les «violations des droits humains» par la police

décembre 13, 2019

 

L’Onu a dénoncé vendredi dans un rapport les «multiples violations des droits humains» commises par la police lors des manifestations au Chili, des dérapages que «regrette» le gouvernement chilien tout en soulignant le «contexte» de violence dans lequel ils ont été commis. Ce rapport a été élaboré par des experts du Haut-Commissariat de l’Onu aux droits de l’Homme, qui se sont rendus au Chili du 30 octobre au 22 novembre.

«La majorité» des protestataires ont manifesté de «manière pacifique» mais «la gestion des manifestations par les policiers s’est déroulée d’une manière fondamentalement répressive», a déclaré la chef de la mission, Imma Guerras-Delgado, lors de la présentation à Genève du rapport. Celui-ci pointe le «nombre élevé de violations graves des droits humains» et contient des exemples précis de torture, mauvais traitements, viols perpétrés par des carabiniers contre des détenus, dont beaucoup auraient été détenus de manière arbitraire.

Pendant sa mission, l’équipe du Haut-Commissariat a pu documenter 113 cas de torture et mauvais traitements, et 24 cas de violences sexuelles sur des femmes, des hommes et des jeunes filles, commis par des membres de la police et des militaires. Les experts de l’Onu dénoncent aussi le «nombre alarmant de personnes» – environ 350 – souffrant de blessures aux yeux ou au visage, la majorité étant liées à des tirs de plombs.

Le rapport indique que, sur la base des informations recueillies auprès d’une grande variété de sources, «les policiers n’ont, à plusieurs reprises, fait aucune distinction entre manifestants pacifiques et manifestants violents». «Les fusils anti-émeutes ont été utilisés de manière indiscriminée et inappropriée, et c’est pour cela qu’il y a autant de blessés», a expliqué Mme Guerras-Delgado, soulignant que les policiers ont tiré en étant trop près des manifestants. «La police a une responsabilité dans la commission de violations des droits humains. En ce qui concerne les responsabilités individuelles au sein de la police, nous ne pouvons pas tirer de conclusion. Elles devront être établies au niveau national», a-t-elle relevé.

Selon les informations officielles citées dans le rapport, plus de 28.000 personnes ont été détenues entre le 18 octobre et le 6 décembre, et la plupart d’entre elles ont été libérées. En présentant le rapport, Mme Guerras-Delgado a indiqué qu’environ 1.600 sont encore détenues selon les autorités.

«Nous regrettons profondément les plaintes reçues par l’équipe de la Haut-Commissaire (…) Chacune d’entre elles fait l’objet d’une enquête et sera (le cas échéant) sanctionnée», a réagi la sous-secrétaire d’Etat chilienne en charge des droits de l’homme, Lorena Recabarren. «A partir du 18 octobre, le Chili a vécu une situation imprévue et inédite de violence (…) C’est cette situation de violence et non les manifestations pacifiques (…) qui nous a décidés à décréter l’état d’urgence. Cette décision n’a pas été prise à la légère et sans (prendre en compte) le contexte», a-t-elle ajouté, parlant au nom du gouvernement chilien.

Le mouvement de contestation sociale qui secoue le Chili depuis le 18 octobre est le plus grave depuis le retour de la démocratie en 1990. Le Haut-Commissariat a pu vérifier les informations concernant 11 de ces 26 décès sur lesquels les autorités enquêtent. Quatre de ces cas constituent «une privation arbitraire de la vie et des décès illégaux impliquant des agents de l’Etat». Le rapport signale que les autorités ont eu connaissance de la gravité des blessures dès le 22 octobre, mais n’ont pas pris de mesures efficaces pour mettre fin à l’usage des armes anti-émeutes.

Dans un communiqué, la Haut-Commissaire de l’Onu aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, appelle à «regarder l’avenir de manière constructive» et demande l’établissement d’un «mécanisme de suivi», en coopération avec son bureau pour l’Amérique du Sud, chargé d’évaluer la situation dans trois mois. Une hausse du prix du ticket de métro dans la capitale a été le détonateur de cette fronde sociale inédite. Malgré la suspension de la mesure, le mouvement s’est amplifié, nourri par le ressentiment face aux inégalités sociales.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Chili : des débris retrouvés en mer sur le site de la disparition d’un avion militaire

décembre 11, 2019

 

L’appareil disparu, un Hercules C130, avait décollé lundi de la base Chabunco de Punta Arenas, au sud du pays, avec 38 personnes à bord.

L’armée de l’Air chilienne a annoncé mercredi soir avoir retrouvé des débris en mer sur le site de la disparition d’un avion militaire, introuvable depuis deux jours et qui transportait 38 personnes. «La découverte a été faite par le bateau battant pavillon chilien Antarctic Endeavour et il pourrait s’agir de morceaux de mousse des réservoirs internes de combustible du C-130», a annoncé à la presse Eduardo Mosqueira, commandant de la IVe Brigade aérienne à Punta Arenas, à 3000 km au sud de Santiago.

L’appareil disparu, un Hercules C130, avait décollé lundi de la base Chabunco de Punta Arenas (pointe sud du Chili) à 16H55 (19H55 GMT) pour rejoindre la base antarctique Eduardo Frei. Le contact radio avec l’avion de transport militaire a été «perdu» à 18H13 (21H13 GMT), selon un communiqué de la Force aérienne chilienne (FACH). Il survolait alors le passage de Drake, bras de mer qui sépare l’extrémité sud de l’Amérique latine et l’Antarctique et qui est considéré comme redoutable par les marins.

L’avion a été déclaré «sinistré» sept heures après l’incident, a indiqué l’armée de l’Air, en soulignant qu’il disposait de réserves de carburant suffisantes pour voler jusqu’à 00H40 (03H40 GMT). Depuis, une quinzaine d’avions et cinq bateaux participaient aux opérations de recherche. Outre le Chili, l’Argentine, l’Uruguay, le Brésil et les Etats-Unis ont envoyé des moyens aériens et maritimes sur place. «Toute l’armée de l’Air chilienne et les forces armées sommes en train de faire tout notre possible pour chercher le C-130 qui a disparu», avait déclaré mercredi matin le commandant Eduardo Mosqueira.

La zone de recherche a été étendue mercredi, «les conditions étant meilleures», a-t-il ajouté. A bord de l’appareil, 38 personnes avaient pris place : 17 membres d’équipage et 21 passagers. Parmi ces derniers figurent 15 militaires de la FACH, trois de l’armée de Terre, deux d’une entreprise privée de construction, Inproser, ainsi qu’un fonctionnaire de l’université de Magallanes. Ils devaient effectuer des «tâches de soutien logistique», et notamment réviser un oléoduc flottant alimentant en carburant la base antarctique, la plus importante du Chili.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Chili: recrudescence des violences, l’exécutif appelle au calme

novembre 22, 2019

Le gouvernement chilien a lancé vendredi un appel au calme devant la recrudescence des violences dans les manifestations de protestation sociale qui durent depuis cinq semaines et ont fait 23 morts et plus de 2.000 blessés.

«Je souhaite lancer un appel profond et sincère à toutes les forces politiques pour qu’elles appellent à la paix», a déclaré le ministre de l’Intérieur, Gonzalo Blumel. Parvenir à rétablir le calme «est la mission la plus importante que nous ayons aujourd’hui en tant que pays», a ajouté le ministre.

Les autorités ont annoncé vendredi que le nombre des personnes mortes dans le cadre des manifestations qui ont débuté le 18 octobre était passé à 23, avec le décès la veille d’un adolescent de 13 ans à Arica (nord). «La police a annoncé le décès d’un mineur de 13 ans renversé par une camionnette pendant une manifestation», a déclaré dans un communiqué le sous-secrétariat à l’Intérieur.

La victime se trouvait jeudi sur une barricade érigée avec des pneus sur la route qui relie Arica, à 2.800 kilomètres au nord de Santiago, près de la frontière péruvienne, au reste du pays. Un automobiliste a percuté les manifestants, tuant l’adolescent et blessant «grièvement» un adulte qui l’accompagnait, selon le parquet d’Arica. Le conducteur a été arrêté.

Un 23e décès

La protestation, déclenchée le 18 octobre par une augmentation du prix du ticket de métro à Santiago, s’est vite étendue à des revendications plus larges, débouchant sur la plus grave crise sociale que le Chili ait connue en trois décennies.

Bien que les manifestations antigouvernementales mobilisent moins qu’au début du mouvement, les pillages et incendies ne cessent pas et on observe dernièrement une recrudescence des actes de violence. Des troubles graves se sont ainsi produits jeudi à Santiago et dans d’autres villes comme Valparaiso, Viña del Mar, Arica, Antofagasta et Concepcion. Outre le 23e décès, le bilan des troubles de jeudi a été de 128 blessés (civils et membres des forces de l’ordre) et 767 arrestations, a annoncé vendredi le sous-secrétariat à l’Intérieur.

A Santiago, en particulier, et dans plusieurs quartiers périphériques de la capitale comme Puente Alto, Quilicura ou Maipu, la nuit de jeudi à vendredi avait été marquée par des attaques contre des commerces, un poste de police et une station-service. Des milliers de personnes se sont de nouveau rassemblées vendredi sur la plaza Italia, dans le centre de la capitale, pour la cinquième «plus grande marche du Chili», une manifestation convoquée chaque vendredi sur cette place depuis le début du mouvement.

«Nous ne pouvons pas baisser les bras», a déclaré à l’AFP une jeune manifestante, Claudia Ortolani. «Il faut continuer à manifester parce que nous n’avons rien obtenu, parce que la répression continue et parce que le gouvernement continue de signer des accords mensongers», a-t-elle dit. Dans les environs, des manifestants encagoulés affrontaient la police, qui dispersait la foule avec du gaz lacrymogène et des camions lanceurs d’eau, a constaté l’AFP.

Violence systématique

Commentant les troubles de la veille, le chef de la police, Enrique Basseletti, a dénoncé «une situation d’anormalité absolue». La police est critiquée par des habitants des quartiers touchés par les violences qui se plaignent de n’y voir personne pour les protéger. Pendant les neuf premiers jours du mouvement, le président chilien Sebastian Piñera avait déployé l’armée dans les rues et décrété un couvre-feu. Mais à présent la police est seule à tenter de rétablir l’ordre. Pour le gouvernement, les violences les plus graves sont le fait de «clubs de supporters d’équipes de football liés au trafic de drogue et à la délinquance la plus dure», a déclaré vendredi la porte-parole de l’exécutif, Karla Rubilar, sur la radio Cooperativa.

Amnesty International avait publié jeudi un rapport accusant les forces de l’ordre chiliennes d’appliquer une politique de violence systématique pour décourager les manifestants. Le gouvernement avait aussitôt rejeté ce rapport, même si le président Piñera avait admis que «dans certains cas» il était possible que les procédures de maintien de l’ordre n’aient pas été respectées. La police et les forces armées ont nié toute violence délibérée.

Sur les plus de 2.000 blessés enregistrés depuis le début de la crise, plus de 200 ont subi des lésions oculaires graves dues à des munitions spéciales employées par les forces de l’ordre. La police avait annoncé mardi qu’elle suspendait l’utilisation de ces munitions.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Crise sociale: le Chili renonce à organiser la COP 25

octobre 30, 2019

 

Le Chili renonce à organiser la conférence mondiale sur le climat COP 25 qui devait s’y tenir en décembre, ainsi que le sommet du forum de Coopération économique Asie-Pacifique (Apec) en raison du mouvement de contestation inédit qui agite le pays, a annoncé le président Sebastian Piñera mercredi.

«C’est avec un profond sentiment de douleur, parce que c’est douloureux pour le Chili, que notre gouvernement a décidé de ne pas organiser le sommet de l’Apec (…), ni celui de la COP 25», a déclaré le chef de l’Etat conservateur. Le sommet de l’Apec devait avoir lieu à Santiago les 16 et 17 novembre et la COP 25 du 2 au 13 décembre.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Chili : émeutes à Santiago, l’état d’urgence décrété

octobre 19, 2019

 

Le président chilien Sebastian Pinera a confié à un militaire la responsabilité d’assurer la sécurité après une journée de violences et d’affrontements nés de protestations contre l’augmentation des prix des transports.

Chil

Le bâtiment emblématique de la multinationale de l’énergie ENEL en feu suite aux émeutes à Santiago du Chili le 18 octobre REUTERS/Ramon Monroy

Le président chilien Sebastian Pinera a décrété vendredi soir l’état d’urgence à Santiago et a confié à un militaire la responsabilité d’assurer la sécurité après une journée de violences et d’affrontements nés de protestations contre l’augmentation des prix des transports. «J’ai décrété l’état d’urgence et, à cette fin, j’ai nommé le général de division Javier Iturriaga del Campo à la tête de la défense nationale, conformément aux dispositions de notre législation concernant l’état d’urgence», a déclaré Sebastian Pinera dans un message au palais gouvernemental.

Santiago du Chili a été le théâtre de violentes confrontations une bonne partie de la journée de vendredi entre les forces de l’ordre et des manifestants, qui ont obligé les autorités à boucler toutes les stations de métro. Les affrontements se sont multipliés à la tombée de la nuit et plusieurs bâtiments ont été pillés et incendiés.

Avant que les stations de métro ne soient bouclées, des appels à monter dans les trains sans billet avaient circulé, pour protester contre l’augmentation des prix des tickets de métro, passés de 800 à 830 pesos (1,04 euro) aux heures de pointe, après déjà une première augmentation de 20 pesos en janvier dernier. «L’ensemble du réseau est fermé en raison des émeutes et des destructions qui empêchent les conditions minimales de sécurité pour les passagers et les travailleurs», a annoncé sur Twitter le gestionnaire du métro, après des attaques contre presque l’intégralité des 164 stations, où beaucoup de barrières et tourniquets ont été détruits.

Le métro de Santiago, le plus étendu (140 km) et le plus moderne d’Amérique du sud, devrait rester clos ce week-end et pourrait rouvrir progressivement la semaine prochaine. En attendant, beaucoup d’habitants de Santiago ont dû rentrer chez eux à pied, parcourant parfois de longue distances, ce qui a provoqué des scènes de chaos et de désespoir.

En divers endroits de la ville, des manifestants ont érigé des barricades et se sont heurtés à la police, qui a fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes, des scènes de bataille de rue plus vues depuis longtemps dans la capitale chilienne. Le président Sebastian Pinera a qualifié les manifestants de délinquants. «Ce désir de tout casser n’est pas une protestation, c’est criminel», a-t-il déclaré dans une interview à la radio.

Jeudi, 133 personnes avaient été arrêtées pour des dégradations dans les stations de métro, où les dommages se montent selon le gestionnaire à 400 à 500 millions de pesos (630.000 euros). Les transports en commun sont très utilisés à Santiago, une ville très polluée et congestionnée.

Par Le Figaro avec AFP

Chili: des familles de victimes de la dictature poursuivent les ministres de Pinochet

septembre 11, 2019

 

Des proches de victimes de la dictature d’Augusto Pinochet au Chili ont déposé plainte ce mercredi 11 septembre pour complicité contre les ministres de l’ancien dirigeant, que la justice n’a jusqu’à présent pas inquiétés.

«Nous venons de déposer une plainte contre chacun de ceux qui ont occupé un poste de ministre pendant les 17 années de la dictature (…) car, pendant ces 17 ans, les meurtres n’ont pas été seulement commis par les agents de l’appareil répressif», a déclaré Lorena Pizarro, présidente du Collectif des familles de détenus-disparus (AFDD). Ces plaintes ont été déposées à l’occasion du 46e anniversaire du coup d’Etat contre le gouvernement socialiste de Salvador Allende. Le 11 septembre 1973, des militaires chiliens dirigés par le général Pinochet avaient renversé ce gouvernement démocratiquement élu. Salvador Allende s’était suicidé dans son palais présidentiel pris d’assaut.

Comme chaque année, des organisations de gauche ont rappelé la mémoire des 3200 morts et disparus sous le régime de Pinochet (1973-1990), décédé en 2006 à 91 ans sans jamais avoir été condamné. «Vous savez pourquoi nous continuons à commémorer le 11 septembre ? Parce que c’est le peuple qui se souvient, pas seulement nous», a ajouté Lorena Pizarro, au premier rang d’une manifestations où étaient brandis des portraits de disparus et des oeillets rouges. Dimanche, plus de 4.000 personnes ont manifesté à Santiago pour rappeler cet épisode sombre de l’histoire chilienne, dont le souvenir continue de diviser profondément le pays. Selon les chiffres officiels, 38.000 personnes ont aussi été torturées à cette période.

Le président conservateur Sebastian Piñera, qui a entamé en mars 2018 un deuxième mandat, a décidé cette année de ne pas commémorer l’événement, préférant faire une brève allocution à la presse pour appeler les Chiliens à la réflexion et à l’unité. Jusque-là, cet anniversaire donnait lieu à une cérémonie au palais présidentiel de La Moneda. «J’invite tous mes compatriotes à réfléchir avec sérénité et bonne volonté sur les causes et les conséquences du 11 septembre 1973, à tirer les leçons et enseignements des erreurs du passé», a déclaré le chef de l’Etat. Signe des divisions qui traversent la société, un encart signé par une soixante de personnes paru dans le quotidien El Mercurio, estime que «le 11 septembre de 1973, le Chili a échappé à ce que le Venezuela est aujourd’hui». La députée du Parti communiste Carmen Hertz, dont le mari, le journaliste Carlos Berguer, a été exécuté en 1973, a exprimé «honte et dégoût devant l’encart du Mercurio équivalent à un groupe de nazis en Allemagne publiant dans un média la justification et la relativisation de la Shoah».

Selon un rapport sur les droits humains de l’Université Diego Portales, seuls 22% des cas d’exécutions ou de disparitions reconnus officiellement ont donné lieu à des condamnations entre 1995 et juin 2018.

Par Le Figaro.fr avec AFP