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La Chine va taxer 75 milliards de dollars de produits américains

août 24, 2019

CHINA-COLOMBIA-DIPLOMACY

Le président chinois Xi Jinping à réagi aux nouvelles taxes douanières du président américain Donald Trump ce vendredi 23 août. WANG ZHAO / AFP

Pékin riposte aux taxes douanières américaines sur les produits d’importation chinois décidées par Donald Trump.

La Chine a annoncé ce vendredi son intention de relever les droits de douane à l’importation sur environ 75 milliards de dollars (68 milliards d’euros) de produits américains, amorçant une nouvelle escalade dans le conflit commercial entre les deux premières économies du monde.

Le ministère du Commerce chinois a déclaré dans un communiqué qu’il imposerait des droits de douane supplémentaires de 5% ou 10% sur un total de 5078 produits provenant des États-Unis, parmi lesquels des produits agricoles, le pétrole brut, les petits avions et les voitures.

Les droits sur certains produits prendront effet dès le 1er septembre, les autres le 15 décembre. Des mesures qui répondent aux taxes américaines : alors que 250 milliards de dollars de bien chinois sont déjà taxés à 25%, 112 autres milliards le seront à 10% le 1er septembre, et encore 160 milliards le 15 décembre.

La Chine n’en est pas à ses premières mesures de riposte : le pays a cessé d’acheter des produits agricoles américains depuis le 3 août, ciblant ainsi les agriculteurs, et donc un électorat important pour Donald Trump à l’approche de la nouvelle campagne présidentielle. Pékin applique également depuis le 1er juin des droits de douane plus élevés sur 5400 produits américains.

Marchés en baisse

La plupart des grands marchés boursiers européens reculaient en début d’après-midi après l’annonce chinoise. Vers 12h35 GMT, l’indice large européen Stoxx 600, qui était orienté à la hausse à mi-séance, abandonne 0,31%. A Paris, le CAC 40 cède 0,51% et à Francfort, le Dax recule de 0,65%.

L’indice Stoxx du secteur automobile, l’un des plus exposés aux tensions commerciales internationales, perd 1,68% et celui des matières premières 1,12%.

La décision chinoise se traduit aussi par une baisse des rendements obligataires, les investisseurs se reportant sur les actifs jugés les plus sûrs: celui du Bund allemand à dix ans est retombé sous -0,65% contre -0,638% environ avant l’annonce de Pékin.

Enfin, le pétrole, qui évoluait en légère baisse, a brusquement chuté quand la Chine a annoncé son intention d’imposer de nouveaux droits de douane. Vers 13H10 GMT (15H10 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 58,97 dollars à Londres, en nette baisse de 1,59% par rapport à la clôture de jeudi. Sur la semaine, il a gagné 0,53%. À New York, le baril américain de WTI pour la même échéance s’échangeait à 54,07 dollars, 2,31% de moins que la veille. Sur la semaine, il a perdu 1,35%.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Huawei lance en Chine sa première télévision intelligente

août 10, 2019

 

Huawei, mis au ban par Washington sur fond de rivalité technologique avec Pékin, a dévoilé samedi sa première télévision intelligente qui sera commercialisée dès la semaine prochaine et sera équipée de son système d’exploitation maison, HarmonyOS. Le géant chinois des télécoms et numéro deux mondial des smartphones fait ainsi son entrée sur un marché dominé jusque-là par les sud-coréens Samsung et LG, et les japonais Sony et Panasonic.

Cette télévision intelligente sera disponible à partir de jeudi en Chine et commercialisée par Honor, la deuxième marque de smartphone de Huawei destinée à une clientèle plus jeune, a annoncé samedi son PDG, George Zhao. «Ce n’est pas une simple télévision telle qu’on la connaît», a prévenu George Zhao lors d’une conférence des développeurs du groupe à Dongguan (sud de la Chine). L’appareil, qui tournera sous le système d’exploitation maison de Huawei – HarmonyOS -, a été conçu comme un prolongement sur grand écran du smartphone et fonctionne avec le même écosystème. Les contenus peuvent ainsi être synchronisés et basculés d’un support à l’autre. Cette télévision intelligente est équipée d’une caméra rétractable destinée aux appels vidéo et à la reconnaissance faciale — pour verrouiller aux enfants l’accès à certains programmes.

La marque n’a pas exclu d’étendre sa commercialisation à d’autres pays sans toutefois s’avancer sur un calendrier. Le produit marque le premier déploiement du système d’exploitation HarmonyOS dont les contours ont été dévoilés vendredi par Huawei, et présenté par la firme comme étant une alternative en cas d’impossibilité d’utiliser Android du fait de sanctions américaines.

Huawei a été inscrit en mai sur liste noire par l’administration Trump sur fond de guerre commerciale et de rivalité technologique avec Pékin, soupçonné de fournir des portes dérobées aux services de renseignement chinois, ce que le groupe dément. Le numéro deux mondial des smartphones est menacé de perdre son accès à Android, le système d’exploitation américain qui équipe l’immense majorité des smartphones dans le monde. Les entreprises américaines ne sont, en théorie, plus autorisées à lui vendre des produits technologiques. Une période d’exemption de trois mois – qui doit prendre fin la semaine prochaine – a toutefois été accordée par Washington

Par Le Figaro.fr avec AFP

Niger : une compagnie pétrolière chinoise accusée de menacer l’une des plus grandes réserves naturelles d’Afrique

août 9, 2019

Des antilopes addax dans le désert du Tin Toumma, dans le sud-est du Niger, le 6 mai 2016. © Thomas Rabeil/AFP

 

Des défenseurs de l’environnement nigériens et internationaux ont lancé une pétition contre le déclassement de la moitié de la grande réserve naturelle nigérienne de Termit et Tin Toumma au profit de China National Petroleum Corporation (CNPC).

« Nous avons lancé cette pétition mercredi dernier parce que le gouvernement du Niger a adopté en juin un projet de redéfinition de la réserve, qui est vraiment menacée par l’exploitation pétrolière d’une société chinoise », a déclaré vendredi 9 août Hamadou Soumana Oumarou, membre de l’ONG nigérienne Jeunes volontaires pour l’environnement.

Créée en 2012, à cheval entre les régions d’Agadez (nord), de Zinder (centre-sud) et de Diffa (sud-est), Termit et Tin Toumma est considérée comme l’une des plus grandes réserves terrestres d’Afrique. Elle abrite 130 espèces d’oiseaux et 17 espèces de mammifères, dont des espèces protégées et menacées : gazelle dama, addax, guépard saharien, mouflon à manchettes, selon les services nigériens de l’Environnement. Une centaine de variétés de plantes y a également été répertoriée par l’université de Niamey.

Des espaces et des espèces menacées

Selon Hamadou Soumana Oumarou, la pétition, disponible sur internet, « demande le reclassement de la plus grande réserve naturelle d’Afrique », et accuse « la Chine de détruire impunément la biodiversité en Afrique ». Celle-ci a déjà reçu « 24 000 signataires sur un objectif de 50 000 ».

Le 26 juin, un conseil des ministres avait décidé du « déplacement des limites » de la réserve, afin de « se conformer au contrat de partage de production » qui lie depuis 2008 le Niger à la China National Petroleum Corporation (CNPC).

Néanmoins, le gouvernement a voulu rassurer  : « une partie du périmètre de la réserve empiète sur les blocs pétroliers d’Agadem attribués à CNPC. Ses limites seront déplacées. Mais la réserve conservera la même superficie de 96 560 km2 ».

« Certaines espèces très menacées »

Cette décision « exclut près de 45 000 km2 de l’aire protégée » et « ce déclassement entraînerait la disparition de certaines espèces très menacées, comme l’addax, une espèce d’antilope », s’est alarmée fin juillet l’ONG française Noé, qui avait obtenu en novembre 2018 la gestion de la réserve pour un mandat de vingt ans.

Vingt-et-un puits pétroliers en cours d’exploitation par CNPC cohabitent avec la réserve qui est traversée par un oléoduc sur plus de 100 km, s’inquiète également l’ONG française.

Le ministre nigérien de l’Environnement Almoustapha Garba avait alors estimé que la délégation de gestion à l’ONG Noé permettrait « de pallier les menaces qui compromettent la sauvegarde de la faune » dont « la persistance du braconnage et le sur-pâturage ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Chine: Pékin ordonne le retrait de symboles musulmans de plusieurs restaurants halal

août 1, 2019

 

Les autorités chinoises ont demandé à des employés de onze restaurants halal pékinois de couvrir ou d’effacer les écritures arabes ou symboles musulmans présents dans le commerce. Une décision qui s’inscrit dans un contexte de «sinisation» et de contrôle des religions.

«Ils nous parlent toujours d’unité nationale, et que la Chine s’internationalise. Mais c’est de l’unité nationale, ça?». À Pékin, les autorités chinoises ont exigé auprès d’employés de onze restaurants de retirer de leurs échoppes toutes écritures et symboles qui s’apparentent à l’islam, rapporte Reuters ce 1er août. Sont ainsi visés les croissants de lune, mais aussi le mot «halal» écrit en arabe.

«Ils nous ont dit que c’était de la culture étrangère, et que nous devrions utiliser plus de culture chinoise», a affirmé auprès de l’agence de presse le directeur d’un restaurant de nouilles. Selon lui, il a dû retirer le mot «halal» devant les autorités, qui l’ont regardé faire. Certains magasins ont remplacé les caractères arabiques de leurs échoppes par les termes «qing zhen», qui signifient «halal» en chinois. Si la plupart des employés interrogés n’avaient pas de réticence à couvrir les écritures, l’un des intervenants a accusé les autorités chinoises de vouloir «effacer» la culture musulmane.

China has now banned Islam in Beijing!!

CCP has ordered halal restaurants and food stalls to remove Arabic script and symbols associated with Islam from their signs, part of an expanding national effort to « Sinicize » its Muslim population.

Contacté par Reuters, Zha Xi, membre de la Commission des affaires ethniques de la République Populaire de Chine, affirme que le pays protège et garantit les droits et intérêts de toutes les minorités ethniques. «Actuellement, notre régulation de la nourriture halal est gérée localement. Chaque province la régente selon les coutumes et habitudes de ses habitants», a-t-elle déclaré.

Cinq religions étroitement surveillées par la Chine

20 millions de musulmans sont présents en Chine. Et il existe environ 1000 restaurants halal à Pékin, indique The Independent . Cette nouvelle campagne s’inscrit dans un contexte de contrôle des religions. Comme le rapportait Le Figaro en 2018, la Chine a fait entrer en vigueur une législation qui limite les pratiques culturelles ne se conformant pas aux «réalités chinoises». La Chine veut ainsi «siniser» les croyances répandues sur le territoire.

Officiellement, le pays reconnaît cinq religions: le catholicisme, le protestantisme, le bouddhisme, le taoïsme et l’islam. Chacune d’entre elle est étroitement surveillée: par exemple, des églises indépendantes ont été fermées en 2018, et certaines croix ont été retirées du haut d’édifices religieux, parfois avec l’aide de grues, comme l’écrivait France 24 l’année dernière. Mais l’Islam demeure la religion qui est la plus scrutée par les autorités chinoises.

Le gouvernement est notamment préoccupé par la situation dans la province du Xinjiang, où vivent près de 10 millions d’Ouïghours, de confession musulmane. La région a connu de nombreuses violences ces dernières années, et les autorités estiment que certains séparatistes ont des liens avec des groupes djihadistes internationaux. La Chine a d’ailleurs interdit le port du voile intégral, mais surtout ouvert des «camps de déradicalisation».

Le Figaro fr par Steve Tenré avec agences Reuters

La Chine salue la «grande portée» du sommet Kim-Trump

juillet 1, 2019

 

La Chine a salué ce lundi la «grande portée» de la rencontre la veille entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et Donald Trump, et appelé à «profiter des circonstances favorables» pour progresser vers la dénucléarisation. Après avoir retrouvé Kim Jong-un dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées, Donald Trump a effectué dimanche quelques pas en territoire nord-coréen – une première pour un président américain en exercice.

Suite à un entretien côté Sud, il a ensuite raccompagné le jeune dirigeant côté Nord et annoncé que des négociateurs des deux pays reprendraient leurs discussions «d’ici deux à trois semaines» sur le programme nucléaire de Pyongyang. «Cela mérite d’être salué», a déclaré lors d’une conférence de presse régulière Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

«La [Corée du Nord] et les États-Unis sont convenus de reprendre dans un proche avenir leurs consultations au niveau des groupes de travail. Cela est d’une grande portée», a souligné Geng Shuang. Il a appelé les parties concernées «à profiter des circonstances favorables, à faire un pas les uns vers les autres, et à rechercher activement des solutions efficaces aux préoccupations de chacun» afin de progresser vers la dénucléarisation.

La rencontre historique de ce weekend entre Kim Jong-un et Donald Trump est intervenue un peu plus d’une semaine après la visite en Corée du Nord de Xi Jinping – la première d’un président chinois en 14 ans. Un voyage triomphal qui avait pour but de raffermir les liens entre les deux pays, alliés traditionnels, après une période de refroidissement due au soutien de Pékin aux sanctions de l’ONU visant Pyongyang.

Des analystes avaient suggéré que Xi Jinping a pu utiliser sa visite en Corée du Nord afin de peser face à Donald Trump dans les discussions bilatérales au sommet du G20 au Japon ce weekend. Les deux hommes sont convenus samedi d’une trêve dans leur guerre commerciale, Washington s’engageant notamment à ne pas imposer de nouvelles surtaxes douanières à l’importation de produits chinois.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mulroney suggère d’envoyer Chrétien en Chine pour la libération des Canadiens

juin 7, 2019
© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

OTTAWA — Le gouvernement fédéral devrait faire appel à l’ancien premier ministre Jean Chrétien pour diriger une délégation en Chine afin d’obtenir la libération de deux Canadiens, a suggéré l’un de ses prédécesseurs, Brian Mulroney.

En entrevue avec La Presse canadienne, M. Mulroney a ajouté que M. Chrétien devrait être accompagné par son gendre André Desmarais, l’un des plus hauts dirigeants de Power Corporation.

M. Mulroney a expliqué que Jean Chrétien et André Desmarais entretiennent de bonnes relations en Chine. Ils seraient aptes à conclure un accord qui permettrait de sortir Ottawa et Pékin de leur impasse diplomatique, croit-il.

L’ancien diplomate Michael Kovrig et l’entrepreneur Michael Spavor sont détenus en Chine depuis le mois de décembre. Ils sont accusés d’espionnage et d’avoir mis en danger la sécurité nationale.

Selon de nombreux observateurs, ces emprisonnements représentent un acte de représailles contre le Canada pour l’arrestation de Meng Wanzhou, une haute dirigeante du géant chinois des télécommunications Huawei, dont les États-Unis réclament l’extradition.

Un porte-parole du premier ministre Justin Trudeau a déclaré que le gouvernement n’avait pas l’intention d’envoyer une telle délégation en Chine.

M. Desmarais a refusé de commenter la suggestion de Brian Mulroney, tandis que M. Chrétien n’a pas répondu à une demande d’entrevue de La Presse canadienne.

Chine va ouvrir une enquête sur Fedex

juin 1, 2019

 

Les autorités chinoises vont enquêter sur le groupe de livraison américain FedEx, l’accusant d’avoir porté atteinte aux intérêts de ses clients, selon la télévision d’Etat.

FedEx avait présenté ses excuses pour avoir mal acheminé certains colis de Huawei. Le géant des télécoms chinois avait indiqué plus tôt revoir ses liens avec l’entreprise à la suite de cet incident.

Les autorités chinoises compétentes «ont annoncé le 1er juin que FedEx n’ayant pas livré aux bonnes adresses en Chine, les droits et intérêts légaux de ses clients étaient gravement compromis» et, qu’en conséquence, la Chine «allait immédiatement ouvrir une enquête», a indiqué la chaîne de télévision publique CCTV.

«En tant qu’entreprise de messagerie opérant en Chine depuis des décennies, FedEx a l’obligation de coopérer avec les enquêtes des autorités chinoises compétentes», a ajouté CCTV.

La Chine a déjà établi une liste d’entreprises «non fiables», a fait remarquer le média, ajoutant que l’ouverture de cette enquête sera «un avertissement aux autres sociétés étrangères».

Par Le Figaro.fr avec AFP

La Bourse de Shanghai dévisse sous le poids des tensions sino-américaines

octobre 8, 2018

Photo d’archives du 25 septembre 2018, un investisseur à la Bourse de Shanghai. / © AFP/Archives / Johannes EISELE

Les places boursières chinoises ont dégringolé lundi, subissant le contrecoup de l’escalade généralisée des tensions avec les États-Unis pendant la semaine écoulée, alors que les marchés du géant asiatique étaient fermés.

A la Bourse de Shanghai, l’indice composite a terminé en repli de 3,72% à 2.716,51 points, tandis que la place de Shenzhen cédait 3,83% à 1.386,28 points. Les deux marchés sont restés fermés la semaine dernière pour cause de fête nationale chinoise, au moment où les relations avec les États-Unis se dégradaient fortement.

Les relations avec les États-Unis ont été notamment marquées la semaine dernière par des informations de l’agence financière Bloomberg selon lesquelles de minuscules puces informatiques auraient été insérées dans des ordinateurs américains fabriqués en Chine afin de voler des secrets technologiques américains.

Ces informations ont pénalisé lundi les valeurs technologiques, notamment le groupe de télécommunications ZTE, qui a cédé plus de 8%. ZTE a déjà fait l’objet de sanctions aux États-Unis et a été menacé de faillite ces derniers mois à la suite de menaces de l’administration Trump.

Le discours du vice-président américain Mike Pence, qui s’est livré jeudi à un réquisitoire en règle contre Pékin, accusé de travailler à la défaite de Donald Trump, a pu aussi agir sur le moral des investisseurs.

D’autant que des navires de guerre chinois et américain se sont dangereusement approchés en mer de Chine.

Cette chute intervient alors que la banque centrale chinoise a annoncé dimanche qu’elle allait réduire d’un point de pourcentage le taux de réserves obligatoires pour la plupart des banques, la quatrième baisse de cette année visant à les encourager à accorder davantage de crédits aux petites entreprises et au secteur privé.

Ces réductions successives doivent permettre à la Chine d’amortir l’impact économique des taxes imposées par le président américain, Donald Trump, sur 250 milliards de dollars de marchandises chinoises, environ la moitié des exportations du pays vers les États-Unis.

A Hong Kong, à 40 minutes de la clôture, l’indice Hang Seng était en repli de 1,18%.

Romandie.com avec(©AFP / (08 octobre 2018 10h22)

Disparition du président chinois d’Interpol: Paris « s’interroge » et se dit « préoccupé »

octobre 5, 2018

Photo prise le 4 juillet 2017 à Singapour du président chinois d’Interpol Meng Hongwei porté disparu / © AFP/Archives / ROSLAN RAHMAN

Paris « s’interroge » sur la « disparition inquiétante » du président chinois d’Interpol et se dit « préoccupé par les menaces » contre sa femme, a indiqué vendredi le ministère de l’Intérieur.

« La France s’interroge sur la situation du président d’Interpol », Hongwei Meng, dont la famille est sans nouvelles depuis le 25 septembre, et est « préoccupée par les menaces dont son épouse a fait l’objet », indique le ministère, qui précise qu' »un dispositif policier adapté (était) mis en place pour garantir (sa) sécurité ».

« Le 4 octobre en soirée, les services de police ont été informés, par son épouse, de la disparition inquiétante de M. Meng », et elle a affirmé « avoir récemment reçu des menaces via les réseaux sociaux et par téléphone », poursuit la même source.

« Interrogées par le bureau de liaison d’Interpol à Pékin, les autorités chinoises n’ont pour l’heure pas apporté de précisions », indique le ministère, ajoutant que « les échanges avec les autorités chinoises se poursuivent ».

Hongwei Meng a rejoint la Chine par avion depuis Stockholm, a-t-on appris de sources concordantes.

Le siège mondial d’Interpol, organisation internationale de coopération policière rassemblant 192 pays, est installé à Lyon, ville où réside également la famille de M. Meng.

Romandie.com avec(©AFP / (05 octobre 2018 19h00)

B-52 américains en mer de Chine, Pékin dénonce une « provocation »

septembre 27, 2018

Pékin – Le ministère chinois de la Défense a fustigé jeudi le survol jugé « provocateur » par des bombardiers américains des mers disputées de Chine méridionale et orientale, dans un contexte tendu de guerre commerciale entre Pékin et Washington.

Le Pentagone a annoncé mercredi que plusieurs B-52 avaient participé cette semaine à une opération conjointe avec des chasseurs japonais en mer de Chine orientale. D’autres de ces bombardiers ont également traversé « l’espace aérien international » en mer de Chine méridionale.

« Nous nous sommes toujours résolument opposés au comportement provocateur des avions militaires américains en mer de Chine méridionale et nous continuerons à prendre les mesures nécessaires pour y faire face efficacement », a déclaré Ren Guoqiang, porte-parole du ministère chinois de la Défense, lors d’une conférence de presse régulière.

La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale. Des nations riveraines (Philippines, Vietnam, Brunei, Malaisie) ont des prétentions rivales et chaque pays contrôle plusieurs îles. Pour appuyer ses revendications, Pékin a fait renforcer artificiellement plusieurs îlots et récifs et installé des armements sur certains.

En mer de Chine orientale, Pékin revendique les îles Diaoyu (appelées Senkaku par le Japon), actuellement contrôlées par Tokyo. Les questions de souveraineté enveniment régulièrement les relations entre les deux voisins.

Afin d’opposer une résistance à la Chine dans ces mers, Washington et ses alliés font régulièrement croiser des navires de guerre ou voler des bombardiers ou des chasseurs près d’îles contrôlées par Pékin. Des opérations baptisées « liberté de navigation ».

Ces derniers jours, alors que de nouveaux droits de douane américains sont entrés en vigueur lundi sur des biens chinois représentant 200 milliards de dollars, Pékin a fustigé un projet de vente d’armes américaines à Taïwan, annulé une escale de l’US Navy à Hong Kong et rappelé un amiral chinois en visite aux Etats-Unis.

« Nous traversons juste une de ces périodes où il nous faut apprendre à gérer nos divergences », a déclaré le ministre américain de la Défense Jim Mattis à un groupe de journalistes au Pentagone, reconnaissant des « tensions ».

Le chef du Pentagone a une nouvelle fois critiqué le renforcement des positions militaires de la Chine sur des îlots en mer de Chine du sud, à l’appui de ses revendications territoriales.

Romandie.com avec(©AFP / 27 septembre 2018 11h04)