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Chine-Afrique : quand Tshisekedi s’attaque au contrat signé par Kabila

septembre 14, 2021

Kash

Le président congolais a exigé la réévaluation des projets liés au contrat signé en 2008 par l’administration de Joseph Kabila avec un consortium chinois. Les investissements promis en échange de titres miniers ne sont pas à la hauteur…

LA RDC manque d’infrastructures, et c’est « une entrave au développement ». Lors du conseil des ministres, ce vendredi 10 septembre, Félix Tshisekedi a tapé du poing sur la table. Dans son viseur, les trop faibles retombées du contrat « sino-congolais », signé en 2008 par son prédécesseur Joseph Kabila, qui devait se traduire par un échange de bons procédés : à un consortium chinois les minerais extraits du sol congolais – sous forme de titres miniers sur le cobalt et le cuivre – ; aux Congolais des infrastructures dans lesquelles Pékin promettait d’investir plusieurs milliards de dollars.

Si le contrat initial prévoyait 9 milliards de dollars d’investissements, il a été ensuite revu à la baisse – à 6 milliards –, sous la pression du FMI, qui s’inquiétait du niveau de surendettement du pays. Et 13 ans après, seuls 2,74 milliards de dollars ont effectivement été décaissés par les entreprises chinoises.

Kabila ciblé ?

Si des « raisons techniques liées notamment à l’insuffisance d’énergie électrique pour la production minière » sont avancées par les autorités congolaises, Félix Tshisekedi a réclamé au ministre des Infrastructures, Alexis Gizaro Muvuni, et à celle des Mines, Antoinette Nsamba Kalambayi, de lui dresser « l’état des lieux de l’exécution technique et financière des projets inscrits dans le contrat dit sino-congolais ».

Cette première étape marque-t-elle un pas supplémentaire vers une renégociation plus globale, déjà promise par le chef de l’État congolais ? La « réévaluation » de ce contrat qui avait, à l’époque de sa signature, été qualifié de « léonin » par l’opposition, pourrait également donner lieu à de nouvelles révélations, notamment concernant des avantages octroyés à certains hauts responsables de l’ancienne administration… Voire à Joseph Kabila lui-même.

Par  Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.

Bourses postdoctorales des domaines intégrés des géosciences et des sciences des données

septembre 10, 2021

Lieu : ville de Kunshan, province du Jiangsu, Chine

Catégorie : recherche (boursier postdoctoral)

Salaire : 53 000 USD par an (avant impôts)

Type de poste : temps plein

Critères d’admissibilités

Les candidats potentiels sont invités à postuler avec un doctorat en géosciences et dans d’autres domaines connexes des sciences de la Terre. Les candidats qui ont une connaissance et une expérience de l’utilisation de l’apprentissage automatique, de l’intelligence artificielle, de l’analyse des méga données et d’autres connaissances et outils et technologies des sciences des données aux géosciences, dans le cadre de leur thèse de doctorat d’un établissement d’enseignement supérieur accrédité, seront privilégiés.

 Les candidatures sont invitées de ceux qui ont obtenu au cours de la période des six dernières années.

Le candidat idéal aurait au moins une certaine expérience préalable dans des domaines tels que le traitement et l’analyse de données, l’outil de saisie de données, l’analyse et l’application de données volumineuses, la visualisation d’informations, les graphiques de connaissances, le système de stockage de données avec un intérêt pour le développement de produits et de compétences spécialisés.

Une expertise dans le domaine fusionné de la géologie et des sciences des données est hautement souhaitable. Le candidat doit parler couramment le chinois ou l’anglais. Les citoyens non chinois devraient être éligibles pour demander un visa de recherche de visite en Chine.

DDE met en œuvre une politique des EDI (égalité, diversité et inclusivité) dans tous ses recrutements, planification et opérations de talents.

Documents à soumettre (site Web DDE World). Chaque candidat doit soumettre les éléments suivants (en chinois ou en anglais) :

1. Une déclaration d’intérêt expliquant pourquoi vous postulez et quels sont vos projets après votre recherche postdoctorale au RCE (Suzhou).

2. Un curriculum vitae.

3. Noms, antécédents institutionnels, expertise et e-mails de contact de trois arbitres.

Processus de sélection et de recrutement

Les candidats intéressés sont priés d’envoyer une lettre de motivation/une déclaration et un CV détaillé sur le site Web suivant : https://www.ddeworld.org/career.

Toutes les candidatures reçues seront reconnues.

L’évaluation des candidats sera basée sur les qualifications ci-dessus. Seuls les candidats présélectionnés par la DDE /SC seront recontactés pour assister à la réunion d’entretien.

Coordonnées medjouel.com vous informe que le boursier postdoctoral recevra une somme annuelle avant impôts de 53 000 $ US couvrant le salaire, le logement, l’assurance et les frais de subsistance.

Ceux qui souhaitent opter pour un autre régime de soins de santé devraient couvrir eux-mêmes cette dépense. Le RCE (Suzhou) fournira des bureaux avec ordinateur ; l’accès à Internet et d’autres installations pour la recherche.

Pour plus d’informations, veuillez contacter : secretariat@ddeworld.org

Postulez via le recruteur : https://www.ddeworld.org/career.

Avec Adiac-Congo par concoursn

Comment la Chine « efface » certaines stars du divertissement

août 30, 2021

Zhao Wei, l’une des actrices les plus célèbres du pays, a disparu des réseaux sociaux et des plateformes, relate « Courrier inter » ce lundi.

Zhao Wei, une richissime actrice de 45 ans, a disparu des plateformes et reseaux sociaux chinois depuis plusieurs jours.
Zhao Wei, une richissime actrice de 45 ans, a disparu des plateformes et réseaux sociaux chinois depuis plusieurs jours.© EYEPRESS NEWS / EyePress / EyePress via AFP

En Chine, elle est une véritable star. Pourtant, son nom a disparu des réseaux sociaux du pays, ses films aux abonnés absents sur les plateformes. Zhao Wei, une richissime actrice de 45 ans, n’apparaît plus dans les moteurs de recherche depuis plusieurs jours. En cause : la comédienne serait visée par une campagne des autorités chinoises, dont le but est de reprendre la main sur l’industrie du divertissement et de la culture, relate Courrier international, ce lundi 30 août.

Aucune justification officielle n’a été donnée concernant ce « bannissement » d’Internet. Mais des pistes d’explications commencent à se dessiner. Depuis plusieurs années, Pékin s’en prend aux excès des stars du showbiz, dont certaines sont accusées de corrompre la jeunesse et de promouvoir l’argent et le consumérisme. Comme le relate RFI, Zhao Wei faisait affaires avec Jack Ma, le cofondateur tombé en disgrâce d’Alibaba. La businesswoman, propriétaire de plusieurs vignobles en France, a par ailleurs été condamnée pour des délits boursiers en 2017.

« Restaurer » le secteur de l’art et du divertissement

Le cas Zhao Wei entre en résonance avec d’autres affaires mêlant des stars chinoises. Ces derniers mois, les autorités du pays ont été échaudées par une série de scandales. Le régulateur chinois de l’audiovisuel a imposé le retrait des séries télévisées avec l’actrice Zheng Shuang, accusée de fraude fiscale et d’abandon de ses deux enfants après sa rupture avec son compagnon. Très populaire en Chine, la comédienne de 30 ans a été ordonnée par le fisc de régler une amende de 299 millions de yuans (39 millions d’euros) pour ne pas avoir déclaré des revenus.

Objectif pour Pékin : imposer une tolérance zéro vis-à-vis des déboires des célébrités. « Depuis un moment déjà, les manquements moraux et les violations de la loi par les artistes suscitent la vive attention de la société », avait averti la télévision publique CCTV, d’après des constatations de l’Agence France-Presse. La chaîne appelait alors à « restaurer » le secteur de l’art et du divertissement afin qu’il soit « sain et marqué par l’honnêteté ».

Par Le Point avec AFP

Côte d’Ivoire, Ghana réveillez-vous ! La Chine exporte du cacao vers la Belgique

août 19, 2021

Séchage des fèves de cacao au Ghana

Premiers fournisseurs mondiaux, les exportateurs africains de cacao ne touchent que 5 % des revenus de l’industrie du chocolat, sur un total annuel mondial de 130 milliards de dollars. Ils doivent maintenant faire face à l’arrivée de la Chine sur le marché.

En 2013, Mondelez, la société mère de Cadbury Australia, avait annoncé qu’elle allait investir 59 millions de dollars dans des essais de culture de cacaotiers le long de son usine de Hobart, en Tasmanie, au nord de l’Australie. Le but était d’augmenter la production annuelle de fèves.

Cela aurait dû être un premier signal d’alarme pour les producteurs africains. C’est désormais la Chine qui se lance dans la production de cacao, avec des projets expérimentaux qui ont déjà permis l’exportation de fèves vers la Belgique.

L’Afrique subsaharienne fournit aujourd’hui 86 % de la production mondiale de fèves de cacao, les 14 % restants étant apportés par le Brésil (12 %) et Trinidad-et-Tobago (2 %), mais elle ne touche que 5,35 % des revenus générés par l’ensemble de l’industrie (de la fève brute aux tablettes de chocolat).

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Pourquoi ? Pour certains, cela tient au fait que l’Afrique consomme elle-même peu de ses produits dérivés, avec seulement 1 % de la consommation mondiale.

D’autres estiment que l’Afrique, contrairement à l’Europe, n’a pas encore la capacité technique de construire des modèles intégrés pour transformer la matière première en produits finis et gérer la chaîne d’approvisionnement.

D’aucuns mettent en avant le manque d’investisseurs industriels, dû à des conditions d’emprunt difficiles (taux trop élevés, garanties exigées trop strictes), d’une préférence pour la liquidité et plus globalement d’un manque de confiance dans l’économie.

Une vision trop réduite des choses

Ces trois arguments sont tout à fait recevables. Mais si nous ne parvenons pas à capter plus de la valeur de la chaîne d’approvisionnement c’est parce que nos petits exploitants agricoles, nos coopératives, nos organismes de réglementation et les gouvernements en place ne voient pas assez grand.

Ils laissent l’ensemble de l’industrie locale planter les fèves, les récolter et les vendre à des courtiers internationaux à des prix inférieurs à ceux acceptés sur les marchés internationaux des matières premières.

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La chaîne de valeur est donc biaisée, au détriment des pays qui dépendent de la production primaire. En effet, l’agriculture comprend quatre socles : la production primaire, le stockage, la transformation et la distribution, mais ces différents niveaux ne sont pas rémunérés de la même manière. Plus on avance dans la chaîne d’approvisionnement, plus on gagne.

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Menace chinoise

C’est dans ce contexte inquiétant qu’il faut placer l’arrivée de la Chine sur le marché du cacao. L’Académie chinoise des sciences agricoles tropicales (CATAS) a travaillé à la culture du cacao dans la province de Haina et a récemment exporté 500 kg de fèves de cacao vers la Belgique, pour une valeur dérisoire de 3 044 euros (pour l’instant).

NOUS DEVONS CHANGER AU PLUS VITE LA FAÇON DONT NOUS PRODUISONS LE CACAO

Alors que le Cocobod du Ghana (l’organisme paraétatique qui organise la production de cacao du pays) a assuré que cette exportation chinoise n’avait rien d’inquiétant, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs agricoles du Ghana, Edward Kareweh, s’est montré lui beaucoup plus préoccupé. « Nous devons changer au plus vite la façon dont nous produisons le cacao dans ce pays. Nous utilisons des pioches et des couteaux dans nos exploitations depuis plus de 100 ans », a-t-il déclaré.

La Chine a compris qu’elle pouvait tirer parti de la fragilité du modèle africain en produisant suffisamment de fèves pour le vendre à l’Europe, dans le but de réduire sa balance commerciale due à l’importation de chocolat.

Elle songe même à développer ses propres industries pour fabriquer des barres de chocolat et d’autres produits dérivés qui serviront à nourrir 1,4 milliard de Chinois. La fève de cacao est riche, et peut être utilisée dans les barres de chocolat donc, mais aussi dans les préparations pour gâteaux, les aliments pour le petit-déjeuner, les boissons, la crème glacée.

Des solutions malgré tout

Pour tenter de s’emparer d’une plus grande partie de la chaîne de valeur le Ghana et la Côte d’Ivoire ont créé un « Chocopec », avec un prix plancher en dessous duquel les agriculteurs ne peuvent pas vendre leurs matières premières.

Mais la décision du Cocobod au Ghana et du gouvernement ivoirien de fixer un prix plancher pour la fève est en réalité contre-productive. Car si l’Afrique subsaharienne contrôle 86 % de la chaîne d’approvisionnement mondiale en intrants primaires, elle ne contrôle pas la division « achat » des produits dérivés, ni les sections secondaire (autrement dit la fabrication) et tertiaire (la logistique et la distribution) de la chaîne de valeur ajoutée.

La réponse se situe en partie dans l’intégration en amont, c’est-à-dire par la substitution des importations.

Certains pays comme la Côte d’Ivoire ont déjà entamé ce processus. Mais la plupart des additifs primaires nécessaires à la transformation du beurre de cacao en chocolat, comme le lait et le sucre, sont encore importés d’Europe.

Cacao

Pour que la Côte d’Ivoire puisse tirer pleinement profit de sa production primaire de fèves de cacao, elle doit en outre trouver des marchés dans son pays et sur le continent, car elle ne peut pas construire une chaîne d’approvisionnement sans acheteurs.

Une solution envisageable serait de veiller à ce que le Nigeria développe son plan national de transformation de l’élevage (NLTP) dans le cadre de son programme de développement laitier. Cela lui permettrait de fournir à ses voisins les matières premières et les additifs nécessaires à la transformation du cacao, sans avoir à aller les chercher en Amérique du Sud.

Autre possibilité, la construction au Ghana de fermes d’élevage entièrement mécanisées pour la production de lait, ou encore la mise en place de modèles verticalement intégrés pour pouvoir transformer la canne à sucre.

Ces projets doivent être débattus au niveau régional, par exemple lors des sommets économiques organisés par les dirigeants politiques du continent.

L’Institut de recherche sur le cacao du Ghana (CRIG) a de son côté produit des échantillons de produits issus de ses recherches sur les utilisations futures du cacao. Les usages futurs sont nombreux : cosmétiques, produits de toilette, engrais, boissons, biocarburants etc. La commercialisation des résultats de cette étude pourrait être très intéressante, à condition toutefois de trouver un financement privé.

Repenser le modèle de financement

Or les projets qui émergent ont en effet souvent du mal à se financer.

Aujourd’hui les entrepreneurs ne peuvent pas obtenir un prêt sans fournir aux banques des actifs physiques en garantie car il n’existe pas de système conçu pour analyser la solvabilité des emprunteurs. Autrement dit, il est impossible d’avoir accès au capital de long terme avec des garanties moins exigeantes.

Le cas d’Edmond Poky l’illustre bien. Cet homme d’affaires ghanéen, qui a obtenu un MBA à Columbia, a décidé de quitter son emploi chez Goldman Sachs pour créer son entreprise. Mais au moment du lancement de son projet, il n’a pu lever au Ghana que 2 millions de dollars sur les 40 qu’il espérait obtenir et a finalement dû se financer sur les marchés américains. Son entreprise, Niche Cocoa Processing Limited, a engrangé l’an dernier 120 millions de dollars de revenu.

Seul un fonds d’investissement dédié aux entreprises aux entreprises ayant des modèles commerciaux et financiers bancables de transformer la fève de cacao en produits finis permettrait de lever ces obstacles au financement.

Les gouvernements, en partenariat avec la Banque africaine de développement, la Banque africaine d’import-export (Afrexim) et la Société financière africaine, ainsi que les banques de dépôt, doivent s’unir pour fournir des capitaux « patients », au coût raisonnable aux entrepreneurs ayant des projets intéressants.

Comme le dit un célèbre proverbe chinois : « Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 20 ans, le deuxième meilleur moment est maintenant ». C’est aujourd’hui l’occasion pour le continent africain de récupérer sa part du gâteau.

Par Jeune Afrique avec

Kelvin Ayebaefie Emmanuel

* Kelvin Ayebaefie Emmanuel est le co-fondateur et le DG de Dairy Hills

Pax sinica : ce que la Chine veut (vraiment) faire avec l’Afrique

août 16, 2021

ANALYSE. Prônée par Xi Jinping, la pax sinica veut « apporter la sagesse et la solution » de la Chine à un univers au-delà de celui qu’elle contrôle traditionnellement.

En soutenant économiquement et financièrement les pays africains, la Chine se constitue une clientèle de pays tributaires qui lui permettent de construire son image et d’exercer un pouvoir politique certain : l’instrumentalisation de l’Afrique contribue directement à la renaissance de cette Chine puissante que les dirigeants chinois appellent de tous leurs vœux. Pouvons-nous pour autant parler de colonisation de l’Afrique par la Chine ?

Situation de colonisation ou pas ?

Si par colonisation, nous entendons une domination politique, militaire, juridique et économique supposant l’occupation d’un territoire et son encadrement à l’aide du sabre et du goupillon, à l’évidence aujourd’hui ni la Chine ni non plus les anciennes puissances coloniales n’exercent ce genre d’emprise sur les pays africains.

Dans ses relations avec les pays africains, la Chine met en avant le fait qu’elle a été comme eux une victime du colonialisme occidental, mais dans le même temps se targue de n’avoir jamais elle-même commis une telle infamie. Est-ce si certain ? Si nous regardons une vieille carte de Chine ainsi qu’elle était publiée dans les manuels scolaires des années trente, elle reproduit la Chine dans « ses frontières » telles qu’elles apparaissaient au début du XIXe siècle avant la signature des traités inégaux. L’« humiliation nationale » qu’elle a alors subie l’aurait amenée à renoncer à ces colonies et réduite à ses frontières actuelles. Toutefois, elle conserve toujours le Tibet, le Xinjiang et la Mongolie intérieure, dont l’armée assure diversement le contrôle et qui sont l’objet d’une sinisation forcée.

Non, mais pour la Chine, plutôt une pax sinica

Malgré tout, le discours chinois enseigne aujourd’hui que la Chine ne saurait être accusée de colonialisme, car en reprenant la vieille antienne léniniste, seuls les pays capitalistes peuvent se rendre coupables d’un tel méfait. Après les événements sanglants de la place Tian’anmen en juin 1989, les sanctions occidentales ont été l’occasion pour la Chine de lancer le mot d’ordre « ne pas oublier l’humiliation nationale » qui, de fait, inspire grandement la stratégie d’internationalisation de la Chine et son entrisme dans les pays en développement dont les pays africains. C’est ainsi que le secrétaire général du parti communiste chinois, Xi Jinping, prône une pax sinica étendant l’univers « sous le ciel » – celui que contrôlait traditionnellement la Chine – à l’ensemble de la planète, à qui « la Chine apporte sa sagesse et sa solution pour que se constitue une communauté de destin pour l’espèce humaine ». Digne du discours prononcé par Jules Ferry le 28 juillet 1985 sur « Les fondements de la politique coloniale ».

Les nouvelles formes de sujétion passent par l’entreprise

À dire vrai, en Afrique, l’ingénieur chinois a remplacé le missionnaire occidental, mais tous deux œuvrent à l’adoption de normes qui remodèlent l’espace au profit des acteurs économiques qu’ils représentent. Depuis les indépendances sont apparues en Afrique de nouvelles formes de sujétion économique qui s’exercent non plus à travers les États, mais à travers les entreprises comme les compagnies pétrolières – Total ou Sinopec. Cette dernière, qui est chinoise, est une « entreprise publique centrale » sous la tutelle directe du gouvernement chinois, tandis que la française est désormais un groupe privé dans lequel l’État français ne dispose plus d’aucune participation contrairement – ironie de la chose – à l’État chinois qui en est actionnaire à travers un fonds souverain chargé de gérer les réserves de change de la Chine.

Du nouveau sens du néocolonialisme

Si par néocolonialisme nous entendons l’ingérence économique de grandes firmes étrangères – chinoises ou non – qui exploitent et exportent les matières premières africaines, ainsi que l’octroi d’aides et de crédits assujettis à l’achat de biens et services produits par le pays « bienfaiteur », alors oui les présences étrangères dont les chinoises sont, pour reprendre une expression de Tibor Mende, le « chausse-pied » par lequel certains pays africains pourraient entrer dans un état de dépendance à l’égard d’une nouvelle puissance étrangère, en l’occurrence la Chine.

Par Le Point avec Thierry Pairault

Chine : un Canadien condamné à mort en appel pour trafic de drogue

août 10, 2021

L’arrestation de trois Canadiens avait enflammé, à la fin 2018, des relations bilatérales déjà dégradées par l’interpellation au Canada de Meng Wanzhou, la directrice financière de Huawei.

Robert Lloyd Schellenberg durant son procès à Dalian, en Chine, le 14 janvier 2019.
Robert Lloyd Schellenberg durant son procès à Dalian, en Chine, le 14 janvier 2019. HANDOUT / AFP

La peine de mort contre un Canadien condamné en Chine pour trafic de drogue, Robert Lloyd Schellenberg, a été confirmée en appel, mardi 10 août, par le tribunal de la province du Liaoning (nord-est). Le tribunal l’avait accusé d’avoir fait passer en contrebande, avec d’autres accusés, plus de 220 kilos de méthamphétamine.

Déjà reconnu coupable de trafic de drogue dans le passé au Canada, M. Schellenberg clamait son innocence et assurait être allé en Chine pour y faire du tourisme. Il avait fait appel de la condamnation.

Le tribunal populaire supérieur du Liaoning, la province où il était jugé, « a décidé de rejeter l’appel et de confirmer le verdict initial »« Une cour plénière a été constituée » et « a estimé que les faits constatés en première instance étaient clairs, les preuves fiables et suffisantes » et que la peine de mort était donc « appropriée », a-t-il précisé.

Le procès en appel de M. Schellenberg était intervenu en mai 2019. Il aura donc fallu plus de deux ans à la justice chinoise pour prononcer son verdict.

Des relations bilatérales enflammées

Cette décision est annoncée alors que Meng Wanzhou, la directrice financière de la société de télécommunications Huawei, comparaît actuellement devant un tribunal canadien pour une dernière série d’audiences consacrées à son éventuelle extradition vers les Etats-Unis.

Quelques jours après l’interpellation de Mme Meng, la Chine avait arrêté deux Canadiens : l’ex-diplomate Michael Kovrig et l’homme d’affaires Michael Spavor, soupçonné d’espionnage. Des arrestations vues comme une mesure de représailles par le premier ministre canadien, Justin Trudeau, ce que Pékin dément. Ces arrestations avaient enflammé, à la fin 2018, des relations bilatérales déjà dégradées.

Par Le Monde avec AFP

Virus: inquiétude en Chine et manifestations en France

juillet 31, 2021
Virus: inquietude en Chine et manifestations en France
Virus: inquiétude en Chine et manifestations en France© AFP/Niklas HALLE’N

La progression du variant Delta inquiète la Chine, où le virus circule désormais dans 14 provinces, mais aussi la France où les opposants aux restrictions sanitaires ont manifesté samedi, sur fond de situation « dramatique » en outre-mer.

La Chine comptait en juillet 328 nouveaux cas d’infection, soit presque autant que sur la période allant de février à juin, entraînant le confinement de centaines de milliers de personnes dans le Jiangsu ou non loin de Pékin, ainsi que des campagnes de test dans plusieurs agglomérations, signe de l’inquiétude du gouvernement.

A Nankin (est), capitale du Jiangsu, les autorités ont ordonné à toutes les attractions touristiques et lieux culturels de ne pas ouvrir samedi, en raison de l’augmentation des transmissions nationales.

Plus sévère encore, la ville touristique de Zhangjiajie, dans la province du Hunan, où une poignée de personnes positives au coronavirus ont assisté à une représentation théâtrale, a confiné ses 1,5 million d’habitants et fermé toutes les attractions touristiques vendredi.

Cette progression de la pandémie inquiète aussi en France, où le variant Delta du coronavirus flambe sur les lieux de vacances, mais aussi et surtout en Outre-mer.

Symbole de cette situation « dramatique », une célébrité antillaise, le guitariste guadeloupéen Jacob Desvarieux, membre fondateur du groupe de zouk Kassav’, est décédée vendredi des suites du Covid-19.

La situation s’est rapidement détériorée à la Martinique ou à la Réunion, où des mesures de confinement ont refait leur apparition, de même qu’en Polynésie française, où le taux d’incidence est passé en deux semaines de 6 pour 100.000 habitants à 267 pour 100.000 habitants.

Vaccination « absolument indispensable »

Pour autant, la mobilisation contre l’extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire pour certaines professions n’a pas faibli samedi en France, après avoir rassemblé 161.000 personnes la semaine dernière et 110.000 une semaine plus tôt.

Des dizaines de milliers d’opposants au pass sanitaire se sont rassemblés dans plusieurs villes du pays, au nom de la « liberté », la plupart du temps dans le calme.

Selon les sondages, une très large majorité de Français reste toutefois favorable à la mise en place du pass sanitaire pour entrer dans les lieux publics.

« La vaccination est absolument indispensable », a encore martelé vendredi le Premier ministre Jean Castex. Le gouvernement veut cependant éviter à tout prix le retour d’un confinement dans l’ensemble du pays, lui préférant pour l’heure l’instauration d’un pass sanitaire qui prendra totalement effet le 9 août.

Le variant Delta et sa progression fulgurante sont un avertissement qui doit inciter à agir vite avant l’apparition de mutations plus dangereuses, a rappelé vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ce variant est aussi contagieux que la varicelle, a probablement des effets plus graves que ses prédécesseurs et les personnes contaminées semblent autant le transmettre qu’elles soient vaccinés ou non, ont révélé des documents officiels américains.

« La guerre a changé »

Émanant des centres de prévention et de contrôle des maladies (CDC), principale agence sanitaire des Etats-Unis, ces documents s’accompagnent d’une mise en garde à l’égard des responsables: « la guerre a changé ».

Joe Biden semble en être conscient, qui a estimé vendredi que de nouvelles recommandations ou restrictions sanitaires seraient « probablement » prises aux Etats-Unis.

Son administration a nettement haussé le ton ces derniers jours face à la flambée de cas de Covid-19. Les autorités sanitaires ont ainsi recommandé aux Américains même vaccinés de porter un masque en intérieur, dans les zones où la circulation du virus est importante.

Au Royaume-Uni, qui connaît un ralentissement de la propagation du variant Delta sur son territoire, les femmes enceintes sont désormais incitées à se faire vacciner.

En grande difficulté

La Tunisie, en grande difficulté face à un nouveau rebond de l’épidémie, a reçu vendredi un million de doses de vaccins donnés par les Etats-Unis.

Au Bangladesh en revanche, si le gouvernement a annoncé le confinement de la population jusqu’au 5 août, il vient d’ordonner la réouverture des ateliers de confection, essentiels à l’économie du pays, entraînant d’importants déplacement d’ouvriers retournés entretemps dans leurs villages.

Au Sénégal, vingt personnes sont mortes et 76 étaient en réanimation samedi, soit un chiffre record depuis l’apparition de la pandémie dans le pays en mars 2020.

En Australie, un confinement strict de trois jours est entré en vigueur samedi à Brisbane, la troisième ville d’Australie, et dans certaines parties de l’Etat du Queensland.

A l’inverse, le gouvernement rwandais a levé le confinement à Kigali et dans huit autres districts, malgré l’augmentation du nombre de cas, tout en maintenant le couvre-feu en vigueur et la fermeture des écoles et églises.

Par Le Point avec Pékin (AFP) –

Chine: le nettoyage commence après les inondations meurtrières à Zhengzhou

juillet 22, 2021

PÉKIN, Chine — Les résidents de Zhengzhou, dans le centre de la Chine, ont commencé à nettoyer leur ville jeudi, après les inondations meurtrières qui ont fait au moins 33 morts.

© Fournis par La Presse Canadienne

Douze personnes ont perdu la vie lors d’une seule tragédie, quand l’eau a inondé un tunnel du réseau de métro de la ville. Au moins huit personnes manquent toujours à l’appel.

Des résidents pelletaient jeudi la boue qui a envahi leurs maisons et commerces. D’autres s’affairaient à dégager les carcasses de voitures qui bloquaient les rues.

La pluie continue à tomber sur la province du Henan, dont Zhengzhou est la capitale. 

Les intempéries glissent maintenant vers le nord-est du Henan, touchant des villes comme Hebi, Anyang et Xinxiang, selon le diffuseur public CCTV. 

La ville de Xinxiang a reçu les précipitations les plus abondantes depuis que des données sont compilées. Plus de 25 centimètres de pluie sont tombés en 19 heures, entre mercredi soir et jeudi après-midi, selon les responsables météorologiques. Le gouvernement local a demandé aux gens de rester chez eux, sauf en cas d’urgence.

Les résidents ont lancé des appels à l’aide sur les réseaux sociaux, pendant que les lacs et rivières débordaient et que les pannes d’électricité se multipliaient. Plusieurs ont dénoncé d’avoir été abandonnés à leur sort par les autorités.

Les transports en commun ont été suspendus à Anyang et on a demandé à la population de travailler de la maison jeudi, selon CCTV.

Plusieurs portions de Zhengzhou, qui compte douze millions d’habitants, étaient toujours sous l’eau jeudi. En plus d’avoir inondé le métro et paralysé les trains, la pluie a endommagé des routes et interféré avec les déplacements ferroviaires et aériens.

L’alimentation en eau, en électricité et en gaz a été interrompue. Une quarantaine de sites de distribution d’eau potable ont été ouverts à travers la ville.

Zhengzhou est une plaque tournante du réseau ferroviaire chinois. Certains trains ont été immobilisés pendant 40 heures et les secouristes ont dû approvisionner les passagers. Certains ont pu retourner à leur point de départ, mais d’autres passagers ont dû être secourus là où ils se trouvaient, selon la presse locale.

Les inondations ont touché plus de trois millions de personnes dans le Henan. Les pertes économiques directes sont évaluées à environ 240 millions $ CAN, selon CCTV. Des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées vers des abris d’urgence.

Les météorologues chinois gardent maintenant un oeil sur le typhon In-Fa, qui s’approche de Taïwan et des provinces côtières du sud-est de la Chine.

La mégalopole de Shanghaï et les provinces voisines du Zhejiang, du Fujian et du Jiangsu pourraient être durement touchées.

Avec The Associated Press

Iran et Chine signent un « pacte de coopération stratégique de 25 ans »

mars 27, 2021

Iran et Chine signent un "pacte de cooperation strategique de 25 ans"
Iran et Chine signent un « pacte de coopération stratégique de 25 ans »© AFP/-

L’Iran a conclu samedi avec la Chine, pays « ami des temps d’épreuves », un accord de coopération stratégique et commerciale sur 25 ans aux contours mystérieux après plusieurs années de discussions.

Ce « pacte de coopération stratégique de 25 ans » a été signé par le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, et son homologue chinois, Wang Yi, en visite à Téhéran, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les grandes lignes et les détails de l’accord doivent encore être dévoilés. Tout ce que l’on sait du document signé par les deux ministres, c’est qu’il s’agit, selon Téhéran, d’une « feuille de route complète », comportant des « clauses politiques, stratégiques et économiques » pour « 25 ans de coopération ».

La signature de ce pacte illustre la priorité donnée aux relations avec « l’Est » (c’est-à-dire pour l’Iran des Etats comme la Chine, les deux Corées, l’Inde, le Japon ou la Russie) conformément à l’inflexion donnée par le guide suprême iranien Ali Khamenei en 2018 en rupture avec l’un des slogans les plus populaires de la révolution iranienne de 1979 : « Ni Ouest, ni Est, République islamique. »

Pour Pékin, l’accord s’inscrit dans son vaste projet d’infrastructures dit des Nouvelles routes de la soie lancé avec plus de 130 pays.

La Chine est le premier partenaire commercial de la République islamique d’Iran même si, selon des chiffres iraniens, le volume des échanges entre les deux pays a chuté avec le rétablissement, en 2018, de sanctions américaines contre Téhéran, dans la foulée de la dénonciation par Washington de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015.

« Actions appréciables »

Cité vendredi par l’agence Ilna, le chef de la chambre de commerce sino-iranienne à Téhéran, Majid-Réza Hariri, a indiqué que le volume des échanges entre Pékin et Téhéran était tombé à environ « 16 milliards de dollars » en 2020, contre « 51,8 milliards de dollars » en 2014.

La Chine, qui était l’un des principaux acheteurs du pétrole iranien avant ces sanctions a fortement réduit, officiellement, ses achats de brut en provenance de la République islamique.

Selon des informations de presse, les importations chinoises de pétrole iranien ne se sont cependant jamais taries et elles auraient même augmenté récemment.

Selon un communiqué de son ministère, « M. Zarif a qualifié la Chine d’ami des temps d’épreuves » et a déclaré à M. Wang : « Nous remercions la Chine pour ses positions et actions appréciables en ces temps de sanctions cruelles contre l’Iran. »

En recevant le ministre chinois, le président Hassan Rohani, a dit souhaiter que Pékin « continue d’être un partenaire commercial majeur avec l’Iran » et vouloir « plus de coopération dans le domaine des coentreprises », selon un communiqué de la présidence.

« Pays fiables »

M. Rohani a aussi salué l’opposition de la Chine « à l’extravagance américaine et aux sanctions unilatérales » de Washington.

La visite en Iran de M. Wang, qui a reçu il y a quelques jours son homologue russe Sergueï Lavrov en Chine, survient dans un climat de défiance renforcée de la République islamique vis-à-vis de l’Occident et dans une période de tensions persistantes entre Moscou, Pékin et Téhéran d’un côté et les Etats-Unis de l’autre depuis l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche en janvier.

La dénonciation unilatérale par Washington en 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien et l’incapacité des Européens à aider la République islamique à contourner les sanctions américaines rétablies cette année-là, ou encore à relancer l’accord, ont achevé de convaincre les autorités iraniennes que l’Occident n’est pas un partenaire « digne de confiance », selon l’expression de M. Khamenei.

La genèse du pacte irano-chinois remonte à la visite du président chinois Xi Jinping à Téhéran en janvier 2016.

Téhéran et Pékin s’étaient alors engagées dans un communiqué commun « à mener des négociations pour la signature d’un accord de coopération élargie sur 25 ans » et « de coopérer et avoir des investissements réciproques dans les différents domaines, notamment les transports, les ports, l’énergie, l’industrie et les services ».

L’ayatollah Khamenei avait alors jugé « tout a fat correct et sage » ce projet, affirmant que l’Iran cherchait « à élargir ses relations avec des pays indépendants et fiables tels que la Chine ».

Avec AFP

Chine: le Canadien Michael Spavor cité à procès pour avoir volé des secrets d’État

mars 19, 2021

DANDONG, Chine — En Chine, les audiences ont débuté vendredi au procès de l’un des deux Canadiens arrêtés en décembre 2018 quelques jours après que le Canada ait arrêté à Vancouver, à la demande des États-Unis, une dirigeante de la multinationale chinoise Huawei.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

Michael Spavor, un entrepreneur ayant fait des affaires avec la Corée du Nord, est accusé par la Chine d’avoir volé des secrets d’État et de les avoir envoyés à l’étranger. 

L’accès à son procès a été refusé aux représentants consulaires canadiens.  

Le chef de mission adjoint à l’ambassade du Canada à Pékin, Jim Nickel, a déclaré que l’avocat de M. Spavor lui avait dit que la première audience avait duré deux heures et qu’elle avait pris fin vers midi vendredi, heure locale, dans un tribunal de Dandong, une ville située dans le nord-est de la Chine, à la frontière avec la Corée du Nord.  

Dans un communiqué, le tribunal a fait savoir que le verdict serait communiqué à une date qui respectera la loi chinoise.  

Une audience judiciaire au procès de l’autre Canadien détenu, l’ancien diplomate Michael Kovrig, doit avoir lieu lundi prochain.   

Jim Nickel a déclaré que le Canada espérait toujours que Michael Spavor et Michael Kovrig puissent être remis en liberté grâce à des efforts concertés avec les États-Unis. Le secrétaire d’État Antony Blinken et le conseiller en sécurité nationale Jake Sullivan ont des entretiens en Alaska avec des dirigeants de la diplomatie chinoise.  

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a assuré jeudi que les deux Canadiens seraient jugés selon la loi et que leurs droits seraient respectés. Le Canada croit plutôt que leur détention est arbitraire et il accuse la Chine de manque de transparence.

Avec La Presse Canadienne