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Football – Bakambu: « C’est quelque part une fierté d’être le joueur le plus cher de l’histoire »

février 19, 2018

 

L’attaquant congolais Cédric Bakambu entre les internationaux marocains Ghanem Saiss, à gauche, et Manuel Trinidad, à droite, le 12 janvier 2017 à Oyem (Gabon). © Sunday Alamba/AP/SIPA

Réuni depuis ce dimanche en Chine, le Beijing Sinobo Guoan devrait officialiser très prochainement le transfert de Cédric Bakambu, ancien joueur de Villareal, en Espagne. L’attaquant congolais, qui a coûté 74 millions d’euros au club chinois, deviendra ainsi le joueur africain le plus cher de l’histoire.

Le suspense, même s’il ne faisait plus aucun doute que Cédric Bakambu poursuivrait bien sa carrière à la Chinese Super League, le Championnat de football en Chine, prendra définitivement fin dans quelques jours. Le temps, pour les dirigeants du club Beijing Guoan, de finaliser les préparatifs de l’officialisation du transfert du buteur congolais.

Depuis le début du mois de janvier, l’attaquant des Léopards attendait ce moment depuis le Portugal, où il était en stage avec sa nouvelle équipe. « Cela aurait pu se faire là-bas, mais ils voulaient que je sois à Pékin. Il y aura les journalistes locaux, mais aussi des membres de la communauté congolaise. Je n’ai pas encore eu l’occasion de me rendre en Chine. J’avoue que j’ai vraiment hâte d’y être. »

« Les joueurs africains restent sous-cotés »

Beijing Guoan, qui s’était un temps positionné pour accueillir le Gabonais Pierre-Emerick Aubemayang, finalement transféré du Borussia Dortmund (Allemagne) à Arsenal, en Angleterre, pour 63 millions d’euros hors bonus, a déboursé 74 millions d’euros pour s’offrir les services de l’ancien joueur de Sochaux et de Bursaspor (Turquie), âgé de 26 ans.

Le montant de la clause libératoire du joueur s’élevait à 40 millions d’euros. Les 34 autres millions d’euros représentent une taxe de 100 %, qui est imposée par le gouvernement chinois pour tous les transferts supérieurs à 6 millions d’euros. Celle-ci est ensuite versée à un fonds de développement pour le football local. Selon certaines sources, Beijing Guoan aurait tenté de profiter des failles de la législation chinoise pour éviter de payer cette taxe, repoussant ainsi l’officialisation du transfert du joueur.

À l’avenir, si les équipes ne fournissent pas les preuves du paiement de cette taxe, la fédération chinoise devrait les pénaliser en leur retirant des points et en les empêchant d’enregistrer les nouveaux joueurs.

[L’argent] a joué un rôle dans mon choix, que j’ai pris seul, après avoir discuté avec ma famille et quelques proches

« Cela fait beaucoup d’argent. Être le joueur africain le plus cher de l’histoire, c’est quelque part une fierté. Mais je ne veux pas m’arrêter à cela », explique le joueur, qui continue malgré tout à estimer que « les footballeurs africains restent sous-cotés quand il s’agit de transferts. »

Un salaire estimé à 18 millions d’euros brut par mois

« Même si nous commençons à combler petit à petit notre retard, j’ai quand même cette impression. Bien sûr, les transferts d’Aubameyang, de Naby Keita [du RB Leipzig à Liverpool pour 51,9 millions d’euros, ndlr] ou de Mohamed Salah [de l’AS Roma à Liverpool pour 42 millions d’euros hors bonus, ndlr] et le mien réduisent l’écart. Mais il faudra encore du temps », poursuit Bakambu. Lequel touchera un salaire princier en Chine, estimé à 18 millions d’euros brut par mois sur un contrat de quatre ans.

« Je n’ai aucun problème avec cela. J’assume totalement. Cela fait beaucoup d’argent, je le sais. Cela a joué un rôle dans mon choix, que j’ai pris seul, après avoir discuté avec ma famille et quelques proches. Mais je pars en Chine pour faire quelque chose que j’adore, jouer au foot. »

En Chine, un championnat qu’il ne connaît que grâce à quelques images vues sur YouTube, Bakambu croisera certains joueurs africains connus, comme l’Ivoirien Gervinho, les Camerounais Christian Bassogog (du club Henan Jianye) et Benjamin Moukandjo (du club Jiangsu Suning), le Sénégalais Papiss Cissé (du Shandong Luneng Taishan) ou les Nigérians John Obi Mikel (du Tianjin Teda) et Obafemi Martins (du club Shanghai Greenland Shenhua).

Je serai supporter de toutes les sélections africaines. J’espère qu’elles iront le plus loin possible

« Je n’ai pas pris de renseignements sur le niveau de la Chinese Super League. Je me ferai mon opinion sur place. Le championnat débutera le 3 mars prochain, et j’ai hâte d’y être, vraiment, comme je suis très impatient à l’idée de découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture. »

Cédric Bakambu, qui retrouvera sa sélection en mars prochain pour des matchs amicaux, affrontera le Nigeria, un des cinq pays africains qualifiés pour la Coupe du Monde, à la fin du mois de mai à Abuja.

« Je serai supporter de toutes les sélections africaines. J’espère qu’elles iront le plus loin possible. Le Sénégal, parce qu’il dispose de très belles individualités et parce qu’il est tombé dans un groupe équilibré [Pologne, Colombie, Japon, ndlr]. » En attendant de la disputer avec la RD Congo. « On a beaucoup progressé ces dernières années et on visera la qualification pour 2022… »

Jeuneafrique.com par

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En Chine, des poupées sexuelles parlantes contre la solitude

février 2, 2018

Dalian (Chine) – En Chine, où les hommes sont bien plus nombreux que les femmes, une entreprise veut charmer les coeurs solitaires avec des poupées sexuelles « nouvelle génération »: elles peuvent parler, diffuser de la musique ou encore activer un lave-vaisselle.

Dans l’atelier de la firme spécialisée Exdoll, située dans la métropole portuaire de Dalian (nord-est), les corps dénudés de demoiselles en silicone sont alignés comme des carcasses de bétail.

« Quel est ton nom? », demande un programmeur en blouse blanche à un spécimen de blonde aguicheuse vêtue d’une combinaison transparente. « Je m’appelle Xiaodie, mais tu peux aussi m’appeler bébé », répond la tentatrice en mandarin d’une voix robotique.

Puis l’ingénieur lui demande de jouer de la musique. Aussitôt dit, aussitôt fait: elle diffuse une ballade traditionnelle chinoise.

Exdoll mise sur les progrès de l’intelligence artificielle pour créer des poupées ultra-réalistes capables de s’exprimer. Avec l’ambition de combler la solitude des célibataires, mais également des personnes âgées et handicapées.

Le sujet est sérieux en Chine, où sévit un important déséquilibre hommes-femmes: les Chinois sont 33,6 millions plus nombreux que les Chinoises sur une population totale de 1,4 million d’habitants. Un tel écart s’explique par la politique de limitation des naissances qui, de la fin des années 1970 à 2015, interdisait à la majorité des couples d’avoir plus d’un enfant.

– Mini-jupe et silicone –

En raison d’une tendance à préférer les bébés garçons — qui transmettent le nom de famille et apportent une force de travail une fois adultes –, certains couples pratiquaient notamment des avortements sélectifs.

Actuellement, il naît toujours 114 garçons pour 100 filles en Chine, un décalage bien plus élevé que la moyenne mondiale. Le vieillissement rapide de la population implique également une augmentation du nombre de seniors qui se retrouvent seuls.

« La Chine a une pénurie de femmes, c’est un facteur qui alimente la demande pour nos produits. Mais nos poupées ne proposent pas que du sexe », explique à l’AFP Wu Xingliang, le directeur marketing d’Exdoll. Assis entre deux demoiselles en silicone, l’une vêtue d’une mini-jupe noire et l’autre d’un uniforme d’écolière japonaise, M. Wu s’en dit persuadé: sa firme peut résoudre certains problèmes de société.

Les poupées intelligentes « peuvent avoir des conversations profondes et aider à réaliser des tâches ménagères. Elles pourront même à l’avenir faire de l’assistance médicale », affirme-t-il.

Xiaodie est équipée d’une fonction Wi-Fi similaire au système Siri présent dans les iPhones. Elle peut naviguer sur internet, être contrôlée via smartphone et répondre aux commandes vocales. La demoiselle virtuelle peut aussi allumer et éteindre des appareils électroménagers connectés, comme des lave-vaisselle. Son coût: 25.000 yuans (3.200 euros).

Le plus excitant

L’entreprise, qui emploie 120 personnes, a débuté le développement de poupées-robots en 2016, et celles-ci seront disponibles à la vente dans les prochains mois.

Mais le groupe fabrique également chaque mois 400 poupées « traditionnelles » sur mesure, pour lesquelles les clients peuvent choisir taille, grosseur des seins, quantité de poils pubiens, ou encore couleur de la peau, des yeux et des cheveux.

Cependant, Exdoll vise plus haut et veut intégrer davantage d’intelligence artificielle, de reconnaissance vocale, d’expressions faciales complexes, ou encore des yeux capables de suivre l’utilisateur du regard.

« Nous voulons le robot au visage le plus beau possible et au corps le plus excitant possible », résume Qiao Wu, le directeur du développement. Selon lui, les premières poupées à intelligence artificielle pouvant constituer des compagnes parfaitement réalistes seront disponibles d’ici 10 ans.

La Chine fabrique plus de 80% des jouets sexuels produits dans le monde: le secteur emploie un million de personnes dans le pays et y représente 6,6 milliards de dollars de chiffre d’affaires.

Paradoxe: l’essor de ces poupées-robots ne déplaît pas nécessairement aux défenseurs chinois des droits des femmes.

« Un grand nombre d’hommes attendent les mêmes choses des femmes: sexe, tâches ménagères, enfant… Ils ne les considèrent pas comme des individus », confie ainsi à l’AFP la militante féministe Xiao Meili. « Si tous ces minables s’achètent une poupée, cela libérera un tas de femmes de l’emprise de ce genre de mecs ».

Romandie.com avec(©AFP / 02 février 2018 10h44)                                            

Chine: le Vatican pourrait reconnaître sept évêques nommés par Pékin

février 2, 2018

Messe de minuit à Fuyang, dans la province chinoise d’Anhui, le 24 décembre 2017 / © AFP/Archives / –

Le Vatican se rapproche d’un accord historique avec la Chine communiste sur la question épineuse de la nomination des évêques, avec la décision de reconnaître prochainement sept prélats nommés par par le régime de Pékin.

« Les choses bougent », a indiqué vendredi à l’AFP une source proche du dossier, en confirmant une information du quotidien américain Wall Street Journal. « Mais il est encore impossible de savoir quand un accord final pourra être conclu », dans le cadre de complexes négociations relancées depuis trois ans entre le Vatican et la Chine, a-t-elle précisé.

Parmi les sept évêques qui devraient être reconnus par le pape François, trois ont été officiellement excommuniés par le Vatican dans le passé, a précisé pour sa part un expert de l’Eglise chinoise.

La douzaine de millions de catholiques chinois est divisée entre une « Association patriotique » dont le clergé est choisi directement par le Parti communiste, enfreignant ainsi la règle d’obédience au pape, et une Eglise non officielle dont les évêques nommés par Rome sont tolérés mais pas reconnus par Pékin.

Preuve de la complexité de la situation religieuse en Chine, le Vatican a déjà « accepté » dans le passé certains évêques nommés par Pékin.

Deux évêques chinois reconnus par le pape ont été priés très récemment par un haut diplomate du Saint-Siège de céder leur place à des prélats choisis directement par Pékin, dont l’un avait été excommunié par le Vatican en 2011.

L’information a été dévoilée en janvier par AsiaNews, publication de l’Institut pontifical des missions étrangères de l’Eglise. Elle a été confirmée lundi par le cardinal chinois Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong et grand adversaire des tentatives de rapprochement entre le Vatican et Pékin.

Ces mouvements d’évêques sembleraient s’inscrire dans les négociations en cours.

Le numéro deux du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, a souligné mercredi dans un entretien au site Vatican Insider qu’il « n’existe pas deux Eglises en Chine mais deux communautés de fidèles appelées à accomplir un chemin progressif de réconciliation vers l’unité ».

– Faire des ‘sacrifices’ –

Cette recherche d’unité, au coeur de la diplomatie vaticane, passe forcément par le règlement de la question « cruciale » de la nomination des évêques, avait-il noté, ajoutant qu’il faudrait demander à certains de faire des « sacrifices ». De nombreux prêtres de l’Eglise souterraine sont persécutés en Chine.

Le Saint-Siège n’entretient plus de relations diplomatiques depuis 1951 avec la Chine.

Mais il est en revanche l’un des vingt Etats dans le monde à avoir des relations diplomatiques avec l’île de Taïwan, qui vit sa propre destinée depuis 1949. Or, Pékin la considère toujours comme partie intégrante de son territoire, et la reprise d’éventuels liens diplomatiques entre Pékin et le Vatican devra inévitablement affronter ce problème.

Cinq parlementaires taïwanais ont indiqué jeudi à l’AFP qu’ils avaient fait une demande d’audience au pape François dans le cadre d’une visite à Rome la semaine prochaine.

Il y a un an, en février 2017, le cardinal John Tong Hon, alors encore évêque de Hong Kong (successeur du cardinal Zen), parlait déjà d’un « consensus préalable » entre le Vatican et la Chine. Il avait alors précisé que le dernier mot reviendrait au pape pour la nomination de futurs évêques chinois, après des recommandations de la conférence épiscopale chinoise (liée au gouvernement).

En octobre dernier, Wang Zuoan, directeur de l’administration chinoise pour les affaires religieuses, avait estimé que le pape était « sincère » dans ses efforts de rapprochement, selon des propos rapportés dans AsiaNews.

Mais il avait mis deux conditions à la signature d’un accord: le Saint-Siège devrait rompre ses relations diplomatiques avec Taïwan et ne devrait pas intervenir dans les « affaires internes » de la Chine.

Romandie.com avec (©AFP / 02 février 2018 13h50)                

Congo: Jean-Jacques Bouya et les chinoiseries

janvier 22, 2018

Comment Jean BOUYA a ruiné les chances du Congo 🇨🇬️ avec la Chine 🇨🇳

C’est fort des relations privilégiées que le Congo a toujours eues avec la Chine que d’importants contrats d’investissements ont été signés entre Beijing et Brazzaville.

La Chine projetait même de faire du Congo le « petit Guangzhou  » pour soigner son image auprès des occidentaux et des autres pays africains. EXIMBANK et une filiale de ABC (Agricultural Bank of China) se sont par ailleurs installées au Congo pour suivre de près les projets financés par la Chine.

Aujourd’hui, les autorités chinoises se méfient bien du Congo. Où leurs investissements ne sont plus garantis par la faute d’un homme qui ne pense qu’à lui-même et à son ventre(suivez mon regard). EXIMBANK s’est délocalisé au profit de Dakar. Sinosur China Insurance Company, qui garantit les investissements des entreprises chinoises en Afrique, a décidé de geler les grands investissements que la Chine a engagés au Congo.

Sur 3000 milliards de dollars de stock de dettes envers Beijing, Brazzaville n’en a payées que 100 pauvres petits millions de dollars. Bouya a fait venir la CRBC( China Roads and Bridge Construction ) pour créer une société parallèle de droit congolais, afin de s’en mettre pleines les poches.

Quoique l’ex délégué général aux grands travaux avoue, en privé, la main sur le cœur, qu’il n’est pas seul au moment du partage, tout semble bien clair que les chinoiseries que Bouya présente aux Congolais comme infrastructures sont en fait des gadgets vernis au prix de la surfacturation.

Et ce n’est pas la communication engagée, à coups de millions de FCFA, par Parfait Iloki, pasteur à la CFMC pendant la journée et sorcier maçon de la Grande loge du Congo à la nuit tombée, qui vont convaincre mêmes les plus naïfs.

Vu les grands scandales auxquels est impliqué Jean Jacques Bouya, le FMI et la Banque Mondiale devraient engager un audit sérieux sur ce qui est convenu d’appeler « Bouya Chine micmacs ».

À demain pour la suite: « l’affaire du cercueil trouvé dans le bureau de Bouya par les agents du service de gardiennage ». Eko yinda mabééé !

Photo de BrazzaNews.
Brazzanews.fr par Elie Smith.

Violation des droits de l’Homme en Chine: travail des enfants, plainte contre Samsung

janvier 11, 2018

 

Les ONG Sherpa et Peuples solidaires ont déposer plainte contre Samsung, reprochant « des violations des droits humains » dans ses usines chinoises / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / Drew Angerer

Travail d’enfants, logements indignes, intoxications au benzène: deux ONG relancent leurs accusations contre Samsung pour violations des droits de l’Homme en Chine en déposant à Paris une nouvelle plainte pour pratiques commerciales trompeuses contre le géant sud-coréen.

S’appuyant sur de nouveaux rapports de militants infiltrés entre 2012 et 2016 dans les usines du groupe électronique, les ONG Peuples solidaires et Sherpa dénoncent « l’emploi d’enfants de moins de seize ans, des horaires de travail abusifs, l’absence d’équipements appropriés aux risques encourus, des conditions de travail et d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine », selon leur communiqué.

Les associations mettent aussi en avant « l’utilisation de benzène et de méthanol dans les usines », qui « aurait causé des maladies incurables chez plusieurs employés ».

Sherpa et Peuples solidaires annoncent donc qu’elles déposeront ce jeudi ces nouveaux éléments au parquet de Paris, à l’appui d’une plainte pour pratiques commerciales trompeuses qui vise Samsung Monde, la maison mère, et sa filiale Samsung Electronics France (SEF).

Dans un communiqué, le géant coréen a assuré respecter « scrupuleusement les normes et réglementations locales et internationales en matière de travail » et appliquer « une politique de tolérance zéro » vis-à-vis du travail des enfants.

Une première plainte, visant uniquement SEF, avait été classée sans suite en 2014 à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Sherpa avait du coup choisi de citer l’entreprise directement devant ce tribunal correctionnel, mais y a finalement renoncé en 2017 pour des raisons de procédure, selon un porte-parole.

Dans leur plainte de 40 pages, consultée par l’AFP, Sherpa et Peuples solidaires accusent Samsung de contredire ses engagements éthiques et son propre code de conduite, alors que le groupe sud-coréen présente sur ses sites internet son ambition de « devenir l’une des entreprises les plus éthiques au monde ».

Des contradictions qui constituent, selon les associations, des « pratiques commerciales trompeuses » pour les consommateurs français du leader de la téléphonie mobile, et qui légitimeraient donc une procédure pénale en France.

« Nous demandons à la justice de sanctionner cet écart inacceptable entre ces engagements éthiques et la réalité dans les usines telle que décrite par les ONG de terrain », écrivent les associations.

– 72 heures par semaine –

« Alors que les multinationales utilisent notamment ces engagements éthiques pour maintenir leur compétitivité, les ouvriers et consommateurs sont démunis face au non-respect de ces engagements. La reconnaissance du délit de pratiques commerciales trompeuses permettrait de rétablir ce rapport de force déséquilibré », selon elles.

Les éléments nouveaux justifiant cette plainte sont tirés « de nouveaux rapports d’enquêtes très documentés de l’ONG China Labor Watch (CLW) qui s’est infiltrée dans les usines » de filiales du groupe et de ses fournisseurs, principalement dans la région de Tianjin, près de Pékin, affirment les associations.

Les accusations s’appuient sur des témoignages, des photos et des vidéos réunis par CLW entre 2012 et 2016. L’ONG affirme ainsi que dans ces usines « les employés travaillent en moyenne 72 heures par semaine », parfois plus en période de forte activité. Au mépris de la loi chinoise limitant à 44 heures le temps de travail hebdomadaire.

« Dix enfants de moins de 16 ans, dont trois jeunes filles, travaillaient dans les usines » de certains fournisseurs de Samsung en 2012, selon CLW. Entre cinq et dix enfants en dessous de l’âge légal étaient encore identifiés lors de plusieurs visites des enquêteurs en 2014 dans une autre usine.

Les enquêteurs documentent encore la présence de benzène, un produit toxique à l’origine de cancers et de leucémie, dans les modes de production. Dans les usines, le benzène est utilisé comme agent nettoyant et comme enduit pour des composants électroniques.

« Cette procédure s’inscrit dans notre lutte de longue date contre l’impunité des multinationales », ont expliqué Sherpa et Peuples solidaires.

Les deux associations plaident pour « que les négociations onusiennes aboutissent à un traité contraignant les multinationales au respect des droits humains sur toute leur chaîne de production » et réclament l’appui de la France à ce processus.

Romandie.com avec(©AFP / 11 janvier 2018 18h33)                

Chine: Macron décroche des accords sur le nucléaire et le bœuf

janvier 9, 2018

Emmanuel Macron accueilli par le Premier ministre chinois Li Keqiang, pour une rencontre à Pékin, le 9 janvier 2018 / © POOL/AFP / ludovic MARIN

Emmanuel Macron, qui espère un rééquilibrage de la relation commerciale avec Pékin, a décroché mardi, au deuxième jour de sa visite en Chine, un accord providentiel pour Areva et annoncé une levée de l’embargo chinois sur la viande de bœuf.

En dehors des questions économiques, les deux pays sont également tombés d’accord sur l’ouverture d’un Centre Pompidou à Shanghai.

Après une visite de la Cité interdite, ancien palais des empereurs de Chine, le président français a été accueilli solennellement au colossal Palais du peuple bordant la place Tiananmen à Pékin, passant les troupes en revue aux côtés du président Xi Jinping.

A l’issue d’un entretien bilatéral, les deux chefs d’Etat ont assisté à la signature de plusieurs documents, dont un « mémorandum pour un accord commercial » sur la construction par Areva d’une usine de traitement des combustibles nucléaires usagés.

« Cela représente un montant de 10 milliards d’euros immédiats, cela sauvera la filière », s’est félicité dans la délégation le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

Cet accord est providentiel pour Areva, ancien fleuron du nucléaire civil en grande difficulté, qui négociait depuis 10 ans avec son partenaire chinois CNNC.

« Nous avons l’assurance du contrat avec une échéance: sa signature au printemps », a assuré M. Le Maire.

Toujours dans le nucléaire civil, le réacteur EPR, construit par EDF dans le sud de la Chine, devrait démarrer dans environ six mois, a fait savoir la présidence française. Ce serait le cas échéant le premier EPR opérationnel dans le monde, avant ceux en chantier à Flamanville (France) et en Finlande qui ont subi de nombreux retards et surcoûts.

– ‘Pillage’ –

Le président français comptait ramener au total à Paris une cinquantaine d’accords et de contrats. La France cherche à « rééquilibrer » ses relations commerciales avec la Chine, qui génère son plus gros déficit extérieur (30 milliards d’euros en 2016).

La Chine va complètement lever « dans les six mois » l’embargo sur la viande bovine française qu’elle imposait depuis 2001 à la suite de la crise de la vache folle, a annoncé M. Macron.

Paris espérait obtenir aussi un meilleur accès au marché chinois pour ses autres produits agricoles (viande porcine, volaille, vins et spiritueux) ainsi que pour ses banques, et conclure des ventes d’Airbus et de moteurs Safran.

Emmanuel Macron est accompagné par une cinquantaine de chefs d’entreprises dont les dirigeants d’Areva, Airbus, Safran et EDF.

En retour, Paris souhaite encourager les investissements chinois en France, mais Bruno Le Maire a confié qu’il refusait « beaucoup » de projets chinois. « On accepte des investissements sur le long terme et pas des investissements de pillage », a-t-il expliqué, en termes assez peu diplomatiques.

Emmanuel Macron a assisté à la signature d’un contrat avec le géant chinois de la vente en ligne JD.com, qui s’est engagé à vendre sur ses plateformes pour 2 milliards d’euros de produits français aux consommateurs chinois sur les deux prochaines années, tout en se disant prêt à s’implanter en France.

– Un Pompidou à Shanghai –

M. Macron, qui a salué lundi le gigantesque projet d’infrastructures des « Nouvelles routes de la Soie » lancé par M. Xi pour ancrer l’Europe à la Chine, a appelé la France à s’adapter au défi de la deuxième puissance économique mondiale.

« La Chine est en train de poursuivre sa stratégie de développement économique et, compte tenu de la taille de ce marché, cela a un impact sur toute la mondialisation. Le devoir de la France est de bien comprendre ces mouvements (…) Cela suppose une France forte: si la France ne sait pas s’adapter, elle sera effacée », a-t-il averti lors d’un discours à Pékin dans un incubateur d’entreprises.

En dehors des questions économiques, les deux pays sont tombés d’accord sur l’ouverture d’un Centre Pompidou à Shanghai.

Après une arrivée lundi à Xian (nord), Emmanuel Macron avait démarré mardi sa journée pékinoise par une visite de la Cité interdite avec son épouse Brigitte. Il a pu méditer une sentence écrite pour les empereurs: « Avec équité, gouverner à partir du centre ».

M. Macron quittera Pékin mercredi pour se rendre en Italie. Dans son premier discours, il a promis lundi de revenir « au moins une fois par an » en Chine pour « créer de la confiance pas à pas ».

Romanhdie.com avec(©AFP / 09 janvier 2018 16h33)

France-Chine: Macron annonce un Centre Pompidou à Shanghai

janvier 9, 2018

Pékin – La France et la Chine ont conclu un partenariat pour établir un Centre Pompidou d’art contemporain à Shanghai, a annoncé mardi le président français Emmanuel Macron, lors d’une déclaration à Pékin aux côtés de son homologue Xi Jinping.

Le musée parisien, qui possède l’une des plus importantes collections d’art contemporain au monde, mène une intense politique d’ouverture à l’international, notamment en Asie.

Un protocole d’accord avait été signé à l’été 2017 avec le West Bund Group, un groupe public chinois. L’ouverture au public de ce Centre Pompidou shanghaïen était alors envisagée pour début 2019. Une place importante devrait notamment y être accordée à l’art contemporain chinois.

Le concept de « Centre Pompidou provisoire » est testé depuis mars 2015 à Malaga (Espagne). Cette première implantation à l’étranger doit durer cinq ans. L’objectif est de la décliner en Asie.

Le Centre Pompidou est le grand musée mondial le plus offensif à l’international. Outre Shanghai et Malaga, il avait annoncé en 2016 un projet d’implantation à Séoul, la capitale sud-coréenne. En 2020, un espace devrait également être créé à Bruxelles.

Cette politique du musée français vise à valoriser son savoir-faire et sa collection, une des plus importantes du monde, après celle du MoMA à New York.

Inauguré en 1977 à Paris, le Centre Pompidou, établissement public culturel national qui porte le nom de l’ancien président français Georges Pompidou (1969-1974), conserve près de 120.000 œuvres d’art.
Le Louvre a lui aussi entamé son développement international: il est impliqué dans l’ouverture aux Emirats arabes unis du « Louvre Abou Dhabi » qui expose des œuvres de musées français (Pompidou, Guimet, Quai Branly, Orsay…). Le Louvre, premier prêteur, a cédé l’utilisation de sa « marque » pour 30 ans et six mois moyennant une redevance de 400 millions d’euros.

Pratiquant cette « diplomatie des musées », M. Macron avait inauguré le Louvre d’Abou Dhabi en novembre dernier.

Emmanuel Macron a par ailleurs annoncé mardi qu’une édition des Rencontres photographiques d’Arles serait organisée dans la ville de Xiamen (est de la Chine).

Romandie.com avec(©AFP / 09 janvier 2018 14h15)                                            

En Chine, l’interminable guerre froide entre Coréens

janvier 8, 2018

Un homme passe devant un restaurant nord-coréen à Shenyang, dans la province du Liaoning, au nord-est de la Chine, le 7 janvier 2018 / © AFP / Chandan KHANNA

Les deux Corées entament mardi des discussions exceptionnelles. Mais dans une ville de Chine, l’un des seuls pays au monde où elles cohabitent, les deux communautés se regardent en chiens de faïence.

Les nations rivales sont séparées par une des frontières les plus militarisées du monde, mais dans le quartier coréen de Shenyang, une grande ville du nord-est de la Chine, les commerces ouverts par leurs expatriés respectifs coexistent à quelques mètres les uns des autres.

Bière, poulet frit, cosmétiques ou encore vêtements branchés: dans les rues, magasins et restaurants sont recouverts de panneaux et d’inscriptions en coréen.

Un paysage qui pourrait bientôt changer: mardi prend fin l’ultimatum lancé par la Chine aux entreprises nord-coréennes présentes dans le pays. Celles-ci doivent fermer, en application des sanctions de l’ONU décidées suite aux essais nucléaires et balistiques de Pyongyang.

Le même jour, des responsables des deux Corées doivent se rencontrer à la frontière entre les deux pays, une première depuis décembre 2015. Un climat de réchauffement après des mois de tensions et des risques de conflit nucléaire.

Mais à Xita, le quartier coréen de Shenyang, les relations restent glaciales.

« Nous faisons partie du même peuple, d’une grande famille. Mais leur manière de penser est différente de la nôtre », résume une serveuse nord-coréenne qui travaille au restaurant Pyongyang Rungrado.

Elle vit dans le quartier depuis trois ans, mais n’a jamais adressé la parole à un Sud-Coréen.

– ‘Aucune envie’ –

Dans la même rue, la propriétaire du restaurant sud-coréen « Entrepôt numéro 8 » dit n’avoir aucun contact avec les patrons des deux établissements nord-coréens situés juste à côté.

« Je n’ai aucune envie de leur parler », s’exclame Jin Meihua, 43 ans, qui sert de l’anguille et de la viande grillée à ses clients.

Shenyang, peuplée de 8,3 millions d’habitants, est la grande ville chinoise la plus proche de la frontière avec la Corée du Nord. De nombreux Chinois d’origine coréenne y résident.

La ville est devenue une destination prisée de l’élite nord-coréenne. Tout naturellement, les restaurants et hôtels ouverts par leurs compatriotes et destinés à les accueillir y ont poussé comme des champignons.

Du côté des commerçants sud-coréens, les boutiques de mode séoulienne, très appréciée en Chine, ont fleuri dans les rues du quartier.

Mais la géopolitique régionale a durement frappé les affaires des deux communautés.

Les entreprises sud-coréennes ont été la cible de mesures de rétorsion de Pékin l’an dernier, après la décision de Séoul de déployer sur son territoire le système antimissile américain Thaad. La Chine le considère comme une menace à sa propre force de dissuasion.

Résultat: de nombreux Sud-Coréens ont fait faillite et sont partis, racontent des habitants du quartier.

« Les affaires ne marchent pas fort », raconte Jin Zhenyou, un serveur chinois d’ethnie coréenne qui travaille dans un restaurant sud-coréen.

– Socialistes et capitalistes –

Les entreprises nord-coréennes, elles, ont été sommées par le ministère chinois du Commerce de fermer leurs portes au plus tard mardi. Pyongyang aurait ouvert au total une centaine de restaurants en Chine, selon certaines estimations.

Dans le quartier coréen de Shenyang, un seul a semble-t-il déjà fermé. Mais des serveuses d’autres établissements assurent qu’aucune fermeture n’est prévue.

Les Chinois d’ethnie coréenne pourraient combler le fossé entre les représentants des deux pays. Mais même pour eux, se lier d’amitié avec des Nord-Coréens est difficile.

« Ils n’aiment pas les Sud-Coréens. Ils ne mangent jamais dans nos restaurants. Il n’y a aucun point commun », tranche Mme Jin, la patronne du restaurant.

Sur le trottoir d’en face, la serveuse venue du Nord dit n’avoir aucune envie de parler à ses frères du Sud.

« Nous sommes un pays socialiste. Eux sont capitalistes », se justifie-t-elle. « On travaille dur les uns pour les autres. Alors qu’eux travaillent pour eux, pour leur propre vie. Nous ne sommes pas comme ça ».

Romandie.com avec(©AFP / 08 janvier 2018 13h37)                

Chine: un pétrolier iranien en feu après une collision, 32 disparus

janvier 7, 2018

Image prise par la garde côtière sud-coréenne, diffusée le 7 janvier, montrant le tanker iranien « Sanchi » en feu après une collision en mer, au large de la côte orientale chinoise, avec un navire cargo chinois. Trente deux personnes, pour la plupart de nationalité iranienne, sont portées disparues, a indiqué le ministère chinois des Transports. / © KOREA COAST GUARD/AFP / handout

Un tanker iranien était en flammes et son équipage de 32 personnes porté disparu, dimanche en mer de Chine orientale, après une collision avec un navire de fret chinois, selon les autorités chinoises qui s’efforçaient de contenir les fuites d’hydrocarbures.

Le pétrolier Sanchi, avec 136.000 tonnes d’hydrocarbures légers (condensats) à son bord, a « entièrement pris feu » suite à la collision, intervenue samedi vers 20h00 (12h00 GMT) à 300 km des côtes, a annoncé le ministère chinois des Transports dans un communiqué.

Vers 01h00 GMT dimanche, « le navire restait à flot et l’incendie continuait de faire rage, et l’on voyait des flaques de pétrole à la surface de l’eau », a précisé le ministère, sans livrer de détail sur l’ampleur des fuites d’hydrocarbures.

L’équipage du Sanchi, comptant 30 Iraniens et deux Bangladais, restait porté disparu dimanche en fin de journée, alors que s’intensifiaient les opérations de recherche.

Le second navire impliqué dans la collision n’a pas, pour sa part, subi d’avaries « mettant en péril sa sécurité » et son équipage de 21 personnes, toutes de nationalité chinoise, « a déjà été secouru », selon le ministère.

Sur des images diffusées par la télévision d’Etat CCTV, on voyait dimanche le tanker en proie à un intense brasier, dominé par d’épaisses volutes de fumée noire s’élevant dans le ciel.

L’accident est intervenu à environ 160 milles nautiques (300 kilomètres) au large de la région de Shanghai, dans l’est du pays.

– Opérations de nettoyage –

Parallèlement aux opérations de recherche des marins disparus, Pékin s’efforçait de contenir l’impact environnemental: sur les huit navires dépêchés sur place par les autorités chinoises, selon l’agence officielle Chine nouvelle, plusieurs étaient spécialisés dans les opérations de nettoyage.

L’objectif est « d’éviter tout désastre secondaire » résultant de la collision, a précisé Geng Shuang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, dans un communiqué. De son côté, Séoul a envoyé sur les lieux un navire de garde-côtes et un avion, à la demande du gouvernement chinois.

Enfin, « l’enquête se poursuit pour (déterminer) les cause de la collision », survenue en pleine mer, a ajouté M. Geng.

Le Sanchi, un pétrolier sous pavillon panaméen et long de 274 mètres, faisait route vers la Corée du Sud pour y livrer sa cargaison d’hydrocarbures iraniens, selon le gouvernement chinois.

Le tanker appartient à la National Iranian Tanker Company (NITC), l’opérateur administrant la flotte de navires pétroliers de l’Iran, a détaillé le porte-parole du ministère iranien du Pétrole, Kasra Nouri.

Selon lui, la cargaison était constituée de produits de condensat commercialisés par la société pétrolière nationale iranienne NIOC et destinés à la firme sud-coréenne Hanwha Total (coentreprise entre le français Total et le conglomérat sud-coréen Hanwha).

Le navire de fret chinois naviguait quant à lui sous pavillon hong-kongais et transportait 64.000 tonnes de céréales américaines à destination de la Chine, selon le ministère chinois des Transports.

Il s’agit, en l’espace de quelques années, de la deuxième collision impliquant un navire de la NTIC: un supertanker appartenant à l’opérateur iranien avait ainsi heurté à l’été 2016 un porte-conteneur dans le détroit de Singapour, mais sans faire de victime ni causer de pollution.

L’étroit détroit de Singapour est une route maritime extrêmement fréquentée, ce qui accroît le risque d’accrochage — à l’instar de la collision meurtrière intervenue en août dernier entre un pétrolier et le destroyer américain USS John McCain. Mais les collisions en pleine mer restent plus rares.

Romandie.com avec(©AFP / 07 janvier 2018 13h58)                

Exercices militaires chinois: une « énorme menace » pour Taïwan

décembre 26, 2017

Un hélicoptère Apache de l’armée taïwanaise pendant un exercice, le 25 mai 2017 / © AFP/Archives / SAM YEH

La multiplication des exercices militaires chinois près de Taïwan constituent une « énorme menace » pour la sécurité de l’île, a mis en garde mardi le ministre de la Défense taïwanais, Feng Shih-kuan, à l’occasion de la publication du rapport annuel de son ministère qui souligne une recrudescence des tensions entre Pékin et Taïpei.

Selon les médias taïwanais, l’armée de l’air chinoise a effectué des manœuvres à proximité de Taïwan au moins vingt fois en 2017, contre seulement huit fois en 2016.

Le dernier exercice militaire chinois remonte au 20 décembre. Plusieurs appareils, dont des avions de chasse, avaient survolé le canal de Bashi, à la pointe sud de Taïwan, effectuant un aller-retour entre la mer de Chine méridionale et l’océan Pacifique.

Le rapport du ministère de la Défense souligne le déséquilibre des forces entre les deux rivaux, ajoutant que l’armée taïwanaise doit mettre en oeuvre une « stratégie multiple de dissuasion » face au renforcement rapide de l’armée chinoise.

Selon ce même rapport, l’armée chinoise est forte de deux millions de soldats, contre environ 210.000 seulement pour l’armée taïwanaise.

« Taïwan ne peut rivaliser avec le budget de la Défense chinois et ses capacités militaires », a déclaré M. Feng. A la place, Taïwan doit « sérieusement revoir sa stratégie de guerre asymétrique pour endiguer les avancées militaires chinoises », a-t-il ajouté.

Les relations entre Taïpei et Pékin se sont dégradées depuis l’arrivée au pouvoir à Taïwan l’an dernier de la présidente Tsai Ing-wen, issue d’un parti aux positions traditionnellement indépendantistes.

L’île est gouvernée séparément du continent depuis la fuite du gouvernement nationaliste à Taïwan en 1949. Bien que l’île soit un territoire autonome, elle n’a jamais déclaré officiellement son indépendance.

La Chine voit Taïwan comme une partie de son territoire qui doit à terme être réunifiée, par la force si nécessaire.

Romandie.com avec(©AFP / 26 décembre 2017 11h43)