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Le Venezuela, « au bord du précipice », dépend plus que jamais de la Russie et de la Chine

novembre 14, 2017

Paris – Le sort du Venezuela, en défaut partiel et coincé par les sanctions américaines, dépend plus que jamais de ses alliés russes et chinois, au lendemain de la réunion sans accord avec ses créanciers, ont estimé mardi des économistes interrogés par l’AFP.

« Aujourd’hui, le défaut paraît presque inévitable », analyse pour l’AFP Ludovic Subran, chef économiste chez l’assureur-crédit Euler Hermes, après une réunion à Caracas entre le gouvernement et les créanciers internationaux qui a duré une demi-heure et s’est achevée sur la promesse d’une prochaine rencontre.

Dans la foulée, l’agence de notation SP Global Ratings a déclaré le Venezuela en « défaut partiel » sur le remboursement de sa dette, devant l’incapacité du pays à rembourser 200 millions de dollars, à l’issue d’une période de grâce de 30 jours sur le paiement de deux obligations.

Le président Nicolas Maduro avait convoqué les créanciers après avoir annoncé sa volonté de restructurer sa dette extérieure, estimée à 150 milliards de dollars, car il ne dispose plus que de 9,7 milliards de réserves et doit rembourser au moins 1,47 milliard d’ici la fin de l’année, puis 8 milliards en 2018.

Selon des participants à la réunion de Caracas, qualifiée de « succès retentissant » par le gouvernement vénézuélien, ce dernier souhaite former des groupes de travail pour évaluer les propositions de renégociation de la dette à court et moyen terme.

« Le compte n’y est pas. Les créanciers ont de bonnes raisons de s’alarmer », explique à l’AFP l’économiste vénézuélien Orlando Ochoa.

« Le Venezuela se trouve paradoxalement au bord d’un précipice financier, quand bien même il dispose des ressources (pétrolières) pour mener un changement d’orientation économique qui lui permettrait de mettre sur pied un plan de redressement », affirme-t-il.

– restructuration compliquée –

« Une restructuration, ce n’est jamais simple. Mais avec les sanctions fixées par les Américains, ça l’est encore moins », prévient un spécialiste du marché de la dette, sous couvert d’anonymat.

A la fin août, Washington a interdit à ses banques et à ses citoyens d’acheter de nouvelles obligations ou de négocier des accords avec le gouvernement vénézuélien.

De toute façon, « c’est un peu tard pour restructurer la dette », souligne M. Subran qui ne croit pas non plus à la vente d’actifs, comme des raffineries pétrolières, pour régler la situation financière du Venezuela.

« Quand un pays est au pied du mur, il vend ses bijoux pas cher. Et de toute façon, qui serait prêt à acheter dans le contexte actuel? », s’interroge-t-il.

Pour contourner les sanctions américaines, M. Maduro compte sur la Russie et la Chine, deux alliés auxquels Caracas doit respectivement 8 et 28 milliards de dollars.

« Il est vrai que des créanciers comme ces deux pays peuvent intervenir », reconnaît le spécialiste des marchés de la dette.

– Des spéculations

La question est de savoir s’ils sont encore disposés à maintenir leur soutien financier au pays pétrolier.

Pour l’instant, rien ne laisse supposer le contraire: Pékin a déclaré mardi que sa coopération avec Caracas dans ce dossier « se déroule normalement » et Moscou devrait signer mercredi un accord pour restructurer pour trois milliards de dollars de créances vénézuéliennes, selon des sources concordantes.

Mais pour M. Ochoa, tout cela est de l’ordre de la « spéculation ». « Ces deux pays sont apparemment arrivés au bout de ce qu’ils peuvent faire », estime-t-il.

« Politiquement, bien sûr que la Russie a intérêt à aider le Venezuela », admet M. Subran. « Mais le problème ne serait que repoussé », les marchés ayant identifié le pays pétrolier comme le plus gros risque actuel pour des investissements.

Le danger pour le Venezuela, autrefois le plus riche d’Amérique latine, est de se retrouver coupé des marchés, tout comme son groupe pétrolier PDVSA, et de devoir affronter des poursuites et la saisie d’actifs et de filiales à l’étranger.

Pour se sortir de cette situation, Caracas pourrait se permettre « un petit subterfuge », devine M. Subran, qui « croit beaucoup à la théorie » que le pays sud-américain « pourrait faire défaut uniquement sur la partie souveraine, mais protéger PDVSA ».

« Si PDVSA fait défaut, les actifs pourraient être saisis et du coup il n’y aurait plus de revenus du pétrole, donc plus possible de financer le compte courant », ajoute-t-il.

« Cela fait sens », confirme M. Ochoa. « Les obligations de l’Etat sont plus facilement négociables que les titres de PDVSA », reconnaît-il.

Romandie.com avec(©AFP / 14 novembre 2017 14h59)                                            

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Vlada Dzyuba: Mort à 14 ans du mannequin d’épuisement

octobre 31, 2017
Vlada Dzyuba sur Intsgram vivait son rêve de devenir mannequin grâce à un contrat décrocher en Chine. Fin octobre, avant un défilé, elle s'effondre.
Vlada Dzyuba sur Intsgram vivait son rêve de devenir mannequin grâce à un contrat décrocher en Chine. Fin octobre, avant un défilé, elle s’effondre.
Une tragédie qui soulève bien des questions sur les conditions de travail des mannequins.
Elle était brune, la peau diaphane et avait de très grands yeux en amande. Vlada Dzyuba n’avait que 14 ans et toute une vie devant elle. Le jeune mannequin russe est mort « malade et extenué« , après « avoir enchaîné 13 heures de travail consécutives« , résume LaParisienne.fr. La jeune fille est tombée juste avant un défilé fin octobre.

La jolie Russe venait de signer un contrat pour travailler à Shanghai durant la Fashion Week. Ses réseaux sociaux étaient remplis de photos d’elle sur les podiums ou en shooting. La jeune Vlada avait même fait sa première couverture de magazine en Chine.

Les résultats de l’autopsie évoquent une « méningite aggravée par la fatigue« . La Parisienne.fr raconte qu’elle est tombée dans les pommes, puis dans un coma durant deux jours avant de mourir. Selon sa mère, qui s’est exprimée sur NTV, une chaîne de télévision russe, Vlada Dzyuba lui avait confié par téléphone qu’elle était épuisée, lui disant : « Maman, je suis fatiguée, je veux juste dormir. » Et sa maman d’ajouter : « Cela devait être le début de sa maladie, puis sa température est montée. Je ne dormais plus et l’appelais tout le temps, la suppliant d’aller à l’hôpital. » Pourtant, son contrat stipulait qu’elle ne devait travailler que trois heures par jour et qu’elle bénéficiait d’une couverture sociale. Du côté de la Russie, la colère gronde. On parle de « travail forcé« .

En France, Les choses bougent. C’est la santé des mannequins et l’impact de leur image sur le public qui sont encadrés par deux articles de la loi santé de Marisol Touraine. Le premier concerne le certificat médical obligatoire que les filles doivent présenter pour défiler à Paris – leur indice de masse corporelle entre en compte –, le second oblige tout annonceur à inscrire la mention « photographie retouchée » sur toute photo montrant un corps modifié par un logiciel de retouche. Ces deux mesures sont entrées en vigueur au printemps.

 

La Russie ouvre une enquête après la mort d’une jeune mannequin en Chine

octobre 31, 2017

Johney Zheng, président de l’agence de mannequins ESEE, lors d’un point presse à Shanghai le 30 octobre 2017 / © AFP / JIANG XIAOWEI

La Russie a ouvert une enquête criminelle mardi après la mort en Chine d’une mannequin russe de 14 ans, dont le décès a soulevé une polémique sur les conditions de travail dans le monde de la mode.

Les enquêteurs de la région de Perm (Oural), d’où était originaire l’adolescente, ont indiqué qu’ils devront déterminer si de possibles « négligences » ont contribué à causer la mort de Vlada Dziouba vendredi dans un hôpital chinois, sans qu’aucun suspect ne soit nommé à ce stade.

Vlada Dziouba a commencé à être frappée de vertiges mardi. Elle a été hospitalisée le lendemain, mais son état de santé s’est rapidement dégradé.

Le journal russe en langue anglaise The Siberian Times a assuré que la jeune fille avait succombé à une méningite, aggravée par un profond état d’épuisement après « un défilé de mode éreintant à Shanghai ».

Mais l’agence chinoise de mannequins ESEE a rejeté lundi ces accusations, soulignant que l’adolescente avait commencé à se sentir mal six jours après la fin de la Semaine de la mode.

Sa mort a néanmoins relancé le débat sur les conditions de travail et la couverture santé des mannequins étrangères en Chine, dont beaucoup sont originaires de pays de l’ex-URSS.

Le consul général russe à Shanghai, Alexeï Ievsikov, a averti mardi que le secteur de la mode en Chine « prenait un tournant malsain » pour les jeunes mannequins, souvent mineurs.

Romandie.com avec(©AFP / 31 octobre 2017 12h53)                

Un discours long comme le Yangtsé pour les délégués du PC chinois

octobre 18, 2017

Une représentante des minorités ethniques au milieu des autres délégués écoutent le discours du président chinois Xi Jinping à l’ouverture du Congrès du Parti communiste chinois, le 18 octobre 2017 au Palais du Peuple à Pékin / © AFP / NICOLAS ASFOURI

Militaires, ex-présidents ou représentants des minorités ethniques en costumes chamarrés: quelque 2.300 délégués du Parti communiste chinois (PCC) ont écouté religieusement mercredi le discours-fleuve du président Xi Jinping, abondamment médiatisé dans le pays.

« Ciel, trois heures et demie, quel boulot! », a commenté, non sans une certaine ironie, un internaute sur la plateforme chinoise de microblogs Weibo, alors que s’achevait le discours du président Xi ouvrant le 19e congrès quinquennal du parti au pouvoir.

Soigneusement orchestrée sous les ors du Palais du peuple à Pékin, cette très longue intervention prononcée debout a été marquée par des applaudissements nourris et réguliers, mais aussi par le bruissement des feuilles du discours, que tournaient de façon synchrone les membres de l’assemblée.

Au premier rang, l’ancien président Jiang Zemin, 91 ans, a particulièrement attiré l’attention: équipé d’une large loupe, il scrutait les lignes du texte. Quasiment ignorée par les médias officiels, sa frêle présence était au contraire largement commentée sur internet, quelques mois après d’insistantes rumeurs faisant état de son décès.

Des informations qui s’avèrent donc très exagérées: « Il est plus jeune que jamais! », s’est exclamé un usager de Weibo. « Je serais curieux de connaître son secret de longévité », abondait un autre.

Au pouvoir entre 1993 et 2002, avant de laisser la main à son protégé Hu Jintao, Jiang Zemin a vu son influence dans l’appareil du Parti s’essouffler sous Xi Jinping, à mesure que ce dernier renforçait son autorité et installait un quasi-culte de la personnalité.

Son discours à l’ouverture du congrès, à l’issue duquel il doit obtenir un nouveau mandat de cinq ans à la tête du Parti, a été diffusé en direct par les grandes chaînes de télévision et fait l’objet d’un large battage par la propagande.

Les médias d’Etat ont diffusé des clichés montrant des publics variés, aux quatre coins de la Chine, suspendus au discours du secrétaire-général du PCC: groupes de minorités ethniques dans de lointaines campagnes; bonzes dans leur réfectoire; et même de tout jeunes écoliers assis sagement devant l’écran…

Quelques heures après la fin de l’allocution, le mot-dièse #19eCongrès cumulait déjà… 1,19 milliard de vues sur la plateforme Weibo –mais sans qu’on sache combien de messages non conformes à la ligne officielle étaient passés sous les ciseaux de la censure.

– ‘Quelle jolie robe!’ –

A rebours du « ciel bleu », objectif de la lutte anti-pollution vantée par Xi Jinping dans son discours, Pékin disparaissait mercredi sous une pluie battante et une âcre pollution atmosphérique, malgré la fermeture des usines autour de la capitale.

A la sortie du monumental Palais du Peuple, sur la place Tiananmen, les délégués esquivaient pour la plupart les questions des journalistes. Parmi eux, très peu de femmes. Au milieu des costumes sombres, les costumes de quelques représentants des minorités ethniques apportaient une rare note de couleur.

« Quelle jolie robe! Ah, que vous êtes jolie! », s’est exclamé, tout sourire, un délégué masculin devant une autre déléguée du Congrès, issue de la minorité Yao dans la province du Hunan (centre).

« Le discours était extrêmement bon! L’essentiel, c’est cette idée de ‘nouvelle ère’, que tout le monde va mieux s’en tirer avec le temps », résume à grands traits un délégué du Henan (centre) auprès de l’AFP, tout en se refusant à révéler son nom. Pour lui, c’est certain: « la pensée de Xi doit être incluse dans les statuts du Parti ».

Un amendement en ce sens pourrait être adopté lors du congrès, sans certitude que son nom soit mentionné en tant que tel. Seuls le fondateur de la République populaire, Mao Tsé-toung, et le père des réformes, Deng Xiaoping, avaient eu le droit à ce privilège.

Romandie.com avec(©AFP / 18 octobre 2017 14h09)                

Chine: Xi appelle à combattre ce qui pourrait « saper » le pouvoir du PCC

octobre 17, 2017

Pékin – Le numéro un chinois Xi Jinping a appelé mercredi à combattre « les paroles et les actes » de nature à saper l’autorité du Parti communiste (PCC) au pouvoir, en ouverture du XIXe Congrès de l’organisation, promettant « une nouvelle ère » du « socialisme aux caractéristique chinoises ».

« Nous devons (…) nous opposer fermement à toute action qui porterait atteinte aux intérêts du peuple ou éloignerait le Parti et le peuple », a déclaré M. Xi, en ouvrant cette grand-messe quinquennale où il doit se voir octroyer un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la deuxième puissance économique mondiale.

« Si notre Parti parvient à unir et à mener le peuple (…) nous ferons face aux risques majeurs, surmonterons les obstacles », a-t-il ajouté, faisant l’éloge de la lutte du régime contre la pauvreté et contre la corruption.

Le régime chinois a nettement accru sa répression de la société civile depuis l’arrivée au pouvoir de M. Xi en 2012, arrêtant avocats et dissidents et contrôlant toujours plus l’internet.

Devant les quelque 2.330 délégués du Congrès réunis sous les dorures de l’imposant Palais du Peuple, place Tiananmen à Pékin, Xi Jinping a mis en avant les « évolutions profondes et complexes » affectant le pays.

« Les perspectives (de développement) sont radieuses mais il y a de graves défis à relever », a-t-il martelé, tandis que les membres de l’assemblée tournaient de façon parfaitement synchrone les pages du discours écrit.

« Les camarades de tout le Parti doivent (…) se montrer vigilants, être audacieux face au changement et aux innovations, se garder de toute rigidité », a-t-il plaidé, afin de « concrétiser la victoire du socialisme aux caractéristiques chinoises, dans une nouvelle ère ».

Chez les cadres du Parti, « toute ligne de pensée ou de conduite cantonnée à la satisfaction de ses plaisirs, à l’inaction, à la paresse et à l’évitement des difficultés est tout simplement inacceptable », a-t-il également insisté.

En quoi consistera cette « nouvelle ère »? Après avoir « résolu le problème de nourrir et de vêtir plus d’un milliard de personnes », le régime doit désormais répondre « à leurs besoins d’une vie meilleure vie, non seulement sur le plan matériel et culturel », mais également en termes de « justice », « sécurité » et « d’environnement », a explicité le secrétaire général du PCC.

Xi Jinping, considéré comme le plus puissant dirigeant chinois depuis des décennies, a par ailleurs vanté les effets de la vaste campagne anti-corruption dans les rangs du Parti, engagée peu après son arrivée au pouvoir et dans laquelle sont tombés 1,3 million de cadres.

Cette campagne s’est « attaquée de façon inébranlable aux +tigres+ comme aux +mouches+ », c’est-à-dire aussi bien les hauts responsables que les petits cadres, tout « en chassant les renards » c’est-à-dire les cadres corrompus réfugiés à l’étranger, a-t-il noté.

Romandie.com avec(©AFP / 18 octobre 2017 05h00)                                            

Bitcoin: la Chine resserre son étau, les investisseurs amers

septembre 29, 2017

Le logo du bitcoin dans un magasin à Hong Kong, le 28 février 2014 / © AFP/Archives / PHILIPPE LOPEZ

« Les autorités ne comprennent rien au bitcoin! », peste Zhang Yanhua, créateur d’un fonds d’investissement tué dans l’oeuf à mesure que Pékin resserrait l’étau sur les crypto-monnaies — sonnant le glas d’un vaste marché, alors que les nouveaux bitcoins sont majoritairement créés en Chine.

Entérinant un tour de vis engagé dès le début du mois par le régime communiste, la banque centrale chinoise (PBOC) a sommé mi-septembre les plateformes d’échanges de monnaies virtuelles basées à Pékin et Shanghai de cesser leurs opérations de marché.

Dans son viseur: le bitcoin ou l’ethereum, ces unités électroniques s’échangeant en ligne sans être régulées par aucun pays. Or, deux plateformes chinoises, Okcoin et BTC China, accaparaient fin août 22% du volume planétaire de bitcoins.

BTC China a confirmé qu’il mettrait fin samedi à toutes transactions, cessant les conversions de bitcoins en yuans. Okcoin et Huobi lui emboîteront le pas d’ici fin octobre.

Le coup de semonce a ébranlé les cours mondiaux et fait l’effet d’une douche froide pour la communauté très active des investisseurs locaux.

« Les chances d’un revirement sont minimes », soupire Zhang Yanhua, qui s’est empressé de céder ses bitcoins. Le quinquagénaire avait établi cet été un petit fonds d’investissement consacré aux crypto-monnaies, mort prématurément.

Pour acquérir des monnaies virtuelles, « les canaux d’investissement (en yuans) se raréfient » et l’accès aux plateformes en devises étrangères « va devenir trop compliqué », explique M. Zhang à l’AFP.

D’autres cherchent la parade: les transactions de bitcoins « de gré à gré » entre particuliers prennent leur essor sur les applications de messagerie, où s’aventurent les investisseurs expérimentés. « Trop risqué », tranche Zhang Yanhua.

Pour sa part, Sun Minjie, un investisseur affirmant avoir acheté plus d’une centaine de milliers d’euros de bitcoins, entend les « conserver sur le long terme »: « je n’attends rien du gouvernement (…) Mais la vivacité du marché mondial persiste! Le sort du bitcoin ne dépend pas des autorités chinoises ».

– ‘Instrument criminel’ –

Pourquoi ce durcissement? L’Association nationale de finance internet — émanation de la PBOC — a dressé mi-septembre un violent réquisitoire contre les monnaies virtuelles, accusées d’être « l’instrument d’activités criminelles » comme « le trafic de drogue ».

Par ailleurs, le bitcoin a séduit beaucoup de Chinois ordinaires attirés par l’envolée mirobolante du cours, une popularité qui a généré « des ventes pyramidales, des fraudes financières », regrette Dong Ximiao, économiste à l’Université de Pékin.

Mais la banque centrale, qui a interdit dès début septembre les nouvelles émissions de crypto-monnaies comme moyen de levée de fonds, assure surtout vouloir combattre une « spéculation » qui a « gravement perturbé le système financier ».

« La Chine ne bannit pas le bitcoin, mais les plateformes à fins spéculatives », confirme David Yermack, professeur de finance à l’Université de New York. Pékin s’efforcerait ainsi d’enrayer les « fuites de capitaux », une hémorragie qui pénalise la valeur du yuan.

Quant à l’impact sur les marchés, « on n’observe aucune contagion », assure M. Yermack.

Certes, le cours du bitcoin en dollars avait violemment plongé mi-septembre après l’ultimatum aux plateformes chinoises. Il avait alors glissé sous 3.300 dollars. Mais il s’est repris vigoureusement et avoisinait 4.100 dollars vendredi, selon le Bitcoin Price Index.

– Terrain miné –

Autre sujet d’inquiétude: l’avenir en Chine du « minage », dont les autorités n’ont encore rien dit.

L’expression désigne la création de bitcoins: la devise virtuelle fonctionne selon la technologie du blockchain (« chaînes de blocs »), un protocole informatique dans lequel s’agrègent des blocs de transactions codés et authentifiés.

Un processus long, onéreux, énergivore et exigeant des serveurs puissants. Or, entre 60% et 70% des nouveaux bitcoins sont minés en Chine, où le leader local Bitmain possède d’imposantes infrastructures.

Ces « mineurs » chinois sont dans l’expectative: si le gouvernement s’y attaquait officiellement, « cela réduirait les volumes produits » et déplacerait le minage ailleurs, renforçant le poids d’acteurs occidentaux comme BitFury, observe Greg Revenu, associé du cabinet Bryan, Garnier & Co.

Mais « c’est un sujet distinct des plateformes d’échanges », tempère M. Revenu. « Et à mesure que le spectre des applications du blockchain s’élargit, la Chine aura peut-être un autre regard ».

De fait, le blockchain — une technologie très sécurisée et en principe infalsifiable — se décline déjà dans la sécurité alimentaire, la finance, le fret maritime…

Et Pékin n’entend pas se laisser distancer: le ministère chinois de l’Industrie a annoncé la semaine dernière le lancement d’un laboratoire de recherche… dédié au blockchain.

Romandie.com avec(©AFP / 29 septembre 2017 14h03)                

Glissement de terrain en Chine: le bilan passe à 15 morts

août 29, 2017

Pékin – Au moins 15 personnes ont péri dans un glissement de terrain qui a frappé le sud-ouest de la Chine, selon un nouveau bilan annoncé mardi par la télévision d’Etat.

Huit blessés sont également à déplorer après l’éboulement survenu lundi matin dans la localité rurale de Bijie, dans la province du Guizhou, a indiqué la chaîne publique CCTV.

L’agence de presse officielle Chine nouvelle a cependant fait état mardi d’un bilan humain plus élevé de 17 morts.

Les recherches se poursuivent et les sauveteurs apportent une aide humanitaire aux habitants touchés par la catastrophe, selon les autorités locales.

Une vidéo publiée lundi sur le compte Twitter du Quotidien du peuple, un journal officiel, montrait l’écroulement spectaculaire d’un pan de colline et un nuage de poussière s’élevant dans le ciel sous les cris horrifiés de badauds.

Les glissements de terrain surviennent régulièrement dans les zones rurales et montagneuses de Chine, en particulier durant les fortes pluies. Les conditions météorologiques extrêmes cet été ont déclenché une série de catastrophes dans la moitié sud du pays, faisant de nombreux morts et déplacés.

En juin et en août, deux énormes éboulements dans la province du Sichuan (sud-ouest), ont fait plus de 30 morts et des dizaines de disparus.

En juillet, une soixantaine de personnes sont mortes dans des glissements de terrain et des inondations dans le Hunan (centre). Quelque 1,6 million d’habitants avaient dû être déplacés dans cette province.

Romandie.com avec(©AFP / 29 août 2017 13h25)

Chine: l’armée veut limiter la masturbation chez ses recrues

août 24, 2017

Envie de devenir soldat en Chine? Il vous faudra désormais résister à la masturbation et aux jeux vidéo, des pratiques auxquelles l’armée veut mettre un frein pour s’assurer de la santé de ses nouveaux membres. / © AFP/Archives / NICOLAS ASFOURI

Envie de devenir soldat en Chine? Il vous faudra désormais résister à la masturbation et aux jeux vidéo, des pratiques auxquelles l’armée veut mettre un frein pour s’assurer de la santé de ses nouveaux membres.

Ce raidissement part d’un constat: un nombre croissant d’aspirants sont recalés dès les tests de sélection physique de l’Armée populaire de libération (APL), la plus grande du monde en matière d’effectifs avec 2 millions de personnes.

Le Quotidien de l’APL, le journal officiel de l’armée, vient de lister sur un réseau social les 10 raisons pour lesquelles certaines recrues potentielles flanchent dès le premier écrémage, un phénomène qui agite les hautes sphères militaires.

Un cinquième des candidats ne sont ainsi pas retenus en raison de leur surpoids, et 8% à cause d’une « veine testiculaire hypertrophiée ». Cette particularité anatomique s’expliquerait par un excès de masturbation, de pratique des jeux vidéo, ou par un manque d’activité physique, explique le journal.

Les postulants aux tatouages trop visibles ou démesurément grands sont eux aussi éliminés, ajoute le quotidien, qui précise que d’autres ont été recalés pour des problèmes de foie liés à la consommation d’alcool.

Dans une ville de Chine, plus de la moitié des candidats ont même essuyé un inflexible refus en raison d’une forme physique jugée insuffisante, souligne le Quotidien de l’APL.

« Le processus de recrutement est mené en vertu de procédures et de règles strictes », a observé de son côté le ministère de la Défense dans un communiqué pour justifier cette reprise en main.

Romandie.com avec(©AFP / 24 août 2017 13h38)                

La dette publique du Congo: pillage à huis-clos!

août 14, 2017

1 euro = 656 francs CFA

Avoirs extérieurs du Congo (en milliards de francs)

2009 = 1740,4 milliards CFA ; 2010 = 2199,7 milliards CFA ; 2011= 2874,7 milliards CFA ; 2012 = 2773,9 milliards CFA ; 2013 = 2509,1 milliards CFA ;

2014 = 2698 milliards CFA ; 2015 = 1380 milliards CFA ;

et mai 2016 = 1130 milliards CFA .

Avoirs extérieurs du Congo au trésor français ( milliards CFA )

2009 = 1369 milliards CFA ; 2010 = 1591 milliards CFA ; 2011 = 2252 milliards CFA ; 2012= 2164 milliards CFA ; 2013 = 1400 milliards CFA ; 2014 = 1185 milliards CFA ; et 2015 = 671 milliards CFA .

Avoirs extérieurs du Cameroun au trésor français

2009 = 1369 milliards CFA ; 2010 = 1317 milliards CFA ; 2011 = 1290 milliards CFA ; 2012 = 1334 milliards CFA ; 2013 = 940 milliards CFA ; 2014 = 768 milliards CFA ; 2015 = 1117 milliards CFA

Avoirs extérieurs de la Guinée équatoriale au trésor français

2009 = 1306 milliards CFA ; 2010 = 845 milliards CFA ; 2011 = 1213 millards CFA ; 2012 = 1722 milliards CFA ; 2013 = 1232 milliards CFA ; 2014 = 699 milliards CFA ; et 2015 = 356 milliards CFA

Avoirs extérieurs du Gabon au trésor français

2009 = 710 milliards CFA ; 2010 = 554 milliards CFA ; 2011 = 790 milliards CFA ; 2012 = 802 milliards CFA ; 2013 = 759 milliards CFA ; 2014 = 546 milliards CFA ; et 2015 = 527 milliards CFA.

La Chine construisait les infrastructures à crédit, le budget était exécuté à hauteur de 30% selon le FMI et la Banque mondiale, où sont passés les 70% des budgets des différentes années non exécutés? Notons que depuis 2003, chaque année le budget du Congo était d’au moins 3000 milliards de CFA . Donc chaque année, au moins 2100 milliards CFA du budget n’étaient pas dépensés. Multiplier ce chiffre par au moins 10 années et nous obtenons 21.000 milliards CFA qui ont disparus des caisses de l’état.

Retenez, c’est la Banque mondiale et le FMI qui disent que chaque année seulement 30% du budget congolais est exécuté. Cette bombe a été lâchée en 2015 sans que l’opposition demande des comptes à ces kleptocrates.

Pire la Chine construit tout à crédit quand le Congo croule sous des excédents budgétaires. Comment comprendre cette absurdité économique? Pire encore, 3 kilomètres de bitume coûtent 10 milliards CFA, soit 3 milliards cfa le kilomètre au lieu d’un milliard. Cette surfacturation est à crédit auprès des entreprises étrangères et au bénéfice des donneurs d’ordre congolais.

Quand la Chine construit à crédit, les avoirs extérieurs du Congo fondent comme neige au soleil. De 2874,7 milliards CFA en 2011, les avoirs extérieurs du Congo sont passés à 1130 milliards CFA en mai 2016, soit une division par plus de 2. Quant aux avoirs extérieurs au trésor public français, ils sont passés de 2252 milliards CFA en 2011 671 milliards CFA en 2015. Où est tout ce pognon?

Comment expliquer cette saignée au moment même où la dette congolaise explose pour atteindre 120% du PIB. On ne peut exécuter le budget qu’à hauteur de 30%, construire à crédit, réaliser des excédents budgétaires, sécher les avoirs extérieurs du pays et endetter le pays à hauteur de 120% du PIB. C’est illogique économiquement. Mais ils l’ont fait!

Qu’ont-ils fait de tout cet argent? Ohh, ils avaient un plan national de développement à hauteur de 21.000 milliards CFA. Où sont les résultats de ce plan? Zéro tant c’est la paupérisation totale des congolais qui manquent de tout: emploi, nourriture, soins de santé, eau, électricité, habitat, transport, etc. Les salaires et les retraites sont impayés depuis des mois. Les jeunes sont au chômage. L’activité économique est en panne. La croissance de la production est en net recul. Le tissu social est disloqué. Le budget de l’état est déficitaire. L’état, principal employeur et principal client des entreprises et des banques, n’arrive plus à honorer ses engagements vu son insolvabilité. Bref, le Congo est en faillite totale, voir en banqueroute.

Que faire face à un tel diagnostic? Bien malin qui répondra à cette question. À très court terme, il faut arrêter l’hémorragie. Le dialogue doit être amorcée impérativement avec le FMI contrairement à ce que pense mr Maleka. Le Congo n’a pas de marge de manœuvre pour se permettre une alternative au FMI. L’Islande, la Malaisie et l’argentine qu’il nous donne pour exemple ne souffraient pas d’une crise ayant les mêmes origines que celle qui sévit au Congo. Ces pays avaient étaient frappés par une crise monétaire avec une chute de leurs devises (Malaisie et Argentine) et financière pour l’Islande qui a été victime de mauvais placements de l’épargne des déposants.

La crise du Congo est due à la kleptomanie. Ils ont tout volé; tout volé et endetté le pays au même moment. Les chiffres sont là et parlent d’eux mêmes. La solution consisterait donc à remettre dans les coffres de l’état l’argent volé. Cet argent existe.

Les chinois savent où est caché une partie de cet argent. Idem pour la France et le FMI. Ces pays et cette institution sont capables de tordre le coup à ces kleptocrates qui ont tout siphonné. C’est une question de volonté. Pour preuve, le Nigeria vient une grande partie des biens mal acquis de son ancienne ministre du pétrole Alison-Madueke.

La récupération de l’argent volé doit être une condition avant toute aide au Congo. Deuxième piste de solution déjà évoquée, les audits de toutes les sources d’enrichissement illégitime. Il faut tarir toutes ces sources en prenant le contrôle des entrées et sorties d’argent. Les audits ne serviront à rien si ces kleptocrates peuvent toujours contrôler les points d’entrée et de sortie d’argent.

Troisième piste de solution, en plus des audits, il faut mener des revues stratégiques de tous les programmes financés à même le budget de l’état, et ce en questionnant leur pertinence et leur rendement au regard des objectifs escomptés à leur création et par rapport aux besoins continus des congolais. Tous les programmes qui ne répondent pas à un besoin des population doivent être abandonnés; d’autres reformulés ou maintenus tout en tenant compte du contexte budgétaire.

Des cibles doivent fixés pour chaque examen stratégique de programme de façon à rétablir les équilibres macroéconomiques à moyen terme. Un exemple de revue stratégique pourrait être le transfert des puits de pétrole aux individus en lieu et place de l’état congolais. Quelle est la pertinence et le rendement d’une telle politique quand les caisses de l’état sont vides? Qu’est-ce que l’état gagne à offrir des millions à des individus alors qu’il peut bien être le propriétaire de ces puits. Il en va de même du bien-fondé d’avoir une garde républicaine ou un sénat dans un pays où le président a les attributs d’un roi?

Avec Zenga-mambu.com

 

États-Unis: Trump augmente la pression sur Pékin en s’attaquant à la propriété intellectuelle

août 12, 2017

Le président américain Donald Trump à Huntington en Virginie, le 3 août 2017 / © AFP / SAUL LOEB

Donald Trump va augmenter la pression sur Pékin en s’attaquant lundi au dossier de la propriété intellectuelle, au moment où la crise nord-coréenne complique déjà les relations entre les deux pays.

Le président américain va demander dans un mémorandum au représentant pour le commerce américain (USTR), Robert Lighthizer, d’étudier s’il y a lieu d’ouvrir une enquête sur les transferts de propriété intellectuelle imposés par les autorités chinoises aux entreprises américaines, ont indiqué samedi des responsables de l’administration américaine s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Mais ces responsables ont pris soin de souligner que ce dossier et celui de la Corée du Nord ne sont pas liés.

« Les deux évènements ne sont pas liés. Le commerce c’est le commerce et la sécurité nationale c’est la sécurité nationale », ont-ils affirmé.

« La Corée du Nord est une menace contre la sécurité et il est dans l’intérêt tant de la Chine que des Etats-Unis de travailler ensemble pour résoudre ce problème alors que les préoccupations sur les pratiques commerciales chinoises existent depuis longtemps », ont-ils encore assuré.

Cette nouvelle initiative ne va pas contribuer à décrisper des relations commerciales qui se sont tendues depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

Le déclenchement d’une telle procédure avait déjà été évoqué la semaine dernière. Cette procédure vient s’ajouter aux nombreuses enquêtes déjà ouvertes contre la Chine dans le domaine commercial, notamment sur l’acier. Washington a également pris des sanctions préliminaires mardi contre les importations de feuilles d’aluminium chinoises.

– ‘Absorber la propriété intellectuelle’ –

Selon les responsables de l’administration américaine, « la politique commerciale Chine a actuellement pour but principal d’acquérir et d’absorber la propriété intellectuelle des Etats-Unis et d’autres pays autour du monde ».

« La plupart des Américains savent que la Chine vole notre propriété intellectuelle, mais ce qu’ils ne savent peut-être pas est que la Chine force les entreprises américaines qui opèrent en Chine à transférer cette propriété intellectuelle ».

Les Etats-Unis visent notamment les « joint-ventures » (sociétés à risques partagés) avec des entités chinoises dont l’établissement est la condition sine-qua-non pour une entreprise étrangère voulant vendre ses produits en Chine. Cela permet également à leurs partenaires chinois de profiter de leur savoir-faire technologique.

Les entreprises américaines, à l’unisson de leurs homologues européennes, dénoncent depuis longtemps cette législation chinoise.

« La Chine finance et facilite également l’achat d’entreprises américaines qui possèdent des technologies innovantes », ont accusé les responsables de l’administration américaine samedi.

« Si les Américains continuent de voir leurs meilleures technologies et leur propriété intellectuelle volées ou transférées de force à l’étranger, les Etats-Unis pourront difficilement maintenir leur rôle dominant et rester l’une des économies mondiales les plus innovantes », ont-ils encore affirmé.

Mais la procédure lancée lundi par Donald Trump ne va pas se traduire immédiatement par des sanctions. Techniquement, la président va utiliser l’article 302b du Code du commerce américain qui charge l’USTR d’examiner s’il y a lieu d’ouvrir une enquête, même s’il n’y a pas de plainte spécifique d’entreprises américaines en la matière.

Les responsables ont indiqué samedi qu’une telle évaluation pourrait prendre jusqu’à un an avant d’ensuite éventuellement déboucher sur des sanctions ou des mesures de rétorsion prises dans le cadre de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), ou en dehors.

Apple, qui réalise un chiffre d’affaires de plus de 30 milliards de dollars par an en Chine, se retrouve par exemple actuellement soumis à plusieurs mesures des autorités chinoises entravant ses activités dans le pays. Le fabricant des iPhone a été contraint fin juillet de supprimer de son magasin d’applications chinois des logiciels permettant de contourner les vastes restrictions en ligne mises en place par les autorités.

Parmi les autres grands noms de la technologie américaine, Facebook et Google se tiennent actuellement à l’écart du marché chinois à la fois pour échapper à la censure exercée par les autorités, mais aussi par crainte de voir leurs technologies dérobées.

Mais les constructeurs automobiles n’ont pu s’ouvrir les portes du marché chinois qu’en y créant des joint-ventures tout comme les géants du transport aéronautique Boeing et Airbus, alors même que la Chine tente maintenant de percer sur le marché des avions civils et de l’automobile.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 20h36)