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Iran et Chine signent un « pacte de coopération stratégique de 25 ans »

mars 27, 2021

Iran et Chine signent un "pacte de cooperation strategique de 25 ans"
Iran et Chine signent un « pacte de coopération stratégique de 25 ans »© AFP/-

L’Iran a conclu samedi avec la Chine, pays « ami des temps d’épreuves », un accord de coopération stratégique et commerciale sur 25 ans aux contours mystérieux après plusieurs années de discussions.

Ce « pacte de coopération stratégique de 25 ans » a été signé par le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, et son homologue chinois, Wang Yi, en visite à Téhéran, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les grandes lignes et les détails de l’accord doivent encore être dévoilés. Tout ce que l’on sait du document signé par les deux ministres, c’est qu’il s’agit, selon Téhéran, d’une « feuille de route complète », comportant des « clauses politiques, stratégiques et économiques » pour « 25 ans de coopération ».

La signature de ce pacte illustre la priorité donnée aux relations avec « l’Est » (c’est-à-dire pour l’Iran des Etats comme la Chine, les deux Corées, l’Inde, le Japon ou la Russie) conformément à l’inflexion donnée par le guide suprême iranien Ali Khamenei en 2018 en rupture avec l’un des slogans les plus populaires de la révolution iranienne de 1979 : « Ni Ouest, ni Est, République islamique. »

Pour Pékin, l’accord s’inscrit dans son vaste projet d’infrastructures dit des Nouvelles routes de la soie lancé avec plus de 130 pays.

La Chine est le premier partenaire commercial de la République islamique d’Iran même si, selon des chiffres iraniens, le volume des échanges entre les deux pays a chuté avec le rétablissement, en 2018, de sanctions américaines contre Téhéran, dans la foulée de la dénonciation par Washington de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015.

« Actions appréciables »

Cité vendredi par l’agence Ilna, le chef de la chambre de commerce sino-iranienne à Téhéran, Majid-Réza Hariri, a indiqué que le volume des échanges entre Pékin et Téhéran était tombé à environ « 16 milliards de dollars » en 2020, contre « 51,8 milliards de dollars » en 2014.

La Chine, qui était l’un des principaux acheteurs du pétrole iranien avant ces sanctions a fortement réduit, officiellement, ses achats de brut en provenance de la République islamique.

Selon des informations de presse, les importations chinoises de pétrole iranien ne se sont cependant jamais taries et elles auraient même augmenté récemment.

Selon un communiqué de son ministère, « M. Zarif a qualifié la Chine d’ami des temps d’épreuves » et a déclaré à M. Wang : « Nous remercions la Chine pour ses positions et actions appréciables en ces temps de sanctions cruelles contre l’Iran. »

En recevant le ministre chinois, le président Hassan Rohani, a dit souhaiter que Pékin « continue d’être un partenaire commercial majeur avec l’Iran » et vouloir « plus de coopération dans le domaine des coentreprises », selon un communiqué de la présidence.

« Pays fiables »

M. Rohani a aussi salué l’opposition de la Chine « à l’extravagance américaine et aux sanctions unilatérales » de Washington.

La visite en Iran de M. Wang, qui a reçu il y a quelques jours son homologue russe Sergueï Lavrov en Chine, survient dans un climat de défiance renforcée de la République islamique vis-à-vis de l’Occident et dans une période de tensions persistantes entre Moscou, Pékin et Téhéran d’un côté et les Etats-Unis de l’autre depuis l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche en janvier.

La dénonciation unilatérale par Washington en 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien et l’incapacité des Européens à aider la République islamique à contourner les sanctions américaines rétablies cette année-là, ou encore à relancer l’accord, ont achevé de convaincre les autorités iraniennes que l’Occident n’est pas un partenaire « digne de confiance », selon l’expression de M. Khamenei.

La genèse du pacte irano-chinois remonte à la visite du président chinois Xi Jinping à Téhéran en janvier 2016.

Téhéran et Pékin s’étaient alors engagées dans un communiqué commun « à mener des négociations pour la signature d’un accord de coopération élargie sur 25 ans » et « de coopérer et avoir des investissements réciproques dans les différents domaines, notamment les transports, les ports, l’énergie, l’industrie et les services ».

L’ayatollah Khamenei avait alors jugé « tout a fat correct et sage » ce projet, affirmant que l’Iran cherchait « à élargir ses relations avec des pays indépendants et fiables tels que la Chine ».

Avec AFP

Chine: le Canadien Michael Spavor cité à procès pour avoir volé des secrets d’État

mars 19, 2021

DANDONG, Chine — En Chine, les audiences ont débuté vendredi au procès de l’un des deux Canadiens arrêtés en décembre 2018 quelques jours après que le Canada ait arrêté à Vancouver, à la demande des États-Unis, une dirigeante de la multinationale chinoise Huawei.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

Michael Spavor, un entrepreneur ayant fait des affaires avec la Corée du Nord, est accusé par la Chine d’avoir volé des secrets d’État et de les avoir envoyés à l’étranger. 

L’accès à son procès a été refusé aux représentants consulaires canadiens.  

Le chef de mission adjoint à l’ambassade du Canada à Pékin, Jim Nickel, a déclaré que l’avocat de M. Spavor lui avait dit que la première audience avait duré deux heures et qu’elle avait pris fin vers midi vendredi, heure locale, dans un tribunal de Dandong, une ville située dans le nord-est de la Chine, à la frontière avec la Corée du Nord.  

Dans un communiqué, le tribunal a fait savoir que le verdict serait communiqué à une date qui respectera la loi chinoise.  

Une audience judiciaire au procès de l’autre Canadien détenu, l’ancien diplomate Michael Kovrig, doit avoir lieu lundi prochain.   

Jim Nickel a déclaré que le Canada espérait toujours que Michael Spavor et Michael Kovrig puissent être remis en liberté grâce à des efforts concertés avec les États-Unis. Le secrétaire d’État Antony Blinken et le conseiller en sécurité nationale Jake Sullivan ont des entretiens en Alaska avec des dirigeants de la diplomatie chinoise.  

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a assuré jeudi que les deux Canadiens seraient jugés selon la loi et que leurs droits seraient respectés. Le Canada croit plutôt que leur détention est arbitraire et il accuse la Chine de manque de transparence.

Avec La Presse Canadienne

La Chine prépare-t-elle des représailles contre le Canada?

février 28, 2021

Agriculteurs et gens d’affaires canadiens craignent de subir les foudres de l’État chinois. Son ambassadeur fait planer la menace de représailles. Le Canada pourrait payer le prix de sa position de principe sur les Ouïgours.

Les relations sino-canadiennes ont déjà connu des jours meilleurs.

© /iStock Les relations sino-canadiennes ont déjà connu des jours meilleurs.

«Provocation malicieuse», «geste honteux», «ingérence grossière dans les affaires internes de la Chine» : l’ambassade chinoise à Ottawa ne mâche pas ses mots pour condamner la motion adoptée par le Parlement canadien qualifiant de «génocide» le traitement de la minorité ouïgoure en Chine.

L’ambassadeur chinois au Canada, Cong Peiwu, va plus loin. «Certainement, nous prenons des mesures fermes pour défendre notre sécurité nationale, notre souveraineté et nos intérêts», a-t-il déclaré dans l’émission Rosemary Barton Live de CBC, lorsque questionné sur de possibles représailles.

L’ambassadeur chinois au Canada, Cong Peiwu.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada L’ambassadeur chinois au Canada, Cong Peiwu.

Le Canada n’est pas le seul pays à taxer le traitement que réserve la Chine aux Ouïgours de génocide.

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a utilisé le même qualificatif en janvier dernier pour parler de leur situation. Et en entrevue lui aussi à Rosemary Barton Live, il a dit juger important de dénoncer ce genre de situation et a suggéré «des mesures concrètes» pour y mettre fin.

«Par exemple, les pays [qui se sentent concernés par le problème] ne devraient pas fournir de produits dont la technologie pourrait être utilisée pour la répression des gens en Chine, par exemple, les Ouïgours. De même, les pays devraient s’assurer qu’ils n’importent pas de produits fabriqués grâce au travail forcé», a-t-il énoncé.

Incertitude

Ces nouvelles tensions ne sont pas passées inaperçues dans la communauté d’affaires.

«Ça crée de l’incertitude, c’est clair, particulièrement auprès des grands exportateurs, qui ont une bonne présence sur le marché asiatique, sur les marchés chinois», explique Véronique Proulx, PDG de Manufacturiers et exportateurs du Québec.

«Ce qui est important pour nos membres, pour les exportateurs, c’est de s’assurer que le Canada, malgré la crise diplomatique qui est en cours, maintienne une ouverture, un dialogue avec la Chine pour nous permettre d’avoir accès aux marchés», ajoute-t-elle.

L’Union des producteurs agricoles (UPA) a encore en tête les conséquences subies par le Canada dans la foulée de l’affaire Huawei, après l’arrestation de sa directrice financière, Meng Wanzhou. Une apparente riposte chinoise a plombé les exportations canadiennes de grains et de porc vers le pays.

«Le marché chinois, c’est notre deuxième marché d’exportation agroalimentaire au Canada, alors c’est sûr qu’on est vulnérable si la Chine pose des gestes de représailles», souligne le président de l’UPA, Marcel Groleau.

Ni M. Groleau ni Mme Proulx ne remettent en question l’importance de la cause des Ouïgours et de la motion adoptée aux Communes.

En cas de représailles chinoises, Marcel Groleau pense cependant que le gouvernement canadien aurait la responsabilité de compenser les pertes subies.

M. Groleau rappelle que les éleveurs de porc et les producteurs de canola n’ont pas reçu de compensation de la part d’Ottawa dans la foulée de l’affaire Huawei.

La méthode chinoise

Markus Haerle a beaucoup perdu en raison du conflit diplomatique opposant Ottawa à Pékin.

© Benoit Roussel/Radio-Canada Markus Haerle a beaucoup perdu en raison du conflit diplomatique opposant Ottawa à Pékin.

Markus Haerle ne connaît que trop bien les conséquences potentielles d’un conflit avec le géant chinois. Dans sa ferme de Saint-Isidore, il s’affaire à réparer un tracteur pour la prochaine saison des récoltes. Il tente de mettre des années tumultueuses derrière lui. «On n’a jamais pu récupérer ces pertes-là», déclare-t-il.

En 2019, il a subi un coup dur dans la foulée de l’arrestation de Meng Wanzhou. Pékin a presque totalement interrompu ses importations de soja canadien.

La moitié de sa culture est composée de soja. En un claquement de doigts, elle a perdu entre 50 000 $ et 60 000 $ de valeur. «Aussitôt que je mettais un grain de soja dans la terre, je savais que je perdais de l’argent», se rappelle-t-il.

Pour lui, c’est un rappel qu’avec la Chine, la prudence est de mise. Lui aussi juge importante la cause des Ouïgours. Toutefois, les politiciens devraient choisir soigneusement le moyen d’aborder la question, dit-il. «Ça devrait être des discussions derrière des portes fermées.»

Markus Haerle préférerait que les agriculteurs comme lui n'aient pas à faire les frais de la bataille que se livrent les gouvernements canadien et chinois.

© Benoit Roussel/Radio-Canada Markus Haerle préférerait que les agriculteurs comme lui n’aient pas à faire les frais de la bataille que se livrent les gouvernements canadien et chinois.

Tous les députés ont voté en faveur de la motion sur les Ouïgours, sauf Justin Trudeau et ses ministres, qui se sont abstenus de voter. De cette façon, le gouvernement libéral s’est gardé «une porte de sortie», selon Patrick Leblond, professeur à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d’Ottawa.

«Nous trouvons ça extrêmement important que le Parlement puisse se prononcer là-dessus, mais en même temps, en tant que gouvernement, nous avons des responsabilités additionnelles», a déclaré Justin Trudeau vendredi.

Le chef conservateur Erin O’Toole, dont le parti est à l’origine de la motion, affirme «comprendre» les inquiétudes des exportateurs canadiens. «On doit trouver de nouveaux marchés pour nos produits et on va avoir un plan pour ça, mais en même temps, nos valeurs sont plus importantes», a-t-il déclaré.

Markus Haerle rappelle que des gagne-pain sont en jeu et que le risque est déjà grand pour les agriculteurs. «Les fermiers, ce sont les plus gros gamblers du monde : la météo, le marché», illustre-t-il.

Il aimerait bien ne pas avoir à se soucier des questions diplomatiques en plus.

Avec  Radio-Canada par Louis Blouin

Coronavirus: Des trafiquants de faux vaccins arrêtés en Chine

février 15, 2021

CORONAVIRUS: DES TRAFIQUANTS DE FAUX VACCINS ARRÊTÉS EN CHINE

© Reuters/Cindy Liu 

SHANGHAI (Reuters) – Les autorités chinoises ont procédé à l’arrestation de 70 personnes suspectées de produire et de commercialiser des faux vaccins contre le coronavirus, déclaré lundi l’agence de presse Xinhua.

Ces suspects apparaissent dans 21 affaires liées à des faux vaccins, a-t-elle ajouté, dont beaucoup ont fait surface durant les premières phases de déploiement.

Un réseau de trafiquants a réalisé un bénéfice d’environ 18 millions de yuans (2,30 million d’euros) en conditionnant une solution saline ou de l’eau minérale dans 58.000 doses de faux vaccins, a précisé Xinhua, qui a identifié son chef, arrêté le jour de Noël, uniquement par le nom de famille Kong.

Dans d’autres cas, de faux vaccins ont été vendus à des prix élevés et inclus dans des programmes de vaccination d’urgence dans les hôpitaux, ou passés en contrebande à l’étranger.

Le parquet populaire suprême de Chine a exhorté les agences régionales à coopérer avec la police pour freiner ces activités, a dit Xinhua.

La Chine, qui a annoncé mardi dernier avoir inoculé 40,52 millions de doses de vaccin à des groupes clés de personnes, a réussi à maîtriser la pandémie grâce à des mesures strictes de confinement, de tests et de traçage.

Avec Reuters par (Samuel Shen et David Kirton, version française Kate Entringer, édité par Jean-Michel Bélot)

La Chine refuse à l’OMS certaines données sur le COVID-19, selon un enquêteur

février 13, 2021

LA CHINE REFUSE À L'OMS CERTAINES DONNÉES SUR LE COVID-19, SELON UN ENQUÊTEUR

© Reuters/Thomas

SHANGHAI (Reuters) – Les autorités chinoises ont refusé de transmettre des données brutes sur les premiers cas de COVID-19 à l’équipe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée d’enquêter sur les origines de la maladie, a déclaré l’un des membres de cette équipe.

L’équipe de l’OMS avait demandé à pouvoir étudier les données brutes sur 174 cas d’infection par le coronavirus identifiés lors de la toute première phase de l’épidémie, en décembre 2019, à Wuhan, ainsi que sur d’autres cas, mais elle n’a pu obtenir qu’une synthèse de ces données, a dit Dominic Dwyer, un infectiologue australien membre de l’équipe.

Les données brutes dans ce type de dossier, le plus souvent anonyme, incluent des précisions sur les questions posées aux patients, leurs réponses et la manière dont ces réponses ont été analysées, a-t-il expliqué.

« C’est une pratique standard lors des enquêtes sur des épidémies », a-t-il précisé à Reuters lors d’un entretien en vidéo depuis Sydney, où il se trouve en quarantaine.

Il a souligné que l’accès aux données brutes était capital car la moitié seulement des 174 cas concernés avaient été exposés directement au marché de Huanan, où le coronavirus a été détecté pour la première fois.

« C’est la raison pour laquelle nous avons continué de les demander », a-t-il dit. « Pourquoi cela ne s’est pas fait ? Je ne ferai pas de commentaire. Est-ce ou non politique, c’est difficile à dire. »

Il a ajouté que l’impossibilité d’accéder aux données brutes sur les patients serait mentionnée dans le rapport définitif des enquêteurs.

Une synthèse des conclusions de l’enquête pourrait être publiée dès la semaine prochaine, a déclaré l’OMS vendredi.

Les enquêteurs, arrivés en Chine le mois dernier, y ont passé quatre semaines – dont deux en quarantaine à l’hôtel – pour tenter de déterminer l’origine précise de la pandémie mais leurs déplacements ont été encadrés par leurs hôtes chinois et leurs contacts avec la population locale limités pour des raisons sanitaires.

Le Wall Street Journal s’était le premier fait l’écho du refus des autorités chinoises de transmettre des données brutes sur les premiers cas de COVID-19 vendredi.

L’OMS n’a pas répondu à une demande de commentaire de Reuters.

Le ministère des Affaires étrangères chinois n’a pas répondu dans l’immédiat à une requête similaire mais Pékin avait auparavant affirmé sa volonté de transparence sur la gestion de l’épidémie et de coopération avec l’OMS.

Avec Reuters par Brenda Goh (Version française Marc Angrand)

Chine: l’ancien grand patron Lai Xiaomin a été exécuté pour corruption

janvier 29, 2021

Lai Xiaomin, ancien patron d’un fonds d’investissement accusé d’avoir touché pour plus de 215 millions d’euros de pots-de-vin, a été exécuté vendredi matin, a annoncé la télévision publique.

Lai Xiaomin, alors patron du groupe China Huarong, le 24 mars 2016 à Boao, dans le sud de la Chine

© STR Lai Xiaomin, alors patron du groupe China Huarong, le 24 mars 2016 à Boao, dans le sud de la Chine

M. Lai avait été condamné à mort début janvier, une sentence inhabituelle en Chine à l’encontre d’un haut dirigeant économique. La cour l’avait aussi reconnu coupable de « polygamie ».

La justice lui reprochait d’avoir obtenu 215 millions d’euros de pots-de-vin et tenté d’en obtenir 13 millions supplémentaires. Elle lui attribuait en outre des détournements de fonds publics de 3,1 millions d’euros. 

Les montants étaient « extrêmement importants, les circonstances particulièrement graves et les intentions extrêmement malveillantes », avait indiqué dans son jugement un tribunal de Tianjin (nord).

Le patron du groupe China Huarong, dont le mode d’exécution n’a pas été précisé, avait également été reconnu coupable d’avoir « vécu longtemps avec d’autres femmes », en dehors de son mariage, dont il a eu des « enfants illégitimes ».

En janvier 2020, il avait fait des aveux diffusés par la télévision publique CCTV. 

Des images d’un appartement de Pékin, censé lui appartenir, avec coffres-forts et armoires remplies de liasses d’argent liquide, avaient alors été diffusées. 

Lai Xiaomin, qui avait auparavant travaillé à la banque centrale et pour le gendarme des banques, assurait ne pas avoir « dépensé un seul centime ».

« Je n’ai pas osé dépenser » l’argent, affirmait-il. 

Des images avaient également montré des voitures de luxe et des lingots d’or que l’accusé aurait acceptés comme pots-de-vin. 

China Huarong Asset Management est l’un des plus grands gestionnaires en Chine de créances douteuses (c’est-à-dire présentant une grande probabilité de non remboursement). 

La Chine a lancé une vaste campagne anti-corruption en 2012, après l’arrivée du président Xi Jinping à la tête du Parti communiste chinois (PCC). Depuis, plus d’un million et demi de cadres du PCC ont été sanctionnés.

Cette opération, populaire auprès de l’opinion, est également soupçonnée de servir à écarter les personnalités opposées à la ligne du président.

La Chine garde le plus grand secret sur les exécutions des condamnés à la peine capitale. L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty international estime que des milliers de prisonniers de droit commun sont exécutés chaque année dans le pays.

Avec AFP par bar/ehl/pz

Quatre ans de prison pour une journaliste-citoyenne chinoise ayant couvert l’épidémie à Wuhan

décembre 28, 2020

QUATRE ANS DE PRISON POUR UNE JOURNALISTE-CITOYENNE CHINOISE AYANT COUVERT L'ÉPIDÉMIE À WUHAN

© Reuters/TYRONE SIU

SHANGHAI (Reuters) -Une journaliste-citoyenne chinoise qui a couvert l’épidémie de coronavirus au début de l’année à Wuhan, dans le centre de la Chine, a été condamnée lundi à quatre ans de prison pour « provocation de troubles », a annoncé son avocat.

Zhang Zhan, qui est âgée de 37 ans, est la première personne à avoir été jugée pour avoir informé de la situation au plus fort de la crise sanitaire, en début d’année.

Elle fait partie d’un petit groupe d’individus dont les récits sur les hôpitaux surchargés et les rues vides de Wuhan ont décrit une situation plus dramatique que ce que les autorités chinoises disaient à l’époque.

« Nous ferons probablement appel », a ajouté son avocat, Ren Quanniu. « Mme Zhang estime qu’elle est persécutée pour avoir exercé sa liberté d’expression », avait-il dit avant son procès qui s’est tenu à Shanghai sept mois après son arrestation.

Les journalistes étrangers n’ont pas eu le droit d’accéder à l’intérieur du tribunal « en raison de l’épidémie », selon l’explication officielle qui leur a été fournie.

Kenneth Roth, directeur exécutif basé à Genève de l’ONG Human Rights Watch, a souligné pour sa part que le calendrier choisi par la Chine pour ce procès était révélateur.

« Le choix de cette période assoupie entre Noël et le Nouvel An laisse entendre que Pékin est gêné de condamner la journaliste-citoyenne Zhang Zhan à quatre ans de prison pour avoir tenu la chronique d’une version non censurée de l’épidémie de coronavirus à Wuhan », a-t-il tweeté.

Ancienne avocate vivant à Shanghai, Zhang Zhan est arrivée à Wuhan, épicentre de la pandémie dans la province du Hubei, le 1er février dernier.

Elle a mis en ligne sur YouTube de courtes interviews avec des habitants mais aussi des commentaires et des images d’un crématorium, d’hôpitaux et de l’Institut de virologie de la ville.

Arrêtée à la mi-mai, elle a observé une grève de la faim à la fin du mois de juin mais, selon son avocat, a été nourrie de force. Son état de santé est préoccupant: elle souffre notamment de maux de tête, de vertiges, de douleurs au ventre et sa pression artérielle est basse.

D’autres journalistes-citoyens ont également été portés disparus en Chine, parmi lesquels Fang Bin, Chen Qiushi et Li Zehua.

Aucune information concernant Fang Bin n’est disponible. Li Zehua est réapparu en avril dans une vidéo mise en ligne sur YouTube dans laquelle il dit avoir été placé de force en quarantaine. Chen Qiushi a été libéré de prison mais selon un de ses amis vit sous surveillance et n’a plus parlé en public.

Les autorités chinoises ont censuré les témoignages et récits critiques sur leur réaction initiale à la crise sanitaire, et des avertissements ont été adressés à des médecins et à des lanceurs d’alerte.

Les médias officiels soulignent quant à eux que la Chine, sous la conduite du président Xi Jinping, a réussi à endiguer le virus.

Avec Reuters par (Brenda Goh avec Yew Lun Tian à Pékinversion française Henri-Pierre André, édité par Blandine Hénault)

Biden ne reviendra pas dans l’immédiat sur l’accord commercial USA-Chine

décembre 2, 2020

BIDEN NE REVIENDRA PAS DANS L'IMMÉDIAT SUR L'ACCORD COMMERCIAL USA-CHINE

© Reuters/LEA

BANGALORE (Reuters) – Joe Biden ne reviendra pas dans l’immédiat sur l’accord commercial provisoire conclu par Donald Trump avec la Chine, a déclaré le président élu des Etats-Unis cité mercredi par le New York Times.

« Je ne prendrai aucune initiative immédiate et cela s’applique aux droits de douane », a déclaré Joe Biden dans une interview avec un éditorialiste du New York Times. « Je ne vais pas limiter mes options. »

Dans le cadre de cet accord commercial dit « de phase 1 », signé en début d’année, la Chine s’est engagée à augmenter d’au moins 200 milliards de dollars (166 milliards d’euros) sur 2020 et 2021 ses achats de produits et services américains.

Cet accord maintient en outre des droits de douane américains de 25% sur toute une gamme de biens et de composants industriels chinois représentant 250 milliards de dollars et des mesures de rétorsion chinoises sur plus de 100 milliards de dollars d’importations en provenance des Etats-Unis.

D’après Joe Biden, qui entrera en fonction en janvier, la meilleure stratégie face à la Chine consiste en premier lieu à mettre les Etats-Unis et leurs alliés sur « la même ligne ».

Le président américain élu a ajouté qu’il ciblerait les « pratiques abusives » de la Chine, notamment « le vol de propriété intellectuelle », les « subventions illégales » aux entreprises et les transferts de technologie forcés, selon le New York Times.

Avec Reuters par (Aakriti Bhalla et Shubham Kalia; version française Bertrand Boucey)

Présidentielle américaine: la Chine félicite Joe Biden avec près d’une semaine de retard

novembre 13, 2020

Pékin a adressé ce vendredi ses félicitations à Joe Biden, après que des autorités électorales américaines ont affirmé n’avoir « aucune preuve » d’un piratage de la présidentielle américaine.

Le président chinois Xi Jinping félicite Joe Biden pour sa victoire aux élections présidentielles 2020.© LUDOVIC MARIN / POOL / AFP Le président chinois Xi Jinping félicite Joe Biden pour sa victoire aux élections présidentielles 2020.

Avec une semaine de retard, la Chine a fini par féliciter Joe Biden pour sa victoire à l’élection présidentielle américaine. Cette réaction intervient après que des agences américaines chargées de la sécurité des élections ont affirmé n’avoir « aucune preuve » d’un piratage du scrutin, contredisant ainsi Donald Trump, qui refuse de reconnaître sa défaite.

« Nous respectons le choix du peuple américain », a déclaré devant la presse le porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin. « Nous adressons nos félicitations à M. Biden et à (la vice-présidente élue Kamala) Harris. »

Biden avait traité de « voyou » le président chinois

La lenteur de la réaction chinoise peut laisser supposer que Pékin misait sur une réélection de Donald Trump, largement perçu en Chine comme ayant affaibli son pays et l’Occident, même s’il a gravement contribué à détériorer les relations sino-américaines en déclenchant notamment une guerre commerciale transpacifique. Le régime communiste pourrait redouter de la part de Joe Biden d’une pression accrue de Washington sur les questions de droits de l’Homme, selon des experts. Durant la campagne électorale, le démocrate avait traité de « voyou » le président chinois Xi Jinping. « C’est un type qui n’a pas le moindre ossement de démocratie dans son squelette », avait-il déclaré. Ce dernier n’a pas pour l’heure félicité personnellement le président élu.

Trump refuse toujours de jeter l’éponge

Joe Biden qui a rassemblé cinq millions de suffrages de plus que le président sortant au niveau national, a consolidé sa victoire jeudi en remportant l’Arizona, que les démocrates n’avaient pas gagné depuis 1996. Avec cet État du Sud-Ouest, il rassemble 290 grands électeurs, contre 217 pour Donald Trump, alors que 270 sont nécessaires pour remporter la Maison Blanche.

Refusant toujours de jeter l’éponge, l’actuel locataire de la Maison Blanche a relayé jeudi sur Twitter des informations infondées selon lesquelles un système électoral, appelé Dominion, avait « effacé » 2,7 millions de votes en sa faveur à travers le pays et en avait réattribué des centaines de milliers à son rival démocrate en Pennsylvanie et dans d’autres États. Et ce alors que plusieurs autorités électorales locales et nationales ont rejeté les assertions de fraude, affirmant que « l’élection du 3 novembre a été la plus sûre de l’histoire des Etats-Unis ».

Avec BMTV par S.B.-E.

Les importations depuis Hongkong vers les États-Unis devront être étiquetées «made in China»

août 11, 2020

 

Donald Trump avait annoncé le 14 juillet la fin du régime préférentiel accordé par Washington à Hongkong après l’imposition par Pékin d’une loi controversée sur la sécurité nationale dans le territoire semi-autonome.

Hong Kong a réagi en affirmant que l'application de cette mesure se ferait au mépris du statut de la ville, qui est un membre à part entière de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Hong Kong a réagi en affirmant que l’application de cette mesure se ferait au mépris du statut de la ville, qui est un membre à part entière de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). ANTHONY WALLACE / AFP

Les douanes américaines vont annoncer ce mardi que les marchandises importées de Hong Kong devront porter la mention «fabriqué en Chine» pour pouvoir être vendues aux États-Unis, selon un projet de document de ces services consulté par l’AFP. Le président américain Donald Trump avait annoncé le 14 juillet la fin du régime préférentiel accordé par Washington à Hong Kong, après l’imposition par Pékin d’une loi controversée sur la sécurité nationale dans le territoire semi-autonome. En 2018, Hong Kong a vendu sous ce régime pour 6,3 milliards de dollars de marchandises aux États-Unis, en particulier des équipements électriques, des métaux précieux et des gemmes ainsi que des plastiques.

«En ce qui concerne les marchandises importées produites à Hong Kong, ces marchandises ne peuvent plus être identifiées comme provenant de l’origine ‘Hong Kong’ mais doivent être marquées comme provenant de ‘Chine’», selon le projet de document qui doit être publié mardi par les douanes américaines. Hong Kong a réagi en affirmant que l’application de cette mesure se ferait au mépris du statut de la ville, qui est un membre à part entière de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et violerait les règles du commerce international. «Hong Kong jouit d’un statut unique en tant que territoire douanier distinct … qui n’est pas accordé et ne peut être révoqué par aucun autre pays», a déclaré le gouvernement de la région semi-autonome dans un communiqué.

Cette décision intervient alors que les tensions s’accroissent entre les États-Unis et la Chine. Elle est en conformité avec le décret signé en juillet par Donald Trump après avoir conclu «que Hong Kong n’est plus suffisamment autonome pour justifier un traitement différentiel par rapport à la Chine», selon le projet de document. Un délai de 45 jours sera octroyé aux importateurs après l’annonce de cette mesure pour leur donner le temps de s’adapter. Le décret présidentiel du 14 juillet a également mis fin au traitement préférentiel dans le domaine des passeports et aux exportations de technologies sensibles, suspendant également l’accord d’extradition de Washington avec Hong Kong et les entraînements conjoints de la police.

Les États-Unis ont également imposé vendredi des sanctions à un groupe de 11 responsables chinois et hongkongais accusés de saper l’autonomie de Hong Kong, dont la cheffe de l’exécutif hongkongais Carrie Lam, en réponse à l’imposition de la loi sur la sécurité. La Chine a condamné ces sanctions «barbares» et pris des mesures à l’encontre de 11 responsables américains en représailles, dont les sénateurs Marco Rubio et Ted Cruiz ainsi que le dirigeant de l’association de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW), Kenneth Roth.

Par Le Figaro avec AFP