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Choc dans la communauté LGBT après les propos du pape sur les enfants homosexuels

août 27, 2018

Le pape François en visite à Knock en Irlande, le 26 août 2018 / © AFP / Tiziana FABI

En recommandant le recours à la psychiatrie pour les enfants homosexuels, le pape a choqué la communauté LGBT en France, qui dénonce un « très mauvais signal » envoyé à la jeunesse et un « double discours » du souverain pontife.

« Ces déclarations sont un très mauvais signal envoyé à la jeunesse », s’inquiète Joël Deumier, président de SOS Homophobie. « La religion et la médecine, en particulier la psychiatrie, sont les deux grandes ennemies historiques » des droits des personnes homosexuelles, rappelle-t-il.

De retour d’Irlande après une visite dominée par les abus de pédophilie dans le clergé, le pape François a semé le trouble en répondant dimanche à un journaliste qui lui demandait ce qu’il dirait à des parents constatant les orientations homosexuelles de leur enfant: « Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses », a-t-il dit.

Une sortie qui a suscité l’indignation de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bi, trans).

« L’homosexualité n’est pas une maladie, l’homophobie oui », souligne Clémence Zamora-Cruz, porte-parole de l’Inter-LGBT, qui rappelle les anciennes pratiques médicales de « guérison » de l’homosexualité comme « les lobotomies ou les électrochocs ».

Si ces méthodes n’ont plus cours, des « thérapies de conversion » sont encore proposées, notamment aux États-Unis, où elles sont souvent délivrées par des groupes chrétiens conservateurs. Des théories « pseudo-scientifiques et dangereuses », dénonce Clémence Zamora-Cruz.

La France a retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales en 1981 mais il a fallu attendre 1990 pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fasse de même.

Le pape François s’exprime devant des journalistes lors de son vol retour d’Irlande, le 26 août 2018 / © POOL/AFP / Gregorio BORGIA

– Diversion –

Les déclarations du pape François, qui s’est bâti une image progressiste auprès des médias, peuvent interpeller alors qu’il a envoyé à plusieurs reprises, depuis le début de son pontificat, des signes d’ouverture à l’égard des homosexuels.

« Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? », avait-il ainsi déclaré en 2013, des propos jugés inédits dans l’histoire du catholicisme.

« On voit là le double discours insidieux d’une institution qui a pour but de persécuter les homosexuels », a dénoncé sur Europe 1 Romain Burrel, le directeur de la rédaction du magazine gay Têtu.

Le pape François « souffle le chaud et le froid », écartelé entre sa « stratégie pastorale de l’accueil, du dialogue et de la bienveillance » et « une stratégie doctrinale dans laquelle il reste attaché au principe que l’homosexualité est un acte désordonné », analyse le sociologue Philippe Portier.

Une réflexion « très complexe » qui génère de « l’incompréhension », observe le chercheur, alors que les catholiques pratiquants sont « beaucoup plus tolérants vis-à-vis des homosexuels que l’institution », assure Joël Deumier de SOS Homophobie.

A Dublin, manifestation pour les victimes d’abus de religieux / © AFP / Catherine Legras

La plupart des militants LGBT interrogés par l’AFP voient dans ces propos un contre-feu alors que l’Église est actuellement secouée par de nouveaux scandales de pédophilie.

« J’aimerais que le pape François n’utilise pas les homosexuels pour qu’on cesse de parler des prêtres pédophiles », a ainsi commenté Catherine Michaud, présidente de GayLib, mouvement LGBT de centre droit.

Joël Deumier dénonce lui aussi « une stratégie de diversion » tandis que l’Association des familles homoparentales manie l’ironie, estimant que les prêtres reconnus coupables d’actes pédophiles « devraient être les premiers à bénéficier de soins psychiatriques ».

Surtout, selon Clémence Zamora-Cruz, « les mots choquent car ils ciblent les enfants », alors que « le risque de suicide est plus élevé que la moyenne chez les jeunes LGBT ».

« Les personnes homosexuelles ou bisexuelles apparaissent plus concernées que les autres par le risque de suicide », affirmait ainsi une enquête réalisée en 2014 par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).

Selon les études, les personnes homosexuelles présentent deux à sept fois plus de risque de commettre une tentative de suicide que les hétérosexuels.

Romandie.com avec(©AFP / (27 août 2018 15h33)

Otis Johnson découvre le monde actuel après 44 ans de prison

novembre 30, 2015

 

Placé en prison dans les années 70, cet homme a passé des décennies derrière les barreaux sans rien connaitre du monde moderne.

À sa sortie, il a eu un choc… Inculpé au début des années 70 pour tentative de meurtre sur un policier, Otis Johnson a passé la moitié de sa vie en prison.

Incarcéré à l’âge de 25 ans, cet homme n’est sorti de sa cellule que des années plus tard.44 ans à l’ombre Aujourd’hui âgé de 69 ans, Otis Johnson sera resté en tout 44 ans en prison.

Coupé du monde extérieur, il n’a bien sûr rien pu suivre des avancées technologiques qui ont peu à peu transformé notre monde.D’autant que depuis 1998, sa propre famille a pris la décision de ne plus lui rendre visite. Isolé de la société jusqu’à sa libération en 2014, Otis a donc eu un véritable choc à sa sortie L’impression de vivre dans un monde de science-fiction.

Plongé en pleine ville, il a peu a peu dû se réadapter à notre société, mais non sans difficultés. Incapable de reconnaître le monde qu’il avait connu autrefois, il avoue qu’il se sent comme dans un film de science-fiction où « tout le monde est devenu un agent secret avec des fils ». Communication sans fil, omniprésence des images, personnes accrochées à leurs smartphones dans la rue…

Otis Johnson a comme l’impression d’avoir fait un bond dans le temps. À la fois ébahi et un peu effrayé, il sait maintenant qu’il lui faut apprendre à vivre avec toutes ces nouvelles technologies.
Gentside.com par Guichaoua Virginie, le 26 novembre 2015

Fusillade en Floride : un Québécois parmi les victimes

février 10, 2012
Trois personnes ont été tuées en Floride vendredi, dont un homme originaire de La Tuque, lors d’une fusillade survenue sur un terrain de camping de Deerfield Beach, au nord de Fort Lauderdale.

Selon le bureau du shérif de Broward, un homme armé aurait fait irruption sur le terrain de camping dans la nuit de jeudi à vendredi où il aurait abattu Ovila Plante, un retraité de 76 ans, originaire de La Tuque, sous les yeux de sa conjointe, Pierrette Beauchemin.

D’après le fils de cette dernière, Robert Beauchemin, l’homme serait arrivé en voiture avec sa femme et ses deux enfants sur le terrain de camping et aurait sommé le couple de Québécois de le laisser entrer dans leur véhicule récréatif pour utiliser le téléphone.

Devant le refus d’Ovila Plante, l’homme l’aurait abattu avec un révolver avant de forcer son chemin à l’intérieur du véhicule où se trouvait Pierrette Beauchemin.

L’agresseur se serait ensuite barricadé dans le véhicule récréatif avec sa femme, ses deux garçons âgés de 7 ans et de 9  ans et Mme Beauchemin.

À l’arrivée des agents, l’homme a dit aux policiers qu’il pointait une arme sur la tête de sa femme et qu’il tirerait s’ils entraient dans le véhicule récréatif.

Plus tard, Pierette Beauchemin a pu quitter la roulotte saine et sauve. Le forcené a tenu les policiers en haleine pendant sept heures avant de mettre fin à ses jours avec un couteau de cuisine.

Lorsque les forces d’intervention spéciale ont investi la roulotte, ils ont retrouvé le cadavre de l’homme de 41 ans et celui de son fils de 9 ans. Sa femme et son autre fils de 7 ans gisaient quant à eux dans le véhicule, gravement blessés. La mère et les deux enfants avaient été poignardés.

Pierette Beauchemin a quant à elle été hospitalisée pour un violent choc nerveux. Son fils nous assure qu’elle est saine et sauve.

Le drame est survenu au Highland Woods trailer park, un endroit fréquenté par de nombreux touristes québécois pendant la saison hivernale.

Par Radio-Canada