Posts Tagged ‘Cholera’

France: suspicion de choléra dans un avion venant d’Algérie, les passagers autorisés à partir

septembre 5, 2018

Toulouse – Quelque 150 passagers d’un volPassagers

Oran-Perpignan ont été autorisés mercredi à quitter l’aéroport du sud de la France après avoir été pris en charge par les secours, en raison d’une suspicion de choléra sur un enfant à bord, a-t-on appris auprès des pompiers.

« Un enfant est susceptible d’être porteur du choléra et a été évacué vers l’hôpital pour des examens », ainsi que sa mère et ses proches, ont indiqué à l’AFP les pompiers et la préfecture du département. « Des prélèvements vont être faits sur l’enfant pour vérifier » si ce cas est avéré.

Les autres passagers – 147 au total – et les membres d’équipage ont été évacués de l’appareil, après avoir été retenus à bord un peu plus d’une heure.

Encadrés par les pompiers, ils ont quitté l’avion après une « désinfection des mains » et une prise de renseignement sur leurs adresses et identités afin de suivre l’évolution de leur état de santé, si le cas de choléra était confirmé, selon la préfecture.

L’avion, de la compagnie ASL Airlines, a atterri vers 11H45 GMT sur le tarmac de Perpignan. Les pompiers et les services de secours ont été prévenus par un appel téléphonique des sapeurs-pompiers de l’aéroport.

Une épidémie de choléra ayant contaminé quelque 74 personnes a fait deux morts en Algérie depuis son apparition le 7 août. Elle est désormais « maîtrisée », a affirmé mardi le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui.

Le choléra est une infection diarrhéique aiguë provoquée par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés. Elle est facile à traiter par réhydratation notamment, mais peut tuer en quelques heures faute de traitement.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que la durée d’incubation peut aller jusqu’à cinq jours, mais que le vibrion responsable de la maladie peut rester présent jusqu’à 10 jours chez des porteurs sains.

Romandie.com avec(©AFP / 05 septembre 2018 14h23)                                                        

Algérie: 41 cas de choléra confirmés par le ministère de la Santé

août 23, 2018

41 cas de choléra ont été confirmés en Algérie par le ministère de la Santé (photo d’illustration). © Vincent Fournier/J.A.

Le doute planait depuis quelques jours en Algérie. Les craintes se sont finalement avérées justifiées : 41 personnes ont bel et bien contracté le choléra, a annoncé le ministère de la Santé. Une personne est décédée à Bouira.

Lors d’une conférence de presse tenue le 23 août, le ministère algérien de la Santé a reconnu officiellement que 41 cas de choléra ont été confirmés parmi les 88 personnes hospitalisées dans quatre wilayas : Alger, Blida, Tipaza et Bouira.

22 de ces cas ont été confirmés parmi 50 patients issus de Blida, 11 cas parmi 18 patients issus de Tipaza et 5 cas parmi 14 patients issus d’Alger, indique le rapport de l’Institut Pasteur d’Alger, dont les représentants étaient également présents à la conférence de presse. À Bouira, trois cas sur les six suspects ont été confirmés, dont une personne est décédée.

Tous ont été admis en urgence à l’hôpital de Boufarik mercredi, pour être ensuite transférés et mis en quarantaine dans le service d’infectiologie.

Origine inconnue

L’origine de la contamination fait l’objet d’une enquête. Dans une conférence de presse, Djamel Fourar, directeur de la prévention au ministère, a indiqué que la contamination ne s’est pas faite par voie hydrique.

Le dernier cas de choléra remontait à 1996, a également rappelé le directeur de la prévention.

Détérioration des conditions sanitaires

Dans l’ensemble, les Algériens se plaignent de plus en plus des conditions sanitaires, notamment dans les quartiers populaires des grandes villes, où prolifèrent les ordures ménagères et sont déversées les eaux usées.

La carence des autorités locales dans la prise en charge de ces espaces de vie est régulièrement dénoncée.

À l’été 2003, une épidémie de peste bubonique avait touché la région d’Oran. Un enfant avait trouvé la mort et une équipe de l’armée avait été dépêchée sur place pour enquêter sur les conditions d’apparition de cette maladie moyenâgeuse, principalement due à un déficit des politiques d’hygiène et à une défaillance du système de santé.

Jeuneafrique.com par

Au Yémen, le cap du million de cas de choléra atteint

décembre 21, 2017

Des femmes et des enfants manifestent à Sanaa pour protester contre l’intervention de la coalition sous commandement saoudien au Yémen, le 21 décembre 2017 / © AFP / Mohammed HUWAIS

Les cas de choléra suspectés au Yémen se chiffrent désormais à un million, a annoncé jeudi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) tandis que la coalition menée par l’Arabie saoudite continuait à frapper les rebelles Houthis dans ce pays en guerre.

« Les cas de choléra suspectés ont atteint la barre du million, ce qui amplifie les souffrances du pays pris dans une guerre brutale », a indiqué le CICR dans un tweet.

Ce chiffre avait déjà été avancé par des ONG travaillant au Yémen qui ont regretté mardi, dans des entretiens avec l’AFP à Paris, le fait que le conflit reste largement oublié.

Entre le 27 avril et le 8 novembre 2017, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a enregistré 913.741 cas suspects de choléra et 2.196 décès liés à cette maladie.

L’Arabie saoudite dirige depuis mars 2015 une coalition militaire qui intervient, notamment par les airs, contre les rebelles Houthis. Ceux-ci occupent de larges pans du pays –dont la capitale Sanaa– depuis qu’ils en ont chassé les forces progouvernementales.

Elle impose un blocus au pays et n’autorise que les cargaisons humanitaires et commerciales après inspection, ce suscitant des critiques d’ONG et d’organisations internationales.

L’OMS a averti le 10 novembre à Genève que la lutte contre le choléra au Yémen risque de subir « un revers sérieux » si le blocus du pays se poursuit.

« Nous avons fait des progrès (dans le traitement de l’épidémie) mais nous allons subir un sérieux revers si nous n’avons pas un accès total à toutes les zones touchées », avait alors expliqué une porte-parole de l’OMS, Fadela Chaïb.

Le coordinateur des urgences de Médecins sans frontières (MSF) pour le Yémen, Marc Poncin, a déclaré à l’AFP que les taux de mortalité due au choléra étaient en baisse ces derniers mois mais que l’épidémie était loin d’être vaincue, notamment à l’approche de la saison des pluies.

– Un chef d’Al-Qaïda tué –

La coalition sous commandement saoudien a annoncé mercredi que le port de Hodeida, sur la mer Rouge, resterait ouvert « pour une période de 30 jours » pour l’aide humanitaire et les bateaux commerciaux transportant notamment nourriture et carburant.

Elle a en même temps accentué la pression sur les rebelles au sud de Hodeida, multipliant les raids aériens contre leurs positions.

Au moins 43 Houthis ont été tués dans ces raids en 24 heures, ont affirmé jeudi des sources médicales et militaires.

Des civils ont également péri mercredi dans des frappes aériennes de la coalition sur plusieurs secteurs du pays, dont 11 à Saada (nord), non loin de la frontière saoudienne, selon un chef tribal local et la télévision Al-Massira, contrôlée par les Houthis.

De manière générale, la coalition a intensifié ses raids au Yémen depuis l’interception mardi, au dessus de Ryad, d’un missile balistique tiré par les rebelles Houthis.

L’Arabie saoudite accuse son grand rival régional, l’Iran chiite, de soutenir militairement les Houthis, ce que Téhéran a de nouveau « fermement » démenti.

Le conflit au Yémen a fait plus de 8.750 morts, dont de nombreux civils, depuis l’intervention de la coalition, selon l’ONU. Cette coalition affirme quant à elle avoir depuis tué quelque 11.000 Houthis.

Parallèlement, le chef de la propagande d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), le Saoudien Abou Hajer al-Mekki, et cinq autres membres du réseau jihadiste, ont péri mercredi soir dans des attaques de drone américaines contre leurs véhicules à Wadi Obeida, dans la province de Marib, ont affirmé jeudi des sources tribales.

Aqpa, née de la fusion en 2009 des branches saoudienne et yéménite d’Al-Qaïda, est considérée par les Etats-Unis comme la branche la plus dangereuse du réseau extrémiste.

Romandie.com avec(©AFP / 21 décembre 2017 13h25)

Yémen: l’ONU s’attend à 300.000 cas de choléra fin août

juin 23, 2017

A Sanaa, au Yémen, le 9 juin 2017, une mère tient son fils qui pourrait être atteint du choléra / © AFP/Archives /

L’épidémie de choléra au Yémen, qui a déjà fait près de 1.300 morts, pourrait atteindre le seuil des 300.000 cas à la fin août, a averti vendredi le Fonds des Nations unies pour l’enfance.

« Nous atteindrons probablement 300.000 cas à la fin août », contre près de 193.000 actuellement, a déclaré aux médias à Genève la représentante de l’Unicef, Meritxell Relano, jointe par téléphone.

Elle a rappelé que l’épidémie avait déjà fait 1.265 morts, dont un quart étaient des enfants, et que la moitié des cas suspects enregistrés jusqu’à aujourd’hui (192.983) sont des enfants.

Le choléra est réapparu en avril après une première épidémie l’an dernier.

Le Yémen est un pays qui s’effondre, a averti l’ONU fin mai.

Depuis le début du conflit, 17 millions de personnes sont confrontées à des pénuries alimentaires, dont près de 7 millions sont proches de la famine, dans un pays très dépendant de l’importation de nourriture.

Plus de 8.000 personnes sont mortes depuis le lancement en mars 2015 d’une campagne militaire par plusieurs pays conduits par l’Arabie saoudite contre les rebelles houthis soutenus par l’Iran, qui contrôlent la capitale Sanaa.

Romandie.com avec(©AFP / 23 juin 2017 13h49)                

Le choléra se répand au Yémen, fait 115 morts

mai 14, 2017

Un enfant suspecté d’être infecté par le choléra reçoit un traitement à l’hôpital de Sanaa le 12 mai 2017 / © AFP / Mohammed HUWAIS

Le choléra se répand rapidement au Yémen, faisant 115 morts en deux semaines dans ce pays pauvre, dont les infrastructures hospitalières ont été fortement endommagées par deux ans de guerre et où la qualité de l’hygiène s’est fortement dégradée.

L’afflux des malades, souffrant de diarrhée et de vomissement, dépasse de loin les capacités d’accueil des centres hospitaliers, toujours opérationnels malgré la guerre.

« Nous sommes maintenant confrontés à une grave crise de choléra », a déclaré Dominik Stillhart, directeur des opérations du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), lors d’une conférence de presse dans la capitale Sanaa, au terme d’une mission au Yémen.

Citant un bilan du ministère yéménite de la Santé, il a indiqué qu’entre le 27 avril et le 13 mai 115 personnes étaient mortes du choléra et plus de 8.500 cas suspects avaient été recensés dans 14 provinces du Yémen.

La maladie s’est répandue et le bilan s’est rapidement alourdi. Jeudi, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU avait confirmé 58 cas de choléra et fait état de 47 décès et de 2.301 cas suspects dans dix provinces.

Le manque d’hygiène à Sanaa, où la situation à empiré la semaine dernière avec une grève des éboueurs qui réclamaient leurs salaires impayés, « est un phénomène qui menace notre communauté », s’est inquiété un habitant, Ashraf Al-Hadi, qui en veut au gouvernement rebelle qui administre la ville.

Des tas d’ordures nauséabondes ont jonché pendant plusieurs jours les rues et les places de la capitale, contribuant à la dégradation de l’hygiène dans la ville.

Après un débrayage d’une dizaine de jours, les éboueurs ont repris le travail le weekend, au grand soulagement de la population.

Mais les centres hospitaliers sont débordés par un afflux massif de malades présentant des symptômes du choléra. « Il y a jusqu’à quatre patients atteints du choléra dans un seul lit », a déploré le responsable du CICR.

« Certains patients restent dans le jardin ou même dans des voitures avec leurs équipements de perfusion intraveineuse pendant à la fenêtre » du véhicule, a-t-il ajouté devant les journalistes à Sanaa.

Mohammed Mahdi, alité dans un hôpital de Sanaa, explique avoir eu la diarrhée et des vomissements après avoir « mangé avec sept amis dans un restaurant » de la ville.

Améliorer l’hygiène

Un responsable local de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Jameel Nashir, a appelé les habitants à soigner leur « hygiène personnelle » et à prendre « conscience de la dangerosité de la maladie ».

En outre, a-t-il ajouté, « ils devraient utiliser de l’eau provenant de sources sûres et éloignées des zones polluées », en allusion à la pénurie d’eau à Sanaa.

Dans une ville où le robinet ne coule dans certains quartiers qu’un jour par mois, les quelque 2 millions d’habitants dépendent des forages privés qui puisent l’eau dans des nappes phréatiques en voie d’épuisement et la revendent dans des camions-citernes.

Ali Al-Washali, hospitalisé pour diarrhée sévère, explique « boire depuis longtemps l’eau d’un puits artésien », servie par camion-citerne sans avoir de problème « mais de nos jours on en tombe malade ».

L’OMS classe désormais le Yémen comme l’une des plus grandes urgences humanitaires de la planète avec la Syrie, le Soudan du Sud, le Nigeria et l’Irak.

La guerre au Yémen oppose les forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenues par une coalition militaire arabe, à des rebelles Houthis alliés aux partisans de l’ex-président Ali Abdallah Saleh.

Selon l’OMS, les combats ont fait plus de 8.000 morts et plus de 44.500 blessés depuis mars 2015. Quelque 19 millions de personnes, soit 60% de la population, vivent en situation d’insécurité alimentaire, selon l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2017 15h38)                

Tanzanie: le choléra fait 27 morts dans un camp de réfugiés burundais

mai 21, 2015

Tanzanie: le choléra fait 27 morts dans un camp de réfugiés burundais
Tanzanie: le choléra fait 27 morts dans un camp de réfugiés burundais © AFP

Une épidémie de choléra a fait 27 morts parmi les dizaines de milliers de Burundais qui ont fui les violences politiques dans leur pays pour se réfugier dans le nord-ouest de la Tanzanie, a annoncé jeudi le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

L’agence onusienne ajoute avoir lancé une opération d’urgence pour tenter de circonscrire l’épidémie.

« Les troubles de ces derniers jours ont forcé plus de 110 000 personnes à fuir dans les pays voisins. La plupart sont des femmes et des enfants, et une majorité d?entre eux sont arrivés en Tanzanie où une épidémie de choléra a pour l?instant fait 27 victimes », a indiqué l’Unicef dans un communiqué.

« C’est dans le village de Kagunga (ouest de la Tanzanie) que l?on dénombre le plus d’arrivées, avec environ 50. 000 personnes qui campent sur les rives du lac Tanganyika, dans une zone isolée et difficile d’accès », a précisé l’Unicef.

« La surpopulation et les mauvaises conditions sanitaires ont provoqué un pic de cas suspects et confirmés de choléra et de diarrhée aiguë parmi les réfugiés. A défaut de la mise en place d’un centre de traitement sur le site de Kagunga, la mortalité pourrait très rapidement augmenter », a mis en garde l’organisation onusienne, qui signale que 15 cas ont également été détectés au Burundi, dans la région frontalière et voisine de Nyanza Lac.

L’Unicef indique avoir « déclenché une opération de secours », avec distribution dans la zone affectée de matériels appropriés.

Selon l’Unicef, plus de 70. 000 Burundais se sont réfugiés en Tanzanie, plus de 26. 000 au Rwanda et plus de 9. 000 en République démocratique du Congo.

Depuis fin avril, le Burundi est en proie à des affrontements entre la police et des manifestants qui s’opposent à la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat. Un coup d’Etat avorté la semaine dernière a encore envenimé le climat dans le pays.

Jeuneafrique.com

Congo: une « vingtaine » de décès dus à une épidémie de choléra

août 27, 2011

Une vingtaine de personnes sont mortes du cholera au Congo, sur 341 cas recensés depuis juin, dus à une épidémie qui serait partie de la République démocratique du Congo (RDC) voisine, a indiqué samedi à la presse le directeur général de la santé.

« Sur 341 cas rapportés sur nos bulletins épidémiologiques d’hier (vendredi), nous avons à déplorer une vingtaine de décès dont deux dans la capitale (Brazzaville) et les autres dans le reste du pays », a déclaré le directeur général de la santé, le professeur Alexis Elira Dokekias lors d’une conférence de presse.

L’épidémie reste concentrée dans les régions nord (Likouala et Cuvette) et centre (Plateaux), notamment dans les localités riveraines du fleuve Congo, frontière naturelle entre le Congo et la République démocratique du Congo (RDC), où cette maladie est apparue depuis mars.

« Notre pays entretient des relations très étroites avec la RDC, c’est ainsi que l’épidémie sévit chez nous depuis le mois de juin », a affirmé le professeur Elira Dokekias.

Il a jugé la situation « préoccupante » mais « cela ne nous amène pas à nous alarmer puisque nous avons élaboré une riposte contre l’épidémie par la mise en place de mesures qui portent déjà des fruits », a-t-il ajouté.

« Ces mesures ont consisté à faire la mobilisation de proximité, à renforcer les mesures d?hygiène, à mettre en place des signes de prise en charge des populations et la surveillance sentinelle(. . . ) », a poursuivi M. Elira Dokekias.

Encore appelé maladie des mains sales, le choléra est une maladie hautement contagieuse causée par le manque d?hygiène et la consommation de l’eau et des aliments contaminés.

Depuis 2007, le Congo est régulièrement frappé par des épidémies telles le choléra, la rougeole et la poliomyélite qui a fait plus de 200 morts entre fin 2010 et juin 2011.

Les autorités expliquent la résurgence de ces maladies par une faible couverture vaccinale.

Jeuneafrique.com avec AFP