Posts Tagged ‘Christophe Castaner’

France-Législatives : les grands gagnants, les grands perdants

juin 19, 2022

572 circonscriptions étaient en jeu pour ce second tour. Tour d’horizon des points chauds avec des surprises, mais aussi des confirmations.

Elisabeth Borne, Premiere ministre.
Élisabeth Borne, Première ministre.© LUDOVIC MARIN / AFP

48,7 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes. Après une présidentielle sans grand suspense, les législatives ont gagné en intérêt au fur et à mesure que l’hypothèse de la majorité absolue d’Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale s’effritait. Le premier tour avait montré une poussée de l’alliance de gauche (la Nupes) au coude-à-coude avec Ensemble, l’alliance pour la majorité présidentielle. Le Rassemblement national avait également enregistré un score historique. Les Français ont livré leur verdict : le président de la République n’obtient pas la majorité absolue. L’alliance de gauche, le Rassemblement national et les Républicains sont les grands gagnants de ce second tour.

Voilà pour les résultats nationaux. Dans le détail, nous avons sélectionné des points chauds dans les 572 circonscriptions encore en jeu.

Élisabeth Borne s’en sort (de justesse)

Selon les premières les estimations, Élisabeth Borne est élue dans la 6e circonscription du Calvados. Elle l’emporterait avec 52 ou 53 % face au représentant de la Nupes, Noé Gauchard.

Plusieurs ministres au tapis

La ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, a été battue par le RN tout comme Amélie de Monchallin, ministre la Transition écologique et de la Cohésion des territoires. Ils devront démissionner. Olivier Véran, Gérald Darmain et Damien Abad sont élus et devraient conserver leur poste.

Marine Le Pen dans un fauteuil

L’ancienne candidate à la présidentielle qui devait passer par un second tour à Hénin-Beaumont a été largement réélue avec plus de 60 % face à Marine Tondelier (Nupes).

Christophe Castaner et Richard Ferrand battus

Il s’agit de deux poids lourds historiques du macronisme : Christophe Castaner et Richard Ferrand, président du groupe LREM et président de l’Assemblée dans la précédente législature, ont été battus par deux candidats de la Nupes : l’ancien ministre de l’Intérieur s’incline face à Léo Walter, dans la 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence ; Richard Ferrand est battu par Mélanie Thomin dans la sixième circonscription du Finistère.

Avec Le Point

France/Reprise des cultes: la date de début juin reste recommandée

mai 22, 2020

 

Les autorités publiques recommandent aux cultes d’attendre début juin pour une reprise des célébrations, ont affirmé plusieurs responsables religieux, auxquels va être transférée la responsabilité des conditions et du calendrier d’ouverture des lieux de cultes.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’est entretenu vendredi matin avec les principaux responsables des cultes afin de mettre au point un texte de «recommandations», ont indiqué plusieurs d’entre eux à l’AFP. Cette réunion intervenait alors que le Premier ministre a été sommé lundi dernier par le Conseil d’Etat de lever dans un délai de «huit jours» l’interdiction totale de réunion de cultes figurant dans le décret de déconfinement du 11 mai.

Un nouveau décret est donc attendu, pour «application immédiate» et «dans lequel il y aura la possibilité de reprendre les célébrations religieuses avec des conditions générales de reprise conformes aux impératifs de sécurité sanitaire», a souligné Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman.

Dans le texte élaboré avec Christophe Castaner, figure l’idée que «les pouvoirs publics recommandent plutôt une reprise début juin, afin de laisser le temps suffisant pour analyser l’impact du déconfinement commencé le 11 mai», ont dit Mohammed Moussaoui ainsi que Joël Mergui, président du Consistoire israélite. Est aussi transférée à chaque culte «la responsabilité d’adapter les règles et le calendrier d’ouverture», a complété Joël Mergui.

Parmi les recommandations générales figurent des mesures qui portent sur la distanciation physique (avoir 4 m2 autour de chaque personne), la régulation des flux pour l’entrée et la sortie, l’obligation de désinfection des objets utilisés, le port du masque et la communication envers les fidèles, ont énuméré les participants à la réunion. En revanche, rien n’est écrit sur la question d’un seuil limite d’occupation d’une église, d’une mosquée, d’un temple, d’une synagogue. «Ce sera décidé localement et laissé à l’appréciation des organisateurs», selon Mohammed Moussaoui.

«C’est un appel à la responsabilité de chacun» et un «encouragement à la reprise progressive», a résumé François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France. La reprise des célébrations avec public avait d’abord été annoncée pour le 2 juin, avant que le Premier ministre n’évoque la date du 29 mai. L’épiscopat catholique a fait pression ces dernières semaines pour que ce soit effectif pour le dimanche de Pentecôte, le 31 mai. Ce qui sera le cas après la décision du Conseil d’Etat.

Par Le Figaro avec AFP

France-Afrique : Christophe Castaner à Abidjan et Dakar pour parler sécurité et migrations

mai 17, 2019

 

Christophe Castaner, le ministre français de l’Intérieur, le 28 avril 2019. © Jean-Francois Badias/AP/SIPA

 

Le ministre français de l’Intérieur se rendra à Abidjan puis à Dakar, lors d’une mini tournée en Afrique de l’Ouest du 19 au 21 mai. Objectif : renforcer la coopération bilatérale avec ces deux partenaires phares de la France dans la région.

Son déplacement a été tenu confidentiel le plus longtemps possible par les autorités françaises. Alors que les Gilets jaunes poursuivent leur mobilisation à travers l’Hexagone – avec un 27ème samedi de mobilisation consécutif le 18 mai – et que les élections européennes se tiendront le 26 mai, Christophe Castaner se rendra à Abidjan et Dakar du dimanche 19 au mardi 21 mai.

Objectif affiché de ce premier déplacement du ministre français de l’Intérieur sur le continent : renforcer la coopération avec la Côte d’Ivoire et le Sénégal en matière de sécurité et de lutte contre l’immigration clandestine.

Reçu par Alassane Ouattara et Macky Sall

À Abidjan, où il arrivera le 19 mai, Christophe Castaner sera reçu par Alassane Ouattara. Il s’entretiendra ensuite avec son homologue ivoirien, Sidiki Diakité, et avec Hamed Bakayoko, le ministre de la Défense. Une dizaine de jours après la libération au Burkina Faso des deux otages français enlevés au Bénin, nul doute qu’il sera question, lors de tous ces entretiens, de la coopération régionale en matière de lutte contre le terrorisme.

Comme l’explique une source à l’Élysée, les autorités françaises nourrissent « une inquiétude particulière » pour leurs partenaires ivoiriens, voisins du Burkina Faso, où la situation sécuritaire s’est fortement dégradée. Après celui de Grand Bassam en 2016, Paris redoute qu’un nouvel attentat frappe la Côte d’Ivoire, pays stratégique où il compte d’importants intérêts économiques et de nombreux ressortissants. Avant de quitter la lagune Ébrié, Christophe Castaner assistera à une démonstration à l’École nationale de police.

Lutte contre la menace terroriste au niveau régional

D’Abidjan, le ministre français de l’Intérieur s’envolera pour Dakar, où il est attendu lundi 20 mai en fin d’après-midi. Il sera reçu par le président Macky Sall, rentré deux jours plus tôt de Paris, puis par son homologue sénégalais, Aly Ngouille Ndiaye.

Là encore, il sera question de lutte contre la menace terroriste au niveau régional. Castaner rencontrera notamment le commandement du nouveau Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention (Garsi) de la gendarmerie nationale sénégalaise, chargé de renforcer le contrôle des frontières et mis en place avec l’appui de la France. Dakar se montre particulièrement vigilant le long de ses plus de 400 kilomètres de frontières avec le Mali, où les groupes jihadistes sahéliens ont établis leurs bases arrières.

Au Sénégal, Christophe Castaner abordera aussi la coopération en matière de lutte contre l’immigration clandestine. Il visitera ainsi la nouvelle Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT), en charge de la judiciarisation des réseaux de passeurs, avant de reprendre le chemin de Paris, mardi 21 mai.

Jeuneafrique.com  Par Benjamin Roger