Posts Tagged ‘chuck hagel’

Obama s’apprête à nommer Ashton Carter à la tête du Pentagone

décembre 2, 2014

Washington – La président américain Barack Obama s’apprête à nommer Ashton Carter, ex-secrétaire adjoint à la Défense, à la tête du Pentagone en remplacement de Chuck Hagel, selon plusieurs médias américains.

M. Obama a annoncé le 24 novembre le départ de Chuck Hagel, la Maison Blanche insistant sur la nécessité d’un renouveau au moment où les États-Unis font face à de nombreux défis sur la scène internationale, en particulier dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie.

Selon CNN, Ashton Carter, 60 ans, sera le choix de Barack Obama comme nouveau secrétaire à la Défense, sauf complications de dernière minute.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, a refusé de confirmer ou de démentir cette information, tout en saluant longuement les qualités de M. Carter.

Evoquant son rôle passé de numéro deux du Pentagone, il a jugé qu’il avait été extrêmement compétent. C’est quelqu’un qui a une fine compréhension de la façon dont le ministère de la Défense fonctionne, a-t-il ajouté. Sa nomination avait été confirmée par le Sénat à l’unanimité en septembre 2011, a-t-il encore souligné.

Dans un climat de grande tension avec les républicains sur une large éventail de sujets, parmi lesquels le budget et l’immigration, une confirmation rapide par le Sénat du nouveau secrétaire à la Défense serait incontestablement un soulagement pour la Maison Blanche.

Ashton Carter fut secrétaire adjoint à la Défense de Leon Panetta entre octobre 2011 et décembre 2013. Auparavant, il a occupé le poste de sous-secrétaire à la Défense chargé des acquisitions.

Expert des questions budgétaires, diplômé d’histoire médiévale et de physique, M. Carter est marié et père de deux enfants.

Le sénateur républicain John McCain, a jugé que ce dernier avait les qualités requises pour le poste. Cependant, a-t-il souligné, il aura peu ou pas d’influence du tout sur les décisions cruciales en matière de sécurité nationale.

Peut-il être l’homme de la situation pour mener la lutte contre l’organisation de l’Etat islamique en Irak et en Syrie ? Non, a répondu, catégorique, M. McCain.

Personne ne le peut, car la Maison Blanche, si l’on croit ses trois prédécesseurs, concentre toutes les décisions entre les mains d’une poignée de gens (…) qui n’ont qu’une seule chose en commun: ils ne connaissent rien à l’armée, a-t-il ironisé.

Seul républicain dans le cabinet Obama, Chuck Hagel, parfois confus dans ses propos et nettement moins charismatique que son prédécesseur Leon Panetta, a eu du mal à se faire une place dans le premier cercle du président américain.

Michèle Flournoy, ancienne numéro trois du Pentagone qui faisait figure de favorite pour le remplacer, et devenir ainsi la première femme à diriger l’armée américaine, s’est elle-même retirée de la course dès la semaine dernière, mettant en avant des raisons familiales.

Romandie.com avec(©AFP / 02 décembre 2014 20h34)

L’Etat islamique va au-delà de ce qu’on a connu en termes de menace terroriste

août 21, 2014

Washington – L’État islamique, le groupe de jihadistes extrémistes contrôlant une partie de l’Irak et de la Syrie, est une menace qui va au-delà de tout ce que nous avons connu en termes de terrorisme, a affirmé jeudi le ministre américain de la défense Chuck Hagel.

Cela (l’État islamique) va au-delà de tout ce que nous avons pu connaître. Nous devons être prêts à tout, a déclaré le ministre au cours d’une conférence de presse à Washington.

L’EI va au-delà d’un groupe terroriste. Il allie idéologie (et) sophistication de son savoir-faire militaire tactique et stratégique. Il est extrêmement bien financé, a souligné M. Hagel.

Jamais jusqu’à présent un responsable de l’administration du président Barack Obama n’avait décrit la menace que représente l’État islamique en des termes aussi forts.

Romandie.com avec(©AFP / 21 août 2014 22h33)

Face à la Russie, l’Otan doit investir davantage dans sa défense

mai 2, 2014

Washington – Les 28 membres de l’Otan doivent augmenter leur budget consacré à la défense malgré leurs difficultés financières pour faire face à Moscou qui, sur le long terme, va chercher à tester l’Alliance atlantique, a estimé le chef du Pentagone vendredi.

Face aux actions de la Russie en Ukraine, l’Otan a réagi avec force et volonté pour rassurer ses membres est-européens frontaliers du géant russe, s’est félicité Chuck Hagel lors d’un discours devant le Wilson Center, un cercle de réflexion de Washington.

Mais sur le long terme, nous devons nous attendre à ce que la Russie teste la raison d’être de notre alliance, notre énergie, notre engagement, a-t-il noté.

Le rattachement de la Crimée à la Russie et le mouvement pro-russe dans l’est de l’Ukraine, téléguidé par Moscou selon les Occidentaux, rappellent la raison première de l’Otan et sa pertinence.

Après 1991, l’Alliance atlantique a recherché le partenariat, pas le conflit, avec la Russie, selon lui.

Mais aujourd’hui, l’Otan doit être prête à revoir les principes élémentaires sous-tendant sa relation avec la Russie, a expliqué le chef du Pentagone

Le porte-parole du Pentagone John Kirby s’est pour autant refusé à qualifier la Russie d’ennemie, contrairement au numéro deux de l’Otan, l’Américain Alexander Vershbow, qui avait déclaré la veille que Moscou devait être considéré dorénavant comme un ennemi plus qu’un partenaire.

Si la Russie veut être considérée comme une ennemie, cela dépend uniquement des décisions qu’elle prend. Je peux cependant dire qu’elle ne fait rien pour obtenir le soutien de la communauté internationale pour ses actions en Ukraine, a jugé le porte-parole du Pentagone.

Ces relents de Guerre froide supposent en tout cas que l’Alliance atlantique se remette à investir dans sa défense, après deux décennies à engranger les dividendes de la paix.

Chuck Hagel a ainsi appelé dans son discours à des engagements financiers de la part de tous les Etats membres.

Se disant conscient des difficultés financières de l’Europe, le chef du Pentagone appelle à l’organisation d’une réunion ministérielle de l’Otan consacrée aux investissements de défense à laquelle participeraient les ministres des Finances.

Les dirigeants dans nos gouvernements doivent comprendre les conséquences des tendances actuelles de baisse des dépenses de défense et aider à sortir de cette impasse budgétaire, selon lui.

Les appels américains à ce que les 27 autres membres de l’Alliance augmentent leur budget de défense ne sont pas nouveaux.

A l’heure de quitter ses fonctions en juin 2011, le secrétaire à la Défense Robert Gates avait mis en garde contre la possibilité très réelle de l’inutilité militaire collective de l’Alliance, en raison de l’écart de plus en plus grand entre les moyens américains et ceux des alliés européens et canadien qui représentaient 50% des dépenses militaires de l’Otan pendant la Guerre froide.

Aujourd’hui, le PIB de l’Amérique est moins important que le PIB combiné de ses 27 alliés de l’Otan mais l’Amérique dépense trois fois plus que ses alliés pour la défense, a observé Chuck Hagel.

En 2013, seuls quatre pays de l’Otan (Etats-Unis, Estonie, Grèce et Royaume-Uni) atteignaient ou dépassaient le seuil des 2% de PIB consacré à la défense requis par l’Alliance atlantique. Le budget militaire des Etats-Unis s’établissait alors à 735 milliards de dollars, contre un total de 288 milliards pour les 27 autres membres de l’Otan, selon les statistiques de l’Alliance.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mai 2014 20h14)

Moscou n’envahira pas l’est de l’Ukraine, dit un ministre russe à Hagel

mars 20, 2014

WASHINGTON – Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgu a assuré jeudi à son homologue américain Chuck Hagel que Moscou n’envahirait pas l’est russophone de l’Ukraine, a annoncé le Pentagone.

Les troupes (russes) qui sont massées le long de la frontière (avec l’Ukraine) y sont pour mener des exercices et n’ont aucune intention de traverser cette frontière pour entrer en Ukraine, a affirmé lors d’un entretien téléphonique Sergueï Choïgu, promettant aussi que ces soldats ne mèneraient aucune action agressive.

Chuck Hagel lui a demandé combien de temps l’exercice militaire en question durerait, mais son homologue russe ‘n’avait pas de calendrier précis sur cette question, a poursuivi le porte-parole du Pentagone, le vice-amiral John Kirby.

L’Ukraine répondra militairement à toute tentative russe d’annexer les régions de l’Est russophone du pays, a prévenu jeudi à Bruxelles le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk.

Sur fond du rattachement de la péninsule séparatiste de Crimée à la Russie, les tensions sont vives dans l’est de l’Ukraine, notamment à Donetsk, théâtre ces derniers jours de manifestations pro-russes qui ont dégénéré en heurts avec les partisans de Kiev ayant fait un mort.

Mercredi, le secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen a de son côté dit craindre que le président russe Vladimir Poutine n’aille au-delà de la Crimée et n’intervienne dans les régions orientales de l’Ukraine.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mars 2014 20h57)

Le Pentagone veut ramener l’armée de Terre à son plus bas niveau depuis 1940

février 24, 2014

WASHINGTON – Le Pentagone veut réduire les effectifs de l’armée de Terre américaine à leur plus bas niveau depuis 1940, reflétant la fin de 13 années de guerres en Afghanistan et en Irak, a annoncé lundi le secrétaire à la Défense Chuck Hagel.

Nous avons décidé de réduire encore les effectifs d’active de l’US Army pour atteindre 440.000 à 450.000 soldats, a-t-il indiqué en présentant les priorités budgétaires pour 2015.

L’armée de Terre comptera alors 13% de soldats de moins que ses 520.000 hommes à l’heure actuelle. Elle avait cependant déjà décidé de ramener ses effectifs à 490.000 hommes.

Cet objectif doit être atteint d’ici 2017, a précisé à l’AFP un responsable de la Défense sous couvert de l’anonymat. Avec près de 450.000 soldats, il n’y aura jamais eu aussi peu de soldats américains d’active depuis l’Entre-deux-guerres, avant que la conscription ne soit rétablie de 1940 à 1973.

Après la Guerre froide, les effectifs avaient chuté à 479.000 hommes en 1999, avant de grimper après le 11-Septembre –pour atteindre 566.000 soldats en 2010 — et faire face aux besoins des guerres en Afghanistan et en Irak.

Nous n’allons plus dimensionner nos effectifs pour des opérations de stabilisation, une armée de cette taille est trop grande par rapport aux besoins de notre stratégie de défense, a justifié le chef du Pentagone lors d’une conférence de presse.

Ces réductions permettront d’assurer que l’armée de Terre reste bien entraînée et clairement supérieure en termes d’armes et d’équipements, a-t-il plaidé.

Ces effectifs permettront selon lui de vaincre de façon décisive une agression ennemie sur un théâtre d’opérations, tout en assurant la sécurité du territoire et en fournissant suffisamment de troupes pour soutenir des opérations navales et aériennes sur un autre théâtre d’opérations. L’exigence de vaincre deux ennemis en même temps est donc oubliée.

La perspective d’une armée de Terre ramenée à près de 450.000 hommes reste toutefois l’option la plus favorable que pouvait espérer l’US Army: le Pentagone avait planché ces derniers mois sur des scénarios allant jusqu’à 380.000 soldats.

Les effectifs de la Garde nationale (355.000 pour sa composante terrestre) et de la réserve (205.000 hommes), auxquels le Pentagone a fait beaucoup appel en Irak, ne seront pas épargnés: ils seront respectivement amputés de 20.000 et de 10.000 hommes.

La taille du corps d’élite des Marines, actuellement fort de 190.000 hommes, va elle aussi être revue à la baisse et passer à 182.000 soldats, a ajouté Chuck Hagel.

Après avoir doublé depuis 2001, le budget du Pentagone est confronté à une baisse amenée à durer. Un accord voté en décembre par les démocrates et les républicains du Congrès prévoit un budget maximum de 496 milliards de dollars pour la Défense en 2015.

Le Pentagone compte y ajouter une liste de courses de 26 milliards supplémentaires non financés à ce stade pour moderniser certains équipements, a confié le ministre. Le projet de budget doit être officiellement présenté le 4 mars.

Romandie.com avec(©AFP / 24 février 2014 19h43)

Netanyahu promet des représailles après le tirs de roquettes sur Eilat

avril 21, 2013

JERUSALEM – Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis dimanche des représailles après le récent tir de deux roquettes, lancées du Sinaï égyptien, contre la ville d’Eilat, dans le sud d’Israël.

La semaine passée, des missiles ont été tirés du Sinaï contre Eilat. Ceux qui les ont lancés appartiennent apparemment à un commando terroriste parti de Gaza et qui a utilisé le territoire du Sinaï pour attaquer une ville israélienne, a expliqué M. Netanyahu lors du conseil des ministres hebdomadaire.

Nous ne l’accepterons pas et nous en ferons payer le prix — cela a été notre politique constante ces quatre dernières années et elle va nous servir aussi dans ce cas-là, a-t-il averti, d’après un communiqué de ses services.

Au moins deux roquettes tirées du Sinaï égyptien, selon l’armée israélienne, se sont abattues mercredi dans la ville israélienne d’Eilat, sur la mer Rouge, sans faire de victime.

Cette attaque a été revendiquée par un groupe salafiste basé à Gaza, le Majlis Choura al-Moujahidine dans les environs de Jérusalem, tenants d’un islamisme radical, qui a justifié ces tirs par la mort d’un prisonnier palestinien d’Israël et de deux adolescents tués par l’armée israélienne en Cisjordanie au début du mois.

Le Majlis Choura al-Moujahidine, nom d’une coalition de groupes salafistes apparue en 2012 à Gaza, gouverné par le mouvement islamiste Hamas, a revendiqué la plupart des récents tirs de roquettes sur Israël.

Quelques heures avant l’arrivée du secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel à Tel-Aviv, une roquette tirée depuis Gaza s’est par ailleurs abattue dans la nuit de samedi à dimanche dans la région d’Eshkol (sud), sans faire de dégât majeur ni de blessé, selon la police israélienne.

Deux autres projectiles de Gaza étaient tombés dans la nuit de jeudi à vendredi sur le sud d’Israël, sans faire de victime.

Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement du Hamas à Gaza, Taher al-Nounou, a rejeté les accusations de M. Netanyahu et a appelé les frères égyptiens à intervenir pour empêcher cette provocation et entraver les pratiques agressives de l’occupant (israélien) contre notre peuple.

Israël et le Hamas ont conclu le 21 novembre dernier une trêve de plus en plus fragile, sous médiation de l’Egypte, au terme d’une semaine d’hostilités qui ont coûté la vie à 177 Palestiniens et six Israéliens, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources médicales.

Romandie.com avec (©AFP / 21 avril 2013 22h59)

Washington ne pense pas que Pyongyang puisse lancer un missile nucléaire

avril 11, 2013

WASHINGTON – Les Etats-Unis ne pensent pas que la Corée du Nord soit en mesure de lancer un missile nucléaire, a déclaré jeudi à l’AFP un haut responsable américain, après qu’un élu américain eut affirmé le contraire en citant un rapport du renseignement militaire.

Les Nord-Coréens n’ont jamais démontré cette capacité et nous ne pensons pas qu’ils en soient capables actuellement, a ajouté ce responsable sous couvert de l’anonymat.

Le Pentagone a également indiqué qu’il était inexact de suggérer que le régime nord-coréen a complètement testé, mis au point ou démontré le type de capacités nucléaires évoquées par l’élu.

Plus tôt dans la journée, un représentant républicain du Colorado (ouest), Doug Lamborn, a cité un rapport du renseignement militaire américain, la Defense Intelligence Agency (DIA), selon lequel la Corée du Nord disposerait de la capacité de miniaturiser une arme nucléaire et de la monter sur un missile balistique.

L’élu s’exprimait lors d’une audition du secrétaire à la Défense Chuck Hagel et du plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey.

La DIA estime avec une assurance modérée que le Nord dispose d’armes nucléaires qui peuvent être fixées sur des missiles balistiques. Cependant leur fiabilité sera faible, a déclaré M. Lamborn, citant ce rapport selon lui terminé le mois dernier.

Je ne peux pas évoquer les détails d’un rapport qui est entièrement classifié, mais il est inexact de suggérer que le régime nord-coréen a complètement testé, mis au point ou démontré le type de capacités nucléaires évoquées dans ce passage, a réagi dans un communiqué le porte-parole du Pentagone George Little.

Les Etats-Unis continuent de surveiller de près le programme nucléaire nord-coréen et appelle la Corée du Nord à honorer ses obligations internationales, ajoute-t-il.

Le régime de Pyongyang a procédé à trois essais nucléaires depuis 2006. Il a par ailleurs réussi à mettre un satellite en orbite le 12 décembre mais ne dispose pas à ce stade des moyens de lancer un missile balistique intercontinental (ICBM), comme le Taepodong-2 qu’il s’efforce de mettre au point.

Selon les experts, il y a un long chemin à parcourir entre la capacité de faire détoner un engin nucléaire et le miniaturiser pour le placer au sommet d’un missile balistique.

Le Nord a déployé deux missiles sur sa côte orientale, des Musudan, dont le lancement pourrait intervenir au cours des tout prochains jours. Ces missiles auraient une portée théorique de 3.000 à 4.000 kilomètres mais Pyongyang ne les a jamais testés.

La seule capacité balistique avérée sur le plan opérationnel de la Corée du Nord est le missile No-Dong-1, d’une portée de 1.300 kilomètres, selon l’Arms Control Association.

Romandie.com avec (©AFP / 12 avril 2013 01h58)

Washington reporte un essai de missile pour éviter le quiproquo

avril 6, 2013

Le Pentagone a reporté un essai de missile balistique intercontinental qui devait avoir lieu en Californie la semaine prochaine. Ce report est lié aux tensions autour de la question nucléaire avec la Corée du Nord, a indiqué un responsable américain de la Défense samedi.

Cette source a précisé que le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, avait décidé de reporter l’essai d’un Minuteman 3, missile balistique intercontinental à ogives nucléaires, depuis la base aérienne de Vandenberg, jusqu’au mois prochain. Le Pentagone s’inquiète du fait que cela « puisse être considéré comme exacerbant la crise en cours avec la Corée du Nord ».

« Nous voulons éviter une mauvaise perception ou une manipulation », a ajouté ce responsable. « Nous nous sommes engagés à tester nos missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) pour garantir un arsenal sûr, fiable et efficace », a-t-il toutefois rappelé.

Déclarations belliqueuses

Pyongyang a multiplié ces dernières semaines les déclarations belliqueuses, furieux du nouveau train de sanctions adopté par l’ONU après son nouvel essai nucléaire début février et des manoeuvres militaires conjointes en cours entre les Etats-Unis et la Corée du Sud.

L’annonce du Pentagone intervient alors que Pyongyang a installé un deuxième missile de moyenne portée sur sa côte est et menace d’effectuer des frappes, y compris nucléaires, sur des objectifs américains.

Le Musudan aurait une portée de 3000 kilomètres, soit la capacité d’atteindre la Corée du Sud ou le Japon. Avec une charge légère, il pourrait toucher des cibles à 4000 kilomètres, et donc, en théorie, frapper Guam, île du Pacifique située à 3380 km de la Corée du Nord et où sont stationnés 6000 soldats américains.

Romandie.com

Susan Rice renonce à succéder à Hillary Clinton

décembre 14, 2012

Aux États-Unis, les critiques acerbes des républicains, de nouvelles révélations et des sorties jugées peu diplomatiques rendaient de plus en plus difficile la nomination de Susan Rice comme secrétaire d’État.

Correspondante à Washington

Attaquée par les républicains et suscitant la controverse jusque dans son propre camp, Susan Rice a renoncé, jeudi, à briguer le poste de secrétaire d’État, pour lequel elle avait été pressentie en remplacement de Hillary Clinton. Une décision qui pourrait avoir été suggérée par la Maison-Blanche. Même si le président, son allié et protecteur, a fait jeudi un éloge vibrant de son ambassadeur à l’ONU, louant sans réserve ses qualités et regrettant «les attaques fallacieuses et infondées» dont elle avait été la cible dans la foulée de la crise de Benghazi.

En plein bras de fer avec l’Iran, l’Administration américaine ne pouvait visiblement se permettre le luxe d’une longue bataille avec les Républicains pour la confirmation de la diplomate, souligne-t-on dans les cercles washingtoniens bien informés. «C’est la bonne décision pour elle et pour le président», a noté, sur CNN, l’ancien envoyé spécial au Moyen-Orient George Mitchell, notant que la polémique aurait été une «distraction inutile». Le sénateur John Kerry, qui rêve du poste depuis longtemps, «serait un formidable secrétaire d’État», a-t-il ajouté, évoquant aussi la possible candidature de Chuck Hagel, un ancien sénateur républicain très versé dans le domaine de la politique étrangère, qui siège actuellement à l’Atlantic Council.

C’est dans une lettre adressée à Barack Obama que Susan Rice a annoncé sa décision de retirer sa candidature. «Je suis tout à fait sûre que je pourrais servir notre pays efficacement et de manière adéquate à cette fonction… Cependant, si je suis nommée, je suis maintenant certaine que la procédure de confirmation serait longue, perturbante et coûteuse… Ces tractations ne sont tout simplement pas dignes de notre pays», a-t-elle écrit.

Des liens étroits avec le régime rwandais de Kagamé
Barack Obama a vanté une décision qui montre «la force de caractère» de l’intéressée et sa «détermination admirable à s’élever au-dessus de la mêlée politique pour donner la priorité aux intérêts de la nation».

Mme Rice avait été la cible de critiques acerbes de parlementaires républicains – dont les voix auraient été nécessaires pour entériner sa nomination au Sénat – en raison de ses prises de position dans les médias juste après l’attaque meurtrière contre le consulat américain de Benghazi en Libye le 11 septembre dernier. En disant s’appuyer sur les informations des agences de renseignement, elle avait affirmé que l’attaque contre le consulat avait été spontanée et suscitée par une vidéo antimusulmane, version qui se révélerait erronée.

Rice était notamment dans le collimateur des sénateurs John McCain et Lindsay Graham, dont les voix pèsent lourd sur les questions de politique étrangère. Ces élus soupçonnaient Mme Rice et la Maison-Blanche d’avoir délibérément cherché à tromper les Américains sur le caractère terroriste de l’attaque, pour ne pas ternir le bilan de M. Obama quelques semaines avant l’élection présidentielle du 6 novembre.

Les récentes révélations sur les liens étroits de Susan Rice avec le régime rwandais de Paul Kagamé (pour lequel elle avait fait du lobbying dans le passé) et les conséquences que ce biais pro-rwandais aurait pu avoir sur les décisions concernant le Congo à l’ONU, ont semble-t-il achevé d’affaiblir sa candidature.

Une amie proche de Michelle Obama
Nombre de diplomates ont aussi souligné en privé les sorties souvent peu diplomatiques de Mme Rice et sa manière brutale d’affirmer ses positions. «Ce qu’elle a dit sur le projet de la France au Mali a visiblement contribué à enfoncer les clous dans son cercueil», notait jeudi une source informée, qui la jugeait «non fiable». Rice avait déclaré que le plan français était «de la merde». Selon cette même source, c’était surtout Michelle Obama, dont elle était une amie proche, qui défendait sa candidature.

Le président a précisé jeudi que Susan Rice conserverait son poste aux Nations unies, vantant notamment son action récente pour mobiliser le Conseil de sécurité sur la menace du nucléaire nord-coréen.

Les experts à Washington soulignent à quel point le compte à rebours sur la question de la grande négociation à mener avec les Iraniens pour les empêcher d’accéder à l’arme nucléaire, obscurcit aujourd’hui l’horizon à la Maison-Blanche et a pu précipiter la décision. «L’Iran est la question qui me préoccupe», a confié Hillary Clinton il y a deux jours à la journaliste Barbara Walters.

Les Américains estimeraient avoir entre trois et quatre mois pour convaincre les Iraniens de renoncer à passer le seuil nucléaire, faute de quoi il deviendrait extrêmement difficile de convaincre les Israéliens de reporter d’éventuelles frappes militaires. Dans ce contexte à haute tension, le renoncement à une candidate affaiblie et controversée apparaît logique. «Beaucoup de gens, même chez les démocrates, n’ont jamais pensé qu’elle était irremplaçable», confiait jeudi une source influente.

Lefigaro.fr par Laure Mandeville