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La chute d’un pan de falaise tue 10 personnes et en blesse 32 dans un lac brésilien

janvier 9, 2022

BRASILIA, Brésil — Une imposante plaque de roche s’est détachée d’une falaise et s’est effondrée samedi sur des plaisanciers naviguant sur un lac brésilien, faisant au moins 10 morts.

© Fournis par La Presse Canadienne

Les autorités brésiliennes ont mis à jour dimanche le bilan de la tragédie de la veille. Elles avaient précédemment fait état de six morts.

Le chef de la police Marcos Pimenta a dit que des gens manquaient encore à l’appel à la suite de l’effondrement de la falaise survenu entre les villes de Sao Jose de Barra et de Capitolito, dans l’État du Minas Gerais.

Les autorités ont recensé au moins 32 blessés, bien que la plupart aient obtenu leur congé des hôpitaux, samedi soir.

Des vidéos montrent un rassemblement de petits bateaux se déplaçant lentement en bas de la falaise rocheuse du lac Furnas, puis une fissure apparaître dans la roche et un énorme morceau tomber sur au moins deux des embarcations.

Les autorités tentaient d’identifier les victimes, une tâche difficile en raison de «l’impact à forte énergie» du rocher sur les passagers du bateau, a ajouté M. Pimenta. Il a ajouté que l’une d’entre elles était un homme âgé de 68 ans,

Le service de presse du Minas Gerais a indiqué à l’Associated Press que les pompiers avaient déployé des plongeurs et des hélicoptères sur les lieux. Le gouverneur de l’État, Romeu Zema, a publié des messages de solidarité avec les victimes via les réseaux sociaux.

Le lac Furnas, qui a été créé en 1958 pour l’installation d’une centrale hydroélectrique, est un attrait touristique populaire dans la région, située à environ 420 kilomètres au nord de Sao Paulo. Les responsables de Capitolio, qui compte environ 8400 habitants, affirment que la ville peut souvent accueillir environ 5000 visiteurs pendant la fin de semaine et jusqu’à 30 000 pendant les jours fériés.

Les responsables ont suggéré que le pan de falaise qui s’est détaché pourrait avoir été la conséquence des fortes pluies qui ont récemment provoqué des inondations dans l’État et forcé près de 17 000 personnes à quitter leurs maisons.

Au début de l’année dernière, le Brésil a connu sa pire sécheresse en 91 ans, ce qui a obligé les autorités à réduire le débit d’eau du barrage du lac Furnas.

La marine brésilienne, qui a également aidé à l’opération de sauvetage, a annoncé qu’elle enquêterait sur les causes de l’accident.

By The Associated Press

France: Leur voiture fait une chute de 50 mètres, ils s’en sortent indemnes

janvier 8, 2022

Le conducteur et le passager ont été emmenés au centre hospitalier de Tarbes « pour des examens de contrôle », rapporte le site Actu.fr.

Il neigeait ce jour-là et cela n’a pas dû aider les protagonistes de cette histoire. Ou plutôt de ce miracle de début d’année. Les conditions climatiques étaient loin d’être optimales ce vendredi 7 janvier sur la route de la Mongie (D918), au lieu-dit Cabadure, dans le secteur de Gripp, à Campan, dans le département des Hautes-Pyrénées. Un automobiliste, accompagné d’un passager, a alors perdu le contrôle de son véhicule aux alentours de 23 heures, rapporte le site Actu.fr.

La voiture a percuté le mur d’une habitation avant de finir sa course près de 50 mètres en contrebas. Une chute vertigineuse, mais heureusement sans conséquence. Car les occupants du véhicule sont sortis sans blessure grave et par eux-mêmes de l’habitacle de la voiture. Ils se sont même payé le luxe de remonter le ravin dans lequel ils étaient tombés.

Une fois de retour sur la route, les deux miraculés ont été pris en charge par des automobilistes présents. Ils ont ensuite été acheminés en direction du centre hospitalier de Tarbes « pour des examens de contrôle ». Leur état n’inspirait pas d’inquiétude aux secours.

Hausse de la mortalité sur les routes

Tous les accidents ne finissent pas aussi bien. D’après l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (Osnir), le taux d’accidents mortels sur les routes françaises a augmenté de 42 % entre les mois d’octobre 2020 et d’octobre 2021, pour un total de 318 tués et 7 456 blessés. La mortalité des 18-24 ans a également bondi de 32 % sur cette même période.

Avec Le Point

Un bambin de trois ans chute du troisième étage d’un immeuble à Gatineau

mai 24, 2021

Un garçon de trois ans a été transporté à l’hôpital dimanche soir après une chute accidentelle d’une fenêtre située au troisième étage d’un immeuble à logements, à Gatineau.

Un garçon de trois ans a fait une chute accidentelle d’une fenêtre située au troisième étage d’un immeuble à logements, à Gatineau.

© Simon Séguin-Bertrand, Le Droit Un garçon de trois ans a fait une chute accidentelle d’une fenêtre située au troisième étage d’un immeuble à logements, à Gatineau.

L’accident s’est produit vers 21h55 sur le boulevard Fournier, dans le secteur Hull. Le bambin a été transporté à l’Hôpital de Hull avant d’être transféré Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) en raison de ses blessures.

« Vers minuit, le dernier contact qu’on a eu avec l’hôpital, c’est qu’il était dans un état stable, a mentionné le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). Il y avait encore des tests à prodiguer pour être certain de son diagnostic avec précision. »

Le SPVG écarte cependant toute cause criminelle ou de négligence.

« C’est simplement un accident bien malheureux, conclu le SPVG. Il y avait plusieurs enfants à l’intérieur. Un moment donné, ils se sont rendu compte qu’il en manquait un. Un autre résident de l’immeuble a aperçu le petit garçon à l’extérieur. Il a cogné aux portes pour finalement localiser la mère avec les autres enfants. »

Le SPVG indique avoir fermé le dossier.

Avec Claudia Blais-Thompson – Le Droit 

La chute d’un téléphérique en Italie fait au moins neuf morts et deux blessés

mai 23, 2021

 

ROME — Neuf personnes ont été tuées dimanche à la suite de la chute d’un téléphérique dans la région du Piémont, en Italie. Deux enfants ont aussi été blessés et transportés à l’hôpital, indiquent les autorités. Leur état était considéré comme sérieux.

© Fournis par La Presse Canadienne

Une photo prise par les pompiers montre la cabine écrasée au sol entourée de débris dans une clairière au milieu d’un secteur boisé

près du sommet du mont Mottarone qui surplombe le lac Majeur, dans le nord du pays.

À cet endroit, les câbles sont très hauts, a indiqué Walter Milan, porte-parole de l’équipe de secours alpine.

La cause de cet écrasement n’avait pas encore été déterminée. Le temps était ensoleillé dans la région, a ajouté M. Milan.

Les autorités italiennes ont souligné que cette ligne de câbles avait été rénovée en 2016. Elle a été rouverte à la population récemment, après le confinement et les fermetures imposées aux remontées mécaniques des stations de ski à travers le pays dans la foulée de la pandémie de COVID-19.

Le mont Mottarone, qui atteint 1491 mètres d’altitude, offre une vue pittoresque sur le lac Majeur et les Alpes.

La montagne accueille au sommet le petit parc d’attractions Alpyland, qui offre une vue imprenable.

Avec The Associated Press

Les actions de la société de cannabis Hexo chutent après l’annonce de jeudi

décembre 27, 2019
© Fournis par La Presse canadienne
 

OTTAWA — Les actions de la société de cannabis Hexo ont chuté de 21 % vendredi avant-midi à la Bourse de Toronto, après que l’entreprise eut annoncé qu’elle émettrait environ 15 millions de nouvelles actions, une décision qui pourrait diluer la valeur de ses actions existantes.

Les actions ont chuté à un nouveau creux de 26 mois, à 2,03 $, au premier jour de transactions à Toronto après la pause de Noël, en baisse par rapport à un taux de clôture de 2,57 $ la veille de Noël.

Hexo a annoncé jeudi avoir conclu un accord avec des investisseurs institutionnels pour l’achat et la revente de 14,97 millions d’actions ordinaires à 1,67 $US par action, ce qui représente une aubaine de 14 % par rapport à son taux de clôture de 1,94 $US mardi à la Bourse de New York. L’offre devrait venir à échéance le 30 décembre.

Les actions à double cotation ont glissé à 1,53 $US à New York jeudi, mais ont rebondi jusqu’à 1,67 $US vendredi.

Hexo dit qu’elle a l’intention d’utiliser les 25 millions $US qu’elle prévoit générer par le biais de l’émission d’actions pour le fonds de roulement et pour financer la recherche afin de faire avancer ses «stratégies d’innovation».

L’entreprise a également annoncé un accord pour soumettre aux investisseurs des bons de souscription d’actions de cinq ans pour permettre l’achat de 7,5 millions d’actions supplémentaires à 2,45 $US par action.

Hexo a annoncé en octobre qu’elle supprimait 200 emplois pour s’adapter aux revenus futurs et assurer la viabilité à long terme de l’entreprise.

À la mi-décembre, Hexo a déclaré une perte de 62,4 millions $ pour le trimestre terminé le 31 octobre. La perte avait été de 12,8 millions $ au même trimestre un an plus tôt. Les revenus nets sont passés de 5,7 millions à 14,5 millions $.

Entreprise dans cette dépêche: (TSX:HEXO)

La Presse canadienne

Facebook: le bénéfice net trimestriel chute de 50%

juillet 24, 2019

 

Facebook a annoncé mercredi un bénéfice net en baisse de 50% au deuxième trimestre sur un an, à 2,6 milliards de dollars, à cause de l’amende record de 5 milliards de dollars infligée par les autorités fédérales américaines (FTC).

Le réseau social avait déjà mis de côté 3 milliards au premier trimestre en prévision de cette amende et avait annoncé qu’il s’attendait à un montant total pouvant aller jusqu’à 5 milliards. Le chiffre d’affaires a atteint 16,7 milliards de dollars, supérieur aux attentes des analystes.

Facebook comptait fin juin 2,41 milliards d’utilisateurs mensuels actifs et près de 1,6 milliards d’utilisateurs actifs quotidiens, des chiffres conformes aux attentes des marchés. Rapporté par action, le bénéfice ressort à 91 cents, largement inférieur aux attentes à cause de l’amende.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Russie: la confiance en Vladimir Poutine chute fortement (sondage)

octobre 8, 2018

Le président russe Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec le chancelier autrichien, à Saint-Pétersbourg le 3 octobre 2018 / © POOL/AFP/Archives / Dmitri Lovetsky

La confiance envers le président russe Vladimir Poutine est passée sous la barre des 40%, une première depuis l’annexion de la Crimée dans un contexte de grogne sociale contre une impopulaire réforme des retraites, selon un sondage publié lundi.

Seuls 39% des Russes interrogés en septembre ont affirmé avoir confiance en Vladimir Poutine, une baisse de 9 points par rapport au mois de juin, selon un sondage du centre indépendant Levada.

C’est le plus faible résultat de Vladimir Poutine depuis février 2014, lorsque sa cote de confiance avait atteint 36%. Cette dernière avait ensuite bondi à 51% après l’annexion de la Crimée en mars 2014.

La semaine dernière, le président russe a promulgué une réforme prévoyant le relèvement de 5 ans de l’âge de la retraite. Cette mesure a provoqué un vif mécontentement en Russie, poussé des milliers de personnes à protester dans la rue et provoqué des revers électoraux inattendus du parti au pouvoir en septembre lors d’élections régionales.

La nouvelle loi fait passer l’âge de départ à la retraite à 65 ans contre 60 aujourd’hui pour les hommes et à 60 ans contre 55 actuellement pour les femmes. Ces seuils de départ à la retraite avaient été fixés en 1932, à l’époque soviétique, et n’avaient pas été touchés depuis.

Confronté à une fronde inhabituelle, M. Poutine avait proposé lors d’une rare adresse télévisée à la nation en août d’assouplir la réforme, ce que les députés n’avaient pas tardé à faire en amendant le projet.

Selon l’enquête de l’institut Levada, les cotes de confiance du ministre de la Défense Sergueï Choïgou et des Affaires étrangères Sergueï Lavrov chutent également, passant respectivement de 19 à 15 points et de 14 à 10 points.

Romandie.com avec(©AFP / (08 octobre 2018 13h12)

La Bourse de Shanghai dévisse sous le poids des tensions sino-américaines

octobre 8, 2018

Photo d’archives du 25 septembre 2018, un investisseur à la Bourse de Shanghai. / © AFP/Archives / Johannes EISELE

Les places boursières chinoises ont dégringolé lundi, subissant le contrecoup de l’escalade généralisée des tensions avec les États-Unis pendant la semaine écoulée, alors que les marchés du géant asiatique étaient fermés.

A la Bourse de Shanghai, l’indice composite a terminé en repli de 3,72% à 2.716,51 points, tandis que la place de Shenzhen cédait 3,83% à 1.386,28 points. Les deux marchés sont restés fermés la semaine dernière pour cause de fête nationale chinoise, au moment où les relations avec les États-Unis se dégradaient fortement.

Les relations avec les États-Unis ont été notamment marquées la semaine dernière par des informations de l’agence financière Bloomberg selon lesquelles de minuscules puces informatiques auraient été insérées dans des ordinateurs américains fabriqués en Chine afin de voler des secrets technologiques américains.

Ces informations ont pénalisé lundi les valeurs technologiques, notamment le groupe de télécommunications ZTE, qui a cédé plus de 8%. ZTE a déjà fait l’objet de sanctions aux États-Unis et a été menacé de faillite ces derniers mois à la suite de menaces de l’administration Trump.

Le discours du vice-président américain Mike Pence, qui s’est livré jeudi à un réquisitoire en règle contre Pékin, accusé de travailler à la défaite de Donald Trump, a pu aussi agir sur le moral des investisseurs.

D’autant que des navires de guerre chinois et américain se sont dangereusement approchés en mer de Chine.

Cette chute intervient alors que la banque centrale chinoise a annoncé dimanche qu’elle allait réduire d’un point de pourcentage le taux de réserves obligatoires pour la plupart des banques, la quatrième baisse de cette année visant à les encourager à accorder davantage de crédits aux petites entreprises et au secteur privé.

Ces réductions successives doivent permettre à la Chine d’amortir l’impact économique des taxes imposées par le président américain, Donald Trump, sur 250 milliards de dollars de marchandises chinoises, environ la moitié des exportations du pays vers les États-Unis.

A Hong Kong, à 40 minutes de la clôture, l’indice Hang Seng était en repli de 1,18%.

Romandie.com avec(©AFP / (08 octobre 2018 10h22)

L’éther, une cryptomonnaie victime du succès de sa blockchain

septembre 21, 2018

Londres – L’ether, la deuxième monnaie virtuelle en matière de capitalisation derrière le bitcoin, a subi une chute de son cours ces dernières semaines. En cause, des inquiétudes sur la capacité de sa blockchain, Ethereum, à faire face à son succès.

Si l’ensemble des cryptomonnaies a connu un début de mois difficile, l’ether, né en 2015 avec la blockchain Ethereum, a été particulièrement éprouvé, lâchant près de 20% en trois semaines.

Au-delà de la décision de Goldman Sachs de suspendre son projet de plateforme d’échanges, qui a pénalisé l’ensemble du secteur, l’ether a souffert de propos tenus par Vitalik Buterin, cofondateur d’Ethereum, un protocole d’échanges décentralisé et inviolable.

« L’espace de la blockchain arrive à un point où il y a un plafond en vue », a déclaré le 8 septembre à l’agence Bloomberg le programmeur russo-canadien de 24 ans, qui a depuis cherché à atténuer ses propos.

Vitalik Buterin, devenu multimillionnaire grâce à Ethereum, « ne fait pas le boulot qu’il est supposé faire: accroître la confiance des entreprises dans la technologie et leur apporter ce dont elles ont besoin, c’est-à-dire de la scalabilité », a jugé Naeem Aslam, analyste pour Think Markets et détenteur de cryptomonnaies.

– Embouteillage sur la blockchain –

Scalabilité. Ce terme, qui exprime la capacité d’une blockchain à gérer une quantité croissante d’utilisateurs, est « probablement le défi numéro un » auquel est confronté Ethereum, selon des propos tenus il y a un an par M. Buterin.

Contrairement à la blockchain Bitcoin, Ethereum n’a pas pour principale fonction de créer une seule monnaie mais d’héberger des logiciels ou des « smart contracts » (contrats intelligents).

Ces programmes permettent notamment de déclencher automatiquement des transactions lorsqu’une certaine condition est remplie. Par exemple, dans le cas de paris sportifs, l’argent misé pourrait être instantanément réparti entre les gagnants une fois le résultat connu, sans nécessiter l’intervention d’une tierce partie.

C’est également à partir d’Ethereum qu’ont été effectués plus des deux tiers des ICO (initial coin offerings), des levées de fonds en monnaies virtuelles – souvent en ether.

Le nombre d’ICO a explosé en 2017, contribuant à la hausse des cours de l’ether dont le prix a été multiplié par plus de 160 en un an, avant de commencer à s’effondrer en janvier.

Problème: l’engouement autour des ICO a parfois saturé le réseau de la blockchain.

« Plus vous avez de besoins et plus vous avez de probabilités d’engorgement du réseau », souligne auprès de l’AFP Jérôme de Tychey, président d’Asseth, une association dédiée à la promotion d’Ethereum.

Lorsque le réseau peine à faire face au nombre de transactions, les frais augmentent et il faut payer plus cher pour voir son opération traitée en priorité. Alors que les frais moyens oscillaient dernièrement autour de quelques cents, ceux-ci ont temporairement dépassé 5,50 dollars début juillet, un record, selon le site bitinfocharts.

Pour améliorer la scalabilité de la blockchain, des modifications profondes de son architecture sont prévues, mais les retards s’accumulent, explique M. de Tychey, ce qui pourrait avoir découragé certains investisseurs.

Depuis début août, l’ether a perdu plus de 50% de sa valeur et presque 75% depuis le mois de mai, faisant passer sa capitalisation d’environ 82,5 milliards de dollars à 23,12 milliards. Une chute brutale mais qui ne fait que ramener les prix au niveau observé il y a un peu plus d’un an, soit environ 220 dollars pour un ether.

Immenses réserves

Autre phénomène qui pèse sur les cours: le succès de nombreuses ICO passées.

Une étude de Diar, une revue en ligne spécialisée sur les cryptoactifs, a révélé que les entreprises ayant effectué une levée de fonds avant l’explosion des cours « sont assises sur d’immenses réserves » de cryptomonnaies, supérieures pour certaines au montant de leur capitalisation.

Selon Larry Cermak, analyste pour Diar, elles détiendraient actuellement « environ 3,7% du total de la masse d’ethers » mais auraient déjà déplacé ou liquidé presque les deux tiers des montants levés.

« Si vous admettez qu’elles auront besoin de couvrir leurs dépenses d’exploitation en monnaie fiduciaire, cela signifie qu’elles vont avoir besoin de vendre leurs ethers », explique-t-il.

Depuis avril, la quantité d’ethers détenue par ces compagnies a diminué d’environ 20%, et ce mouvement de vente a mécaniquement contribué à baisser les prix.

Romancdie.com avec(©AFP / 21 septembre 2018 10h43)                                                        

Turquie: la livre s’écroule après l’annonce de Trump, Erdogan droit dans ses bottes

août 10, 2018

La livre turque en chute libre face au dollar, sur fond de crise diplomatique entre la Turquie et les Etats-Unis / © AFP / Yasin AKGUL

La livre turque, à l’agonie depuis plusieurs jours, enregistrait vendredi une chute abyssale de sa valeur accélérée par l’annonce américaine d’une forte hausse des taxes à l’importation et des déclarations virulentes du président Erdogan dénonçant une « guerre économique ».

La situation s’est encore aggravée en fin d’après-midi avec l’annonce par le président américain Donald Trump d’une forte augmentation des taxes à l’importation sur l’acier et l’aluminium turcs qui s’élèveront désormais respectivement à 50% et 20%.

La livre turque, qui a perdu près de 40% de sa valeur face au billet vert depuis le début de l’année, s’échangeait à 6,6115 livres contre un dollar à 13H35 GMT, soit une baisse vertigineuse de 19% sur la journée. La livre turque a même brièvement atteint 6,87, son plus bas historique.

Devant cette déroute, le président Recep Tayyip Erdogan a appelé ses concitoyens à la « lutte nationale » en échangeant leurs devises étrangères pour soutenir leur monnaie, dénonçant une « guerre économique » contre la Turquie. Son appel n’a fait qu’accélérer la chute de la livre.

Cet effondrement qui pousse la Turquie vers une crise monétaire survient sur fond de fortes tensions diplomatiques entre Ankara et Washington et de défiance croissante des marchés envers l’équipe économique de M. Erdogan.

La bérézina de la livre turque a eu un impact au-delà des frontières et fait chuter les titres de plusieurs banques européennes et conduit Wall Street à ouvrir en baisse, illustrant la crainte d’une contagion à l’économie mondiale.

La chute de la livre vendredi « montre que les investisseurs sont de plus en plus inquiets de l’imminence d’une crise monétaire totale », souligne dans une note David Cheetham, analyste chez XTB.

– « Nous avons Allah » –

La devise turque connaît une érosion inexorable depuis plusieurs années, mais l’hémorragie s’est accélérée ces derniers jours en raison de la grave crise diplomatique avec les Etats-Unis liée à la détention en Turquie d’un pasteur américain.

Ces deux alliés au sein de l’Otan ont imposé des sanctions réciproques contre des responsables gouvernementaux. Si ces mesures sont avant tout symboliques, elles ont inquiété les investisseurs étrangers dont l’économie turque est dépendante.

En annonçant sur Twitter qu’il autorisait la hausse des taxes à l’importation sur l’acier et l’aluminium turcs, M. Trump a d’ailleurs mentionné la baisse de la livre turque face au dollar et déclaré : « Nos relations avec la Turquie ne sont pas bonnes en ce moment ».

En l’absence d’annonce de mesures fortes, le président turc et son ministre des Finances n’ont pu enrayer l’inexorable chute de la livre tout au long de la journée.

« Si vous avez des dollars, des euros ou de l’or sous votre oreiller, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques. C’est une lutte nationale », a exhorté M. Erdogan dans un discours à Bayburt (nord-est).

Pendant son intervention, la livre turque a chuté encore plus fort, signalant l’insatisfaction des marchés.

Face à cette situation, le président Erdogan a pointé vendredi un doigt accusateur en direction d’un mystérieux « lobby des taux d’intérêt » dont il n’a pas défini les contours.

« S’ils ont des dollars, nous, nous avons notre peuple, nous avons le droit et nous avons Allah ! », avait-il lancé dans un précédent discours, dans la nuit de jeudi à vendredi.

– Crédibilité en jeu –

Outre ces tensions, les marchés s’inquiètent des orientations de la politique économique du président Erdogan, la banque centrale turque rechignant à relever ses taux pour contrer une inflation qui a pourtant atteint près de 16% en juillet en rythme annuel.

Nombre d’économistes estiment qu’il faudrait une hausse massive des taux de la banque centrale pour réguler l’inflation et soutenir la livre, mais M. Erdogan y est fortement hostile.

Visiblement soucieux d’envoyer des signaux positifs aux marchés, le nouveau ministre des Finances Berat Albayrak, qui est également le gendre du président Erdogan, a insisté sur l' »importance » selon lui de l' »indépendance de la banque centrale » turque.

Depuis sa nomination à ce poste après la réélection de M. Erdogan en juin, M. Albayrak s’est efforcé sans succès d’apaiser les marchés qui voient d’un mauvais oeil la mainmise croissante sur les affaires économiques du président.

« Les pouvoirs renforcés du président Erdogan (…) ont rendu encore plus incertain de savoir si les responsables politiques auront la capacité d’agir pour stabiliser l’économie », souligne William Jackson, de Capital Economics.

L’agonie de la livre turque cette semaine n’a quasiment pas été traitée par les principales chaînes de télévision et les journaux à grand tirage, pour la plupart contrôlés par le pouvoir.

Romandie.com avec(©AFP / (10 août 2018 16h35)