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Turquie: la livre s’écroule après l’annonce de Trump, Erdogan droit dans ses bottes

août 10, 2018

La livre turque en chute libre face au dollar, sur fond de crise diplomatique entre la Turquie et les Etats-Unis / © AFP / Yasin AKGUL

La livre turque, à l’agonie depuis plusieurs jours, enregistrait vendredi une chute abyssale de sa valeur accélérée par l’annonce américaine d’une forte hausse des taxes à l’importation et des déclarations virulentes du président Erdogan dénonçant une « guerre économique ».

La situation s’est encore aggravée en fin d’après-midi avec l’annonce par le président américain Donald Trump d’une forte augmentation des taxes à l’importation sur l’acier et l’aluminium turcs qui s’élèveront désormais respectivement à 50% et 20%.

La livre turque, qui a perdu près de 40% de sa valeur face au billet vert depuis le début de l’année, s’échangeait à 6,6115 livres contre un dollar à 13H35 GMT, soit une baisse vertigineuse de 19% sur la journée. La livre turque a même brièvement atteint 6,87, son plus bas historique.

Devant cette déroute, le président Recep Tayyip Erdogan a appelé ses concitoyens à la « lutte nationale » en échangeant leurs devises étrangères pour soutenir leur monnaie, dénonçant une « guerre économique » contre la Turquie. Son appel n’a fait qu’accélérer la chute de la livre.

Cet effondrement qui pousse la Turquie vers une crise monétaire survient sur fond de fortes tensions diplomatiques entre Ankara et Washington et de défiance croissante des marchés envers l’équipe économique de M. Erdogan.

La bérézina de la livre turque a eu un impact au-delà des frontières et fait chuter les titres de plusieurs banques européennes et conduit Wall Street à ouvrir en baisse, illustrant la crainte d’une contagion à l’économie mondiale.

La chute de la livre vendredi « montre que les investisseurs sont de plus en plus inquiets de l’imminence d’une crise monétaire totale », souligne dans une note David Cheetham, analyste chez XTB.

– « Nous avons Allah » –

La devise turque connaît une érosion inexorable depuis plusieurs années, mais l’hémorragie s’est accélérée ces derniers jours en raison de la grave crise diplomatique avec les Etats-Unis liée à la détention en Turquie d’un pasteur américain.

Ces deux alliés au sein de l’Otan ont imposé des sanctions réciproques contre des responsables gouvernementaux. Si ces mesures sont avant tout symboliques, elles ont inquiété les investisseurs étrangers dont l’économie turque est dépendante.

En annonçant sur Twitter qu’il autorisait la hausse des taxes à l’importation sur l’acier et l’aluminium turcs, M. Trump a d’ailleurs mentionné la baisse de la livre turque face au dollar et déclaré : « Nos relations avec la Turquie ne sont pas bonnes en ce moment ».

En l’absence d’annonce de mesures fortes, le président turc et son ministre des Finances n’ont pu enrayer l’inexorable chute de la livre tout au long de la journée.

« Si vous avez des dollars, des euros ou de l’or sous votre oreiller, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques. C’est une lutte nationale », a exhorté M. Erdogan dans un discours à Bayburt (nord-est).

Pendant son intervention, la livre turque a chuté encore plus fort, signalant l’insatisfaction des marchés.

Face à cette situation, le président Erdogan a pointé vendredi un doigt accusateur en direction d’un mystérieux « lobby des taux d’intérêt » dont il n’a pas défini les contours.

« S’ils ont des dollars, nous, nous avons notre peuple, nous avons le droit et nous avons Allah ! », avait-il lancé dans un précédent discours, dans la nuit de jeudi à vendredi.

– Crédibilité en jeu –

Outre ces tensions, les marchés s’inquiètent des orientations de la politique économique du président Erdogan, la banque centrale turque rechignant à relever ses taux pour contrer une inflation qui a pourtant atteint près de 16% en juillet en rythme annuel.

Nombre d’économistes estiment qu’il faudrait une hausse massive des taux de la banque centrale pour réguler l’inflation et soutenir la livre, mais M. Erdogan y est fortement hostile.

Visiblement soucieux d’envoyer des signaux positifs aux marchés, le nouveau ministre des Finances Berat Albayrak, qui est également le gendre du président Erdogan, a insisté sur l' »importance » selon lui de l' »indépendance de la banque centrale » turque.

Depuis sa nomination à ce poste après la réélection de M. Erdogan en juin, M. Albayrak s’est efforcé sans succès d’apaiser les marchés qui voient d’un mauvais oeil la mainmise croissante sur les affaires économiques du président.

« Les pouvoirs renforcés du président Erdogan (…) ont rendu encore plus incertain de savoir si les responsables politiques auront la capacité d’agir pour stabiliser l’économie », souligne William Jackson, de Capital Economics.

L’agonie de la livre turque cette semaine n’a quasiment pas été traitée par les principales chaînes de télévision et les journaux à grand tirage, pour la plupart contrôlés par le pouvoir.

Romandie.com avec(©AFP / (10 août 2018 16h35)

La station chinoise chute plus lentement que prévu (agence ESA)

mars 31, 2018

Chute de la station spatiale chinoise Tiangong-1 / © AFP /

La station spatiale chinoise qui chute actuellement vers la Terre progresse plus lentement qu’initialement prévu, et pourrait n’entrer dans l’atmosphère terrestre que lundi matin GMT, a indiqué samedi l’Agence spatiale européenne (ESA).

L’agence, qui surveille le déplacement de Tiangong-1 (« Palais céleste 1 ») avait auparavant évoqué une fenêtre comprise entre samedi 12H00 GMT (14H00 heure française) et dimanche après-midi.

Le module spatial ne devrait pas causer de dégâts sur Terre et offrira même lors de sa désintégration et de sa combustion dans l’atmosphère un spectacle « splendide », semblable à une pluie de météorites, ont assuré les autorités spatiales chinoises.

Dans un communiqué publié samedi, l’ESA donne une nouvelle fenêtre comprise entre dimanche après-midi et lundi matin GMT.

L’agence explique le ralentissement de la chute de Tiangong-1 par une météo spatiale désormais plus calme.

Un flot de particules solaires aurait dû accroître la densité dans la haute atmosphère et précipiter le plongeon de la station. Mais elle n’a pas eu l’effet prévu, selon l’agence spatiale européenne.

La fenêtre de rentrée dans l’atmosphère terrestre reste cependant « hautement variable », a souligné l’ESA. L’incertitude demeure également quant aux lieux de chute d’éventuels débris.

« Les gens n’ont aucune raison de s’inquiéter », avait toutefois assuré cette semaine le CMSEO, le bureau chinois chargé de la conception des vols spatiaux habités. Ce genre de module spatial « ne s’écrase pas sur Terre violemment comme dans les films de science-fiction », a-t-il expliqué.

Le laboratoire Tiangong-1 a été placé en orbite en septembre 2011. Il devait effectuer une rentrée contrôlée dans l’atmosphère terrestre, mais a cessé de fonctionner en mars 2016, générant des inquiétudes quant à sa « chute ».

Le risque pour un être humain d’être touché par un débris spatial de plus de 200 grammes est cependant d’un sur 700 millions, selon le CMSEO.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2018 15h48)

Portugal: la chute d’un arbre fait douze morts à Madère

août 15, 2017

Lisbonne – Douze personnes sont mortes écrasées et une cinquantaine ont été blessées mardi par la chute d’un arbre lors d’une fête religieuse à Madère, ont annoncé les autorités de l’île portugaise.

Parmi les blessés, dont sept se trouvaient dans un état grave, on comptait un Français, un Allemand et un Hongrois, a précisé lors d’une conférence de presse le secrétaire régional à la Santé, Pedro Ramos.

Le drame est survenu en milieu de journée, quand un chêne vieux de 200 ans est tombé sur une foule de fidèles qui allumaient des bougies près d’une fontaine devant une image de Notre-Dame du Mont.

Cette fontaine, située dans un jardin botanique à 5 km du centre-ville de la capitale Funchal, est entourée de plusieurs arbres centenaires et attire chaque année de nombreux habitants de Madère lors de la fête du Mont.

Sur les images d’une vidéo amateur diffusée par la chaîne publique RTP, on voit l’arbre tomber sur la foule, provoquant la fuite de dizaines de personnes en panique.

« On a entendu un bruit sec puis l’arbre est tombé pile à l’endroit où les gens déposaient des bougies, les personnes assises sur les bancs près de la fontaine ont aussi été touchées », a déclaré un témoin du drame, Domingos Perestrelo, à la chaîne de télévision SIC Noticias.

« Il y a eu un grand mouvement de panique, c’est arrivé en pleine messe, environ une demi-heure avant le début de la procession, il y avait beaucoup de monde », a-t-il ajouté.

Un périmètre de sécurité a été dressé tout autour du lieu de culte, où des fidèles consternés s’agglutinaient pour obtenir des informations sur les victimes ou pour aider les services de secours.

Trois jours de deuil régional ont été décrétés, a annoncé le président du gouvernement régional, Miguel Albuquerque.

Le Premier ministre du gouvernement national, Antonio Costa, a aussitôt exprimé ses condoléances « aux familles et aux amis des victimes de l’accident à Madère », tandis que le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, devait se rendre sur place dans les prochaines heures.

Le club de football du Maritimo Funchal a également manifesté son « profond chagrin pour la tragédie survenue à Monte ».

Madère est l’île la plus importante d’un archipel d’origine volcanique situé dans l’océan Atlantique au large des côtes marocaines, très prisé des touristes étrangers en raison de sa beauté naturelle et de la douceur de son climat.

L’île reste toutefois marquée par les inondations et les glissements de terrain qui ont fait plus de 50 morts en février 2010, notamment dans la capitale Funchal.

L’été dernier, un important incendie avait provoqué l’annulation de la fête religieuse en l’honneur de Notre-Dame du Mont.

Romandie.com avec(©AFP / 15 août 2017 18h14)                                            

RDC : le 16 mai 1997, jour de la chute de Mobutu

mai 16, 2017

Le maréchal-président du Congo-Zaïre Joseph-Désiré Mobutu, en juin 1983, à Lubumbashi. © Pascal Maitre pour J.A.

Alors que Laurent-Désiré Kabila est aux portes de Kinshasa, Mobutu Sese seko s’enfuit vers Gbadolite, puis vers le Togo et le Maroc. Le 16 mai 1997 marque le début de la fin du Léopard, qui mourra moins de quatre mois plus tard.

Kinshasa se réveille la peur au ventre. Chacun se demande si l’épilogue de la guerre éclair menée par Laurent-Désiré Kabila, soutenu par ses parrains rwandais et ougandais, est pour bientôt. Certains espèrent que les Forces armées zaïroises (FAZ) relèveront la tête pour défendre la capitale. Les rebelles sont déjà à Kenge, à quelques kilomètres. Mais la bataille de Kinshasa n’aura pas lieu. Sur recommandations américaines, les hommes de Kabila n’entreront dans la ville qu’après le départ de Mobutu Sese Seko. Ce matin du 16 mai 1997, une longue escorte quitte le camp Tshatshi, la résidence officielle du président Mobutu, et se dirige à vive allure vers l’aéroport de Ndjili.

 

Quelques minutes plus tard, le Léopard embarque dans un avion à destination de ses terres de Gbadolite, dans la province de l’Équateur (Nord-Ouest), aux confins de la frontière avec la République centrafricaine. Une tragédie se dénoue. Mais Gbadolite ne sera qu’une étape. Le lendemain, Mobutu Sese Seko, sous la pression des événements, est contraint de prendre un autre vol pour Lomé. À l’aéroport de Moanda, près de Gbadolite, des soldats désespérés tirent sur l’appareil, sans pouvoir l’endommager. Le même jour, en fin d’après-midi, les rebelles prennent Kinshasa. Le 7 septembre 1997, l’ex-président s’éteint à Rabat, au Maroc. Il était arrivé au pouvoir en novembre 1965.

Règne sans partage ?

En réalité, Mobutu n’était plus le « maître du Zaïre » depuis ce jour d’avril 1990 où il avait annoncé, la larme à l’oeil, la voix brisée par l’émotion, la fin du parti-État, le Mouvement populaire de la révolution (MPR), à la manière d’un père qui abandonne son enfant.

On a dit et écrit, un peu trop facilement, que « l’Homme seul » (ainsi l’avait surnommé, au tout début des années 1960, un de ses amis, le journaliste belge Francis Monheim) avait régné sans partage. Mobutu Sese Seko fut un homme à poigne. C’est incontestable. Mais en réalité, il n’était plus le « maître du Zaïre » depuis ce jour d’avril 1990 où il avait annoncé, la larme à l’oeil, la voix brisée par l’émotion, la fin du parti-État, le Mouvement populaire de la révolution (MPR), à la manière d’un père qui abandonne son enfant. Dès lors, les rangs se fissurent, des proches collaborateurs de longue date s’émancipent et basculent dans l’opposition. Les temps sont durs, tellement durs que, pendant les travaux de la Conférence nationale souveraine, le Léopard est vilipendé. Touché dans son amour-propre, il quitte Kinshasa, le centre du pouvoir, et s’exile à Gbadolite. Erreur fatale, sans doute, car il ne contrôlera plus rien, en réalité. Tout le reste, six ou sept années durant, ne sera plus que gesticulations, manoeuvres dilatoires, querelles byzantines face à une opposition faussement radicale et ivre de mots. Mobutu, miné par un cancer de la prostate, n’était plus Mobutu, la bête politique. On le verra sur des images restées célèbres lorsqu’un notable de Gbadolite le supplie de regagner Kinshasa afin de « reprendre le pouvoir ». En vain.

La chute de Mobutu, après une guerre venue de l’extérieur, a traumatisé son camp. « Vaincus militairement, la peur nous a gagnés. Nous avons alors choisi de nous taire pour éviter les représailles. Seule la vérité des vainqueurs comptait », résume un ancien vice-président du MPR sous le couvert de l’anonymat. Un autre ancien du MPR, Louis Koyagialo Ngbase te Gerengbo, qui fut gouverneur du Shaba (l’actuel Katanga) sous Mobutu et tout récemment vice-Premier ministre du gouvernement Muzito et Premier ministre intérimaire (entre mars et avril derniers), désormais dans la majorité présidentielle, n’en pense pas moins. Pour lui, « le maréchal Mobutu a été diabolisé dans l’opinion. Il était difficile de se réclamer de son héritage et d’en tirer des dividendes politiques ». Détail important, après la perte de son statut de parti-État, le MPR n’avait plus les moyens financiers nécessaires à un rebondissement.

Cendres

Grâce à la normalisation politique qui va conduire au dialogue intercongolais en Afrique du Sud, le MPR tente de renaître de ses cendres à partir du début des années 2000. Mais la guerre des chefs va faire rage entre deux fidèles, Catherine Nzuzi wa Mbombo – ancienne vice-présidente du MPR et candidate à l’élection présidentielle de 2006 – et Félix Vunduawe te Pemako – vice-Premier ministre, ministre, directeur de cabinet de Mobutu, avant d’être élu député en 2006. Le parti se divise en deux tendances : le MPR-Fait privé, créé en 1991 après la disparition du parti-État, que revendique Nzuzi wa Mbombo, et le MPR « canal historique » du côté de Vunduawe. « Cette dualité entretenue par le pouvoir en place n’a pas permis l’émergence du MPR dans la nouvelle configuration politique et a déshonoré la mémoire du maréchal Mobutu », déplore Vunduawe te Pemako.

On aurait pu croire que Nzanga Mobutu, en créant avec ses amis l’Union des démocrates mobutistes (Udemo), se poserait en héritier politique de son père. Paradoxalement, il a toujours affirmé que son géniteur appartenait au siècle passé et que lui est un homme de ce siècle. À moins que la vérité ne se trouve du côté de cet observateur qui affirme : « Les gens s’attachent plus aux individus eux-mêmes qu’à ceux qui prétendent les représenter. » Et de rappeler que les enfants de Patrice Lumumba (dont l’une fut ministre de Laurent-Désiré Kabila), de Joseph Kasa-Vubu (dont deux filles étaient candidates à la présidentielle de 2006) et de Moïse Tshombe (une de ses filles est conseillère à la Francophonie de Joseph Kabila) n’ont jamais réussi en politique.

Du temps de sa splendeur, il rassurait et incarnait l’idéal de grandeur.

Dignité

Le mobutisme en tant que vision du monde est-il mort pour autant ? « Non », répond André-Alain Atundu Liongo, président de la Convention pour la République et la démocratie (CRD, majorité présidentielle), qui fut chef des services de renseignements sous Mobutu. Selon lui, « le mobutisme a survécu à travers les idées d’intégrité du territoire national, de cohésion nationale, de dignité face à l’adversité. Bref, c’est l’esprit de la nation qu’on retrouve dans tous les partis aujourd’hui. Les gens se réfèrent désormais au mobutisme sans complexe ».

Il n’empêche, l’oeuvre de Mobutu est diversement appréciée. Ses plus farouches détracteurs l’accusent d’être resté trop longtemps au pouvoir, de n’avoir rien construit, d’avoir pillé et ruiné le pays. Cet état d’esprit transparaît à travers une anecdote que raconte un ancien ministre des Affaires étrangères du régime actuel. « Un jour, je recevais au ministère Nkosazana Dlamini-Zuma, alors chef de la diplomatie sud-africaine. Elle a estimé que le bâtiment était beau et cherché à savoir à quand remontait sa construction. Je lui ai répondu qu’il datait de l’époque de Mobutu. Elle s’est alors exclamée : « Ce n’est pas possible ! Vous avez pourtant toujours affirmé que ce monsieur n’avait rien construit. » »

Pour Vunduawe, tout ce qu’on dit sur Mobutu n’est pas juste. « Je constate avec regret que les gens ont l’habitude de juger le bilan du maréchal sur ses cinq dernières années, caractérisées par une forte crise consécutive à la fin de la guerre froide, clame-t-il. Le bilan global des trente-deux années de pouvoir montre qu’il a réalisé beaucoup de choses, notamment l’unité et la concorde nationales, la conscience et la fierté nationales, la paix, sans oublier la démocratie, qu’il nous a léguée. »

Croyance

Indulgence exagérée ? D’une manière générale, beaucoup de Congolais se montrent nostalgiques de l’ère Mobutu. C’était l’époque où le Zaïre était craint et respecté par tous ses voisins. « En ce temps-là, affirment-ils, nous vivions en paix et personne ne venait nous humilier chez nous. » La Gécamines était florissante et le Zaïre était le premier pays d’Afrique subsaharienne à participer à la Coupe du monde de football (en 1974). Il pouvait organiser le combat de boxe Ali-Foreman à Kinshasa, financer la construction de l’université de Nouakchott, payer les fonctionnaires de certains pays frères en difficulté, former les militaires des armées de quelques États africains. Ils se souviennent de leur musique qui faisait danser tout le continent et brillait par sa qualité.

« Aujourd’hui, nous sommes tombés très bas », se lamente un chauffeur kinois. Ils n’ont pas oublié le « grand chef » qui rassurait et incarnait l’idéal de grandeur, la fierté d’être soi-même, africain, dans la dignité. Les références, aujourd’hui, semblent provenir d’ailleurs. Mobutu Sese Seko demeure également l’artisan de l’unité nationale. « Les aspects positifs de son oeuvre politique demeurent. Tôt ou tard, ils seront sauvegardés », veut croire Vunduawe te Pemako. Le mobutisme a toujours été une forme de croyance.

 

Jeuneafrique.com par

Bordée impressionnante et étonnante de neige

février 13, 2017

 

Le rendez-vous de la chute de neige annoncé par la météo a été un cadeau encombrant déposé à chaque porte, chaque fenêtre, chaque balcon, chaque escalier, chaque route et portes de bureau.

Depuis la baie de ma fenêtre, à 21h00, je la voyais traverser, en file indienne, la lumière éclatante du lampadaire debout en bordure de la route jouxtant le trottoir. Encore timide et candide, de par son élan, elle redoublait de vigueur quand un travailleur fut dissuadé de rentrer son engin. Le bruit de la machine qui me parvenait aux oreilles disparaissait dans le silence total du risque d’accident.

Soudain, le téléphone sonne. Il est 22h20. C’est un appel d’ami. Surpris car toute la journée il n’avait pas appelé. Or il était parti à Montréal. Il commence à me raconter son retour sur l’autoroute.

  • « J’ai rencontré plusieurs sorties de route. Des accidents. Certains en collision frontale. D’autres à la renverse dans un mini ravin. Le spectacle est à l’effroi et à la prudence pour ne pas tomber dans le piège. J’ai encore une bonne distance à parcourir avant d’arriver dans ma ville de résidence».

Face à moult accidents de circulation, il a pris la résolution de rouler doucement. Mais son cœur n’est pas tranquille. Il regrette d’être sorti en ce mauvais temps et pourtant annoncé à la télévision. De s’être entêté de prendre le volant.

Dans la peur accrue qui réduit la visibilité par endroits, et de la neige qui s’amoncelle sur la chaussée, il récite mentalement ses prières pour arriver sain et sauf à destination.

Sur l’autoroute, des policiers et des véhicules de remorquage travaillent pour dégager les accidentés, pour avertir les autres usagers de faire attention. De ralentir à leur approche pour ne pas tomber dans un quelconque accrochage.

Au lieu de continuer de circuler sur l’autoroute, dès la première bifurcation, il rentre sur les voies secondaires afin d’éviter les accidents. Malgré cette précaution de prudence, il rentre sur toutes les routes où un ensablement de neige jonche l’asphalte.

Son arrivée à domicile est un grand soulagement qui le pousse à renoncer désormais de prendre la route en cas de prévision de mauvaise météo.

La lumière apporte sa clarté qui, pénètre furtivement dans la chambre, malgré le chauffage qui fonctionne à plein régime. Une sensation de fraîcheur frappe à la fenêtre.

Dehors, des engins s’activent très tôt pour faciliter la circulation. Se débarrasser de cette bordée de 10cm aux dimensions étonnantes ayant envahi mon balcon de plus de 100cm, par entassement.

Dès le premier tour de clé, à la porte, un ban de neige m’attendait. Souriante dans sa robe blanche. Elle est debout. Pure et innocente. Elle est bonne à caresser. Mais je ne peux la laisser m’empêcher de sortir. Un coup de balai me pousse de la jeter loin de ma proximité. Les marches d’escalier sont bosselées par de rubans de neige.

A la télévision, les informations du matin sont axées sur la tempête de neige. La priorité est aux conseils des usagers de la route. Aux travailleurs. Aux écoliers. D’être prudents.

Une journaliste, à bord d’un hélicoptère, commente les images des accidents. Des sorties de route. La plus dangereuse est un véhicule de transport de lait qui s’est renversé en contre-bas, penché sur le flanc gauche. Heureusement le chauffeur est sorti indemne.

La fin de chute est maintenant au ralenti comme une traînée de poudre.

 

Bernard NKOUNKOU

France: Miss Mayotte hospi­ta­li­sée après sa chute en direct

décembre 18, 2016

 

Miss, un métier à haut risque

 

Avec le sacre de Miss Guyane, Alicia Aylies, l’autre grand moment de la soirée Mis France 2017 très commenté sur les réseaux sociaux ce dimanche 18 décembre est la chute de la repré­sen­tante de Mayotte, au milieu d’une choré­gra­phie. Si elle s’est rele­vée juste après sa chute, et a tenté de sourire tant bien que mal, la jeune femme semble s’être fait mal.

C’est ce qui s’appelle un acci­dent bête, aux consé­quences très doulou­reuses. Ce samedi 17 décembre, au beau milieu d’un des défi­lés de l’élec­tion Miss France 2017, diffu­sée en direct sur TF1, la repré­sen­tante de Mayotte, Naïma Madi Maha­dali, a été victime d’une vilaine chute.

Après s’être avan­cée face au public, et étalé son grand sourire devant la caméra, la jeune fille de 19 ans, devait ensuite saluer Malika Ménard et les autres membres du jury. C’est alors qu’elle s’est prise les pieds dans sa longue traî­née au moment même où elle opérait un demi-tour prévu dans la choré­gra­phie. Elle s’est rele­vée aussi­tôt, mais n’a pu dissi­mu­ler une certaine gêne au moment de reprendre sa place. Miss Mayotte boitait, ce qui a beau­coup fait réagir sur les réseaux sociaux tout au long de la soirée.

La chute est visible dans cette vidéo mise en ligne par le blog de Jean-Marc Moran­dini.

Pendant le reste de la soirée, la malheu­reuse Naïma Madi Maha­dali est restée en coulisses, pour rece­voir les premiers soins. Elle n’a pu assis­ter au sacre final de Miss Guyane. Ses proches avaient pu être rassu­rés par l’anima­teur et maître de céré­mo­nie, Jean-Pierre Foucault. Mais sa cheville semblait néces­si­ter des soins supplé­men­taires, et elle a donc été trans­por­tée à l’hôpi­tal de Mont­pel­lier, comme l’indique aujourd’hui le jour­nal régio­nal L’Indé­pen­dant.

Si cette mésa­ven­ture a gâché sa soirée, et brisé ses rêves de deve­nir Miss France un jour, Miss Mayotte peut se conso­ler en se disant que les chutes arrivent même aux meilleures. Une carrière de mannequin lui tend toujours les bras, si sa cheville le lui permet à l’avenir.

Gala.fr par Martin ChoteauMartin Choteau

Afrique du Sud: Oscar Pistorius hospitalisé après une chute

août 7, 2016

Johannesburg – L’ex-athlète paralympique Oscar Pistorius a passé la journée de samedi à l’hôpital après être tombé de son lit dans sa cellule de la prison de Pretoria où il est incarcéré pour le meurtre de sa petite amie, a appris dimanche l’AFP auprès des services pénitentiaires.

Il a été hospitalisé samedi après-midi après s’être blessé en tombant de son lit, a indiqué à l’AFP, Singabakho Nxumalo le porte-parole des services pénitentiaires.

Il est désormais de retour sous notre surveillance, dans l’aile médicale de la prison où il est habituellement incarcéré, a-t-il poursuivi.

Selon l’hebdomadaire sud-africain City Press qui cite un détenu de la prison de Pretoria, Oscar Pistorius aurait été admis à l’hôpital après s’être intentionnellement taillé les veines des poignets.

Nous ne pouvons pas confirmer cette information, ce ne sont que des spéculations, a déclaré dimanche M. Nxumalo.

Deux gardiens qui connaissent l’aile médicale de prison ont indiqué que des lames avaient été trouvées dans la cellule de Pistorius au cours d’une fouille samedi après-midi, rapporte City Press.

L’hebdomadaire cite également qu’un gardien de sécurité de l’hôpital où a été emmené le champion qui affirme qu’Oscar Pistorius avait de vilaines coupures aux poignets que les docteurs ont dû bander.

Nous avons vu Oscar et il va bien. Les articles disant qu’il a essayé de se faire du mal sont complètement faux et sensationnalistes, a indiqué Carl Pistorius, le frère du champion sur Twitter, dimanche après-midi.

Il a simplement glissé dans sa cellule et s’est blessé. Rien de sérieux, a-t-il poursuivi.

Condamné en première instance à cinq ans de prison pour homicide involontaire sur sa petite amie Reeva Steenkamp, il a déjà passé une année dans l’aile médicale de la prison de Pretoria avant d’être placé aux arrêts domiciliaires. Finalement condamné en appel pour meurtre, il est de retour en prison depuis le 6 juillet et doit purger une peine de six ans.

Selon le droit sud-africain, il est éligible à une libération conditionnelle après avoir purgé la moitié de sa nouvelle peine de prison, soit en 2019.

Mais l’interminable saga judiciaire se poursuit puisque le parquet sud-africain a décidé fin juillet de faire appel de cette condamnation qu’il a jugée scandaleusement trop clémente.

Incarcéré dans l’aile médicalisée de la prison en raison de son handicap, Oscar Pistorius échappe ainsi aux cellules surpeuplées des établissements pénitentiaires sud-africains, réputées pour leur violence.

Sa cellule, dans la prison de Kgosi Mampuru à Pretoria, que l’AFP avait pu visiter en 2015, est une petite pièce exiguë aux murs jaunes, meublée d’un lit simple en fer blanc et équipé d’un lavabo en inox. Elle est éclairée par une fenêtre en hauteur.

Dans la nuit du 13 au 14 février 2013, Pistorius, alors en pleine gloire, avait abattu chez lui de quatre balles sa petite amie Reeva Steenkamp, qui se trouvait dans les toilettes. Il a toujours clamé l’avoir tuée par erreur, croyant à l’intrusion d’un cambrioleur dans sa maison ultra sécurisée de Pretoria.

Romandie.com avec(©AFP / 07 août 2016 13h26)

Il va aux toilettes la nuit en montagne et chute mortellement

septembre 5, 2015

Un Uranais de 24 ans a chuté mortellement en montagne dans la nuit de vendredi à samedi en allant aux toilettes. Il passait la nuit avec deux membres de sa parenté dans une cabane située à 1250 mètres d’altitude.

En voulant rejoindre vers 03h00 les toilettes se trouvant dans une autre maisonnette, le malheureux a perdu l’équilibre et été précipité 180 mètres en contrebas. Ses compagnons, alertés par un cri, ne sont pas parvenus à le retrouver. Les secours l’ont localisé plus tard, avant qu’il ne soit remonté vers 08h00, rapporte la police uranaise.

Romandie.com

Syrie: 27 personnes tuées par la chute d’un avion de chasse sur un marché

août 3, 2015

Vingt-sept personnes au moins ont été tuées lundi par la chute d’un avion de chasse de l’armée syrienne sur un marché de la ville d’Ariha, dans le nord-ouest du pays, ont rapporté des habitants et des témoins. Plusieurs dizaines d’autres ont été blessées.

La plupart des victimes sont des civils, a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une organisation non-gouvernementale basée au Royaume-Uni qui suit les violences en Syrie par le biais d’un réseau d’informateurs.

L’OSDH a précisé que le chasseur n’avait pas été abattu par des tirs. L’armée syrienne n’a pas réagi dans l’immédiat à ces informations.

Ariha est située dans la province d’Idlib, dont la majeure partie est depuis mai sous le contrôle d’une coalition d’insurgés islamistes. Avant de s’écraser sur le marché, le chasseur avait largué une bombe sur la principale rue commerçante de la ville, ont déclaré deux témoins à Reuters.

« L’avion a largué à basse altitude une bombe sur la principale rue du bazar, quelques secondes seulement avant de s’écraser », a dit Ghazal Abdullah, un habitant qui se trouvait près des lieux.

Les combats se sont intensifiés récemment dans la province d’Idlib entre les forces gouvernementales et la coalition de l’Armée de la conquête (Djaich al Fatah), dont fait partie le front Al Nosra, branche syrienne d’Al Qaïda.

La chute d’Ariha a permis aux insurgés de prendre le contrôle de la majeure partie de la province d’Idlib, frontalière de la Turquie et voisine de celle de Lattaquié, le fief du président Bachar al Assad. Cette région agricole a depuis été la cible de bombardements aériens réguliers des forces de Damas, qui tentent de regagner du terrain.

Romandie.com

Sous la chute de neige

novembre 23, 2014

 

Sous l’immense chute effrénée de neige,

Tous deux engloutis dans le froid en rage,

Ton corps aux nombreuses batteries,

Me réchauffe sans répit, sous le toit.

 

Sous la voûte de glace sans précédent,

Tu m’alimentes de ta dynamo à plein temps,

Par des moments complices et intimes,

Où dans la durée des jours, tu m’allumes.

 

Tu brûles comme une braise incandescente,

Douce et tendre, tu es toujours ravissante.

Dans cette prison du froid, tu es mon trésor

Qui me rend heureux malgré le froid dehors

 

Bernard NKOUNKOU