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Une société espagnole soupçonnée d’avoir espionné Assange pour la CIA

septembre 27, 2019

 

Une société de sécurité espagnole, qui fait l’objet d’une enquête de la justice espagnole, aurait espionné Julian Assange au profit des Etats-Unis lorsqu’il vivait dans l’ambassade d’Equateur à Londres, affirme vendredi le quotidien El Pais.

Les employés de Undercover Global SL, chargée d’assurer la sécurité de l’ambassade équatorienne lorsque le fondateur de Wikileaks y était réfugié, transmettaient des rapports sur ses activités à la CIA, assure le journal. Un juge de l’Audience nationale, haut tribunal madrilène, enquête sur cette affaire, a-t-on appris auprès de l’un des avocats de Julian Assange. Contacté par l’AFP, le tribunal s’est en revanche refusé à tout commentaire.

«Il y a une enquête pénale ouverte à l’Audience nationale mais elle est secrète (…) et nous ne pouvons pas faire de déclarations sur le contenu de l’enquête au-delà de ce qui a filtré» dans la presse, a expliqué à l’AFP Aitor Martinez, qui représente le fondateur de Wikileaks. «La fuite vient probablement d’employés» d’Undercover Global, a-t-il ajouté. Selon El Pais, Undercover Global avait installé des micros dans les extincteurs de l’ambassade ainsi que dans les toilettes des femmes, où les avocats d’Assange se réunissaient par crainte d’être espionnés.

La société aurait également installé un système permettant aux Etats-Unis de suivre tous les enregistrements en direct. Selon El Pais, les Etats-Unis avaient ainsi été informés en décembre 2017 d’une réunion entre Assange et le chef des services secrets équatoriens pour organiser son transfert vers un autre pays grâce à un passeport diplomatique.

Les avocats de Julian Assange avaient déposé pour leur part fin avril une plainte contre un groupe d’Espagnols accusés d’avoir exercé un chantage sur l’activiste via des vidéos et documents obtenus pendant son séjour à l’ambassade. En 2012, l’Australien de 47 ans, qui faisait l’objet de poursuites en Suède pour viol – une affaire depuis classée – s’était réfugié dans l’ambassade d’Equateur à Londres pour éviter d’être extradé vers la Suède et vers les Etats-Unis, en raison de la publication de documents secrets américains par son site internet.

Après sept ans passés dans la représentation diplomatique équatorienne, Julian Assange en a été délogé par la police britannique le 11 avril, avec l’autorisation de Quito. Il a été condamné début mai par un tribunal londonien à 50 semaines de prison pour violation des conditions posées à sa liberté provisoire.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Prisons secrètes de la CIA: la Lituanie et la Roumanie condamnées

mai 31, 2018

/ © AFP / SAUL LOEB

Après la Pologne en 2015, la Lituanie et la Roumanie ont été condamnées jeudi par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour leur participation au programme de prisons secrètes de la CIA, épinglées pour complicité et de multiples violations.

La Cour avait été saisie par deux prisonniers de Guantanamo, Abd al-Rahim al-Nachiri (contre la Roumanie) et Abou Zoubaida (contre la Lituanie), qui affirmaient avoir été détenus au secret dans ces pays entre 2004 et 2006. Leurs requêtes avaient été examinées publiquement par la Cour en juin 2016.

Dans deux arrêts distincts, la Cour a condamné les autorités roumaines et lituaniennes, pour plusieurs violations des droits de l’Homme dans ces prisons de l’agence de renseignement américaine.

Parmi les droits violés: l’interdiction de la torture, le droit à la liberté et à la sûreté des requérants, celui au respect de la vie privée, et leur droit à un recours effectif.

« La participation de la Lituanie au programme de détentions secrètes de la CIA l’a amenée à commettre de multiples violations des droits de l’Homme », de même que « la Roumanie a commis plusieurs violations des droit de l’Homme en se rendant complice du programme de détentions secrètes de la CIA », peut-on lire dans les deux arrêts de la Cour.

Si jusqu’ici ni Bucarest ni Vilnius n’ont admis l’existence de prisons secrètes présumées de la CIA sur leurs territoires – le parquet général roumain et le parquet lituanien ont tous deux ouvert une enquête concernant l’existence présumée de ces centres-, pour la Cour il n’y a pas de doute.

« La Roumanie a accueilli de septembre 2005 à novembre 2005 » une prison secrète dont le nom de code était « Site black », de même que « la Lituanie a accueilli une prison secrète de la CIA de février 2005 à mars 2006 », conclut la Cour dans ses deux jugements.

Le requérant Abou Zoubaida y a été détenu et « les autorités internes (lituaniennes) savaient que la CIA le soumettrait à des traitements contraires à la Convention », note la Cour, jugeant que « le pays est responsable des violations des droits de l’intéressé ».

– « Informations cruciales » –

Pour arriver à de telles conclusions, la Cour européenne a indiqué avoir « dû établir les faits à partir de différentes sources d’informations ».

Elle a dit avoir notamment trouvé « des informations cruciales » dans un rapport de la Commission d’enquête du Sénat américain sur la pratique de la torture à la CIA. Le rapport avait été rendu public en décembre 2014.

Le gouvernement lituanien a immédiatement réagi jeudi, n’excluant pas de faire appel du jugement.

« Nous analysons la situation, l’arrêt est particulièrement important, plus de 300 pages. Nous devons l’étudier en détail. Nous avons la possibilité de faire appel de cette décision. Nous considérerons cette possibilité », a déclaré à l’AFP le ministre lituanien de la Justice, Elvinas Jankevicius.

Vilnius et Bucarest devront verser 100.000 euros de dommages moraux à chacun des requérants.

Al-Nachiri, un Saoudien, est soupçonné d’avoir perpétré l’attentat contre le navire USS Cole, qui avait tué 17 Américains dans le port yéménite d’Aden en octobre 2000. Il affirmait avoir été détenu au secret en Roumanie d’avril 2004 à septembre 2006 et disait y avoir subi de mauvais traitements alors qu’il se trouvait aux mains des autorités américaines.

Ce dernier est toujours détenu par les autorités américains dans des conditions restrictives, selon la Cour.

Le second, Abou Zoubaida, un Palestinien apatride, est considéré comme l’un des principaux membres d’Al-Qaïda par Washington au moment de son arrestation. Il se plaignait d’avoir été emprisonné en Lituanie pendant plus d’un an, de février 2005 à mars 2006.

« Ce jugement constitue un sévère camouflet face aux tentatives honteuses de la Roumanie de cacher la vérité concernant l’accueil d’une prison secrète de la CIA », a réagi Amrit Singh, une des avocats d’Abd al-Rahim Al-Nachiri, qui y voit un arrêt « essentiel pour mettre fin à l’impunité de la complicité européenne dans le programme de torture de la CIA ».

Les deux arrêts ne sont pas définitifs, les gouvernements roumain et lituanien ayant trois mois pour faire appel et demander un réexamen devant la Grande chambre de la CEDH.

En février 2015, la CEDH, déjà saisie d’une requête de Zoubaida, avait définitivement condamné la Pologne pour son rôle dans les prisons secrètes de la CIA.

Romandie.com avec (©AFP / 31 mai 2018 13h14)                

États-Unis: la candidate à la tête de la CIA promet ne plus recourir à la torture

mai 9, 2018

Gina Haspel, candidate pour diriger la CIA, témoigne devant une commission du Congrès qui doit valider sa nomination, le 9 mai 2018 à Washington / © AFP / MANDEL NGAN

La CIA ne reprendra pas le programme d’interrogatoires poussés introduit après les attentats du 11-Septembre et assimilé à de la torture, même sur ordre du président, a assuré mercredi au Congrès Gina Haspel, choisie par Donald Trump pour diriger l’agence américaine de renseignement.

Agé de 61 ans –celle qui a passé 33 ans au sein de l’agence basée à Langley (Virginie) et deviendrait la première femme à la diriger– a créé la polémique pour avoir dirigé pendant au moins une partie de l’année 2002 une prison secrète de la CIA en Thaïlande, où les détenus suspectés d’appartenir à Al-Qaïda étaient fréquemment torturés.

« Je peux vous assurer de mon engagement personnel et sans réserve, que sous ma direction la CIA ne reprendra pas un tel programme de détention et d’interrogatoire », a-t-elle affirmé devant la commission sénatoriale du renseignement, chargée de valider sa candidature.

Ces séances incluaient des simulacres de noyade (« waterboarding »), une technique illégale selon le code militaire mais qui figurait parmi celles « autorisées par les plus hautes autorités judiciaires et aussi par le président » George W. Bush.

Elles ont été définitivement bannies par son successeur Barack Obama.

« Mon code moral est solide. Je ne permettrais pas à la CIA de poursuivre des activités que j’estimerais immorales, même si elles étaient techniquement légales », a-t-elle répondu à un sénateur qui lui demandait si elle obéirait à un ordre du président dans ce sens.

Elle a toutefois défendu ce programme, assurant qu’il avait fourni « des informations de valeur » pour empêcher d’autres attentats.

Après le 11-Septembre, « nous étions chargés de nous assurer que le pays ne soit plus attaqué », a-t-elle souligné. « Mes collègues et moi au sein de l’antiterrorisme avons travaillé aussi dur que possible avec les outils à notre disposition pour nous assurer que notre mission serait couronnée de succès ».

Elle a également défendu la décision de détruire une centaine de cassettes vidéo d’interrogatoires poussés d’un suspect, en raison des risques pour la sécurité des agents qui pouvaient être identifiés sur les images.

– « Bien élevée » –

Gina Haspel bénéficie du soutien de Donald Trump et d’une partie de la commission.

« Ma très respectée candidate pour diriger la CIA est saluée car elle a été et sera toujours DURE CONTRE LE TERRORISME! », avait tweeté mardi le président américain.

Donald Trump a affirmé être favorable à titre personnel à la torture, tout en conditionnant un éventuel changement de la loi à un avis de son ministre de la Défense, Jim Mattis, qui y est opposé.

« Je pense que la torture ne marche pas », a souligné Mme Haspel, assurant qu’elle ne soutiendrait pas un changement de législation.

Mais certains membres démocrates se sont dits sceptiques sur la capacité de Mme Haspel d’accomplir sa mission en toute indépendance.

La session, plusieurs fois interrompue par des opposants à sa nomination, devait se poursuivre à huis clos dans l’après-midi pour évoquer des dossiers classifiés.

La décision de la commission pourrait être annoncée la semaine prochaine. Le Sénat, où les républicains disposent d’une courte majorité (51 contre 49), doit également se prononcer probablement d’ici fin mai.

Vêtue d’un ensemble beige, les cheveux bruns jusqu’aux épaules, Mme Haspel a dévoilé quelques détails de sa carrière au sein de services clandestins de la CIA, qu’elle dit connaître « sur le bout des doigts ».

Elle a ainsi dit avoir « excellé à trouver des informations confidentielles obtenues de la main à la main, dans des cachettes ou par des rencontres dans des rues sombres de capitales du tiers-monde ».

« Mes parents m’ont bien élevée, je sais faire la différence entre le bien et le mal », a-t-elle souligné, se présentant comme la fille d’un militaire de l’US Air Force née dans le Kentucky (sud) et issue de la classe moyenne américaine. Elle a suivi son père déployé à l’étranger avant d’intégrer l’agence en janvier 1985.

Officier traitant en Afrique et chef de poste en Europe et en Asie, elle a aussi travaillé au centre antiterroriste de l’Agence, qu’elle rejoint le 11 septembre 2001, alors que plusieurs attentats à New York et Washington faisaient près de 3.000 morts.

Onze ans plus tard, elle a été nommée directrice adjointe des opérations clandestines mondiales, puis directrice-adjointe de la CIA en 2017. Elle doit succéder à Mike Pompeo nommé secrétaire d’Etat.

Romandie.com avec (©AFP / 09 mai 2018 20h02)                

États-Unis/Corée du Nord: Le patron de la CIA à Pyongyang, le sommet Kim-Trump prend corps

avril 18, 2018

Le directeur de la CIA Mike Pompeo à Washington le 12 avril 2018 / © AFP/Archives / JIM WATSON

Les préparatifs en vue d’un sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong Un ont connu une soudaine accélération mercredi avec la confirmation par le président américain que Mike Pompeo, son homme de confiance et directeur de la CIA, avait rencontré secrètement le dirigeant nord-coréen à Pyongyang.

Depuis sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, où il passe deux jours avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, autre acteur clé du dossier, le président américain a fait souffler un vent d’optimisme.

« Mike Pompeo a rencontré Kim Jong Un en Corée du Nord la semaine dernière. La rencontre s’est bien déroulée et une bonne relation s’est établie », a déclaré Donald Trump sur Twitter. « La dénucléarisation sera un grand événement pour le monde, mais aussi pour la Corée du Nord ».

Les Etats-Unis ont toujours posé la perspective d’une dénucléarisation de la péninsule coréenne comme condition à des discussions directes avec la Corée du Nord.

L’envoi de Mike Pompeo, l’un de ses plus proches collaborateurs qui deviendra son secrétaire d’Etat dans quelques jours, montre à quel point la question nord-coréeenne est devenue la priorité diplomatique de l’administration Trump.

Le président américain avait créé une immense surprise le 8 mars en acceptant une invitation à se rencontrer de Kim Jong Un, transmise par la Corée du Sud.

– Traité de paix –

La mission secrète de Mike Pompeo qui, selon le Washington Post, a eu lieu pendant le week-end de Pâques, intervient dans un contexte de détente entre la Corée du Nord et la Corée du Sud qui a débouché sur une floraison d’initiatives diplomatiques impensables il y a encore quelques mois.

Séoul a ainsi annoncé mercredi étudier des pistes pour un éventuel traité de paix avec le Nord. Les combats sur la péninsule coréenne avaient pris fin en 1953 à la suite d’un armistice mais aucun traité de paix n’a été signé, si bien que les deux Corées sont toujours techniquement en guerre.

La Zone démilitarisée qui divise la péninsule est hérissée de mines et de fortifications.

Le troisième sommet intercoréen depuis la fin de la guerre, prévu le 27 avril, pourrait être l’occasion d’aborder la question d’une déclaration officielle pour clore le conflit sur la péninsule.

« Nous examinons la possibilité de remplacer le régime de l’armistice sur la péninsule coréenne par un régime de paix », a déclaré à la presse un haut responsable de la Maison Bleue, la présidence sud-coréenne.

« Ils ont ma bénédiction pour discuter de la fin de la guerre. Les gens ne réalisent pas que la guerre de Corée n’est pas terminée », avait affirmé mardi Donald Trump, en compagnie de Shinzo Abe.

« La question du traité de paix est un problème très difficile », a commenté Koo Kab-woo, professeur à l’Université des études nord-coréennes.

Pyongyang et Séoul revendiquent tous deux la souveraineté sur la péninsule toute entière. Un traité pourrait vouloir dire que les deux Corées se reconnaissent l’une l’autre.

Le Nord demanderait probablement le retrait des soldats américains déployés sur la péninsule. Le conseiller sud-coréen à la sécurité nationale, Chung Eui-yong, a lui déclaré mercredi que Séoul et Washington voulaient que Pyongyang renonce à ses ambitions atomiques.

– « Nous les respectons » –

Les moments clé du sommet intercoréen, dont la première poignée de main entre MM. Kim et Moon, seront diffusés en direct à la télévision, a annoncé Séoul après une réunion de travail entre les deux parties mercredi.

Mais le monde a déjà les yeux braqués sur le face-à-face qui se dessine entre Donald Trump et Kim Jong Un. Il aura lieu début juin ou peut-être un peu avant, a précisé le président américain mardi.

« Ils nous respectent. Nous les respectons. L’heure est venue de parler, de résoudre les problèmes ». « Il y a une véritable chance de résoudre un problème mondial », a-t-il lancé.

Le président américain a évoqué « cinq lieux » possibles pour ce sommet, sans davantage de précisions. Panmunjom, village situé dans la Zone démilitarisée, fait partie des hypothèses régulièrement évoquées, de même que la Corée du Sud ou la Corée du Nord et la Chine.

Pékin est le principal allié de Pyongyang, mais leurs relations s’étaient rafraîchies avec la multiplication des tirs de missiles balistiques et les essais nucléaires du Nord, Pékin soutenant les sanctions de l’ONU.

Donald Trump doit, de son côté, poursuivre les consultations avec le Premier ministre japonais en Floride. Les deux hommes ont prévu une conférence de presse commune en fin de journée. Une partie de golf, leur sport favori, est aussi au programme.

Romandie.com avec(©AFP / 18 avril 2018 15h20)                

États-Unis/Gina Haspel: une femme accusée de torture à la tête de la CIA

mars 13, 2018

Logo de la centrale d’espionnage américaine dans le hall d’entrée du siège à Langley en Virginie, le 14 août 2008 / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Gina Haspel, est la première femme nommée mardi à la tête de la CIA, mais le rôle de cette ancienne responsable des opérations clandestines dans les prisons secrètes où des détenus étaient torturés, pourrait compliquer sa tâche pour diriger l’une des plus grandes agences de renseignement du monde.

Mme Haspel, 61 ans, doit remplacer Mike Pompeo que Donald Trump a choisi mardi pour devenir le chef de sa diplomatie après le limogeage sans ménagement de Rex Tillerson.

Espionne très expérimentée dans les opérations clandestines, elle a rejoint l’agence en 1985 et a servi dans plusieurs endroits du monde, notamment à Londres à la fin des années 2000.

« Gina est une espionne exemplaire et une patriote dévouée qui apporte plus de 30 ans d’expérience dans l’agence. Elle est aussi une dirigeante expérimentée avec une aptitude fantastique à faire les choses et inspirer ceux qui l’entourent », déclarait Mike Pompeo en la nommant numéro 2 de l’agence il y a un an.

Trois anciens directeurs de la CIA et d’autres responsables, dont James Clapper, ancien directeur du renseignement américain, avaient apporté leur soutien à Mme Haspel. En revanche, deux sénateurs démocrates avaient fait part de leurs réserves sur sa nomination dans une lettre au président Donald Trump.

« Son parcours fait qu’elle n’est pas adaptée pour ce poste », estimaient les sénateurs Ron Wyden et Martin Heinrich.

Elle avait été nommée en 2013 à la tête du Service national clandestin de la CIA, mais avait été remplacée après seulement quelques semaines, apparemment en raison de doutes sur sa responsabilité dans la mise en place après le 11 septembre 2001 de prisons secrètes à l’étranger où des méthodes comme la simulation de noyade, assimilée à de la torture, étaient employées pour interroger les suspects.

– Destruction de vidéo compromettantes –

Selon le Washington Post à l’époque, elle avait « géré une prison secrète en Thaïlande où les détenus étaient soumis à des simulations de noyade et à d’autres mauvais traitements ». Le quotidien américain affirmait que Gina Haspel avait aussi été impliquée dans la destruction en 2005 de vidéos compromettantes sur ces techniques « d’interrogatoire poussé » appliquées sur plusieurs détenus en Thaïlande.

Les avocats de ces détenus membres présumés d’Al-Qaïda souhaitaient récupérer ces vidéos pour les présenter devant les tribunaux.

Parmi les prisonniers soumis à des méthodes d’interrogation brutales sous la responsabilité de Mme Haspel figuraient deux Saoudiens: Abd al-Rahim al-Nashiri, considéré comme le cerveau de l’attentat contre le pétrolier Limburg en 2002 et de l’attaque contre le navire américain USS Cole en 2000, et Abou Zoubaydah, le premier membre influent présumé du réseau islamiste capturé par les Américains après le 11-Septembre.

Un rapport secret sur ce programme de tortures de la CIA a été réalisé en 2014 par la commission du Renseignement du Sénat, mais le président actuel, de cette commission, un Républicain, tente depuis plusieurs mois d’en rassembler les copies, assurant vouloir éviter des fuites.

Les démocrates craignent que l’élu républicain ne veuille détruire toutes les copies de ce rapport et que la vérité sur ce programme de la CIA ne voit jamais le jour.

Ce rapport de 6.700 pages détaille les méthodes d’interrogatoire et les conditions de détention très controversées des suspects, en utilisant des techniques interdites comme la simulation de noyade ou la privation de sommeil pour obtenir des aveux.

Un résumé de 528 pages avait rendu public en décembre 2014 mais la version complète – classifiée – comprend des détails sur les méthodes, les participants et les lieux.

Le président sortant Barack Obama, qui craignait que ce rapport soit enterré, a conservé une copie pour sa librairie présidentielle de Chicago. Mais elle restera classifiée jusqu’en 2029.

Romandie.com avec(©AFP / 13 mars 2018 15h41)

États-Unis: La CIA avait informé Obama dès l’été 2016 que Poutine voulait aider Trump

juin 23, 2017

Combo de photos avec l’ex-président américain Barack Obama et l’actuel président des Etats-Unis, Donald Trump / © AFP/Archives / NICHOLAS KAMM, ATEF SAFADI

La CIA avait averti le président Barack Obama dès août 2016 que les piratages du parti démocrate avaient été ordonnés par Vladimir Poutine dans le but de nuire à Hillary Clinton et d’aider Donald Trump, selon le Washington Post vendredi.

Les soupçons pesaient déjà contre la Russie en juillet 2016, quand des messages volés du parti démocrate ont été diffusés par WikiLeaks à la veille de la convention démocrate.

Mais le Washington Post raconte désormais avec détails l’alerte lancée par le service de renseignement américain à la Maison Blanche, plusieurs mois avant que Washington n’accuse publiquement, le 7 octobre 2016, les plus hauts échelons du gouvernement russe d’avoir fomenté les piratages informatiques.

Et ce n’est qu’en janvier 2017 que les Etats-Unis accuseront nommément le président russe d’avoir cherché à déstabiliser le système électoral américain, en sapant la candidature d’Hillary Clinton et en aidant celle du républicain Donald Trump.

Dès août 2016, selon le quotidien, Barack Obama a mis la Maison Blanche sur le pied de guerre, dans le plus grand secret, ordonnant à ses services de renseignement et de sécurité d’obtenir le plus d’informations possible et de dresser une liste de représailles possibles, allant de sanctions économiques à des cyber-attaques.

– ‘L’administration Obama savait’ –

Le Post rapporte qu’en plus de l’avertissement formulé directement par Barack Obama à Vladimir Poutine, en marge d’un sommet en Chine en septembre, le patron de la CIA, John Brennan, a téléphoné le 4 août à son homologue des services de sécurité russes FSB, Alexander Bortnikov, pour l’avertir. Et le 31 octobre, un message a été envoyé à Moscou par un canal sécurisé pour prévenir que toute interférence dans le scrutin du 8 novembre serait inacceptable.

Mais Barack Obama, comme cela a été rapporté auparavant, était réticent à riposter avant l’élection, de peur que la Russie ne lance des attaques le jour du scrutin, et également par crainte que toute action ne soit interprétée politiquement par les républicains.

Finalement, Barack Obama autorisa des sanctions le 29 décembre: l’expulsion de 35 espions sous couverture officielle, la fermeture de deux résidences diplomatiques russes aux Etats-Unis, et des sanctions économiques contre les services secrets russes.

Secrètement, l’ancien président démocrate aurait également autorisé une opération ultra-sensible conjointe de la CIA, de la NSA et du cyber-commandement américain: l’implantation dans les infrastructures russes de codes malicieux dormants pouvant être ensuite déclenchés en cas d’escalade.

Selon le Post, rien n’indique que cet ordre de M. Obama ait été annulé par son successeur, Donald Trump.

Le nouveau président américain a cependant mis en cause vendredi la gestion de ce dossier par son prédécesseur, via son canal de communication favori, Twitter: « Révélé à l’instant: l’administration Obama savait bien avant le 8 novembre l’interférence de la Russie dans le scrutin. Mais elle n’a rien fait. POURQUOI? ».

Dans un entretien à la chaîne de télévision Fox News qui sera diffusé intégralement dimanche, Donald Trump a de même manifesté son incompréhension face à la faible couverture médiatique de ces révélations concernant Barack Obama: « S’il avait l’information, pourquoi n’a-t-il rien fait ? Il aurait dû faire quelque chose. Mais ça vous ne le lisez pas. C’est plutôt triste », a-t-il déclaré à Fox, selon un extrait diffusé vendredi.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2017 04h35)                

Un ancien espion de la CIA à Cuba raconte sa vie « d’échecs »

mai 28, 2017

Le Cubain Antonio Veciana, ancien espion de la CIA, le 19 mai 2017 chez lui à Miami, en Floride / © AFP / Leila MACOR

Un ancien espion de la CIA d’origine cubaine a dédié sa vie à tenter d’assassiner Fidel Castro et à déstabiliser le régime communiste, mais Antonio Veciana affirme aujourd’hui que cette vie fut une « histoire d’échecs » même s’il ne regrette rien.

« J’étais un improbable terroriste », raconte-t-il dans son livre « Trained to Kill » (formé pour tuer) co-écrit avec le journaliste Carlos Harrison. « J’étais maigrichon, asthmatique et rongé par l’incertitude ».

L’ancien espion âgé aujourd’hui de 88 ans, assis à côté de son déambulateur dans le salon de sa fille à Miami, s’explique: « Ce que j’ai fait c’est ce que les terroristes font. C’est juste que ce n’était pas appelé comme tel ».

Le livre narre dans le détail comment l’agent de la CIA David Atlee Phillips –connu sous l’alias « Bishop » (évêque)– l’a recruté en 1959 et l’a formé à La Havane dans le but de tuer Fidel Castro, mort l’an dernier de causes naturelles.

« Bishop m’a invité à déjeuner », se rappelle-t-il. « C’était facile, il n’avait pas besoin de me convaincre des dangers du communisme à Cuba ».

– Rumeurs –

Comptable à la Banque nationale de Cuba, M. Veciana a appris à se rendre invisible, à comploter, à ne plus avoir de scrupules et à se méfier.

« Au départ l’idée était de déstabiliser » le régime, explique-t-il. « Dans les pays qui sont déstabilisés, les gens croient aux rumeurs ».

« C’était mon boulot: lancer ces rumeurs ».

La première d’entre elles fut un projet de loi qui prévoyait que le gouvernement cubain enlève aux parents la garde légale de leurs enfants.

Cette fausse information a permis l’envoi, par leurs parents, de quelque 14.000 enfants aux Etats-Unis dans un exode connu sous le nom d' »opération Peter Pan ».

« Beaucoup de parents ont ensuite revu leurs enfants, mais d’autres n’ont pas pu les revoir parce qu’ils sont morts ou parce qu’ils ne pouvaient pas quitter le pays », selon M. Veciana.

De 1960 à 1962, les parents déposaient leurs enfants dans des locaux de l’Eglise catholique. Ces mineurs non accompagnés étaient ensuite accueillis dans des camps en Floride.

M. Veciana dit ne pas regretter d’avoir séparé ces enfants de leurs parents.

« C’était peut-être irresponsable, mais je faisais cela par conviction », explique-t-il. « A l’époque j’étais convaincu que ce que je faisais était bien, donc je le referais ».

– Groupe para-militaire –

M. Veciana a fui aux Etats-Unis en 1961 après une attaque ratée contre Castro qui aurait facilement mené les autorités cubaines jusqu’à lui.

Quand il a été contacté par Bishop à Miami, M. Veciana a fondé un groupe para-militaire anti-Castro nommé « Alpha 66 » qui, pendant les années 60 et 70, a mené des attaques de type commando contre le régime castriste.

« Ces attaques nourrissaient l’espoir, et quand la presse en parlait c’était l’euphorie — les gens avaient encore l’espoir de pouvoir gagner la bataille », raconte M. Veciana.

Il reconnaît cependant que les succès et l’ampleur des attaques étaient « toujours exagérés ».

Comme beaucoup de Cubano-Américains de son âge, M. Veciana en veut au président John F. Kennedy qu’il accuse d’avoir « trahi » les exilés cubains en retirant l’armée américaine de l’opération anti-castriste de la Baie des cochons à Cuba en 1961, qui fut un échec.

Il prétend aussi avoir vu Bishop rencontrer Lee Harvey Oswald trois mois avant l’assassinat de JFK au Texas en 1963. Oswald étant considéré comme le meurtrier de l’ex-président.

– ‘Comme un raté’ –

Une dernière tentative de tuer Castro à Santiago du Chili a échoué et M. Veciana a abandonné des années plus tard toute tentative d’attenter à la vie du dirigeant cubain.

Il a aussi mis fin à ses actions pour discréditer Ernesto « Che » Guevara après sa mort en 1967 en Bolivie. Le révolutionnaire argentin est devenu à l’inverse une icône de la gauche.

« J’essaie vraiment de ne pas trop y penser, parce mon histoire est une histoire d’échecs », estime M. Veciana. « Quand vous échouez par différentes circonstances vous pensez que vous n’avez pas fait la bonne chose, mais surtout vous vous sentez comme un raté ».

En 1979, après avoir plusieurs fois tenté de se suicider, Veciana a finalement jeté l’éponge de l’espionnage et du métier de tueur à gages.

« Ma vie secrète est finie » sont les derniers mots de son livre.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mai 2017 10h07)                

La Chine, nid d’espions? Comment Pékin veut contrer la CIA

mai 23, 2017

Une jeune Chinoise naïve amoureuse d’un rouquin à lunettes… qui n’est autre qu’un dangereux un espion. C’est le thème d’une BD placardée à Pékin depuis l’an dernier, symbole des efforts croissants du gouvernement contre l’espionnage, notamment américain. / © AFP / GREG BAKER

Une jeune Chinoise naïve amoureuse d’un rouquin à lunettes… qui n’est autre qu’un dangereux un espion. C’est le thème d’une BD placardée à Pékin depuis l’an dernier, symbole des efforts croissants du gouvernement contre l’espionnage, notamment américain.

Si l’héroïne de la bande dessinée s’en sort avec de chaudes larmes et des remontrances de la police, les histoires peuvent se terminer plus mal. Entre fin 2010 et 2012, Pékin aurait ainsi tué ou emprisonné près de 20 agents travaillant pour la CIA, selon un article publié dimanche par le New York Times.

Un espion aurait même été abattu devant ses collègues, en forme d’avertissement aux traîtres potentiels.

Cette opération de « nettoyage » se serait déroulée durant une période sensible, à la veille de la transition politique qui a porté au pouvoir l’actuel président Xi Jinping.

Depuis, la presse officielle dénonce régulièrement l’infiltration de « forces étrangères ». Et une nouvelle loi renforce la surveillance des ONG étrangères, parfois décrites par les médias d’Etat comme d’opportunes couvertures pour les activités d’espionnage américaines.

Pour impliquer le grand public, le gouvernement – outre la BD à l’eau de rose lancée l’an passé – promet depuis avril aux Pékinois de généreuses récompenses financières pour les informateurs contribuant à démasquer un espion.

Depuis son arrivée aux affaires fin 2012, Xi Jinping « met beaucoup plus l’accent que ses prédécesseurs sur l’appareil de sécurité », observe depuis Hong Kong le pékinologue Willy Lam.

– 154 espions –

En 2015, sont ainsi tombés pour corruption deux gros poissons: le patron de l’appareil sécuritaire Zhou Yongkang et le puissant chef du contre-espionnage Ma Jian.

La CIA aurait recruté la plupart de ses informateurs durant les mandats de ces deux hommes, selon Willy Lam. « A l’époque, il était relativement facile d’acheter des promotions au sein du système et de mettre la main sur des informations sensibles à fournir ensuite aux Etats-Unis », résume le politologue.

Mais après le coup de balai orchestré par Xi Jinping, Washington « a eu davantage de difficulté à utiliser les canaux habituels pour recruter des espions », estime M. Lam.

Mais l’espionnage n’est évidemment pas à sens unique.

En 1985, l’ex-responsable chinois du renseignement Yu Qiangsheng a fait défection aux Etats-Unis, où il a dénoncé Larry Wu-Tai Chin, un agent de Pékin qui avait été pendant quatre décennies traducteur pour la CIA.

Et depuis 2000, Washington a identifié 154 espions chinois, a déclaré l’an passé David Major, un ex-agent du FBI. Un tableau accompagnant sa déposition devant une commission du Congrès américain soulignait que la moitié avait été démasqué depuis 2010, et la majorité durant la période décrite par le New York Times.

Des pirates informatiques chinois sont également soupçonnés par Washington d’avoir organisé le vol des dossiers de plus de 20 millions de fonctionnaires américains.

Faire tomber le régime

Interrogé lundi sur l’article du New York Times, le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré n’avoir aucun commentaire à faire sur « l’exercice normal des missions officielles des organismes chinois chargés de la sécurité ».

« Les activités de subversion constituent un volet nocif des relations sino-américaines », résume l’historien John Delury, professeur à l’Université Yonsei à Séoul.

Depuis l’arrivée au pouvoir des communistes en 1949, « de nombreuses initiatives clandestines ont été prises afin de faire tomber le régime », estime-t-il.

Une rivalité Pékin-Washington qui ne devrait pas s’apaiser de sitôt.

« L’appareil chinois chargé de la sécurité et du renseignement est énorme et a de gros moyens », souligne Paul Monk, spécialiste des services secrets de Pékin. Et pour Washington, mettre à jour ses activités est désormais « la priorité numéro un », dit-il.

Les Américains devraient bénéficier pour cela de l’apport inattendu d’un précieux transfuge. Le frère de l’ex-bras droit de l’ancien président Hu Jintao (2003-2013) a fui aux Etats-Unis. Et il se murmure qu’il aurait fourni à Washington quelques-uns des secrets d’Etat chinois les plus sensibles.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mai 2017 17h08)                

WikiLeaks : Assange accuse la CIA d' »incompétence dévastatrice »

mars 9, 2017

Londres – Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a accusé jeudi la CIA d' »incompétence dévastatrice » pour avoir stocké des programmes de cyberespionnage dans un seul et même « endroit », après les révélations faites mardi par son organisation.

« C’est un acte d’incompétence dévastatrice d’avoir créé un tel arsenal et de l’avoir conservé au même endroit », a déclaré M. Assange au cours d’une conférence de presse retransmise par vidéo, de l’ambassade d’Equateur à Londres où il est réfugié depuis 2012.

Julian Assange a dit que WikiLeaks allait « travailler » avec les fabricants d’appareils électroniques, après ses révélations sur un programme de piratage de la CIA permettant notamment de transformer un téléviseur ou un smartphone en appareil d’écoute.

« Nous avons décidé de travailler avec eux pour leur donner un accès exclusif à des détails techniques supplémentaires en notre possession afin que des corrections puissent être apportées », a dit M. Assange.

Des documents diffusés par son site internet, et que la CIA n’a pas authentifiés, montrent que l’agence de renseignement a créé plus de mille programmes malveillants, virus, cheval de Troie et autres logiciels.

Ces programmes ont pris pour cible des iPhone, des systèmes fonctionnant sous Android (Google) -qui serait toujours utilisé par Donald Trump-, le populaire Microsoft ou encore les télévisions connectées de Samsung, pour les transformer en appareils d’écoute à l’insu de leurs utilisateurs, affirme WikiLeaks.

Conscients du risque encouru en termes d’image, de grands groupes technologiques ont réagi depuis mardi aux dernières révélations de WikiLeaks. Apple a notamment assuré mercredi que « nombre » des brèches relevées dans ses appareils avaient déjà été colmatées dans la dernière version de son système d’exploitation iOS, qui fait fonctionner l’iPhone et la tablette iPad.

« La CIA a été très imprudente en créant ces programmes. Est-ce que des cybercriminels les ont déjà récupérés ? Est-ce que des agences de renseignement étrangères les possèdent ? Il est parfaitement possible que nombre de gens les aient désormais », a déclaré M. Assange.

« Il est impossible de garder le contrôle d’armes de cyberespionnage… Si vous les construisez, vous finirez par les perdre », a-t-il ajouté, précisant que WikiLeaks avait encore « beaucoup d’informations » sur les méthodes de la CIA.

En réponse à ces fuites, cette agence de renseignement a accusé mercredi WikiLeaks d’aider les adversaires des Etats-Unis, affirmant que de telles révélations « altèrent la capacité de la communauté du renseignement à protéger l’Amérique des terroristes et autres adversaires ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 mars 2017 17h28)             

Trump se rendra à la CIA samedi pour tenter d’apaiser la polémique

janvier 21, 2017

Washington – Le président des Etats-Unis Donald Trump se rendra samedi au siège de la CIA, un déplacement chargé en symboles après les propos très critiques de ce dernier à l’encontre des agences américaines de renseignement.

« Le président visitera la CIA cet après-midi (…) Impatient de remercier les hommes et les femmes de la communauté du renseignement », a tweeté Sean Spicer, son porte-parole, au lendemain de l’investiture du nouveau président républicain qui semble déterminé à apaiser la polémique.

Mike Pompeo, choisi par M. Trump pour diriger la prestigieuse agence, n’a pas encore été confirmé par le Congrès. Agé de 52 ans, ce parlementaire républicain « faucon », adversaire farouche de l’Iran des mollahs, fut un opposant déterminé et mordant de l’administration Obama.

Le chef sortant de l’agence, John Brennan, a conseillé il y a une semaine au nouveau président de « se discipliner », au nom de la sécurité des Etats-Unis.

« Trump doit comprendre que les enjeux dépassent sa personne, il s’agit des Etats-Unis et de la sécurité nationale. Il va avoir l’occasion de passer à l’action, en contraste avec le fait de parler et tweeter », a-t-il notamment affirmé.

M. Trump avait réagi avec véhémence à la publication dans la presse de documents à l’authenticité incertaine affirmant que les services russes d’espionnage disposeraient d’informations compromettantes sur lui.

Il avait en particulier jugé « scandaleux que les agences de renseignement aient permis (la publication) d’une information qui s’est révélée être erronée ». « C’est le genre de choses que l’Allemagne nazie faisait », avait-il tweeté.

M. Brennan s’était dit « révolté » par cette comparaison.

Romandie.com avec(©AFP / 21 janvier 2017 17h10)