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Au Yémen, le cap du million de cas de choléra atteint

décembre 21, 2017

Des femmes et des enfants manifestent à Sanaa pour protester contre l’intervention de la coalition sous commandement saoudien au Yémen, le 21 décembre 2017 / © AFP / Mohammed HUWAIS

Les cas de choléra suspectés au Yémen se chiffrent désormais à un million, a annoncé jeudi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) tandis que la coalition menée par l’Arabie saoudite continuait à frapper les rebelles Houthis dans ce pays en guerre.

« Les cas de choléra suspectés ont atteint la barre du million, ce qui amplifie les souffrances du pays pris dans une guerre brutale », a indiqué le CICR dans un tweet.

Ce chiffre avait déjà été avancé par des ONG travaillant au Yémen qui ont regretté mardi, dans des entretiens avec l’AFP à Paris, le fait que le conflit reste largement oublié.

Entre le 27 avril et le 8 novembre 2017, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a enregistré 913.741 cas suspects de choléra et 2.196 décès liés à cette maladie.

L’Arabie saoudite dirige depuis mars 2015 une coalition militaire qui intervient, notamment par les airs, contre les rebelles Houthis. Ceux-ci occupent de larges pans du pays –dont la capitale Sanaa– depuis qu’ils en ont chassé les forces progouvernementales.

Elle impose un blocus au pays et n’autorise que les cargaisons humanitaires et commerciales après inspection, ce suscitant des critiques d’ONG et d’organisations internationales.

L’OMS a averti le 10 novembre à Genève que la lutte contre le choléra au Yémen risque de subir « un revers sérieux » si le blocus du pays se poursuit.

« Nous avons fait des progrès (dans le traitement de l’épidémie) mais nous allons subir un sérieux revers si nous n’avons pas un accès total à toutes les zones touchées », avait alors expliqué une porte-parole de l’OMS, Fadela Chaïb.

Le coordinateur des urgences de Médecins sans frontières (MSF) pour le Yémen, Marc Poncin, a déclaré à l’AFP que les taux de mortalité due au choléra étaient en baisse ces derniers mois mais que l’épidémie était loin d’être vaincue, notamment à l’approche de la saison des pluies.

– Un chef d’Al-Qaïda tué –

La coalition sous commandement saoudien a annoncé mercredi que le port de Hodeida, sur la mer Rouge, resterait ouvert « pour une période de 30 jours » pour l’aide humanitaire et les bateaux commerciaux transportant notamment nourriture et carburant.

Elle a en même temps accentué la pression sur les rebelles au sud de Hodeida, multipliant les raids aériens contre leurs positions.

Au moins 43 Houthis ont été tués dans ces raids en 24 heures, ont affirmé jeudi des sources médicales et militaires.

Des civils ont également péri mercredi dans des frappes aériennes de la coalition sur plusieurs secteurs du pays, dont 11 à Saada (nord), non loin de la frontière saoudienne, selon un chef tribal local et la télévision Al-Massira, contrôlée par les Houthis.

De manière générale, la coalition a intensifié ses raids au Yémen depuis l’interception mardi, au dessus de Ryad, d’un missile balistique tiré par les rebelles Houthis.

L’Arabie saoudite accuse son grand rival régional, l’Iran chiite, de soutenir militairement les Houthis, ce que Téhéran a de nouveau « fermement » démenti.

Le conflit au Yémen a fait plus de 8.750 morts, dont de nombreux civils, depuis l’intervention de la coalition, selon l’ONU. Cette coalition affirme quant à elle avoir depuis tué quelque 11.000 Houthis.

Parallèlement, le chef de la propagande d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), le Saoudien Abou Hajer al-Mekki, et cinq autres membres du réseau jihadiste, ont péri mercredi soir dans des attaques de drone américaines contre leurs véhicules à Wadi Obeida, dans la province de Marib, ont affirmé jeudi des sources tribales.

Aqpa, née de la fusion en 2009 des branches saoudienne et yéménite d’Al-Qaïda, est considérée par les Etats-Unis comme la branche la plus dangereuse du réseau extrémiste.

Romandie.com avec(©AFP / 21 décembre 2017 13h25)

Colombie: la guérilla de l’ELN libère un nouvel otage civil

octobre 10, 2016

Bogota – L’ELN, deuxième guérilla plus importante de Colombie, a libéré lundi un nouvel otage civil qui a été remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a annoncé l’organisme humanitaire quelques heures avant une annonce importante de ce groupe armé.

Un civil qui se trouvait aux mains de l’Armée de libération nationale (ELN) a été remis aujourd’hui au CICR dans la zone rurale de Fortul, dans le département d’Arauca, à la frontière du Venezuela, annonce le communiqué sans préciser son identité.

C’est le troisième otage libéré en deux semaines sur les quatre que l’ELN détenait auparavant, selon les estimations officielles.

Le gouvernement colombien et l’ELN, qui ont convenu en mars d’entamer des négociations de paix dont la date n’a pas été encore fixée, doivent faire lundi soir une annonce importante depuis Caracas, selon des sources officielles.

Des sources proches des deux parties ont précisé à l’AFP que cette annonce serait en relation avec une avancée dans les dialogues de paix avec l’ELN.

L’ELN, qui compte encore 1.500 combattants, est issue comme les Farc – première guérilla du pays – d’une insurrection paysanne en 1964.

Cette annonce de la part de l’ELN et du gouvernement colombien interviendrait une semaine après le rejet par référendum de l’accord signé avec la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), principale et plus ancienne rébellion du pays.

La Colombie est déchirée depuis plus d’un demi-siècle par un conflit armé complexe qui, au fil des décennies, a impliqué plusieurs guérillas d’extrême gauche, des milice paramilitaires d’extrême droite et les forces armées, faisant plus de 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,9 millions de déplacés.

Romandie.com avec(©AFP / 10 octobre 2016 21h29)

L’identité du CICR utilisée pour cacher de l’argent sale au Panama

avril 9, 2016

Le cabinet d’avocats Mossack Fonseca, au cœur du scandale des Panama Papers, a utilisé l’identité du Comité international de la Croix-Rouge pour cacher de l’argent sale, affirment Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. « C’est très grave », dit le président de l’ONG.

« Nous n’avons jamais eu de relation avec Mossack Fonseca et n’avons jamais reçu de l’argent de leur part », indique, « surpris », dimanche Peter Maurer, interrogé par les quotidiens dominicaux. « Nous ne voulons en aucune manière être impliqués dans des affaires aussi douteuses et ne voulons pas non plus que notre nom y soit associé ».

Outre le fait d’enfreindre les règles internes du CICR et celles de la convention de Genève, la structure panaméenne met en danger les collaborateurs de l’ONG suisse, remarque le responsable. « Si nous nous retrouvons, par exemple, associés à une société offshore appartenant à une faction en guerre, je n’ose imaginer à quoi nous pourrions être mêlés », s’insurge-t-il.

« Le CICR a besoin d’une protection particulière, car nous travaillons dans des zones de guerre et de conflits », souligne Peter Maurer, rappelant que son emblème est respecté, car il symbolise la neutralité, l’indépendance et l’intégrité.

The International Red Cross
Selon Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung, qui ont eu accès aux documents de Mossack Fonseca, le cabinet d’avocats panaméen met à disposition de ses clients deux fondations, utilisées anonymement par ses clients pour détenir les actions de leurs sociétés offshore.

Or, poursuivent les journaux, ce service, qui est utilisé par quelque 500 sociétés, à un bénéficiaire bien particulier: « The International Red Cross », avec l’adresse genevoise du CICR.

Selon la législation du Panama, les bénéficiaires d’une telle fondation peuvent être utilisés sans en être informés, expliquent les dominicaux, retranscrivant un message interne d’un employé de Mossack Fonseca.

Ce montage aurait été utilisé à plusieurs reprises pour cacher des avoirs recherchés par les autorités ou de l’argent soupçonné d’être le produit d’activités criminelles, affirment les journaux.

Le nom utilisé par la société panaméenne n’est pas tout à fait le même que celui de l’ONG suisse, « mais comme l’adresse est mentionnée, on peut en déduire qu’il s’agit du CICR », note M. Maurer. « Nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour mettre fin à cet abus ».

Romandie.com avec

Le président du CICR évoque une situation « catastrophique » au Yémen

août 11, 2015

Le président du Comité international de la Croix-rouge (CICR) Peter Maurer a déploré mardi une situation humanitaire « catastrophique » au Yémen, au terme de trois jours sur place. Sur le terrain, les forces loyalistes poursuivent leurs avancées vers Sanaa.

M. Maurer a plaidé à la fois pour que des denrées alimentaires d’urgence, de l’eau et des médicaments puissent être acheminés librement et pour que les belligérants entament des négociations de paix.

« La situation humanitaire est tout simplement catastrophique. Toutes les familles au Yémen ont été touchées par le conflit », a-t-il souligné, cité dans un communiqué du CICR. « Le monde doit ouvrir les yeux sur ce qui est en train de se passer », a-t-il affirmé.

Le conflit a fait depuis mars plus de 4300 tués et des milliers de blessés, selon un bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié mardi. Au total, 21 millions de personnes ont besoin d’aide ou de protection et 1,3 million de Yéménites ont été déplacés, selon l’ONU.

« Le Yémen s’effondre »
La crise politique s’est transformée en guerre au mois de mars, lorsque les forces Houthies, qui s’étaient auparavant emparées de la capitale Sanaa, ont contraint le président, Abd-Rabbou Mansour Hadi, à s’exiler en Arabie saoudite.

Au même moment, l’Arabie saoudite a constitué autour d’elle une coalition et entamé une campagne de bombardements destinée à favoriser le retour du président et à enrayer l’avancée des Houthis, alliés de l’Iran. Les rebelles ont depuis enregistré plusieurs revers, à commencer par la perte d’Aden, la grande ville portuaire du sud du pays.

« Les effets combinés des violents combats et des restrictions sur les importations ont des conséquences dramatiques sur la santé. Les installations sanitaires ont été massivement attaquées », selon le président du CICR. « Tout ça ne peut pas continuer. Le Yémen s’effondre. Il faut en urgence permettre la circulation libre de bien vers et à l’intérieur du pays. (…) Il faut en faire davantage », peut-il également être lu dans le communiqué.

Cri d’alarme de l’ONU
Depuis le mois de janvier, le CICR – l’une des dernières organisations humanitaires internationales encore présentes au Yémen – a permis de donner de l’eau à plus de deux millions de personnes et des denrées alimentaires ainsi que d’autres biens de première nécessité à plus de 100’000 habitants du pays, précise le communiqué.

M. Maurer avait rencontré samedi à Sanaa des responsables de l’administration mise en place par les Houthis dans la capitale. A Aden, il a échangé lundi sept militants sudistes opposés à la rébellion chiite contre sept combattants rebelles, ont souligné des responsables Houthis. Il s’est entretenu avec des blessés à l’hôpital et des personnels médicaux.

A Genève, le rapporteur des Nations Unies sur le droit à la nourriture a lancé mardi un cri d’alarme sur l’aggravation rapide du niveau de malnutrition au Yémen.

« La situation concernant les enfants est particulièrement alarmante, des rapports indiquent que 850’000 souffrent de malnutrition sévère, un chiffre dont on attend qu’il atteigne 1,2 million dans les prochaines semaines si le conflit persiste au niveau actuel », déclare dans un communiqué Hilal Elver.

Ville récupérée par les loyalistes
« Alors que l’escalade du conflit continue, plus de 12,9 millions de personnes survivent maintenant sans un accès adéquat à des aliments de base », dit encore le rapporteur des Nations Unies.

Sur le terrain, des forces fidèles au président en exil se sont emparées mardi d’une ville à une centaine de km au sud de la capitale Sanaa, contrôlée par les rebelles chiites Houthis, ont souligné des sources militaires loyalistes.

La prise de la ville d’Outmah constitue un nouveau succès pour les forces progouvernementales, qui ont repris depuis le 17 juillet quatre provinces du sud du pays aux insurgés. Des combats avaient lieu encore à 25 km au nord de Sanaa.

Romandie.com

Nord du Mali: des jihadistes revendiquent l’attaque d’un convoi humanitaire du CICR

mars 30, 2015

Bamako – Un porte-parole jihadiste a revendiqué lundi auprès de l’AFP une attaque d’un convoi du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) près de Gao, dans le nord du Mali, qui a fait un mort.

Dans un bref entretien téléphonique avec un journaliste de l’AFP à Bamako, Abou Walid Sahraoui, du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao): Avec l’aide de la main d’Allah, nous avons tué à côté de Gao, en terre musulmane, un chauffeur qui travaillait pour l’ennemi.

A la question de savoir s’il s’agissait du chauffeur du CICR dont la mort avait été annoncée peu auparavant par l’organisation internationale à Genève dans un communiqué, il a répondu: Oui, c’est bien ça. Nous avons eu ce qu’on voulait avec l’attaque.

Dans un communiqué publié lundi après-midi, le CICR annoncé qu’un de ses collaborateurs au Mali a été tué dans l’attaque d’un camion d’aide de l’ONG près de Gao, la plus grande ville du nord de ce pays, et qu’un membre de la Croix-Rouge malienne a été blessé.

L’employé décédé était parti de Gao au volant du camion qu’il conduisait jusqu’à Niamey, au Niger voisin, d’où il devrait rapporter du matériel médical pour l’hôpital de Gao, qui en manque cruellement, a expliqué Yasmine Praz Dessimoz, chef des opérations du CICR en Afrique du Nord et de l’Ouest.

L’employé de la Croix-Rouge malienne qui l’accompagnait a été blessé mais ses jours ne sont pas en danger. Les circonstances exactes de l’attaque ne sont pas clairement connues au stade actuel, mais le camion était clairement marqué de l’emblème du CICR, a précisé la même source.

Une source militaire africaine au sein de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) et un humanitaire joint à Gao ont confirmé l’attaque qui, selon eux, s’est déroulée entre Gao et Ansongo (à moins de 100 km au sud-est Gao).

Le camion allait effectivement de Gao à Niamey pour s’approvisionner en médicaments pour l’hôpital de Gao. Le principe est que chaque heure, le camion donne des nouvelles par radio, et à 45 km de Gao, l’attaque s’est déroulé, a affirmé l’humanitaire, sans plus de détails.

La source militaire à la Minusma a estimé que l’assaut avait été bien préparé.

L’attaque s’est déroulée entre Gao et Ansongo. Elle a été menée par aux moins six terroristes. Des coups de feu ont été tirés, a-t-elle dit, confirmant le décès du chauffeur du camion.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2015 00h47)

La Croix-Rouge dénonce les menaces à son encontre

octobre 9, 2014

Le CICR et la Croix-Rouge centrafricaine ont été menacés et empêchés de faire leur travail à Bangui, alors qu’une nouvelle flambée de violence s’est emparée de la capitale centrafricaine. Les deux organisations ont demandé que ces menaces cessent.

« Sans sécurité, nous ne pouvons pas travailler et sauver des vies. Les menaces doivent cesser. Nous demandons à la population de faciliter le travail des volontaires de la Croix-Rouge », a déclaré Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR à Bangui.

« Si ces menaces continuent, nous serons obligés d’arrêter toute activité de secours, laissant ainsi de nombreuses victimes livrées à elles-mêmes », a-t-il averti.

Une nouvelle flambée de violence s’est emparée des rues de la capitale centrafricaine, Bangui, faisant plusieurs morts et blessés. Des maisons et des commerces ont en outre été saccagés et incendiés, a indiqué le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Tension croissante
Des tirs de mitrailleuses et d’armes lourdes ont retenti dans la nuit et la matinée à Bangui, la capitale de la Centrafrique, ont rapporté des témoins. Ces tirs surviennent après plusieurs jours de tension croissante entre les communautés chrétienne et musulmane.

Les rues ont été rapidement désertées par les habitants pris de panique. Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge appelle au respect de la vie et de la dignité humaines et à la protection de la population civile.

Mercredi, les volontaires et les équipes de secours de la Croix-Rouge centrafricaine ont été la cible de menaces ouvertes et directes, dues à une mauvaise perception de ses activités de récupération des corps des victimes par une partie de la population, selon un communiqué du CICR.

La Croix-Rouge se dit extrêmement préoccupée par ces menaces, qui l’empêchent de mener ses activités de secours. De nombreuses victimes se retrouvent abandonnées à leur sort dans plusieurs quartiers de la capitale.

Romandie.com

Centrafrique: un collaborateur du CICR tué dans le Nord

mars 9, 2014
Centrafrique: un collaborateur du CICR tué dans le Nord Centrafrique: un collaborateur du CICR tué dans le Nord © AFP

Centrafrique: un collaborateur du CICR tué dans le Nord © AFP

Un collaborateur du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a été tué samedi dans le nord de la Centrafrique, a annoncé le CICR, en appelant « tous les hommes armés » à respecter les règles de base du droit humanitaire.

Le décès de ce collaborateur centrafricain s’est produit dans la matinée à la suite de violences survenues dans la ville de Ndélé, dans le nord du pays, a indiqué le CICR dans un communiqué.

Des hommes en armes ont pénétré dans la Mission catholique où logeaient quatre collaborateurs nationaux du CICR. L’un d’entre eux a été tué, les trois autres sont sains et saufs, a ajouté le Comité sans autres précisions.

« Nous lançons un appel à tous les hommes armés afin qu’ils respectent toutes les personnes travaillant pour le CICR et pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que tous les humanitaires présents sur le terrain », a déclaré le chef de la délégation du CICR en Centrafrique, Georgios Georgantas, cité dans le communiqué.

« Nous sommes révoltés par la mort tragique de notre collègue. C’est inacceptable », a-t-il ajouté.

Ce meurtre a été commis alors que la situation sécuritaire se détériore en République centrafricaine, souligne le CICR.

L’insécurité causée par les violences entre chrétiens et musulmans et la montée de la criminalité exacerbent une situation humanitaire désastreuse pour des centaines de milliers de personnes, prévient l’organisation.

La Centrafrique s’est enfoncée dans un cycle de tueries interreligieuses, après des mois d’exactions essentiellement contre les chrétiens, perpétrées par les combattants majoritairement musulmans de la coalition Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui le 24 mars 2013.

En réaction, des milices d’autodéfense anti-balaka se sont formées. Très rapidement elles ont attaqué sans distinction anciens rebelles et musulmans, à Bangui notamment.

Jeuneafrique.com

Côte d’Ivoire: Le CICR rend visite à l’ex-président Laurent Gbagbo

juillet 22, 2011

GENEVE – Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé vendredi avoir effectué une série de visites à un groupe de personnes détenues ou sous résidence surveillée, parmi lesquelles figure l`ancien Président de la République de Côte d`Ivoire, Laurent Gbagbo.

Les visites ont eu lieu du 18 au 21 juillet à Bouna, Boundiali, Katiola, Korhogo et Odienné, dans le nord du pays, précise un communiqué, indiquant que « l`accès à toutes les personnes arrêtées en lien avec la crise post-électorale a été toujours une priorité pour le CICR ».

Laurent Gbag bo a été arrêté le 11 avril après plus de quatre mois de crise née de son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle du 28 novembre 2010 en faveur d`Alassane Ouattara, et à l`issue de dix jours de guerre dans Abidjan. Il est actuellement en résidence surveillée à Korhogo.

Le CICR s`est refusé à donner davantage de détails sur ses conditions de détention, expliquant que « les observations, recommandations et préoccupations du CICR sont traitées de manière confidentielle avec les autorités détentrices pour s`assurer que les détenus sont traités correctement ».

« L`accès à toutes les personnes arrêtées en lien avec la crise post-électorale a été toujours une priorité pour le CICR. Avec l`accord du gouvernement ivoirien, ces visites ont été conduites conformément aux modalités habituelles du CICR qui prévoient notamment la possibilité de s`entretenir sans témoin avec les détenus », explique dans le communiqué Dominique Liengme, responsable de la délégation du CICR à Abidjan.

« Nous continuerons de visiter régulièrement les personnes privées de liberté dans tous les lieux de détention provisoires et permanents du pays afin de s`assurer qu`elles sont traitées avec humanité », a-t-elle ajouté.

Plusieurs dizaines de personnalités, dont l`épouse du président déchu, Simone Gbabgbo, ont été placées en résidence surveillée à Abidjan et dans plusieurs villes du nord du pays après l`arrestation de l`ex-chef de l`Etat par les Forces républicaines (FRCI) du nouveau président.

Depuis le début de l`année 2011, le CICR précise avoir effectué une centaine de visites dans 60 lieux de détention provisoires et permanents sur l`ensemble du territoire ivoirien. Au cours de ces visites, plus de 500 détenus ont été, ou sont toujours, suivis de manière individuelle.

AFP