Posts Tagged ‘Ciel’

Dans l’eau du château

février 27, 2012

Flottant dans l’eau du château

Comme un poisson dans l’eau

Tu ressembles à une princesse

Dotée d’une éternelle jeunesse

 

Ton corps à la lumière du soleil

Brille par l’éclat vibrant du ciel

Ejectant d’énormes beaux reflets

Qui m’emprisonnent dans ton filet

 

A la première plongée dans la piscine

J’atterris sur les tétons de ta poitrine

Me promenant sur tes doux ailerons

Comme un vif dauphin du bataillon

Bernard NKOUNKOU

Entre sable et pierres

novembre 10, 2010

Assise sur le latéral du sable
La jambe gauche en équerre
Sommet du genoux à l’angle
Dans la solitude de la terre

Le corps allongé sur le banc de pierres
Dans les caresses de vagues de la mer
Couve la préciosité bleue des pierres
Dans une invite de cachette de la mer

Le flot des vagues lèchent nos corps
De nos silhouettes étendues au bord
Dans la relaxation temporelle du soleil
Cherchant la voie exacte du bon ciel

Son pied dans l’insolence du courage
Ver nu posé sur mon ventre en rage
Goûte la fraîcheur salée de ma chair
Dans un plaisir renouvelé à l’estuaire

Bernard NKOUNKOU

L’ombre du silence

octobre 18, 2010

L’ombre du silence est passée
Sur le vaste champ tapissé
Faisant un raz-de-marée
Au-dessus de la mêlée

Le regard pesant sur l’œil
Dans la joie morne du ciel
Envahit ma conscience
Qui cherche la résilience

De l’autre côté de la marée
Au bord de la méditerranée
Ton visage de triste femme
Erre sur le ventre de la ferme

Je ne peux prendre ta main
Dans la peau du bon matin
A l’heure agile de ton réveil
Quand ton corps s’éveille

Bernard NKOUNKOU

La phase d’expression

octobre 18, 2010

Sa parole avait son verbe
Et son écriture son superbe
Ses mots avaient de l’audience
Stylisée dans la truculence

Son discours était au firmament
Et avait traversé le continent
Dans sa vêture sémantique
Arrosée d’un parfum identique

Sa vie avait bousculé le temps
Retardant la marche du vent
Sur la trajectoire bleue du soleil
Qui cherchait la route du ciel

Quand son ombre à sa demeure
Caressait l’âme dans la démesure
Sa présence de mort sous terre
Réalisait un exploit de tonnerre.

Bernard NKOUNKOU

Dans l’espace du désert

septembre 19, 2010

Le ciel est bleu sans espoir
mais
le soleil est rouge sang
et
ses larmes crèment le sol
dans
la déchirure des cadavres humains
où le désert dans la splendeur
de
sa nudité jaune corporelle
chauffe sous les pieds
des
combattants qui ont des brûlures
dans les tripes et les yeux ouverts
car l’insécurité plane au-dessus
du
désert comme le vautour au ciel
prêt à saisir de ses griffes crochues
ses
premières victimes pour leur sucer
le
sang jaune ocre du désert au plafond horizontal
couvert de lacs de nuages blancs cotonneux
comme
des poches d’eau volante suspendues
dans
l’océan bleu du ciel torride et acéré.

Bernard NKOUNKOU