Posts Tagged ‘Civils’

RDC: Huit morts dans la répression des marches anti-Kabila

décembre 31, 2017

kinkin3kin2kin1

Des fidèles catholiques congolais chantent et dansent lors d’une manifestation pour demander la démission du président Joseph Kabila, le 31 décembre 2017 à Kinshasa / © AFP / John WESSELS

Un policier et sept civils ont été tués dimanche à Kinshasa et à Kananga (centre) en République démocratique du Congo, en marge de manifestations de catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, interdites par les autorités.

Les forces de sécurité de la République démocratique du Congo (RDC) ont réprimé des messes dans des églises à coups de gaz lacrymogène, et empêché des marches après l’appel à manifester contre le pouvoir.

« Deux jeunes ont été tués à la paroisse Saint-Alphonse de Matete », dans l’est de Kinshasa, tandis qu’une autre personnes a été tuée dans la commune populaire de Masina, a déclaré le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police, à la télévision publique.

Un policier a également été tué dans la capitale, selon un communiqué du gouvernement lu à la télévision d’État.

A Kananga, au Kasaï, dans le centre du pays, un homme a été tué par balles par des militaires qui ont ouvert le feu sur des catholiques en marge d’une marche contre Joseph Kabila, dont le mandat a expiré depuis décembre 2016.

 

– Enfants de chœur interpellés –

La police a aussi interpellé douze enfants de chœur catholiques à la sortie d’une paroisse du centre-ville.

A Lubumbashi (sud-est), deuxième ville du pays, deux personnes ont été blessées par balles quand les forces de sécurité ont ouvert le feu alors que des catholiques tentaient de manifester à la sortie d’une messe.

La police a également utilisé des gaz lacrymogènes et des jeunes ont répliqué par des jets de pierres. Quatre véhicules ont été incendiés et des commerces ont été pillés.

 

« Alors que nous étions en train de prier, les militaires et les policiers sont entrés dans l’enceinte de l’église et ont tiré des gaz lacrymogènes dans l’église » où se déroulait la messe, a déclaré à l’AFP un chrétien de la paroisse Saint-Michel, dans le centre de Kinshasa.

 

Romandie.com avec(©AFP / 31 décembre 2017 18h17)                

Bavure américaine à Kaboul pendant la visite des chefs du Pentagone et de l’Otan

septembre 27, 2017

Des forces de sécurité afghanes et des soldats américains, le 24 septembre 2017 à Kaboul / © AFP/Archives / WAKIL KOHSAR

Un raid américain à Kaboul a fait « plusieurs victimes » civiles mercredi pendant la visite du chef du Pentagone et du secrétaire général de l’Otan venus réaffirmer leur « engagement » en Afghanistan contre le terrorisme.

Les forces américaines sont intervenues en riposte à une attaque à la roquette et au mortier des talibans sur l’aéroport international de Kaboul et sur un quartier résidentiel adjacent, quelques heures après l’arrivée du secrétaire américain à la Défense Jim Mattis, ont expliqué les porte-parole de l’opération Resolute Support (RS) de l’Otan dans un communiqué.

« Malheureusement, un missile a mal fonctionné causant plusieurs victimes civiles », ont-ils ajouté sans préciser s’il s’agissait de morts ou de blessés.

Selon eux, les assaillants ont également « actionné leurs vestes explosives, mettant en danger un grand nombre de civils », ce qui a motivé leur intervention « en appui de la force de réaction rapide afghane ».

Un précédent bilan du ministère de l’Intérieur faisait état d’une femme tuée et de onze civils blessés. Mais le bilan précis de ces incidents restait incertain mercredi soir et pourrait, selon les médias locaux, être plus élevé qu’officiellement annoncé.

Au même moment, Jim Mattis et Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, réaffirmaient leur engagement en Afghanistan, quelques semaines après l’annonce de renforts américains.

« We are the good guys » – « nous sommes les gentils », a martelé M. Mattis.

Aux termes de la « nouvelle stratégie » annoncée par le président Donald Trump, 3.000 Américains sont attendus en renfort des 11.000 déjà présents en Afghanistan, théâtre depuis octobre 2001 de la plus longue guerre américaine.

Ces renforts, dont certains sont déjà en route, vont « nous donner un sérieux avantage sur tout ce que les talibans pourront tenter contre vos forces », a affirmé M. Mattis, promettant devant le président Ashraf Ghani de ne « pas abandonner l’Afghanistan à un ennemi sans merci ».

Pour le chef du Pentagone, surnommé « Mad Dog » pour ses exploits militaires passés, tirer des roquettes sur l’aéroport, « comme sur n’importe quel aéroport international, est un crime contre des innocents: c’est une déclaration d’intention des talibans sur ce qu’ils sont, ça témoigne de leur approche ».

« C’est ce qu’ils ont toujours fait. Mais ils vont trouver les forces afghanes face à eux », a-t-il prévenu: pas question de laisser « les talibans, le groupe Etat islamique et le réseau Haqqani » (puissant réseau insurgé installé à la frontière avec le Pakistan) se renforcer.

– Plus de 15 pays –

« Plus l’Afghanistan reste stable, plus nous sommes en sécurité » a renchéri Jens Stoltenberg.

Plus de quinze pays membres de l’Otan ont déjà donné leur accord pour l’envoi de troupes supplémentaires: « L’Otan ne part pas quand ça se gâte. Nous tenons nos promesses » a-t-il insisté sur Twitter.

Les forces de Resolute Support s’élèvent à 5.000 hommes (hors soldats américains) actuellement et le président Ghani a espéré que « maintenant que le général Mattis a décidé d’envoyer plus d’hommes (…) les autres membres de l’Otan en feront autant ».

Selon le général américain John Nicholson, commandant de RS, la nouvelle donne annoncée par les Etats-Unis a déjà contribué à relever le moral des troupes afghanes et altère celui des talibans.

« Sur le champ de bataille, le moral des talibans est à la baisse, leurs pertes restent très élevées » a-t-il confié aux journalistes.

Mais malgré « les regrets profonds » exprimés par l’Otan et l’annonce d’une enquête, les bavures comme celles de mercredi, liées le plus souvent aux raids aériens des forces américaines, alimentent la rancoeur et la colère des populations contre les forces occidentales.

Après avoir longuement hésité, Donald Trump a dévoilé fin août sa « nouvelle stratégie » pour soutenir le régime de Kaboul face aux insurgés islamistes, estimant qu’un retrait créerait un « vide » qui profiterait aux « terroristes ».

Les forces afghanes, qui subissent des pertes considérables – plus de 7.000 morts et 12.000 blessés en 2016 – reculent de fait face aux insurgés et leur ont abandonné plus d’un tiers du territoire.

L’opération RS est principalement chargée de former et d’encadrer ces forces, tandis que les Etats-Unis mènent, parallèlement, des opérations antiterroristes notamment en conduisant des raids aériens.

Dimanche, le porte-parole du ministère de la Défense, le général Dawlat Waziri, a annoncé que plus de 20.000 opérations militaires avaient été conduites contre les insurgés sur les six premiers mois de l’année.

Romandie.com avec(©AFP / 27 septembre 2017 21h47)                

Onze personnes décapitées dans une attaque en Libye (forces pro-Haftar)

août 23, 2017

Benghazi (Libye) – Au moins neuf soldats et deux civils ont été décapités en Libye dans une attaque contre une position de l’Armée nationale libyenne (ANL), loyale à l’homme fort de l’Est Khalifa Haftar, a indiqué à l’AFP un porte-parole de cette force.

« Au moins neuf soldats ont été décapités (…) en plus de deux civils tués de la même manière à une position » de l’ANL, a affirmé le colonel Ahmed al-Mesmari attribuant l’attaque à l’organisation Etat islamique (EI).

L’attaque, qui n’a pas été revendiquée jusqu’ici, a eu lieu mercredi à l’aube à un check-point des forces loyales au maréchal Haftar dans la région de Joufra, à quelque 500 km au sud de Tripoli.

L’ANL s’était emparée début juin de cette région qui compte notamment une base militaire aérienne.

Cette base était occupée notamment par les Brigades de défense de Benghazi (BDB), une coalition de combattants opposés à Khalifa Haftar, dont des islamistes chassés de la ville de Benghazi (est).

Même depuis la perte de son fief de Syrte (nord) en décembre 2016, l’EI reste actif en Libye, en particulier dans le sud et l’est du pays, selon des analystes et des sources militaires.

La Libye est déchirée par des conflits entre milices et deux autorités se disputent le pouvoir dans le pays: d’un côté, le gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli, de l’autre une autorité qui exerce son pouvoir dans l’est du pays avec le soutien du maréchal Haftar.

Romandie.com avec(©AFP / 23 août 2017 15h00)                   

États-Unis: Le Pentagone reconnaît la pire bavure dans la campagne contre l’EI

mai 26, 2017

Le Pentagone à Washington, le 25 août 2013 / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Le Pentagone a reconnu jeudi la pire bavure de la campagne contre le groupe Etat islamique, 105 victimes civiles dans un bombardement le 17 mars à Mossoul, attribuant toutefois ce terrible bilan à des explosifs de l’EI, et non à la bombe américaine elle-même.

Cette admission survient alors que des ONG dénoncent une augmentation des victimes civiles des bombardements de la coalition depuis l’arrivée au pouvoir du président Donald Trump, qui a promis d’accélérer l’élimination du groupe EI.

Le Pentagone dément de son côté que ses bombardements soient plus meurtriers.

Les « règles d’engagement », les précautions prises pour éviter les morts de civils, sont restées les mêmes depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, répètent les militaires américains.

Pour le Pentagone, la bavure du 17 mars est surtout liée au comportement des jihadistes, qui n’hésitent pas utiliser les civils dans leurs tactiques de combat avec un mépris total pour leur sort.

Selon le résumé de l’enquête militaire, rendu public jeudi, le bombardement fatal visait deux snipers de l’EI installés dans une belle demeure de Mossoul.

Il été avait été demandé par les forces anti-terroristes irakiennes (CTS) menant l’assaut dans le quartier.

Ces forces, postées à moins de 100 mètres depuis deux jours, n’avaient pas décelé la présence de dizaines de civils qui s’étaient réfugiés dans la maison, à l’invitation du propriétaire.

Et la coalition était privée depuis deux jours de ses habituelles images vidéos prises par drone, en raison du mauvais temps.

La décision a été prise d’éliminer les deux snipers avec une bombe relativement légère GBU-38 de 192 livres (environ 87 kilos) d’équivalent TNT, ne devant toucher que l’étage où se trouvaient les deux jihadistes.

Mais l’explosion de celle-ci a provoqué une puissante « explosion secondaire » qui a fait s’effondrer tout le bâtiment, prenant au piège 101 personnes qui s’y étaient réfugiées, ainsi que quatre voisins, selon le rapport d’enquête.

Pour parvenir à de tels dégâts, il fallait au moins 1.000 livres (environ 450 kilos) d’équivalent TNT, soit quatre fois plus que la bombe GBU-38 utilisée, a indiqué aux journalistes le général américain Matt Isler, qui a conduit sur place l’enquête de la coalition, avec le renfort d’experts en armement et en génie civil.

Les enquêteurs ont établi que l’EI avait placé des explosifs dans la maison, retrouvant des résidus chimiques d’explosifs utilisés par les jihadistes, comme de la nitroglycérine ou du cordon explosif.

– Maison délibérément piégée –

Et ils soupçonnent, sans en avoir la preuve formelle, que l’EI a piégé délibérément la maison, avec la volonté d’attirer une attaque de la coalition et de provoquer une bavure.

Chercher à provoquer des bavures est une tactique reconnue de l’EI, a affirmé le général Isler.

Le 28 mars, un drone de la coalition a filmé une telle tentative des jihadistes à Mossoul, a-t-il affirmé.

La vidéo montre les jihadistes conduisant par la force des civils dans un bâtiment, puis piégeant celui-ci, notamment avec une bouteille de propane destinée à augmenter les effets d’un bombardement, a-t-il expliqué.

Le général Isler n’a pas exclu que des familles de victimes puissent recevoir une indemnité du Pentagone, en « marque de sympathie » devant la perte subie.

« Dans certaines circonstances, les chefs militaires peuvent envisager » un tel paiement, qui toutefois pas n’est pas une reconnaissance de responsabilité, a-t-il dit.

Le bombardement du 17 mars porte à plus de 450 le nombre de morts civils reconnus par la coalition depuis le début des bombardements contre l’EI en août 2014, mais de nombreux cas font encore l’objet d’investigations et le bilan réel est certainement plus lourd.

Les forces irakiennes appuyées par la coalition internationale antijihadistes conduite par Washington ont lancé mi-octobre une vaste offensive pour chasser les jihadistes de l’EI de Mossoul, la deuxième ville irakienne.

Elles se sont emparées fin janvier de la partie orientale de la ville et ont lancé mi-février un assaut sur la partie ouest, densément peuplée et qui comprend notamment la vieille ville.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mai 2017 20h53)                

Au lendemain du massacre de civils, division et colère en RDC

août 15, 2016

Le massacre de dizaines de civils dans la nuit de samedi à dimanche à Beni dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) attisait lundi la contestation contre le président Joseph Kabila. Le climat politique est tendu à quelques mois de la fin de son mandat.

Dimanche, un porte-parole de l’armée a imputé cette tuerie aux rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF). Ces derniers sont accusés d’être les principaux responsables d’une série de massacres qui ont fait plus de 650 morts dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Joseph Kabila était lundi à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, où se tient une réunion de sécurité. Il devait ensuite se rendre à Beni. Le Premier ministre Augustin Matata devait faire de même, accompagné d’une délégation d’officiers militaires.

Selon un nouveau bilan donné lundi par la société civile de Beni, ville de la province du Nord-Kivu, ce sont 51 civils qui ont été « tués à la machette ». Un bilan contesté par les autorités.

Dimanche, le porte-parole du gouvernement Lambert Mende avait annoncé un bilan officiel de 36 morts. Quelques heures plus tard, le maire de Beni évoquait 42 victimes. Interrogé lundi par l’AFP, M. Mende estimait que la société civile avançait un bilan qui « n’est pas objectivement vérifiable ».

Amers
Lundi, au premier des trois jours de deuil national décrété par le gouvernement, alors que les drapeaux étaient mis en berne, les Congolais se montraient amers.

Dès dimanche, une centaine d’habitants de Beni avaient exprimé leur colère en scandant des slogans hostiles au gouvernement et au président Kabila qui avait promis, 72 heures plus tôt, de tout mettre en oeuvre pour « imposer » la paix et la sécurité à Beni.

Signe de défiance ultime, certaines familles ont même refusé de placer leurs défunts à la morgue, préférant « organiser leur deuil en privé et refus(ant) que le gouvernement les enterre alors qu’il ne les avait pas sécurisés de leur vivant », déclarait lundi à l’AFP Teddy Kataliko, membre de la coordination de la société civile de Beni.

« Il est temps d’agir »
Côté politique, l’ambiance n’était pas meilleure lundi, certains opposants réclamant la démission du pouvoir en place. Le Front citoyen 2016, une plate-forme opposée à tout report de la présidentielle – censée se tenir cette année, mais devenue hautement improbable – note « avec regret que le président Kabila et son gouvernement ont totalement échoué à ramener la paix dans cette région ». Par conséquent, conclut-il, le chef de l’État doit « démissionner ».

La plate-forme va encore plus loin. Elle suggère que M. Kabila « pourrait être le véritable responsable de l’insécurité » à Beni, afin de « pérenniser une terreur quasi-généralisée dans plusieurs coins du pays » alors que les « Congolais attendent la fin de son régime, et l’avènement de la première alternance démocratique au sommet de l’État ».

L’opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle, dénonce de son côté l' »inaction coupable de nos dirigeants », ajoutant sur Twitter: « Il est temps d’agir ».

Exilé à l’étranger depuis mai, officiellement pour s’y faire soigner, M. Katumbi, poursuivi par la justice congolaise, craint surtout pour sa sécurité. Les autorités congolaises ayant promis de l’arrêter dès son retour au pays.

Dans le clan présidentiel, on proteste contre ces mises en cause. « Instrumentaliser à des fins politiciennes la plaie fraîche que porte encore Beni est tout simplement déplorable », a déclaré sur Twitter le président de l’Assemblée nationale et chef de la Majorité présidentielle (MP), Aubin Minaku.

Condamnation
Les Etats-Unis condamnent « dans les termes les plus forts cette horrible attaque et (continueront) de soutenir tous les efforts pour mettre un terme aux violences en cours dans l’est du Congo », a déclaré lundi Elizabeth Trudeau, porte-parole du département d’Etat.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, son mandat s’achève le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter, mais l’opposition le soupçonne de manoeuvrer pour s’accrocher à son poste, quitte à reporter la présidentielle.

Le gouvernement congolais et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) attribuent la succession de massacres de la région de Beni aux rebelles des ADF. Une thèse partiellement remise en cause par un récent rapport de l’Université de New York, selon lequel les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité, mais au côté d’autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l’armée régulière.

Romandie.com avec(ats / 16.08.2016 03h12)

RDC: une trentaine de civils tués dans un massacre attribué aux rebelles ougandais

août 14, 2016

Goma (RD Congo) – Une trentaine de civils au moins ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche par des rebelles ougandais à Beni, ville de l’est de la République démocratique du Congo théâtre de nombreux massacres depuis octobre 2014, a déclaré l’armée congolaise.

De présumés rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont tué une trentaine de personnes. On vient de retrouver leurs corps dans le quartier de Rwangoma, a déclaré à l’AFP le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole de l’armée.

Rebelles musulmans ougandais opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont présents dans l’est de la RDC depuis 1995.

La recherche de corps continue, a ajouté le porte-parole, joint au téléphone de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu.

Rwangoma est un quartier périphérique de Beni, une ville frontalière du parc des Virunga, où s’abritent des groupes armés, dans le nord du Nord-Kivu.

Cette attaque a eu lieu 72 heures après une visite du président congolais Joseph Kabila dans la région où il a promis de tout mettre en oeuvre pour imposer la paix et la sécurité.

Il y a déjà 35 corps ramenés à la morgue de l’hôpital de Beni, a déclaré de son côté Gilbert Kambale, président de la société civile de la ville de Beni.

C’est de la consternation parce que le président de la République est passé par ici et voilà que nous sommes massacrés, a-t-il regretté, indiquant que l’attaque avait eu lieu entre 19h00 et 23h00 (17h00 et 21h00 GMT).

Pour le lieutenant Hazukay, les ADF ont contourné les positions de l’armée pour venir massacrer la population en guise des représailles aux opérations militaire en cours dans la zone.

La ville et le territoire de Beni ont été endeuillés depuis octobre 2014 par une série de massacres ayant coûté la vie à plus de 600 civils. Le gouvernement congolais et la Monusco accusent les ADF d’être responsables de ces tueries.

Cette version a été remise en cause par un récent rapport du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New York, selon lequel les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces massacres, mais au côté d’autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l’armée régulière.

Romandie.cm avec(©AFP / 14 août 2016 12h09)

Syrie: la coalition appelle Moscou à cesser immédiatement ses attaques contre l’opposition et les civils

octobre 2, 2015

Ankara – Plusieurs pays de la coalition internationale en Syrie ont appelé vendredi la Russie à cesser immédiatement ses attaques contre l’opposition et la population civile syriennes et à concentrer ses efforts contre l’organisation Etat islamique (EI).

Nous demandons instamment à la Fédération de Russie de mettre immédiatement fin à ses attaques contre l’opposition et la population civile syriennes et de concentrer ses efforts sur la combat contre Daech (acronyme arabe de l’EI), indiquent sept pays de la coalition (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Qatar, Arabie saoudite et Turquie) dans une déclaration commune.

Ces opérations militaires constituent une nouvelle escalade et ne feront qu’attiser l’extrémisme et la radicalisation, ajoute le texte publié sur le site internet des ministères des affaires étrangères de plusieurs pays signataires, dont la Turquie.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé jeudi que les frappes russes en Syrie visaient le groupe Etat islamique, (le Front) al-Nosra et d’autres groupes terroristes, tout comme celles de la coalition antijihadistes conduite par les Etats-Unis.

Mais selon les Américains, les Européens et des rebelles syriens, l’action russe s’est concentrée mercredi et jeudi sur des groupes d’opposants armés menaçant le régime de Damas, et pas exclusivement sur l’EI (Daech, selon son acronyme arabe).

Les membres de la coalition expriment également leur vive inquiétude devant le renforcement de l’engagement militaire russe en Syrie et, en particulier les frappes de l’armée de l’air russe sur Hama et Homs hier (jeudi) qui ont tué des civils et ne visaient pas Daech.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, au moins sept civils, dont deux enfants, ont péri dans des frappes russes qui ont visé jeudi la province d’Idleb dans le nord-ouest de la Syrie.

Jeudi soir, l’aviation russe a pour la première fois visé la province de Raqa, principal fief de l’EI, tuant au moins 12 combattants de l’organisation extrémiste, selon une ONG vendredi.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2015 13h47)

Burkina : l’armée a demandé la formation d’un gouvernement de civils

juillet 4, 2015

Ouagadougou – Les responsables des forces armées du Burkina Faso ont demandé vendredi la formation d’un gouvernement composé de civils, alors qu’une grave crise oppose le Premier ministre Isaac Zida à la garde présidentielle, ont indiqué samedi deux sources militaires à l’AFP.

Nous avons rencontré le président (Michel Kafando). Tous les chefs militaires ont été unanimes pour demander le retrait des militaires du gouvernement, a affirmé à l’AFP un membre de l’état-major général des armées.

S’il y a des gens qui gênent quelque part, il faut régler le problème pour éviter que ça touche à la cohésion et au moral de la troupe, a justifié cette source.

Tous les chefs (militaires) qui étaient à la rencontre avec le président ont clairement dit qu’ils demandent le retrait des militaires du gouvernement, a confirmé à l’AFP un haut gradé du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), qui a participé à la rencontre avec le chef de l’Etat.

Les relations sont tendues entre le RSP, considéré comme le bras armé de l’ex-président Blaise Compaoré – renversé en octobre par la rue après 27 ans de règne – et M. Zida, qui est pourtant le numéro 2 du RSP.

Le gouvernement burkinabè, qui comporte trois militaires outre le Premier ministre, a affirmé jeudi qu’un complot contre Isaac Zida fomenté par des membres de la garde présidentielle avait bien été déjoué dimanche dernier.

Cette thèse est battue en brèche par plusieurs officiers du régiment controversé, qui accusent M. Zida d’avoir inventé de toutes pièces un faux complot contre sa personne afin de créer des troubles et de se maintenir au pouvoir.

PUBLICITÉ

Mais en dehors de cette mise en scène potentielle reconnue par tous les chefs des forces armées, le Premier ministre a d’autres antécédents, que le haut commandement avait tu. Les gens avaient avalé. Hier ils en ont profité pour dire que ça suffit, a poursuivi le haut gradé du RSP précédemment cité.

Isaac Zida est notamment villipendé pour avoir fait passer en juin une réforme du code militaire permettant à titre exceptionnel la promotion d’un lieutenant-colonel, son grade, au rang de général, ce que refusait l’état-major.

Le président Michel Kafando multiplie les tractations depuis mardi pour résoudre cette nouvelle crise.

On s’achemine vers une sortie de crise, a affirmé à l’AFP un proche collaborateur du président, ajoutant : c’est le président qui avait fait accepter un Premier ministre militaire. Aujourd’hui les mêmes prérogatives lui appartiennent de le maintenir ou non.

Isaac Zida avait publiquement réclamé en décembre la dissolution pure et simple du RSP, accusé d’être impliqué dans des assassinats politiques comme celui du journaliste Norbert Zongo à la fin des années 1990.

Mais début février, ce corps d’élite (1.300 hommes) avait provoqué une brève crise politique en exigeant déjà sa démission, le contraignant à changer d’avis.

Les autorités de transition devront rendre les rênes du Burkina Faso à un exécutif élu à l’issue de la présidentielle dont le premier tour est prévu le 11 octobre.

Romandie.com avec(©AFP / 04 juillet 2015 21h30)

Attaque suicide dans le nord du Mali : trois civils tués et seize blessés dont neuf Casques bleus

avril 15, 2015

Des Casques bleus au Mali.
Des Casques bleus au Mali. © Kenzo Tribouillard/AFP

Bamako – Au moins trois civils ont été tués mercredi près de Gao, dans le nord du Mali, dans une attaque suicide contre les soldats de l’ONU, qui a fait 16 blessés dont neuf Casques bleus nigériens, a affirmé la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).

En fin de matinée, un véhicule suicide a explosé à l’entrée du camp de la Minusma à Ansongo dans la région de Gao, alors qu’il tentait d’y pénétrer, a précisé la Minusma dans un communiqué.

L’attaque a fait neuf blessés, dont deux grièvement atteints, parmi les Casques bleus du contingent du Niger, souligne la force de l’ONU.

L’explosion a également provoqué la mort d’au moins trois civils, sept autres étant blessés, a ajouté la Minusma, selon laquelle les évacuations médicales sont en cours.

Le chef de la Minusma, Mongi Hamdi, a condamné cette attaque lâche et odieuse.

Je suis choqué que de valeureux soldats de la paix soient à nouveau pris pour cible ainsi que des civils innocents. Cet attentat ne détournera pas la Minusma de sa mission de rétablissement de la paix et de la sécurité au Mali, a indiqué M. Hamdi, cité dans le communiqué.

La Minusma est déployée depuis juillet 2013 à la suite de l’opération française Serval lancée en janvier 2013 pour chasser les jihadistes du nord du Mali, remplacée depuis août 2014 par Barkhane, dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne.

Le nord du Mali était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, qui en ont été partiellement chassés par l’opération Serval.

Mais des zones entières de cette région échappent encore au contrôle du pouvoir central malien, où ces groupes continuent de mener des attaques, notamment des attentats suicide, de poser des engins explosifs et de perpétrer des enlèvements.

La Minusma compte actuellement quelque 11.000 hommes sur le terrain, dont près de 10.000 militaires et policiers.

Près de 40 Casques bleus ont été tués depuis le déploiement de la Minusma.

Le Représentant spécial et chef de la Minusma, Mongi Hamdi, a condamné dans un communiqué cette attaque « lâche et odieuse ». « Je suis choqué que de valeureux soldats de la paix soient à nouveau pris pour cible, ainsi que des civils innocents. Cet attentat ne détournera pas la Minusma de sa mission de rétablissement de la paix et de la sécurité au Mali ».

Jeuneafrique.com avec (©AFP / 15 avril 2015 18h33)