Posts Tagged ‘Claire Chazal’

France/Télévision: Claire Chazal attaque TF1 devant les Prud’hommes

février 6, 2016

La journaliste française Claire Chazal, évincée en septembre des journaux télévisés du week-end de TF1, « a déposé un recours aux Prud’hommes » contre la chaîne, a confirmé samedi un porte-parole de TF1. Il a ajouté ne faire aucun commentaire sur la procédure en cours.

L’information a été révélée par LExpress.fr, qui ajoute que la présentatrice « demande un million d’euros de dommages et intérêts » à la chaîne. TF1 n’a pas souhaité s’exprimer sur le chiffre avancé par le site. La chaîne s’est également refusée à confirmer ou à infirmer les chiffres qui circulent dans la presse à propos des indemnités de départ négociées par la journaliste suite à la rupture de son contrat de travail.

Après 24 ans de règne sur les JT du week-end, la présentatrice a été congédiée en raison de la baisse des audiences de ses journaux. Son départ avait été très soudain: le 30 août, le PDG de TF1 Nonce Paolini avait convoqué la journaliste par SMS, avait raconté une source interne à TF1. Il l’avait ensuite reçue le jeudi suivant pour lui annoncer son remplacement.

Elle avait présenté son dernier JT le 13 septembre, en confiant son « immense tristesse de ne plus pouvoir assumer la mission que (lui) avait confié Francis Bouygues », le fondateur du groupe Bouygues. Depuis la mi-janvier, Claire Chazal anime le magazine culturel quotidien « Entrée Libre » sur France 5.

Romandie.com

Les propos de DSK gênent Martine Aubry

septembre 19, 2011

L’ex-directeur du FMI a confirmé dimanche soir sur TF1 l’existence d’un pacte entre lui et la maire de Lille.

Drôle de façon de ne pas s’immiscer dans la primaire du PS. Si Dominique Strauss-Kahn ne sera «évidemment pas» candidat à l’élection présidentielle, comme il l’a assuré dimanche soir, ses propos sur Martine Aubry sont toutefois apparus extrêmement ambigus. Suffisamment en tout cas pour que, dès l’émission terminée, les soutiens de François Hollande relancent l’idée d’une Martine Aubry «candidate de substitution» de DSK.

Qu’a-t-il dit? Deux choses. D’abord: «Oui, je voulais être candidat.» Ensuite: «Nous ­avions en effet un pacte.» En vertu de son accord avec la maire de Lille, le pacte de Marrakech passé en 2008 pour le congrès de Reims, l’un ou l’autre devait être candidat, pas les deux. S’il l’avait été, Martine Aubry ne se serait donc pas lancée. Et François Hollande a donc raison de voir dans sa rivale des primaires une «candidate par défaut». Avant l’intervention de DSK sur TF1, il avait d’ailleurs rappelé que, contrairement à Martine Aubry, il n’avait pas d’accord avec Dominique Strauss-­Kahn.

«Il a dit toute sa vérité»

«Au moins on sait qui devait et voulait être candidat dans le pacte. La volonté, l’envie ça ne s’improvise pas après un empêchement», a très vite commenté Bruno Le Roux, l’un des lieutenants de François Hollande sur Twitter. Le coup, de pied de l’âne de DSK à son alliée qui avait donné l’impression de le lâcher en assurant sur Canal+ qu’elle n’avait pas apprécié son attitude à l’égard des femmes?

Proche de Dominique Strauss-Kahn, aujourd’hui rallié au député de Corrèze, Jean-Marie Le Guen minimise la portée des propos de DSK. «Peut-être que sa concentration sur la manière dont il s’exprimait à ce moment-là était moins précise», a-t-il estimé dimanche sur LCI, ne voulant voir dans ses propos «ni une attaque contre Martine Aubry, ni un soutien». Dans l’entourage de l’ancien directeur général du FMI, on minimise aussi la portée des propos. «Il était dans un moment où il voulait dire sa vérité, il a dit toute sa vérité», explique-t-on.

«Un coup de pied de l’âne formidable»

Lundi, d’autres soutiens de François Hollande ont réagi. «Quand on entre dans une élection comme la primaire, on doit être déterminé par soi-même et par ses convictions», a glissé Pierre Moscovici, le directeur de la campagne de François Hollande, à l’endroit de la maire de Lille. Il a rappellé que François Hollande avait toujours «critiqué le pacte». Le député PS André Vallini, membre de l’équipe de campagne de François Hollande, assuré qu’après l’intervention :«Si Martine Aubry est aujourd’hui candidate, c’est donc parce que DSK ne peut pas l’être. Tous ceux qui, depuis trois mois, nous disent le contraire ne disent pas la vérité»

A gauche encore, Benoît Hamon, porte-parole du PS et soutien de Mme Aubry, a répliqué que cela faisait «quelques semaines» que la maire de Lille «démontrait qu’elle était tout sauf une candidate par défaut». Sollicitée sur RTL sur ce qu’elle pensait du pacte dévoilée avec Martine Aubry, Ségolène Royal a refusé de commenter: «je ne me disperse pas sur les motivations des autres candidats».

A droite, Jean-François Copé a estimé qu’il était «troublant» que le pacte entre Aubry et DSK se soit produit à Marrakech. Hervé Morin, président du Nouveau Centre, a quant à lui pointé «in fine, pour Martine Aubry» de la part de DSK «un coup de pied de l’âne formidable en expliquant qu’il y avait un accord» et qu’elle «est simplement une roue de secours». Tandis que Bernard Debré, député UMP de Paris, a parlé à propos de la maire de Lille de «candidat de carence». Il a jugé que DSK, «très égocentrique», «gêne fortement Martine Aubry».

Lefigaro.fr par François-Xavier Bourmaud