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Canada-Québec/Rentrée scolaire : le gouvernement Legault pressé de clarifier son plan

août 3, 2020
Le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge.
© Ivanoh Demers/Radio-Canada Le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge
Divers acteurs du milieu de l’éducation réclament des clarifications rapides du gouvernement à moins d’un mois de la rentrée scolaire au Québec. Des flous persistent sur le port du masque au secondaire et à la formation à distance en cas de deuxième vague de coronavirus.Le plan québécois de la rentrée scolaire a été présenté en juin dernier. L’annonce avant le départ pour les vacances se voulait un coup de pouce et une façon de donner du temps de préparation aux centres de services scolaires.

Au cabinet du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, on confirme que ce plan est «toujours d’actualité», à quelques semaines du retour en classes.

Divers acteurs du milieu de l’éducation répliquent que des interrogations signifiées il y a des mois sont elles aussi toujours d’actualité. De plus, les mesures sanitaires ont continué d’évoluer dans la province, soulevant de nouvelles questions.

«Il y a une urgence d’avoir des directives précises […] étant donné l’évolution de la situation depuis le début de l’été», plaide Brigitte Bilodeau, vice-présidente à la Fédération des syndicats de l’enseigne (FSE). «Dans les centres de services scolaires, les gens vont rentrer au boulot à partir de la semaine prochaine, je pense qu’il y aura un besoin.»

Les élèves du primaire de la grande majorité du Québec ont vécu une rentrée pas comme les autres le printemps dernier.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Les élèves du primaire de la grande majorité du Québec ont vécu une rentrée pas comme les autres le printemps dernier.
Casse-tête au secondaire
L’incertitude semble davantage marquée au secondaire. Brigitte Bilodeau rappelle que dans ce cas-ci, les élèves ne sont pas retournés en classes au printemps après le confinement.
Au primaire, à l’exception du Grand Montréal, les parents, le personnel, les directions et les jeunes ont tous vécu l’expérience d’un retour à l’école en contexte de pandémie.
«Dans les écoles secondaires, les gens sont partis [en vacances] sans savoir comment ça s’organiserait. […] Dans la majorité des cas, le personnel n’a pas été saisi du tout de la question de la rentrée», affirme Mme Bilodeau. Ne serait-ce que pour eux, les consignes méritent selon elle d’être clarifiées.L’une des questions pour le secondaire concerne le concept de «bulle» dans les salles de classe. Selon le plan actuel, on prévoit parmi les mesures sanitaires «la formation de groupes fermés, divisés en sous-groupes d’un maximum de 6 élèves».

«C’est bien beau dans les locaux, mais les jeunes vont faire quoi pendant les pauses? Ils vont faire quoi quand ils arrivent le matin, quand ils quittent le soir, sur les heures de dîner?», demande Mme Bilodeau.

Et le masque?

Le port du masque fait lui aussi jaser dans le milieu de l’éducation.

Depuis la mi-juillet, le couvre-visage est obligatoire au Québec pour les personnes de 12 ans et plus dans les lieux publics fermés ainsi que dans les transports en commun.

Le seuil d’âge établi pour obliger le port du masque dans certaines circonstances correspond à celui de l’âge d’entrée au secondaire.

Or le port du masque ne sera pas obligatoire dans ces établissements scolaires selon le plan du gouvernement. Il le sera cependant dans les autobus scolaires, toujours pour cette catégorie d’étudiants.

Les élèves du primaire, eux, en seront exemptés en toutes circonstances, bien qu’il soit recommandé.

La page couverture du plan pour la rentrée de la Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO) dépeint des élèves portant un masque.

© /FEEO La page couverture du plan pour la rentrée de la Fédération des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO) dépeint des élèves portant un masque.
Toutes ces nuances risquent de générer «une certaine confusion», selon Kévin Roy, président de la Fédération des comités de parents du Québec. À son avis, que le plan du gouvernement demeure le même ou non, il faudra une mise à jour avant le début des classes.«Je m’attends à ce qu’il y ait des clarifications sur le port du masque. Ça peut porter à confusion étant donné qu’il y a eu des changements [dans les directives]», dit-il.

Toujours sur la question du masque, l’Ontario a fait le choix de l’obliger dès la 4e année lors de la rentrée d’automne. Dans ce contexte, Kévin Roy estime que tout peut encore changer au Québec. «Il reste encore quatre semaines.»

Il a confiance que la Santé publique saura fournir les explications aux parents, quelle que soit la décision finale.

Le port du masque sera obligatoire dans les autobus pour les élèves du secondaire, mais pas pour ceux du primaire.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Le port du masque sera obligatoire dans les autobus pour les élèves du secondaire, mais pas pour ceux du primaire.
Deuxième vague
Autre élément, et non le moindre pour les parents, concerne les plans d’urgence en cas de deuxième vague de coronavirus ou d’une éclosion dans un milieu scolaire. Ces plans doivent être mis en place par les centres de services scolaires.
Selon le gouvernement, ces plans serviront à «maintenir des services de qualité aux élèves en cas de nouvelle fermeture». Tant Brigitte Bilodeau que Kévin Roy réclament des précisions sur ce qui sera attendu des centres de services.M. Roy a une préoccupation particulière par rapport à l’école à distance. «Si on retombe en confinement complet, comme en mars et avril, qu’est-ce qu’on fait? Comment ça va être fait? Est-ce qu’il va y avoir une plateforme unique?», énumère-t-il, rappelant des enjeux technologiques et de disponibilités pour les parents.

Il soutient que l’expérience du printemps n’a pas été de tout repos pour nombre d’entre eux. Un certain laisser-aller sur l’encadrement des élèves avait d’ailleurs été dénoncé, forçant le ministre Jean-François Roberge à intervenir.

Le plan tient

Le cabinet du ministre de l’Éducation assure de son côté qu’une nouvelle ronde de communications sera menée au cours des prochaines semaines afin de répondre aux interrogations de la population et du personnel.

Toutes les mesures établies dans le plan dévoilé en juin ont été approuvées par la Santé publique et établies «conjointement avec acteurs du réseau scolaire», souligne Claudia Landry, directrice des communications au cabinet.

Sur le port du masque, elle réitère qu’il n’est pas prévu de l’obliger pour le moment. «La Santé publique juge que l’ensemble [des mesures] permettra de minimiser tout risque de propagation de la COVID-19, et n’a pas demandé, à ce stade-ci, le port du masque obligatoire dans les écoles.»

Le gouvernement ne ferme cependant pas la porte à des changements dans les prochaines semaines, si les autorités de santé publique en décidaient autrement.

«Nous resterons toutefois attentifs à l’évolution de la situation et à toute potentielle recommandation de la Santé publique en ce sens. Le cas échéant, nous donnerons suite et en informerons rapidement le réseau scolaire», conclut le cabinet du ministre.

Avec Radio-Canada par David Rémillard

Allemagne: Berlin demande à l’ambassadeur américain de clarifier ses propos sur la droite en Europe

juin 4, 2018

L’Allemagne a demandé lundi à l’ambassadeur américain à Berlin, un fidèle de Donald Trump, des explications après qu’il eut déclaré vouloir « soutenir » les conservateurs en Europe dans un entretien au portail d’extrême droite Breitbart.

Berlin a demandé « une clarification », a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, ajoutant que Richard Grenell, en poste depuis moins d’un mois à Berlin, aurait l’occasion de s’expliquer lors d’un entretien -prévu de longue date- avec un secrétaire d’Etat au ministère, Andreas Michaelis, cette semaine.

Selon l’entretien accordé à Breitbart paru dimanche, le diplomate déclare avoir été contacté par « de nombreux conservateurs dans toute l’Europe » qui lui ont fait part de leur sentiment d’une « résurgence en cours » de cette mouvance politique, portée par l’échec des politiques de gauche.

« Je veux absolument soutenir d’autres conservateurs partout en Europe, d’autres responsables », ajoute-t-il, une déclaration pour le moins inhabituelle venant d’un ambassadeur censé rester neutre.

« Je pense que l’élection de Donald Trump a permis aux gens de dire qu’ils ne peuvent pas autoriser la classe politique à déterminer qui va gagner ou qui devrait être candidat avant que l’élection ait lieu », peut-on également lire.

Les déclarations ont provoqué quelques remous en Allemagne. « Les citoyens européens n’ont pas besoin qu’un vassal de Trump leur dise pour qui voter », a ainsi réagi le député social-démocrate allemand Thorsten Schäfer-Gümbel dans un tweet.

« Un ambassadeur qui s’immisce ainsi dans le débat démocratique n’est tout simplement pas à sa place », a-t-il jugé.

M. Grenell, 51 ans s’était déjà fait remarquer pour avoir sommé -le jour même de sa prise de fonction le 8 mai- les entreprises allemandes de cesser leurs activités en Iran après la décision de Washington de dénoncer l’accord nucléaire et de rétablir les sanctions contre Téhéran.

Homosexuel, partisan du mariage gay, il se décrit sur Twitter comme un « disciple imparfait du Christ ».

Ancien porte-parole de la mission américaine à l’ONU sous l’administration Bush, il a travaillé avec John Bolton, un « faucon » nommé récemment conseiller à la sécurité nationale de M. Trump.

Romandie.com avec (©AFP / 04 juin 2018 14h23)