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Congo-Climat : les pluies causent d’importants dégâts à Brazzaville

décembre 15, 2020

La pluie qui s’est abattue dans la nuit du 12 au 13 décembre dans la ville capitale a laissé des traces dans plusieurs quartiers à cause des inondations, des éboulements de terrains et l’ensablement des habitations.

L’avenue Jean-Dominique Okemba après la pluie ;

Comme à chaque période pluvieuse, des dégâts majeurs ont été enregistrés dans les arrondissements 9 Djiri et 6 Talangaï. C’est le cas de l’avenue Jean Dominique-Okemba qui a été, pour la première fois, engloutie par le sable provenant des versants de montagne des quartiers Ngamakosso et Maman-Mboualé. Les riverains de la Tsiémé n’ont pas été épargnés d’autant plus que l’eau est sortie de son lit, rendant ainsi difficile la traversée sur le pont reliant les quartiers Mikalou et Texaco.

Selon des témoignages, un jeune d’environ 18 ans a également trouvé la mort dans le sixième arrondissement. Disparu dans un collecteur sous la pluie au quartier Domaine, la victime serait un contrôleur d’un bus faisant la liaison Terminus Mikalou-Domaine. Il serait descendu du véhicule et tombé directement dans le gros collecteur qui se jette dans la rivière Kélé Kélé, débordé par les eaux de pluie dans la nuit.

La société SGEC indexée

Dans le 9e arrondissement Djiri, notamment au quartier Massengo-Ibalicko, la situation a été empirée par les travaux inachevés sinon mal exécutés par l’entreprise SGEC, bénéficiaire du Projet d’extension en zones périphériques et renforcement du service d’eau potable à Brazzaville (PEPS) dans cette zone. Destiné à renforcer le service d’eau potable au profit de La Congolaise des eaux, ce projet dont le ministère de l’Aménagement, de l’Equipement du territoire et des Grands travaux est le maître d’ouvrage est financé par l’Agence française de développement. La mission de contrôle est assurée par la société SCET Tunisie.

Accueilli comme un ouf de soulagement par les habitants de ce quartier dès son démarrage en août dernier, le PEPS est devenu au fil du temps un véritable casse-tête au regard de nombreux dégâts qu’il cause après l’installation des conduites d’eau. En effet, certaines avenues et rues sont devenues impraticables suite aux éboulements de sol.

Selon des témoins, deux maisons se sont déjà écroulées à cause des travaux mal réalisés à certains endroits. La dernière en date est la maison qui a perdu sa fondation le 13 décembre au croisement de l’avenue Sénateur Odziki-rue Ello.  Les riverains accusent l’entreprise SGEC et ses sous-traitants d’être à l’origine de ce malheur. « Après avoir fait passer les tuyaux, ils ont commencé à ériger les digues ici depuis le 28 novembre mais les travaux n’avancent pas. Nous doutons également de la qualité de ces ouvrages parce que deux digues ont cédé car il ne s’agit pas des bétons armés comme les ouvriers nous rassuraient », s’est plaint un riverain.

En effet, la société adjudicatrice du marché et les sous-traitants ne semblent pas être sur la même lancée d’autant plus que les instructions données sont souvent foulées aux pieds. « Nous venons de virer le sous-traitant », nous a confié une source proche de la SGEC.

L’occupation anarchique, principale cause du malheur

Ces travaux sont, en effet, venus augmenter les peines des habitants de cette zone qui sont confrontés aux difficultés de circulation à cause des mauvaises pratiques des propriétaires. « Nous sommes dans une zone où les eaux ont du mal à ruisseler parce que les avenues Sénateurs Odziki et Bikoutas ainsi que la rue Hello qui nous entourent sont des impasses », a dénoncé un habitant du quartier.

Avec adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Climat, malbouffe… « Menace immédiate » pour la santé de tous les enfants, alerte l’ONU

février 18, 2020

 

Des écoliers portent des masques sanitaires dans une salle de classe de l'île indonésienne de Natuna, le 4 février 2020
© RICKY PRAKOSO Des écoliers portent des masques sanitaires dans une salle de classe de l’île indonésienne de Natuna, le 4 février 2020
Dérèglement climatique, malbouffe, marketing des fabricants de tabac… La santé des enfants fait partout face à une « menace immédiate » et aucun pays dans le monde ne protège leur avenir de façon satisfaisante, avertit l’Organisation des Nations unies (ONU).

Des avancées ont été réalisées au cours des 20 dernières années dans le domaine de la santé des enfants et des adolescents, mais « ces progrès sont aujourd’hui au point mort » voire « menacés », estiment les auteurs d’un rapport publié mercredi dans la revue médicale britannique The Lancet.

Pour parvenir à cette conclusion sévère, ce groupe de 40 experts indépendants en santé infantile du monde entier, convoqués par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Unicef, a construit un nouvel indice mesurant la possibilité des enfants de s’épanouir, à partir des données de 180 pays (indicateurs de mortalité, d’état de santé, de nutrition, d’éducation…).

Sans surprise, ce sont des pays riches qui arrivent en tête avec la Norvège en première position, suivie par la Corée du Sud, les Pays-Bas et la France. Inversement, le bas du classement est occupé par des pays d’Afrique subsaharienne: République centrafricaine, Tchad, Somalie et Niger.

Mais les auteurs du rapport, intitulé « Un avenir pour les enfants du monde? », mettent en regard de ce classement des mesures de « durabilité » (évolution des émissions de CO2, inégalités de revenus…) et soulignent que « si beaucoup de pays à haut revenu ont un très bon score à l’index d’épanouissement, ils sont proches du bas du classement pour leur contribution à la durabilité écologique ».

Quant aux pays les plus pauvres, si leurs émissions de gaz à effet de serre sont parmi les plus faibles, « beaucoup sont exposés aux effets les plus sévères d’un changement climatique rapide ».

– « Pratiques commerciales néfastes » –

Seuls neufs pays sont à la fois en mesure d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2 par habitant fixés pour 2030 tout en étant situés dans les 70 meilleurs scores pour l’index d’épanouissement: l’Albanie, l’Arménie, la Grenade, la Jordanie, la Moldavie, le Sri Lanka, la Tunisie, l’Uruguay et le Vietnam.

« Les pays doivent revoir leur approche de la santé des enfants et des adolescents en faisant en sorte, non seulement de prendre soin d’eux aujourd’hui, mais en protégeant le monde dont ils hériteront », souligne Helen Clark, ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande et co-présidente de la commission d’experts convoquée par l’OMS et l’Unicef.

Parmi les menaces pesant sur la santé des générations futures, le rapport évoque en premier lieu la pollution de l’air et l' »intensification des menaces climatiques ».

« Si le réchauffement climatique dépasse 4°C d’ici 2100 comme le prévoient les projections actuelles, cela entraînera des conséquences sanitaires désastreuses pour les enfants, en raison de la hausse du niveau des océans, des vagues de chaleur, de la prolifération de maladies telles que le paludisme et la dengue, ainsi que de la malnutrition ».

Les experts dénoncent aussi des « pratiques commerciales néfastes » pour la santé des enfants, exposés au marketing de marques d’aliments ultra-transformés, de boissons sucrées, d’alcool, de cigarettes électroniques ou de tabac.

De nombreuses études montrent que « l’auto-régulation par les industriels ne fonctionne pas », souligne Anthony Costello, pédiatre et ancien directeur de l’Institute for Global Health (Royaume-Uni), évoquant l’exposition aux publicités pour l’alcool pendant les rencontres sportives et l’explosion de l’obésité infantile et adolescente, multipliée par 11 entre 1975 et 2016.

Aussi, ils appellent les gouvernements nationaux à durcir leur réglementation en la matière.

Ils leur recommandent également de s’attaquer « avec la plus grande urgence » aux émissions de CO2 pour « faire en sorte que les enfants aient un avenir sur cette planète », de prendre en compte la voix des plus jeunes dans les décisions politiques et d’évaluer systématiquement les effets de ces décisions sur la santé infantile.

Avec AFP

Le climat des villes de demain

janvier 30, 2020

Pas facile de prédire le climat de demain

Avant même d’avoir commencé l’étude, l’entreprise reconnaissait que la prévision du climat futur représente un défi de taille. Conscients que les résultats d’une telle étude peuvent être quelque peu indigestes et arides, ils ont fait appel à des experts en changements climatiques dont la crédibilité n’est plus à faire. Parmi eux, Jean-François Bastin, écologiste de l’université de Ghent en Belgique. Ils ont également utilisé la méthode de classification du climat selon le système de Koppen-Geiger qui classe les climats du monde en cinq catégories : tropical, sec, tempéré, continental et polaire. Sans oublier la participation de l’Institut des ressources mondiales, dont les données sur les risques de pénurie d’eau ont été incluses dans l’étude.

Une liste de 85 villes a été dressée et chacune s’est vu accorder une cote en fonction de sa température moyenne, du niveau des océans changeant et du stress hydrique qu’elles subissent. Ceci leur a permis de classer les villes en fonction d’un risque, bas ou élevé, de subir des impacts liés aux changements climatiques. Parmi ces 85 villes, quatre sont canadiennes soit : Montréal, Toronto, Ottawa et Calgary. L’étude ne tient cependant pas compte des investissements en infrastructure qu’une ville aurait prévu de faire, afin de s’adapter aux changements climatiques.

Montréal en haut de la liste

Sur les 85 villes qui figurent sur la liste, c’est Bangkok qui occupe le premier rang, essentiellement à cause de la montée prévue du niveau des océans qui risque de l’engloutir complètement. De plus, d’ici 2050, la température moyenne de cette ville aura monté de plus d’un degré et demi. Des quatre villes canadiennes qui figurent dans cette étude, c’est Montréal qui connaîtra la plus importante hausse des températures moyennes à cause des changements climatiques. En 2050, la température moyenne sera 3,2 °C plus chauds que la moyenne des années comprises entre 1970 et 2000. Pour Montréal, le niveau des océans n’aura qu’un faible impact. Le risque de pénurie d’eau est aussi peu élevé. Malgré tout, Montréal se classe au 34e rang de l’étude. En comparaison, Toronto se retrouve au 14e rang de cette étude.

La hausse des températures moyennes à Toronto sera moins élevée qu’à Montréal de quelques dixièmes de degré. Cependant, le nouveau niveau supérieur de l’échelle sera maintenant largement suffisant pour modifier le type de climat de Toronto, qui passera d’un climat continental à un climat tempéré. Les climats continentaux sont caractérisés par une amplitude thermique annuelle de plus de 20 °C. Un climat tempéré est un climat sans extrêmes prolongés. En simple, moins d’extrêmes annuellement entre les saisons, mais des températures moyennes quotidiennes plus élevées toute l’année.

Pour Montréal, nous passerons d’un climat continental avec des étés confortables et humides à un climat continental avec des étés chauds et humides. Du fait que Toronto changera de type de climat, cela confère à la ville une cote plus élevée parmi les résultats de l’étude. Ainsi, les impacts des changements climatiques seront plus marqués dans la ville reine que dans la ville aux cent clochers.

On note que les villes qui connaîtront la plus forte hausse des températures d’ici 2050 se trouvent toutes dans l’hémisphère Nord à des latitudes supérieures aux tropiques. Plusieurs sont aux États-Unis. Les villes de Chicago, Philadelphie, Baltimore, Washington et Nashville connaîtront également une hausse de plus de 3 °C. Pas très loin derrière, on retrouve New York avec une augmentation moyenne de 2,95 °C. Pour New York, Philadelphie, Baltimore et Washington, l’étude tient compte des impacts additionnels causés par la hausse du niveau des océans pour leur assigner leur cote.

Déjà à risque de pénuries d’eau, ces villes vont encore s’assécher.

Au chapitre de l’accès à l’eau potable, l’étude conclut que certaines villes déjà à risque de manquer d’eau vont voir cette épée de Damoclès les menacer encore plus. Les trois villes où le risque est très élevé sont Doha au Qatar, Barcelone en Espagne et Denver au Colorado. Voici un volet de l’étude où les villes canadiennes n’ont que très peu à craindre.

Par Patrick de Bellefeuille
Présentateur et expert en changements climatiques

Températures record, incendies hors de contrôle… L’Australie confrontée à un enfer climatique

décembre 20, 2019

Le mercure a grimpé à 49,8°C jeudi en Australie occidentale. Une vague de chaleur qui attise les centaines d’incendies dévastateurs qui échappent à tout contrôle sur l’île-continent.

Un pompier australien à une centaine de kilomètres de Sydney.
Un pompier australien à une centaine de kilomètres de Sydney. Saeed KHAN / AFP

L’Australie fait face à des températures records, flirtant avec les 50°C dans certaines zones, qui attisent les incendies dévastateurs qui ont détruit plus de 800 habitations et trois million d’hectares de brousse. Les deux derniers jours ont été les plus chauds jamais enregistrés dans le pays, et le mercure pourrait encore grimper dans les prochains jours. Dépassé, le gouvernement est accusé de ne pas mesurer la gravité de la situation alors que plus de 200 feux sont actuellement recensés dans le pays, dont 70 sont hors de contrôle, majoritairement dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud.

Le premier ministre australien, Scott Morrison, a dû présenter ce vendredi 20 décembre des excuses publiques et interrompre des vacances à Hawaï après la mort dans la nuit de deux pompiers dans la nuit de jeudi à vendredi. Ils ont été tués par la chute d’un arbre sur leur véhicule d’intervention, portant à huit le nombre de décès dus aux incendies en Nouvelle-Galles du Sud depuis le début du mois d’octobre. Dix autres pompiers ont été gravement blessés jeudi par les flammes ou les fumées.

Capture d'écran des feux en Australie, selon la Fire Map de la NASA.
Capture d’écran des feux en Australie, selon la Fire Map de la NASA. NASA

Peu après le décès des deux pompiers, Scott Morrison a diffusé un communiqué annonçant son retour d’Hawaï, où il passait ses vacances en famille. «Je regrette profondément toute offense que j’aurais pu commettre à l’égard des nombreux Australiens affectés par ces terribles incendies en prenant des congés avec ma famille», a déclaré le premier ministre. La coalition conservatrice au pouvoir est critiquée pour son attitude face au changement climatique et sa volonté de minimiser tout lien entre le réchauffement et l’arrivée des incendies très tôt dans la saison estivale, ainsi que leur gravité.

État d’urgence

Des milliers de pompiers luttent contre les flammes.

Des milliers de pompiers luttent contre les flammes. SAEED KHAN / AFP

En Nouvelle-Galles du Sud, l’Etat le plus peuplé du pays qui a Sydney pour capitale, une centaine de feux continuaient de faire rage ce vendredi. La première ministre de cet Etat, Gladys Berejiklian, a déclaré l’état d’urgence pour sept jours, une mesure prise pour la deuxième fois depuis le début de la saison des incendies, en septembre, et ce en raison des «conditions météorologiques catastrophiques». Une vingtaine de maisons ont encore été détruites jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, selon la chaîne publique ABC.

De leur côté, les cinq millions d’habitants de Sydney continuaient de respirer un air pollué par les fumées émanant d’un méga-feu qui fait rage depuis des semaines à proximité. Les organisations professionnelles de médecins s’étaient alarmées lundi d’«une urgence de santé publique» pour la ville. Les hôpitaux ont constaté une importante augmentation du nombre de visites aux urgences de patients souffrant de problèmes respiratoires, notamment le 10 décembre avec une hausse de 80% des admissions alors que la qualité de l’air était la pire enregistrée ces derniers jours.

Records de chaleur

Un incendie près de Sydney.

Un incendie près de Sydney. SAEED KHAN / AFP

L’Australie a battu mercredi pour le deuxième jour d’affilée le record de la journée la plus chaude depuis le début des relevés, avec une moyenne nationale des températures maximales mesurée à 41,9°C, a annoncé jeudi le bureau de météorologie. C’est un degré de plus que le précédent record (40,9°C) établi mardi. Auparavant, la journée la plus chaude enregistrée dans le pays remontait à janvier 2013 (40,3°C).

Et la situation ne semble pas s’arranger, puisque le record absolu de température pour un mois de décembre en Australie a été battu jeudi: le mercure a grimpé à 49,8°C dans la localité d’Eucla, en Australie occidentale. Le précédent record absolu pour un mois de décembre avait été établi à Birdsville, dans l’État du Queensland, en 1972 (49,5°C). Dean Narramore, du bureau de météorologie, a dit s’attendre à ce que de nouveaux records soient prochainement battus en raison de cette canicule «dangereuse et désastreuse».

Les incendies ont suscité de multiples manifestations d’Australiens en colère envers l’inaction en matière de climat du gouvernement de centre-droit, accusé de sacrifier la politique environnementale pour soutenir l’industrie du charbon. Les scientifiques ont noté que les incendies ont été plus précoces et plus violents que d’habitude cette année en raison d’une sécheresse record, due au réchauffement climatique. D’immenses zones de végétation sont de ce fait extrêmement sèches et offrent des conditions idéales pour la propagation des feux. Certaines villes sont en outre à court d’eau potable.

Le Figaro.fr par Yohan Blavignat avec AFP agence

Trois-Rivières: Mariannick Mercure traite Yves Lévesque et les conservateurs de «criminels climatiques»

septembre 27, 2019

 

Le candidat conservateur, Yves Lévesque, s'est fait accueillir à la marche pour le climat avec une affiche affirmant que les conservateurs sont des «criminels climatiques».
© François Gervais Le candidat conservateur, Yves Lévesque, s’est fait accueillir à la marche pour le climat avec une affiche affirmant que les conservateurs sont des «criminels climatiques».
Présente à la marche pour le climat, la conseillère trifluvienne Mariannick Mercure a apostrophé Yves Lévesque en traitant les conservateurs de «criminels climatiques».

Le candidat conservateur dans Trois-Rivières était au point de départ de la marche, à l’Université du Québec à Trois-Rivières, et discutait avec le conseiller François Bélisle lorsque Mme Mercure s’est placée devant lui.

«Ça n’a pas de bons sens, vous ne devriez pas être là, M. Lévesque. Vous êtes des criminels climatiques», lance Mme Mercure, dans une intervention filmée et de toute évidence préméditée.

Yves Lévesque réplique en l’accusant d’être extrémiste.

«Sais-tu quoi? Les extrémistes, autant de la gauche que de la droite, ça ne rassemble pas», dit calmement Yves Lévesque.

«Vous devriez partir, vous êtes pas le bienvenu ici», répète Mme Mercure.

Interrogée plus tard sur la raison qui l’a poussée à apostropher M. Lévesque de la sorte, la conseillère municipale réitère que, selon elle, il n’avait pas sa place à cette marche pour le climat, en tant que candidat conservateur, mais aussi comme ancien maire de Trois-Rivières.

«Il est venu serrer des mains pour sa campagne électorale, mais quiconque connaît le programme des conservateurs et le legs d’Yves Lévesque comprend très bien pourquoi j’ai fait ça. Il n’avait pas sa place là. C’est hypocrite», soutient-elle.

Par Martin Martin Lafrenière avec Le Nouvelliste

Canada: Marche pour le climat à Montréal: les derniers développements

septembre 27, 2019

 

© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

MONTRÉAL — Des centaines de milliers de manifestants descendent dans les rues à travers le monde, vendredi, pour participer à une deuxième vague de mobilisation planétaire réclamant une action rapide contre les changements climatiques.

© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

Voici notre couverture en direct du déroulement de la manifestation à Montréal et ailleurs au pays.

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13 h 15

Les manifestants qui ouvrent la marche ont rejoint le boulevard René-Lévesque, dont ils occupent l’entièreté des huit voies. Ils portent une banderole haute en couleur sur laquelle on peut lire «Au front pour la Terre Mère».

Justin Trudeau marche aux côtés de plusieurs candidats libéraux, dont les ministres François-Philippe Champagne et Mélanie Joly. Il est également accompagné de sa femme, Sophie Grégoire, et de leurs enfants.

La foule autour de lui chante «On avance pour la planète!» et «No pipelines!». Justin Trudeau applaudit, salue les manifestants et les remercie d’être présents.

Un homme qui transportait des oeufs a été intercepté par des agents de sécurité.

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12 h 45

Plusieurs autres manifestations sont en cours ailleurs au pays.

Dans le centre-ville d’Ottawa, la foule s’étire sur plus d’une dizaine de quadrilatères.

À Toronto, le rassemblement prend place devant le parlement ontarien. «Systems change, not climate change», scandent les manifestants, pour réclamer des changements d’ordre systémique.

Plus tôt en journée, des milliers de Néo-Écossais s’étaient réunis devant les quartiers généraux de Nova Scotia Power, à Halifax. Julia Sampson, une des organisatrices de la marche, âgée de seulement 17 ans, réclame un rehaussement du financement provincial des énergies vertes et une plus grande sensibilisation aux changements climatiques à l’école.

À Saint-Jean de Terre-Neuve, une foule s’est amassée devant la tour de l’horloge de l’Université Memorial. Bon nombre de manifestants cherchent à dénoncer l’industrie pétrolière de la province. Ils devaient eux aussi se rendre devant leur parlement.

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12 h 30

La manifestation de Montréal se met en branle.

Jeunes et moins jeunes brandissent des pancartes, souvent confectionnées à partir de boîtes en carton, sur lesquelles on peut notamment lire «Terriens en détresse», «Planète à vendre» et «Il est temps de se réveiller».

Fidèles à l’esprit du point de départ de la marche, au pied du mont Royal, plusieurs manifestants jouent des percussions et divers instruments de musique.

Bon nombre d’élèves portent leur uniforme scolaire, sur lequel ils ont épinglé un cercle vert, symbole de cette mobilisation pour l’environnement.

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12 h 00

Avant de se joindre à la marche sur le climat à Montréal, Justin Trudeau a annoncé qu’un gouvernement libéral réélu s’engage à planter deux milliards d’arbres au Canada dans la prochaine décennie.

En conférence de presse, le premier ministre sortant a tout de même défendu l’achat du pipeline Trans Mountain, qui permettra l’exportation de plus de pétrole et augmentera les émissions de gaz à effet de serre. Il dit que les profits générés par Trans Mountain seront réinvestis dans la transition énergétique.

Le chef bloquiste Yves-François Blanchet, qui est également présent à la manifestation montréalaise, affirme que des telles annonces ne sont que cosmétiques.

«Faire une promesse qui va être mesurable longtemps après la retraite de celui qui fait la promesse, ça ne vaut absolument rien», a-t-il dénoncé.

«J’ai la prétention qu’au moins, chez nous, dans notre programme, c’est très clair. Il n’y a rien qui soit favorable à l’industrie pétrolière», a souligné M. Blanchet.

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11 h 30

Les manifestants convergent au monument à Sir George-Étienne Cartier, au parc du Mont-Royal, en vue de la grande marche pour le climat à Montréal.

Plusieurs leaders politiques y sont attendus, dont Justin Trudeau, du Parti libéral du Canada, Yves-François Blanchet, du Bloc québécois, et Elizabeth May, du Parti vert du Canada.

Le Service de police de la Ville de Montréal a effectué un important déploiement dans les environs. L’avenue du Parc a été fermée à la circulation.

En matinée, la bonne humeur régnait dans le métro, dont l’accès a été rendu gratuit pour la journée par la Société de transport de Montréal.

Ce rassemblement s’inscrit dans le cadre de l’appel à la grève mondiale pour exhorter les décideurs à agir face à l’urgence climatique. Au Canada seulement, plus de 140 manifestations similaires sont prévues à travers le pays.

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11 h 00

La militante écologiste Greta Thunberg s’est adressée pour la première fois au public montréalais.

Elle est apparue tout sourire, pancarte au bras: «Je suis vraiment emballée d’être ici», a-t-elle déclaré. Elle a été accueillie par des chefs autochtones qui lui ont remis des cadeaux.

La jeune Suédoise a brièvement pris la parole aux côtés d’une douzaine de groupes écologistes et a échangé quelques mots avec le célèbre écologiste David Suzuki, au pied du mont Royal, peu avant le début de la marche.

Elle s’était auparavant entretenue avec le premier ministre sortant du Canada, Justin Trudeau. Questionnée par les journalistes, elle a dit ne pas vouloir personnaliser le débat et souhaite que tous les décideurs sur la planète écoutent ce que dit la science.

La Presse canadienne

Pays-Bas: 35.000 personnes dans les rues de La Haye pour le climat

septembre 27, 2019

 

Des dizaines de milliers de Néerlandais venus des quatre coins du pays se sont rassemblées vendredi à La Haye afin de participer à la «grève pour le climat» organisée sur toute la planète.

Plus de 35.000 personnes, selon les organisateurs (la police n’a pas communiqué de chiffres), se sont réunies dans le centre-ville de La Haye, avant de se rendre en cortège devant le Parlement et sous les fenêtres du bureau du premier ministre, Mark Rutte. Dans le cortège, où figuraient de nombreux jeunes, florissaient des pancartes, banderoles et draps colorés, exhortant le gouvernement néerlandais et d’autres dirigeants mondiaux à prendre davantage de mesures contre le réchauffement climatique. «Changement de système, pas de climat», «Tous les adolescents disent non à plus de CO2», «Salutations depuis Utrecht-sur-mer» – Utrecht étant une ville du centre du pays -, pouvait-on lire.

Les Pays-Bas sont particulièrement vulnérables aux conséquences du changement climatique, une partie du pays se trouvant en dessous du niveau de la mer. «Je crois qu’on est en train de foutre en l’air la planète, pour dire les choses», a lancé Yara Korvr, étudiante. «Il faut dire stop. Nous devons davantage prendre soin de la terre, et moins prendre soin des gens et de notre économie», a-t-elle poursuivi. «Il y a dix ans, lorsque j’interrogeais mes élèves sur le changement climatique, quasiment personne ne pensait que cela se produirait», a affirmé Jos Hendriks, professeur de physique-chimie. «Maintenant, on voit que tout le monde réalise que c’est en train de se produire», a-t-il ajouté.

Le premier ministre libéral a indiqué avoir «bien reçu le message». «Le gouvernement a un plan avec des mesures très ambitieuses pour lutter contre le réchauffement climatique», a déclaré Mark Rutte lors d’une conférence de presse hebdomadaire. «Nous n’en avons pas fait assez par le passé mais aujourd’hui nous sommes déterminés à oeuvrer pour le climat», a-t-il poursuivi, glissant toutefois qu’il était aussi important pour les jeunes manifestants de «finir leur scolarité». Dans une procédure historique intentée par une ONG, la justice néerlandaise a ordonné en appel en octobre à l’Etat de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25% d’ici 2020.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Face au réchauffement climatique, la Cnuced plaide pour des investissements massifs en Afrique

septembre 25, 2019

Une manifestations de militants environnementaux à Johannesburg, le 20 septembre 2019. © Themba Hadebe/AP/SIPA

 

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) propose des outils pour permettre à l’Afrique de lutter, elle aussi, contre le réchauffement climatique. Au premier rangs desquels une économie plus dirigée et un accroissement des investissements dans le secteur de l’énergie.

Face aux conséquences du réchauffement climatique, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) reste fidèle à son habitude de prendre à rebrousse-poil le consensus économique planétaire en préconisant un plus grand dirigisme. Dans son Rapport annuel sur le commerce et le développement 2019 publié le 25 septembre, la Cnuced souligne les difficultés qui attendent les pays en développement pour participer à la défense de l’environnement. « La protection du climat exige une nouvelle vague d’investissements massifs devant servir à réformer le secteur de l’énergie et d’autres secteurs émetteurs de carbone », y lit-on.

Des objectifs hors d’atteintes

Le problème est que l’endettement des pays les moins riches a explosé, depuis les annulations de dette des années 2000, et que les capacités de financement de ces pays sont très réduites, malgré le maintien de taux très bas sur les marchés. À titre d’exemple, la dette publique de l’Afrique du Sud est passée de 31 % de son produit intérieur brut (PIB) en 1980 à 53 % en 2017, et sa dette privée (particuliers et entreprises) a bondi dans le même temps de 48 à 71 %.

« S’ils veulent satisfaire les besoins en investissement que demandent la réalisation des quatre Objectifs de développement durable fixés par l’ONU d’ici 2030 (élimination de la pauvreté, promotion de la nutrition, institution d’un vrai système de santé, mise sur pied d’un système éducatif de qualité) leur tâche semble difficile », explique Rachid Bouhia, économiste et co-auteur du rapport.

Par exemple, si l’Algérie, le Bénin, le Cameroun, l’Éthiopie, le Kenya, le Malawi, le Mali, l’Ouganda et la Tanzanie voulaient y parvenir, « il faudrait soit qu’ils réalisent une croissance de 21 % par an sans augmentation de leur ratio dette/produit intérieur brut actuellement de 47 %, soit qu’ils portent ce ratio à 185 %. Aucun de ces deux scénarios n’est réaliste », constate le rapport.

La Cnuced préconise ainsi cinq solutions pour remédier à cette pénurie de moyens. « Il faudrait d’abord mettre en place un programme mondial de prêts permettant aux pays en développement d’emprunter à des conditions de faveur, détaille Rachid Bouhia. Ce fonds serait alimenté par l’aide au développement des pays donateurs, qui porteraient celle-ci à 0,7 % de leur revenu intérieur brut, comme ils l’ont promis ».

Alléger la dette des pays les moins développés

Deuxième mesure : augmenter les droits de tirage spéciaux (DTS) et les consacrer à la protection de l’environnement. Troisième mesure : « Alléger la dette des pays les moins développés sans conditionnalités ou critères d’admissibilité trop restrictifs, commente Rachid Bouhia. Un tel allègement a déjà amélioré la croissance en Afrique à partir de la fin des années 1990 ».

Quatrième mesure : renforcer la coopération monétaire entre les pays d’une même région afin de refinancer et de promouvoir le commerce intra-régional pour créer des chaînes de valeur et mettre en place de véritables systèmes régionaux de paiement et d’unions de compensation interne.

Cinquième et dernière mesure : « Il faut revoir le cadre législatif du mécanisme de rééchelonnement de la dette en cas de difficultés de remboursement de la dette par un État, conclut Rachid Bouhia, afin que sa restructuration soit ordonnée et équitable ».

Si les États reprennent du poil de la bête face à la finance comme le souhaite la Cnuced, le pari de ces réformes ne sera peut-être pas gagné en 2030, mais l’Afrique aura un peu plus les moyens de participer au sauvetage de la planète, ce dont elle sera la première bénéficiaire.

Jeuneafrique.com par Alain Faujas

Sommet de l’ONU pour le climat : ce qu’ont déclaré les chefs d’État africains

septembre 24, 2019

Le président Félix Tshisekedi (à gauche) lors du sommet sur le climat de l’ONU, le 23 septembre 2019. © Jason DeCrow/AP/SIPA

Les dirigeants de la planète se sont réunis lundi au siège de l’ONU à New York pour participer à un sommet consacré à l’urgence climatique. L’occasion pour les chefs d’État africains de rappeler l’importance de l’impact du réchauffement climatique sur le continent et de demander des mesures plus concrètes de la part de la communauté internationale.

Les cinq dernières années devraient constituer la période la plus chaude jamais enregistrée, selon un rapport publié dimanche par l’ONU qui estime que les efforts des pays doivent être multipliés par cinq pour s’en tenir à +1,5°C d’ici 2100.

Pour faire face à l’urgence climatique, une soixantaine de chefs d’État ont pris la parole lors d’un sommet inédit consacré au climat, en amont de l’Assemblée générale des Nations unies, pour annoncer des engagements renforcés. Parmi eux, plusieurs dirigeants africains ont plaidé pour des actions accélérées dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris de 2015 et appelé à des financements accrus. Tour d’horizon des grandes déclarations de sept présidents du continent.

• Idriss Déby Itno : la question de la résilience

La président Idriss Déby lors du sommet sur le climat à l’ONU, le 23 septembre 2019. © Jason DeCrow/AP/SIPA

Le président tchadien a rappelé les initiatives et mesures prises par son pays dans plusieurs secteurs comme l’énergie, l’agriculture, la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Idriss Déby a également lancé un appel aux pays développés à soutenir les efforts déployés par les pays africains face au changement climatique dont il les tient pour responsables. « L’Afrique en général, et le Tchad en particulier, ne contribuant presque pas ou très faiblement aux émissions [de gaz à effets de serre], je voudrais souligner l’intérêt que nous portons à la question de la résilience », a-t-il déclaré.

• Félix Tshisekedi : préserver la biodiversité

« La nature offre des solutions très efficaces, durables et le plus souvent peu coûteuses à long terme », a pour sa part lancé le président de la République démocratique du Congo (RDC) depuis la tribune des Nations unies, en prenant l’engagement d’accroître  « significativement les aires protégées, y compris certains cours d’eau, sur l’ensemble du territoire afin de renforcer la préservation de la biodiversité ». « Sans être exhaustif et à titre illustratif, la RDC s’est engagée à stabiliser son couvert forestier à 63% du territoire et à réduire de 17% ses émissions de 2020 à 2030 », a martelé  Tshisekedi.

• Lalla Hasnaa : réduire les émissions de 42%

La princesse Lalla Hasnaa lors du sommet sur le climat à l’ONU, le 23 septembre 2019. © Jason DeCrow/AP/SIPA

C’est la princesse Lalla Hasnaa qui a représenté le Maroc lors du sommet sur le climat de l’ONU. Lors de la cérémonie d’ouverture, elle a lu un discours du roi Mohammed VI dans laquelle il a répondu par l’affirmative que la dégradation de l’environnement est un fait avéré. « Il constitue une menace que nous nous devons d’affronter conjointement. Le Royaume du Maroc, pays faiblement émetteur de gaz à effet de serre, s’est engagé à réduire ses émissions de 42% d’ici 2030. Mieux encore, il a d’ores et déjà lancé un processus inclusif et exhaustif pour pouvoir dépasser ce seuil ».

• Muhammadu Buhari : diversifier les sources d’énergie

« Dans le secteur de l’énergie, le Nigeria est actuellement en train de diversifier ses sources d’énergie, pour accomplir la transition depuis un système énergétique basé sur le pétrole, vers des énergies basées sur l’eau, le soleil, le vent, la biomasse et le nucléaire, a déclaré le président nigérian Muhammadu Buhari. Le Nigeria est plus particulièrement engagé pour parvenir à 30% d’énergies propres ou renouvelables d’ici 2030. Ceci dans la perspective de réduire nos émissions de dioxine de carbone de 179 millions de tonnes par an d’ici 2030 ». Il a clôturé en paraphrasant le Secrétaire général de l’ONU en affirmant que « le monde se trouve au bord de calamités catastrophiques ».

• Ismaël Omar Guelleh : faire face aux sécheresses et inondations

Ismael Omar Guelleh lors du sommet sur le climat de l’ONU, le 23 septembre 2019. © Craig Ruttle/AP/SIPA

« Mon pays est particulièrement exposé à de nombreux aléas climatiques, les plus fréquents et les plus destructeurs étant les sécheresses et les inondations », s’est alarmé le président de la République de Djibouti, pointant du doigt une pluviométrie rare qui impacte « négativement les activités agricoles des populations rurales et la disponibilité des ressources en eau dans l’ensemble du territoire ». « Djibouti doit se préparer à d’autres aléas climatiques dans le moyen et le long terme comme les cyclones et la montée du niveau marin, dont les projections à l’horizon 2100 montrent l’inondation d’une partie importante de notre capitale. Ces événements climatiques sont pour la plupart inhabituels et risquent de se multiplier et de s’intensifier à l’avenir », a-t-il relevé.

• Roch Marc Christian Kaboré : urgence pour le Sahel

De son côté, le président burkinabè a demandé à la communauté internationale de faire en sorte que  « le sommet débouche sur des engagements concrets en vue d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris ». « Les changements climatiques constituent une grave menace, et leurs conséquences s’avèrent déjà désastreuses sur la vie de nos communautés. Les pays du Sahel subissent de plein fouet les conséquences des changements climatiques sans en être responsables », a souligné Roch Marc Christian Kaboré.

• Julius Maada Bio : « la menace est réelle »

Julius Maada Bio lors du sommet sur le climat de l’ONU, le 23 septembre 2019. © Jason DeCrow/AP/SIPA

Le chef de l’État du Sierra Leone, très inquiet pour l’avenir de son pays, a averti que « les  pays les moins développés sont non seulement les plus menacés par le dérèglement du climat, mais aussi les moins à même de faire face, seuls, à la menace ». « Je rends hommage au Secrétaire général de l’ONU d’avoir convoqué ce sommet très important. Parce que l’impact du changement climatique est déjà durement éprouvé dans tous nos pays, et spécialement dans les nôtres, les pays en développement. Le Sierra Leone, par exemple, a été classé parmi les trois pays les plus menacés par les effets du changement climatique.  La menace est réelle et présente. Et elle pourrait être un obstacle aux efforts pour atteindre les objectifs de développement durable, si une action urgente n’était pas engagée pour appliquer intégralement l’Accord de Paris, qui est la feuille de route sur laquelle nous nous sommes tous engagés. »

Avec Jeuneafrique.com par Charles Djade

 

Climat : l’Allemagne va investir au moins 100 milliards d’euros d’ici 2030

septembre 20, 2019

Global Climate Strike in Berlin

La chancelière allemande Angela Merkel et le ministre des Finances Olaf Scholz lors d’une réunion autour du climat, le 20 septembre à Berlin. MICHAEL HANSCHKE / REUTERS

La coalition gouvernementale allemande vient de se doter d’une stratégie climatique.

L’Allemagne va investir au moins 100 milliards d’euros d’ici 2030 «pour la protection du climat et la transition énergétique», selon le texte final négocié vendredi au sein de la coalition d’Angela Merkel et obtenu par l’AFP.

Cet effort, réclamé par des manifestations massives dans tout le pays, doit permettre à la première économie européenne d’accélérer la baisse de ses émissions polluantes, jusqu’ici nettement inférieure à ses objectifs. L’enjeu consiste à prendre des mesures pour inciter les Allemands à réduire les émissions polluantes, et permettre au pays, aujourd’hui en retard, d’atteindre ses objectifs de réduction d’émissions polluantes.

L’annonce intervient alors que des dizaines de milliers de manifestants, 80.000 selon les organisateurs, s’étaient rassemblés à Berlin à l’emblématique Porte de Brandebourg, en ce jour d’un mouvement mondial de grève pour la défense du climat. La mobilisation devrait être particulièrement bien suivie en Allemagne, où les écologistes ont le vent en poupe et enchaînent les succès électoraux.

Global Climate Strike in Berlin

De nombreux manifestants réunis à Berlin le 20 septembre pour la grève du climat. FABRIZIO BENSCH

Au total, des manifestations doivent avoir lieu dans 575 villes allemandes, «du jamais vu», a estimé la porte-parole allemande du mouvement FridaysforFuture, Luisa Neubauer dans un tweet.

Une panoplie de mesures

Selon le projet d’accord en discussion, des investissements d’«un montant à trois chiffres en milliards d’euros», soit au moins 100 milliards d’euros, sont prévus d’ici à 2030. Les partis se sont particulièrement disputés sur son financement, rendu extrêmement compliqué par le fait que le gouvernement refuse de contracter de nouvelles dettes, conformément à sa politique d’orthodoxie budgétaire du «Schwarze Null».

Les négociations achoppaient en particulier sur un modèle de tarification des émissions de CO2, où l’essence, le diesel, le gaz de chauffage ou le fioul pourraient être intégrés dans un marché national de certificats et voir leur prix monter, d’environ 11 centimes par exemple pour le litre de diesel.

Question centrale: où fixer le curseur pour à la fois avoir un prix suffisamment élevé afin d’inciter les consommateurs à opter pour les solutions les moins polluantes, mais en même temps ne pas provoquer de levée de bouclier de l’opinion, à l’exemple du mouvement des gilets jaunes en France ? Il est question dans les discussions de prix plancher et plafond sur ce marché.

Concrètement, la stratégie du gouvernement comprend aussi une panoplie de mesures destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’énergie, le bâtiment, l’agriculture, l’industrie et les transports. Cela va de la promotion des transports publics et des trains, à l’augmentation du prix des voyages en avion en Allemagne, ou à diverses subventions pour le développement des voitures électriques ou pour des chauffages individuels efficaces et propres.

Par Le Figaro.fr avec AFP