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Guinée: l’opposition se retire des institutions pour protester contre les violences

août 27, 2012

Guinée: l'opposition se retire des institutions pour protester contre les violences Guinée: l’opposition se retire des institutions pour protester contre les violences © AFP

Plusieurs partis de l’opposition guinéenne ont décidé lundi de retirer leurs représentants des institutions du pays, dont le gouvernement et la commission électorale, pour protester contre des violences à l’encontre de leurs militants, a annoncé à l’AFP un des opposants.

« Nous retirons nos représentants du gouvernement, du CNT (Conseil national de la transition, faisant actuellement office de parlement) et de la Céni (Commission électorale nationale indépendante), a déclaré à l’AFP l’ex-Premier ministre Lansana Kouyaté.

Selon lui, l’objectif est de « protester contre les violences perpétrées sur les militants de l’opposition et dénoncer la dérive dictatoriale du nouveau pouvoir de M. Alpha Condé », élu président et investi en décembre 2010.

La décision a été prise par les responsables des principaux partis de l’opposition regroupés au sein de deux coalitions : l’Alliance pour la démocratie et le développement (ADP) et le Collectif des partis pour la finalisation de la transition, qui avaient appelé à une marche lundi matin.

Cette manifestation a été empêchée par les forces de l’ordre, arguant qu’elle n’était pas autorisée. Les opposants qui ont tenté de se rassembler ont été dispersés, donnant lieu à des heurts entre autorités, manifestants et contre-manifestants, selon un communiqué de la direction générale de la police. Il y a eu 20 gendarmes blessés et 38 manifestants interpellés, a précisé à l’AFP un responsable de la police.

La décision de retrait de l’opposition concernera deux ministres sur la quarantaine de membres du gouvernement actuel : ceux du Plan, Souleymane Cissé, et du Contrôle économique et financier, Aboubacar Sidiki Koulibaly (tous deux du PEDN).

L’UFDG et l’UFR ont des représentants à la Céni et au CNT. L’opposition dans son ensemble compte entre trois et quatre membres à la Céni (25 membres au total), et six au CNT (150 membres au total).

Selon l’opposition, la marche prévue lundi et non autorisée par la police visait à réclamer des élections législatives libres et transparentes.

Des législatives devaient initialement se tenir au premier semestre 2011 mais ont été sans cesse reportées pour diverses raisons.

Jeuneafrique.com

Visite surprise en Libye du chef de l’ONU Ban Ki-moon

novembre 2, 2011

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, est arrivé mercredi à Tripoli pour une visite surprise, a-t-on appris de source aéroportuaire.

M. Ban n’avait pas effectué de visite en Libye durant les huit mois de conflit armé qui ont abouti à la chute du régime du colonel Mouammar Kadhafi, tué le 20 octobre.

Le chef de l’ONU, qui doit passer quelques heures à Tripoli, doit s’entretenir avec les dirigeants du Conseil national de transition (CNT) et des responsables de la société civile, a indiqué son porte-parole à l’ONU à New York.

Sa visite n’avait pas été annoncée pour des raisons de sécurité.

M. Ban se rendra ensuite au sommet du G20 à Cannes (France) où le dossier libyen sera à l’ordre du jour.

Jeuneafrique.com avec AFP

Kadhafi: le CNT veut juger les meurtriers

octobre 28, 2011

Les nouvelles autorités libyennes se sont dit aujourd’hui déterminées à poursuivre en justice les meurtriers de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi mort dans des circonstances floues après avoir été capturé vivant.

« Le responsable de cela (le meurtre de Kadhafi), quel qu’il soit, sera jugé et bénéficiera d’un procès équitable », a déclaré le vice-président du Conseil national de transition (CNT), Abdel Hafiz Ghoga.

Lundi, Moustapha Abdeljalil, le président du CNT, a annoncé la création d’une commission d’enquête sur les circonstances controversées de la mort de l’ex-dirigeant libyen afin «répondre aux requêtes internationales».

Alors que les nouvelles autorités libyennes martèlent depuis le début la thèse d’un décès intervenu dans un échange de tirs, de nombreuses sources font pour leur part référence à une exécution sommaire. Le ministre britannique de la Défense, Philip Hammond, a même estimé que la « réputation » des nouvelles autorités libyennes avait été « un peu ternie » par la mort de l’ex-dirigeant.

Lefigaro.fr avec AFP

Libye : les Nations unies ont voté la fin de l’intervention militaire de l’Otan

octobre 27, 2011

Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté ce jeudi 27 mars à l’unanimité une résolution mettant fin à l’intervention militaire de l’Otan en Libye.

Évoqué depuis mercredi, l’arrêt de l’intervention militaire de l’Otan en Libye a été voté à l’unanimité jeudi 27 mars par le Conseil de sécurité de l’ONU. La mission de l’organisation transatlantique prendra donc fin le 31 octobre à minuit, et ce malgré les appels des nouvelles autorités libyennes à prolonger la mission jusqu’à la fin de l’année.

Fin de la mission de protection des civils

« La chute de Syrte a conduit les dirigeants libyens à déclarer la libération du territoire libyen le 23 octobre dernier. Prenant acte de cette évolution, le Conseil de sécurité devrait adopter aujourd’hui une résolution mettant fin aux autorisations de la résolution 1973 ayant permis l’usage de la force pour protéger les civils et faire respecter la zone d’exclusion aérienne », avait préalablement déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français, Bernard Valéro.

Par cette décision le conseil ordonne la fin de l’autorisation d’une zone d’exclusion aérienne et de toute action militaire pour protéger les civils à compter de 23H59 (heure libyenne) le 31 octobre. La résolution allège également l’embargo international sur les armes et met fin au gel des avoirs de la Corporation nationale libyenne du pétrole, de la Zuetina Oil Company, de même que les restrictions visant la Banque centrale de Libye, la Libyan Arab Foreign Bank, la Libyan Investment Authority, et la Libyan Africa Investment Portfolio.

L’Otan doit se réunir vendredi à Bruxelles pour officialiser la fin des frappes en Libye, qui durent depuis le 17 mars.

Jeuneafrique.com avec AFP

Soudan : Omar el-Béchir affirme avoir armé le CNT

octobre 27, 2011

Lors d’un discours télévisé, le président soudanais Omar el-Béchir a affirmé avoir armé les combattants du CNT lors de leur lutte contre Mouammar Kaddafi. Selon lui, l’ex-« Guide » aurait soutenu pendant des années des rebelles dans la région du Darfour.

« Une partie de l’armement des forces qui sont entrées à Tripoli était soudanaise à 100% », a affirmé sans détour Omar el-Béchir, mercredi dans un discours. Si ses propos sont justes, les ex-rebelles du CNT auraient bénéficié d’une aide considérable lors de la guerre civile qui les a vu affronter les soldats de Mouammar Kaddafi. L’Otan d’un côté, Omar el-Béchir de l’autre… Le Conseil national de transition libyen (CNT) avait donc plus d’un atout dans sa manche.

« Un soutien humanitaire mais aussi en armes »

« Le peuple soudanais a apporté un soutien, humanitaire mais aussi en armes, qui est parvenu à tous les révolutionnaires libyens à Misrata, dans les montages de l’Ouest, à Zawiyah et dans toutes les régions de la Libye », a précisé Omar el-Béchir. Pourquoi un tel soutien au CNT ? Selon le chef d’État soudanais, Mouammar Kaddafi a armé pendant des années le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), un groupe de rebelles de la région du Darfour. L’ancien « Guide » y avait pour objectif d’accroître son influence, comme ailleurs dans le Sahel.

Jeuneafrique.com avec AFP

Libye : cadavres et dévastation dans la ville fantôme de Syrte

octobre 23, 2011

« Ca, c’est ma maison, ça, mon magasin. Tout est détruit ». Omar Beifala, 25 ans, tente de nettoyer ce qui n’est plus que ruines, à l’image de Syrte, ville fantôme parsemée de cadavres où l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kaddafi s’est caché jusqu’à sa mort jeudi.

Après des semaines de bombardements quotidiens de l’Otan et de violents combats, des convois de pick-up de combat et de semi-remorques transportant matériel, chars et véhicules détruits quittent la ville.

« On rentre chez nous. C’est fini, Kaddafi est mort! », lance, hilare, un combattant du Conseil national de transition (CNT).

A plus de 10 km du centre-ville, des infirmiers s’activent autour d’environ 175 cadavres recouverts de bâches de plastique blanc, qui doivent être bientôt enterrés: les derniers soldats de Kaddafi, abattus alors qu’ils fuyaient leur convoi d’une vingtaine de 4X4 visé par une frappe aérienne de l’Otan.

Au moins 25 autres morts, carbonisés, gisent non loin, au sol ou agglomérés à leurs véhicules.

Originaire de la région, Mouammar Kaddafi a été capturé jeudi tout près de là, alors qu’il fuyait lui aussi le convoi. Il a ensuite péri dans des circonstances encore floues, les autorités du CNT évoquant un échange de tirs tandis que d’autres parlent d’une exécution sommaire.

Plus près du centre, l’hôtel Al-Mahari, criblé d’impacts, offre un spectacle tout aussi dantesque: plus de 60 corps pourrissent sur la pelouse, certains ligotés, souvent la tête trouée d’une balle.

L’odeur est épouvantable. « L’hôtel servait de prison aux hommes de Kaddafi, qui y détenaient nos hommes. On l’a trouvé le jour où Kaddafi est mort », explique Charif Ahmad Charif, un combattant pro-CNT.

Pour lui, « les hommes de Kaddafi ont exécuté les prisonniers avant de partir ». Ses frères d’armes approuvent, précisant qu’il reste des cadavres à travers toute la ville.

« On en a déjà évacué tellement, je ne sais pas combien… Des centaines, des milliers… », dit Sadouq Al-Banani, « nettoyeur » de l’ONG libyenne Tabiya, masque hygiénique sur le visage.

Victoire

Plus on s’approche du centre, plus la dévastation est grande. Pas un bâtiment épargné par les tirs, la chaussée est jonchée de douilles. Aucune vitre n’est intacte. Tous les magasins sont fermés, et il n’y pas de trace des dizaines de milliers d’habitants de la ville.

De temps à autre, une odeur de cadavre en putréfaction empuantit l’atmosphère. De la fumée s’élève par endroits. « C’est encore plus détruit qu’à Misrata », pourtant bombardée pendant cinq mois par l’artillerie de Kaddafi, constate Sadouq Al-Banani.

Le quartier n°2, où le dernier carré des pro-Kaddafi s’était réfugié, est le plus touché. Il n’y reste que des fantômes de murs, des toits effondrés, des lampadaires et des câbles électriques tombés à terre, coupant la route sous un sinistre ciel gris.

Des détonations retentissent: les combattants continuent de célébrer bruyamment la victoire.

« Syrte est finie »

Ahmad Ali, un vieillard chenu, quitte la ville au volant de son pick-up. Des matelas et des couvertures couvrent les maigres possessions qu’il est venu récupérer. « Je n’ai plus rien à faire ici. Syrte est finie », lâche-t-il d’un air sombre.

« Quelques familles commencent à revenir pour prendre des affaires. Mais personne ne reste, ils repartent aussitôt », confirme Slimane Kilani, combattant de Misrata.

Omar Beifala veut pourtant se réinstaller. Avec une dizaine de proches, il balaie les gravats devant l’immeuble vert de deux étages où vivait sa famille.

Le bâtiment est éventré, le magasin d’alimentation du rez-de-chaussée est encombré de débris métalliques, les deux étages des logements familiaux ont été pillés.

« Ce sont à la fois les hommes de Kaddafi et les révolutionnaires qui ont fait ça. Pour nous, ils sont tous les mêmes », grogne-t-il. « Je suis revenu aujourd’hui pour la première fois. Je savais que les combats avaient été très violents, mais tout ça, c’est triste. Très triste ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Les ordres sont : « Personne ici n’a tué Kaddafi »

octobre 22, 2011

Ils ont accompli ce que tout rebelle libyen rêvait de faire: capturer Mouammar Kaddafi. Mais le dénouement gêne. Les ordres sont: « Personne ici n’a tué Kaddafi ». Ils préfèrent exhiber les possessions de l’ex-dictateur: bottine noire, pistolet plaqué or, foulard beige.

Dans la ferme qui sert de quartier général à la brigade Al Ghiran, dans la périphérie de Misrata (est), les hommes se font prendre en photo devant le pick-up qui a servi la veille à Syrte à arrêter l’ancien « Guide » libyen. Une trace de sang séché est restée collée au capot.

Depuis leur retour, il se passent de main en main les précieuses prises de guerre entre deux accolades: un revolver, un téléphone satellitaire, une mitraillette, un petit bout de papier enroulé dans du scotch. « Une amulette », s’amuse l’un d’entre eux.

« Le dernier coup de fil reçu sur son (téléphone satellitaire) Thuraya provenait de Syrie, c’était une femme », jure au passage un membre de la brigade.

Omran Chaaban, 21 ans, dit être le premier à avoir attrapé l’ancien homme fort libyen, réfugié dans une canalisation, à l’ouest de son fief de Syrte (360 km à l’est de Tripoli), là où personne n’espérait vraiment le trouver.

« Quand je l’ai vu, j’étais sans voix, je ne pouvais plus réfléchir, c’était une surprise totale. Je me suis juste dit: +Ca y est, Kaddafi, c’est fini+ », raconte le garçon brun, blouson en cuir marron sur les épaules.

D’après son camarade, Ahmed Gazal, leur brigade partait ce matin-là en renfort pour donner l’assaut final à Syrte quand ils ont croisé un groupe de pro-Kaddafi au bord de la route, rescapés d’un convoi bombardé par l’Otan.

Après des échanges de tir, « un homme de ses services de sécurité nous a avoué que Kaddafi était à l’intérieur » du tube en béton, explique-t-il.

Kaddafi, une « petite souris »

« Omran était le plus près de lui, il l’a attrapé, ensuite j’ai dit +Dieu est grand+ et j’ai tiré ses jambes à l’extérieur. Quand il est sorti de sa cachette, il a dit: +qu’est ce qui se passe, qu’est ce qu’il y a?+ » raconte Ahmed. A cet instant « Omran lui a planté son pistolet sous le menton ».

« Je croyais qu’il en imposait, mais en fait, à ce moment-là il avait l’air d’une petite souris », sourit-il.

Selon lui, lors de sa capture, « Kaddafi avait du sang sur les vêtements et le visage, il était blessé ».

Une fois revenus à la voiture, une foule en délire les entoure. D’après les vidéos circulant sur internet, Kaddafi reçoit des claques, des coups de poing, se fait tirer les cheveux.

Mais ensuite « on l’a transféré dans une ambulance » à un kilomètre de là, prétend Omran.

L’ancien dictateur mourra sur la route de Misrata, selon eux.

Selon les nouvelles autorités libyennes, il a succombé à des blessures par balles après des feux croisés pendant son arrestation. Une balle dans la tempe a été fatale, assure le numéro 2 du Conseil national de transition (CNT), Mahmoud Jibril.

L’Onu et Amnesty International demandent une enquête pour déterminer s’il a été exécuté sommairement d’une balle dans la tête.

« Personne ici n’a tué Kaddafi »

Quand on aborde le sujet controversé, le ton change, l’ambiance se raidit.

« Il était salement amoché quand on l’a vu. On savait qu’il allait mourir », lance un membre de la brigade, Ibrahim Al-Marjoub.

Derrière eux, l’un des chefs vient de glisser une consigne en arabe. « Tout le monde dit: +Personne ici n’a tué Kaddafi+ ».

La conversation tourne court. Ahmed préfère parler de la nouvelle montre chromée qu’il porte au poignet, « celle d’Aboubaker Younès », l’ancien ministre de la Défense de Kaddafi mort jeudi à Syrte.

A dire vrai, la polémique entourant sa mort intéresse peu à Misrata, ville martyre bombardée pendant cinq mois par les forces du régime déchu.

Mohamed Belhadj, combattant d’une autre brigade, confesse qu’il n’aurait pas hésité une seconde.

« Moi, si j’avais attrapé Kaddafi, je l’aurais tué sans réfléchir. Il a massacré mon peuple à Misrata, il a tué tous mes amis ».

Vendredi soir, les habitants faisaient encore la queue pour voir de leurs propres yeux la dépouille de leur bourreau, allongée par terre dans la chambre froide d’un marché de banlieue, tandis que d’autres célébraient la mort du tyran dans les rues du centre-ville.

Jeuneafrique.com avec AFP

Libye : des membres du CNT envisageraient de jeter le corps de Kaddafi à la mer

octobre 21, 2011

Capture d’écran d’Al-Jazira La question de l’enterrement de Mouammar Kaddafi, qui a été retardée, divise le Conseil national de transition libyen (CNT). Certains de ses membres s’inquiètent que sa tombe devienne un lieu de culte.

L’enterrement de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kaddafi devait avoir lieu vendredi, mais il a été finalement retardé, alors que selon la tradition islamique il doit avoir lieu le plus vite possible. Raison invoquée par Mohamed Sayeh, un responsable du Conseil national de transition libyen (CNT) : permettre une enquête de la Cour pénal internationale (CPI).

Mohamed Sayeh a précisé qu’ « une tierce partie allait venir de l’étranger pour effectuer les formalités ». Il a indiqué que le corps de Kaddafi se trouvait toujours à Misrata, où il avait été transporté après sa mort dans sa ville natale de Syrte. Le CNT a promis de l’inhumer dans le respect des rites islamiques, lors d’une cérémonie privée.

Pourtant loin de l’attention au respect de la justice internationale, la question du sort à réserver au corps de Kaddafi serait l’objet des désaccords au sein du CNT, selon Reuters.

Le ministre des Finances libyen Ali Tarhouni aurait ainsi conseillé aux membres du CNT d’attendre avant de le rendre public le corps afin, de lever les derniers doute qu’ils pourraient encore y avoir sur sa disparition. « Je leur ai dit de le garder dans le garder dans le congélo (de la morgue) pendant quelques jours…pour s’assurer que tout le monde sache qu’il est mort », a-t-il déclaré, présidant qu’ « aucune décision » n’avait encore été prise concernant les conditions de son enterrement.

Un sort identique à Ben Laden ?

La correspondante en Libye de la BBC affirme, quant à elle, que les autorités de transition libyennes souhaiteraient enterrer Kaddafi dans le secret le plus total. Certains membres du CNT souhaiteraient quant à eux que son corps soit tout bonnement jeté à la mer, comme cela a été le cas pour Oussama Ben Laden. Ici, comme dans le cas de l’ancien chef d’Al-Qaïda, le but serait d’éviter que sa tombe ne puisse devenir un lieu permettant aux nostalgiques de l’ancien dictateur libyen de commémorer sa mort.

Le corps de Mouammar Kaddafi, dont les circonstances de la mort restent floues, se trouve à l’heure actuelle dans la ville de Misrata. Il y aurait subi une autopsie. Selon un médecin qui a examiné son corps, il aurait été touché mortellement par balle au niveau des intestins après avoir été capturé.

« Kadhafi était vivant quand il a été capturé et a été tué ensuite. La balle à l’origine de sa mort a pénétré son intestin », a affirmé le docteur. « Il a ensuite reçu une deuxième balle dans la tête qui a traversé son crâne », a-t-il ajouté.

Jeuneafrique.com

Libye : Mouammar Kaddafi aurait été capturé à Syrte

octobre 20, 2011

Selon certains militaires du CNT libyen, Mouammar kaddafi aurait été capturé et blessé pendant la bataille de Syrte, sans qu’il soit bien clair s’il est encore vivant. Une information à prendre avec beaucoup de précautions.

La nouvelle n’est pas confirmée officiellement, ni par le CNT libyen ni par l’Otan. Mais selon plusieurs sources concordantes, provenant en général du Conseil militaire de Misrata (dont de nombreux combattants participaient à la bataille de Syrte) – donc de sources non indépendantes -, Mouammar Kaddafi aurait été capturé jeudi à Syrte.

Selon Mohamed Leith, un commandant venu de Misrata, l’ancien guide libyen serait blessé aux deux jambes. « Kaddafi a été arrêté. Il est gravement blessé mais il respire encore », a-t-il déclaré, affirmant avoir vu Mouammar Kaddafi de ses propres yeux. Selon lui, l’ex-dirigeant libyen portait un costume kaki et un turban autour de la tête.

Informations contradictoires

Selon d’autres témoignages, Mouammar Kaddafi serait mort dans les combats. Une nouvelle pour l’instant démentie puis confirmée par des sources citées par Al-Jazira, ce qui prouve combien il est difficile d’obtenir des informations fiables et non-contradictoires.

Hassan Deroui, membre du CNT, avait préalablement confié à Jeuneafrique.com que, « les dernières troupes fidèles à Kaddafi » avaient « déposé les armes », jeudi dans la matinée à Syrte.

Plus d’informations à venir.

Jeuneafrique.com

Libye : les combattants du CNT pénètrent dans Bani Walid, Arraï confirme la mort de Khamis Kaddafi

octobre 17, 2011

Après avoir annoncé la reprise de l’offensive contre le bastion kaddafiste de Bani Walid dimanche, les combattants du Conseil national de transition libyen (CNT), ont déclaré être entrés dans la ville. La mort de Khamis Kaddafi, fils de l’ex-« Guide » libyen, a par ailleurs été confirmée lundi par la chaîne de télévision Arraï.

Après avoir annoncé la reprise des combats contre l’un des derniers bastions pro-Kaddafi résistant, Bani Walid, les combattants pro-CNT ont affirmé dimanche avoir pénétré dans la ville libyenne.

« Nous avons attaqué ce matin depuis le sud-ouest. Nos hommes se trouvaient à l’intérieur de la ville dans l’après-midi. Mais il y a toujours une grande résistance » de la part des pro-Kaddafi, a déclaré un des commandants pro-CNT, qui n’a pas pu préciser par ailleurs, à quel niveau de la ville se situaient les hommes

Selon Abdallah Khenchil, un responsable du CNT, les combattants sont parvenus jusqu’au centre de la ville. Pour autant, les responsables militaires du nouveau régime ont avoué que leurs hommes se heurtaient à une forte résistance des loyalistes. Trois combattants ont trouvé la mort dans les combats, a annoncé un commandant du CNT, venu de la ville de Zawiyah, dont les forces sont postées au sud de la ville de Bani Walid.

Mort de Khamis Kaddafi confirmée

Cette nouvelle offensive intervient après plusieurs jours d’arrêt des combats, suite au cafouillage qui a provoqué le repli des forces pro-CNT dimanche dernier, lorsque les combattants ont dû abandonner l’aéroport de Bani Walid qu’ils venaient de prendre. Quelque 17 soldats avaient trouvé la mort et 80 autres avaient été blessés, faute d’une mauvaise coordination.

Parallèlement aux combats, la mort de l’un des fils de Mouammar Kaddafi, Khamis, commandant d’une unité d’élite, a été confirmée lundi par Arraï, la chaîne de télévision pro-Kaddafi . Il aurait trouvé la mort le 29 août à Tarhouna, à 90 km au sud-est de Tripoli. Son cousin, chef des services de renseignement pro-Kaddafi, aurait lui aussi perdu la vie lors des mêmes combats.

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