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Yémen: les Houthis s’emparent d’un bateau en mer Rouge, selon la coalition

novembre 18, 2019

 

Les rebelles Houthis du Yémen se sont emparés dimanche en mer Rouge d’un navire remorquant une plateforme de forage, a indiqué lundi la coalition militaire sous commandement saoudien, un site de suivi du trafic maritime évoquant un bateau battant pavillon saoudien.

La saisie du navire intervient alors que le climat semblait ces dernières semaines moins tendu entre les Houthis et l’Arabie saoudite, qui intervient depuis 2015 au Yémen pour soutenir le gouvernement face aux rebelles venus du Nord qui s’étaient emparés notamment de la capitale Sanaa.

Un responsable saoudien a annoncé il y a une dizaine de jours qu’un «canal» était ouvert avec les Houthis pour mettre fin à la guerre. Les Houthis avaient proposé en septembre de cesser leurs attaques contre l’Arabie saoudite. «Dimanche, alors que le remorqueur Rabigh-3 naviguait dans le sud de la mer Rouge, il a été détourné et fait l’objet d’un vol à main armé de la part d’éléments terroristes affiliés à la milice des Houthis», a dit le porte-parole de la coalition Turki al-Maliki dans une déclaration publiée par l’agence saoudienne SPA. «Le navire remorquait une (plateforme de forage) appartenant à une entreprise sud-coréenne», a-t-il ajouté , sans préciser à quel pays appartenait le bateau et combien de membres d’équipage se trouvaient à bord.

Interrogé par l’AFP, Turki al-Maliki n’a pas répondu dans l’immédiat. Selon le site Marine Traffic, la ville saoudienne de Jeddah est le port d’attache du Rabigh-3, qui navigue sous pavillon saoudien. Un dirigeant rebelle, Mohammad al-Houthi, a reconnu que les Houthis avaient saisi un navire au large du Yémen, évoquant une «affaire suspecte». «Les garde-côtes yéménites tentent de déterminer s’il (…) appartient aux agresseurs ou à la Corée du Sud», a-t-il dit sur Twitter. «S’il appartient à la Corée du Sud, ils seront libérés après des démarches légales (…) Nous rassurons tout le monde, il ne faut pas qu’ils s’inquiètent à propos de l’équipage».

Le Yémen est dévasté par un conflit opposant depuis 2014 les rebelles à des forces pro-gouvernementales. Selon diverses organisations humanitaires, ce conflit a tué des dizaines de milliers de personnes, essentiellement des civils, depuis l’intervention en 2015 de Riyad à la tête d’une coalition militaire pour soutenir les forces loyalistes. Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d’assistance, selon l’ONU, qui qualifié régulièrement le conflit au Yémen de pire crise humanitaire actuelle dans le monde.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Élection au Cameroun: Kamto et Muna, deux opposants, forment une coalition(porte-parole de Muna)

octobre 5, 2018

L’opposant camerounais Maurice Kamto lors d’un meeting à Yaoundé le 30 septembre 2018n / © AFP/Archives / MARCO LONGARI

Deux candidats d’opposition camerounais ont formé vendredi soir une coalition, à moins de 48h de l’élection présidentielle prévue dimanche, a annoncé le porte-parole de l’un d’eux, Akere Muna, dans un communiqué reçu vendredi soir.

« Akere Muna accepte de retirer sa candidature à la Présidence de la République (…) et de soutenir Maurice Kamto », indique un communiqué signé du porte-parole d’Akere Muna, Paul Mahel.

M. Muna faisait partie des huit candidats qui affronteront dimanche le président sortant, Paul Biya, 85 ans, en poste depuis 1982 et qui brigue un 7ème mandat consécutif.

C’est la première fois depuis l’élection présidentielle de 1992 que deux opposants à Paul Biya forment une coalition contre le président sortant.

« Ce ralliement, intéressant pour la vitalité de la vie politique camerounaise, pourrait arriver trop tardivement pour créer une dynamique de fond », a déclaré à l’AFP Hans de Marie Heungoup, chercheur au centre d’analyses International Crisis Group (ICG).

Maurice Kamto, ancien ministre délégué à la Justice entre 2004 et 2011, a fondé son parti politique en 2012. Il fait figure d’opposant de poids selon les analystes.

Avocat au barreau de Paris, il a notamment négocié avec succès pour son pays le contentieux territorial avec le Nigeria sur la presqu’île de Bakassi.

Ses partisans estiment que son expérience au sein de l’appareil d’Etat est un atout quand ses détracteurs n’hésitent pas à critiquer son soutien passé à Paul Biya.

Akere Muna est l’ancien bâtonnier du Cameroun et fondateur de la branche camerounaise de l’ONG de lutte contre la corruption Transparency International.

Il faisait aussi figure d’opposant de poids à Paul Biya, malgré une campagne plus timorée.

/ © AFP/Archives / Reinnier KAZE

Le président Biya, invisible physiquement durant la campagne hormis un meeting dans la région de l’Extrême-Nord samedi, est néanmoins omniprésent : des milliers d’affiches à son effigie ont été collées partout dans le pays depuis le début de la campagne.

Cela faisait plusieurs jours que des rumeurs couraient sur la formation d’une coalition de plusieurs candidats de l’opposition.

D’autres candidats à l’élection présidentielle ont évoqué l’idée d’une coalition, notamment le candidat du principal parti d’opposition Joshua Osih, sans que cela se concrétise pour l’heure.

Vendredi matin, le camp de Kamto a accusé le pouvoir en place de préparer une « fraude massive » en vue du scrutin de dimanche.

« Nous n’accepterons aucun résultat si ce type de fraude continue », a indiqué le directeur de campagne de Maurice Kamto, Paul-Eric Kingue.

« En tentant d’organiser le chaos, ils risquent d’être désagréablement surpris », a réagi le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.

L’élection présidentielle se tiendra dans un contexte sécuritaire tendu, avec un conflit armé dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et les assauts répétés des jihadistes de Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord.

Romandie.com avec(©AFP / (06 octobre 2018 02h13)

Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié rompt avec la coalition présidentielle

août 10, 2018

 

Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, le mercredi 8 août 2018. © DR / Présidence ivoirienne

 

Au lendemain de sa rencontre avec Alassane Ouattara, le président du PDCI annonce sa sortie du projet de parti unifié et met fin à son union avec le parti au pouvoir.

L’heure de la rupture est arrivée entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié. Malgré leurs profonds différends, les tensions et les ressentiments, ces derniers mois, les deux hommes avaient eu à cœur de maintenir les apparences de leur union. C’en est désormais terminé. Au lendemain de leur rencontre glaciale et expéditive d’une petite quinzaine de minutes, mercredi 8 août, à la résidence du chef de l’État, à la Riviera, un quartier d’Abidjan, le chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a acté leur divorce dans un communiqué.

« Précipitation »

Dans ce texte ferme et virulent, Henri Konan Bédié dénonce la constitution du parti unifié lors d’une Assemblée générale qui s’est tenue le 16 juillet, auquel il avait refusé de s’associer. Il regrette la forme, estimant que c’était théoriquement à lui, en tant que Président de la conférence des Présidents du Rassemblement des Houphouëtises pour la démocratie et la paix (RHDP), de convoquer ce rendez-vous, mais aussi le moment choisi, dénonçant une « précipitation ».

Henri Konan Bédié annonce ainsi « se retirer du processus de mise en place d’un parti unifié », et « prendre acte » du départ de ses alliés de leur groupement politique commun. Il dit aussi « se réserver le droit de promouvoir » une nouvelle plate-forme. Selon nos informations, l’ancien parti unique travaille en effet activement à la mise sur pied d’une alliance avec d’autres partis politiques, ainsi qu’avec des mouvements de la société civile.

« L’alternance », soit un soutien à son candidat en 2020, est désormais non négociable

Ce projet de parti unifié n’a cessé de renforcer les tensions car, avec lui, ce sont les divergences autour de la prochaine présidentielle ivoirienne qui se sont trouvées exacerbées. Avant toute nouvelle union, Henri Konan Bédié exigeait des gages de la part de son allié. « L’alternance », soit un soutien à son candidat en 2020, est désormais non négociable.

Lui qui estime avoir été « spolié » de plusieurs centaines de milliers de voix en 2010, n’a pas oublié qu’il s’est alors résigné à soutenir Alassane Ouattara. Il ne cesse également de rappeler le sacrifice fait lorsqu’à Daoukro, en 2014, il appelé son parti à se ranger dès le premier tour derrière ADO, renonçant ainsi à présenter un candidat. Et exige aujourd’hui que son allié soit prêt aux mêmes gestes. En vain.

Recomposition

Le président ivoirien a répété à plusieurs reprises qu’il voulait « que tous ceux qui le souhaitent soient candidats », et que soit choisi « le meilleur d’entre nous ». Des positions en apparence irréconciliables, qui ont créé de fortes secousses au sein même du PDCI. Certains cadres de l’ancien parti unique ne cachent pas leur adhésion au projet de parti unique d’Alassane Ouattara.

Pour le Sphinx, c’en est ainsi fini de l’alliance créée en 2005, à Paris, face à Laurent Gbagbo. Ouattara et Bédié, les deux alliés qui depuis 2011, ont conquis et exercé le pouvoir, sont désormais rivaux. Ces deux hommes à l’histoire commune tumultueuse ont vu leur relation se dégrader cette dernière année. Et ces dernières semaines, ils ne se parlaient presque plus.

C’est donc face à face que le PDCI et le RHDP feront campagne dans les prochaines semaines en vue des élections municipales et régionales qui doivent se tenir le 13 octobre prochain. Un scrutin qui sera observé avec un intérêt particulier. Après la libération de Simone Gbagbo, mercredi, le paysage politique ivoirien est en pleine recomposition.

Jeuneafrique.com par

Syrie: de nouvelles frappes occidentales provoqueraient « le chaos » (Poutine à Rohani)

avril 15, 2018

Moscou (Russie) – Le président russe Vladimir Poutine a averti dimanche que de nouvelles frappes occidentales contre la Syrie provoqueraient « le chaos » dans les relations internationales, après une attaque coordonnée menée samedi par les Etats-Unis et leurs alliés.

M. Poutine a souligné, lors d’une conversation téléphonique avec son homologue iranien Hassan Rohani, que « si de telles actions, menées en violation de la Charte des Nations unies, venaient à se reproduire, cela provoquerait inévitablement le chaos dans les relations internationales », selon un communiqué du Kremlin.

Les deux dirigeants ont « constaté que cette action illégale endommageait sérieusement les perspectives d’un règlement politique en Syrie », selon la même source.

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé samedi des frappes concertées en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad, une semaine après l’attaque chimique présumée du 7 avril dans la ville syrienne alors rebelle de Douma, imputée aux forces gouvernementales.

Vladimir Poutine avait déjà dénoncé samedi « avec la plus grande fermeté » ces frappes qu’il a qualifiées d' »acte d’agression à l’encontre d’un Etat souverain qui se trouve à l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme ».

Romandie.com avec(©AFP / 15 avril 2018 14h08)                                            

Côte d’Ivoire/sénatoriales: écrasante victoire pour la coalition malgré quelques surprises

mars 24, 2018

Abidjan – La coalition au pouvoir Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a logiquement remporté, en l’absence de l’opposition qui boycottait le scrutin, une écrasante victoire aux premières élections sénatoriales de Côte d’Ivoire, remportant 50 des 66 sièges en jeu.

Ce pointage a été réalisé par l’AFP à partir de l’annonce des résultats, circonscription par circonscription, par la Commission électorale indépendante (CEI).

L’issue générale ne faisait pas de doute avec des listes du RHDP face à des indépendants.

Une grosse surprise est toutefois venue de Bouaké, fief traditionnel du pouvoir et ancienne capitale de la rébellion qui soutenait le président Alassane Ouattara. Le RHDP y a été battu par la liste des indépendants qui récolte 157 voix contre 105 au RHDP.

Le pouvoir paie sans doute là son incapacité à régler le problème des fréquentes mutineries récurrentes dans l’armée qui ont secoué le pays en 2017 et dont Bouaké était l’épicentre.

Une claque pour le RHDP qui n’a donc pas convaincu ses propres élus de voter pour sa listes.

« C’est la déception la plus totale. Nous n’avons pas compris comment certains ont pu nous lâcher pour aller voter pour les indépendants. C’est dur mais nous allons acceptons cette défaite, mais les conséquences risquent d’être graves » a reconnu Bazoumana Barro, conseiller municipal à Bouaké.

« C’est la base qui vient de s’exprimer », s’est quant à lui félicité Christophe Koffi, membre du parti de Ouattara qui a soutenu la liste des indépendants, des dissidents.

Le RHDP a aussi été battu dans une autre circonscription hautement symbolique, celle de Yamoussoukro, la capitale administrative, patrie de l’ancien président Felix Houphouet-Boigny dont le RHDP se réclame.

A Abidjan, le RHDP n’a toutefois pas fait de détail, récoltant 100% des bulletins exprimés.

– « Sénat monocolore » –

L’opposition ainsi que la société civile avaient critiqué le scrutin et demandé son report, soulignant notamment que, l’opposition ayant boycotté les élections locales de 2013, il aurait été plus juste de tenir l’élection de ce premier Sénat après les élections locales qui doivent avoir lieu cette année également, à une date restant à fixer.

« On pourrait dire que le gouvernement veut un Sénat monocolore », a déclaré Bamba Sindou, coordonnateur de la Poeci, la Plateforme des Organisations de la société civile pour l’Observation des Elections en Côte d’Ivoire.

L’opposition demande surtout une réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) qu’elle accuse d’être en faveur du pouvoir, avant toute élection sénatoriale ou municipale mais surtout avant la présidentielle de 2020.

Le Sénat a été créé par la nouvelle Constitution de 2016, approuvée par référendum. Les conseillers municipaux et régionaux des actuelles mairies et régions ainsi que les députés constituent le collège électoral du scrutin au suffrage universel indirect qui s’est tenu dans chacune des 31 régions et 197 communes du pays. Le président Alassane Ouattara doit encire nommer 33 autres sénateurs.

L’opposition accuse le président Alassane Ouattara d’avoir succombé au « clientélisme » en créant ce Sénat qui, selon elle, sera « budgétivore ».

« Il n’y a que l’air qu’on respire qui est gratuit. On a besoin de ce Sénat qui va représenter les élus » et les collectivités locales, estime quant à lui Felicien Legré, conseiller municipal de Bingerville, membre de la coalition présidentielle, après avoir déposé son bulletin dans l’urne à Abidjan.

Le Sénat, « c’est le développement et la démocratie. Cela participe aussi à la cohésion, à l’union, à la paix entre les peuples. C’est une très bonne chose », assure Michel Loukou Kouadio, conseiller municipal à Bouaké.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mars 2018 22h15)                                            

Les sociaux-démocrates approuvent le principe d’une coalition avec Merkel

janvier 21, 2018

Les membres du parti social démocrate (SPD) allemand votent l’ouverture de négociations formelles avec les conservateurs d’Angela Merkel à Bonn, le 21 janvier 2018 / © AFP / SASCHA SCHUERMANN

Les sociaux-démocrates allemands ont approuvé dimanche dans la douleur le principe d’une coalition avec Angela Merkel, une décision qui rassurera en Europe même si l’imbroglio politique sur la formation du gouvernement est loin d’être résolu.

Dès le début de la semaine, le SPD de Martin Schulz et les conservateurs dirigés par la chancelière allemande vont commencer des négociations en vue d’un « contrat de coalition », feuille de route du futur gouvernement.

Au mieux, ce dernier pourrait prendre ses fonctions mi-mars, soit six mois après les législatives qui ont laissé la première puissance européenne sans majorité évidente.

Mais c’est sans enthousiasme que les sociaux-démocrates se lancent dans la discussion, les délégués du parti n’ayant approuvé qu’à 56% la tenue de ces pourparlers.

Le chef du SPD avait lancé dimanche un vibrant appel aux 642 délégués pour leur demander de voter oui.

– L’épouvantail GroKo –

« La république nous regarde, et je sais que des gens à travers toute l’Europe regarde aujourd’hui le SPD », a dit juste avant le scrutin l’ex-président du parlement européen.

Peu après sa courte victoire, il s’est dit « soulagé », reconnaissant que « le résultat montre qu’on a dû se battre ».

Ce vote ne signifie pas pour autant que l’Allemagne sera dirigée comme en 2005-2009 et 2013-2017 par une grande coalition. En effet, le résultat des négociations entre SPD et CDU/CSU sera soumis aux militants du SPD.

Comme les délégués, la base du parti est très divisée sur l’opportunité de gouverner de nouveau sous la houlette de la chancelière, au pouvoir depuis 12 ans.

Pour une partie de la base du SPD, la grande coalition, ou GroKo, fait figure d’épouvantail, car seule la chancelière semble avoir profité de ces expériences gouvernementales communes.

Les sociaux-démocrates ont été laminés aux législatives de septembre (20,5%) et sont depuis en chute dans les sondages.

Par ailleurs, la gauche du parti considère que lors des pourparlers préliminaires, les chefs du SPD ont déjà fait trop de concessions aux conservateurs sur la santé, la politique migratoire ou les finances publiques.

M. Schulz a d’ailleurs promis dimanche de négocier fermement sur ces points et de permettre au bout de deux ans de dresser un bilan pour éventuellement se retirer de la coalition.

– L’UE et Merkel soulagées –

Mme Merkel, qui retrouve dimanche soir les dirigeants de son parti, devrait être soulagée. Car après sa victoire électorale en demi-teinte à l’automne, elle a déjà échoué à former une alliance avec les Verts et les libéraux.

Si ses efforts avec le SPD n’aboutissent pas, elle devra soit se résoudre à un gouvernement minoritaire, fragile de nature, soit opter pour des législatives anticipées à hauts risques.

Celle qui reste chancelière chargée des affaires courantes a refusé jusqu’ici ces deux options.

Des élections laissent craindre en particulier une nouvelle poussée de l’extrême droite, alors que les quelque 13% recueillis en septembre par l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), un score historique, ont déjà morcelé la chambre des députés et compliqué la quête d’une majorité.

Ce parti a surfé sur les inquiétudes générées par l’ouverture du pays à plus d’un million de demandeurs d’asile depuis 2015 et a fait d’un départ précipité de la chancelière son principal objectif.

L’imbroglio politique actuel est complètement inédit dans l’histoire de l’Allemagne d’après-guerre. Il illustre aussi une faiblesse politique inhabituelle pour Angela Merkel.

Elle est face au défi de former un gouvernement avec la gauche, tout en satisfaisant les revendications très à droite d’une partie de sa base, inquiète de voir l’AfD ronger son électorat.

La décision de dimanche est aussi un soulagement pour les partenaires européens de l’Allemagne, la France en tête.

Après le Brexit et la poussée de l’extrême droite et des anti-européens un peu partout en Europe, Emmanuel Macron a fait une série de propositions, tout comme le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, pour combattre le désamour des citoyens.

En Allemagne, les projets français de réformes ont été accueillis sans grand enthousiasme par les conservateurs, mais encensés par les sociaux-démocrates.

La chancelière et le président français ont à ce titre souligné vendredi à Paris leur volonté d’avancer ensemble sur les dossiers européens, une forme de pression sur le SPD.

Romandie.com avec (©AFP / 21 janvier 2018 17h36)                

Yémen: la coalition dirigée par Ryad bombarde le ministère de la Défense à Saana

novembre 10, 2017

Des Yéménites recherchent des victimes après un raid aérien meurtrier sur Saada, le 1er novembre 2017 / © AFP/Archives / STRINGER

La coalition dirigée par l’Arabie saoudite a mené vendredi soir deux raids aériens contre le ministère de la Défense à Sanaa, capitale du Yémen en guerre contrôlée par les rebelles, ont rapporté des témoins.

Aucune victime n’a été signalée dans l’immédiat.

Des avions survolaient toujours Sanaa à la suite de ces frappes, a-t-on ajouté de même source.

La chaîne de télévision des rebelles Houthis, al-Masirah, a également fait état de deux frappes aériennes.

La coalition, qui intervient au Yémen depuis 2015, avait déjà ciblé le ministère de la Défense en y faisant d’important dégâts mais ces nouvelles frappes interviennent alors que les tensions se multiplient entre l’Arabie saoudite et son rival iranien, qui soutient les rebelles Houthis.

Lundi, la coalition menée par Ryad a renforcé son blocus aérien, terrestre et maritime contre le Yémen après avoir intercepté dans le secteur de l’aéroport international de Ryad un missile balistique tiré par les rebelles yéménites.

Les Houthis ont menacé de riposter à ce durcissement du blocus par des tirs de missiles contre les aéroports et les ports saoudiens et émiratis, exacerbant encore la tension entre Ryad et Téhéran.

De son côté, l’ONU a réclamé la fin du blocus devant « la situation humanitaire catastrophique » au Yémen, menacé de « la plus grande famine » des dernières décennies.

Depuis mars 2015, Ryad est à la tête d’une coalition de pays sunnites aidant les forces gouvernementales yéménites dans leur guerre contre les Houthis, maîtres de la capitale yéménite depuis septembre 2014.

Le conflit a fait plus de 8.650 morts et quelque 58.600 blessés, dont de nombreux civils, et provoqué « la pire crise humanitaire au monde », selon l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 10 novembre 2017 22h46)

Syrie: la coalition abat un avion de l’armée syrienne

juin 18, 2017

Un avion de l’armée syrienne a été abattu dimanche par la coalition internationale dirigée par Washington dans la province de Raqa (nord), où des affrontements inédits ont opposé les troupes gouvernementales aux Forces démocratiques syriennes (FDS, antijihadistes), soutenues par les États-Unis. / © AFP/Archives / STRINGER

Un avion de l’armée syrienne a été abattu dimanche par la coalition internationale dirigée par Washington dans la province de Raqa (nord), où des affrontements inédits ont opposé les troupes gouvernementales aux Forces démocratiques syriennes (FDS, antijihadistes), soutenues par les États-Unis.

L’incident, rapporté par l’armée syrienne et confirmé par Washington, constitue une escalade alors que les troupes syriennes se trouvent à la lisière de zones de contrôle de forces soutenues par les Américains dans le nord et le sud de la Syrie.

Après avoir largement avancé dans le nord, notamment avec la conquête d’Alep, le régime syrien progresse depuis mai dans le centre et le sud du pays, et se dirige dorénavant vers l’est.

Il a chassé le groupe Etat islamique (EI) de plusieurs zones dans la Badiya (désert) et atteint le 9 juin la frontière irakienne, encerclant quasiment des rebelles soutenus par Washington et basés au poste-frontière d’Al-Tanaf.

Inquiets, les États-Unis ont déployé dans la foulée des batteries de lance-roquettes multiples.

La tension est encore montée d’un cran avec l’annonce dimanche par l’Iran de tirs de missiles de moyenne portée contre « des bases terroristes » dans la région de Deir Ezzor, essentiellement contrôlée par l’EI dans l’est de la Syrie. Il s’agit selon les médias iraniens des premiers tirs en 30 ans –depuis la guerre Iran-Irak (1980-88)– de missiles de l’Iran hors de son territoire.

– « Légitime défense » –

« L’aviation de la coalition internationale a visé cet après-midi un de nos avions de combat dans la région de Resafa, dans le sud de la province de Raqa, alors qu’il menait une mission contre le groupe terroriste Etat islamique », a indiqué l’armée syrienne, précisant que « l’avion a été abattu et le pilote porté disparu ».

« Le commandement général de l’armée met en garde contre les graves conséquences de cette agression flagrante sur les efforts visant à lutter contre le terrorisme », a-t-elle ajouté.

Washington a confirmé avoir abattu un avion syrien, affirmant que ce dernier avait tiré sur des combattants soutenus par les États-Unis, au sud-ouest de Raqa.

« A 18H43 (17H43 GMT), un avion syrien de type SU-22 a largué des bombes près de combattants soutenus par la coalition au sud de Tabqa, et en vertu de nos règles d’engagement et de la légitime défense qui prévaut au sein de la coalition (anti-EI), il a été immédiatement abattu par un avion américain F/A-18E Super Hornet », a affirmé le commandement de la coalition dans un communiqué.

L’armée syrienne avait progressé ces dernières heures dans cette région et était arrivée aux portes de Resafa, à une quarantaine de km au sud-ouest de la ville de Raqa, principal fief de l’EI en Syrie.

Mais l’objectif du régime n’est pas Raqa, que tentent de capturer les FDS, alliance de combattants kurdes et arabes anti-EI.

« Le régime veut à travers la province de Raqa parvenir à la province pétrolière de Deir Ezzor », plus à l’est, a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH.

« Le régime (…) ne veut pas que les forces soutenues par les Américains avancent plus au sud de Raqa », a-t-il ajouté, faisant état d’affrontements tard en soirée entre l’armée et les FDS dans deux villages, à une quarantaine de km au sud de la ville de Raqa. C’est la première fois que les deux forces rivales s’affrontent.

– Tirs de missiles iraniens –

Les FDS sont entrées le 6 juin à Raqa, se sont depuis emparées d’une poignée de quartiers et s’apprêtent à y lancer la bataille cruciale du centre-ville.

La guerre en Syrie, qui a fait 320.000 morts en six ans, s’est transformée en un conflit très complexe avec la montée des jihadistes et l’implication de puissances régionales et internationales.

Engagé aux côtés du régime, l’Iran a pour sa part annoncé des tirs de missiles de moyenne portée contre des cibles « terroristes » en Syrie.

L’annonce a été faite par les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime iranien, selon qui les tirs ont été effectués dimanche depuis l’ouest de l’Iran contre « des bases de terroristes » dans la région de Deir Ezzor, en représailles au double attentat du 7 juin qui a fait 17 morts à Téhéran et a été revendiqué par l’EI.

Les médias iraniens ont fait état de six missiles.

Après le double attentat, les Gardiens avaient affirmé qu’ils « vengeraient le sang versé des innocents ».

Dans leur communiqué, les Gardiens de la révolution ont lancé dimanche une mise en garde aux « terroristes et leurs protecteurs dans la région et hors de la région ».

« En cas de répétition de ces attaques sataniques contre le peuple iranien, ils devront s’attendre à la colère révolutionnaire et les flammes de la vengeance », préviennent-ils.

Les autorités iraniennes ont accusé l’Arabie saoudite mais aussi les États-Unis de soutenir les groupes jihadistes qui agissent contre l’Iran.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juin 2017 01h04)                

Yémen: des dizaines de morts et blessés dans des raids aériens de la coalition arabe à Sanaa

octobre 8, 2016

Sanaa – Des dizaines de personnes ont été tuées ou blessées samedi au Yémen dans des raids aériens menés par la coalition arabe qui soutient les forces gouvernementales, ont annoncé les rebelles chiites Houthis sur leur site Sabanews.net.

Des avions de la coalition ont mené leurs raids contre une salle dans la capitale, contrôlée par les rebelles, où plusieurs personnes étaient réunies en milieu d’après-midi pour présenter leurs condoléances pour la mort du père du ministre de l’Intérieur, Jalal al-Rouichène, a ajouté Sabanews.net.

Des dizaines de citoyens sont tombés en martyrs ou ont été blessés dans cette attaque de l’aviation (…) saoudo-américaine, ont poursuivi les rebelles sur leur site, en référence à la coalition arabe sous commandement saoudien, qui opère au Yémen depuis plus de 18 mois.

Ils n’ont cependant pas précisé si M. Rouichène ou d’autres personnalités étaient présentes au moment de l’attaque.

Le général Jalal al-Rouichène, qui avait été nommé ministre de l’Intérieur par le président Abd Rabbo Mansour Hadi, est resté en poste après que les Houthis ont conquis la capitale Sanaa en septembre 2014 dans le cadre de leur coup de force contre M. Hadi, aujourd’hui exilé en Arabie saoudite.

Aucune indication n’a pu être obtenue dans l’immédiat sur le nombre exact des personnes tuées ou blessées.

Romandie.com avec(©AFP / 08 octobre 2016 16h20)

Canada: Ottawa minimise son absence à une rencontre de la coalition anti-État islamique

janvier 19, 2016

 

 Le ministre canadien de la Défense Harjit Sajjan minimise le fait qu’Ottawa n’a pas été invité à une rencontre des pays qui jouent un « rôle significatif » au sein de la coalition internationale contre le groupe armé État islamique (EI) qui se tiendra mercredi à Paris.

La rencontre, qui réunira les ministres de la Défense des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et des Pays-Bas, doit permettre de déterminer les prochaines opérations qui seront menées contre l’EI.

À son arrivée au Conseil des ministres, mardi matin, à St. Andrews, au Nouveau-Brunswick, M. Sajjan a nié que cette décision soit liée à la décision du gouvernement Trudeau de retirer les CF-18 des opérations de bombardement visant l’EI en Irak et en Syrie.

L’exclusion du Canada n’est pas significative, a-t-il fait valoir.

« Des rencontres, il y en a tout le temps », a plaidé le ministre devant les journalistes qui l’interrogeaient à ce sujet. « Il y a plusieurs autres rencontres qui ont lieu et dont vous n’êtes peut-être pas au courant », a-t-il poursuivi.

canada
© Radio-Canada Andrew Vaughan Ottawa minimise son absence à une rencontre de la coalition anti-État islamique
« J’ai une rencontre de NORAD [Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord] dans quelques jours. C’est très important pour moi aussi », a-t-il ajouté. « J’aime être tenu au courant, et je le suis ».

Dans une entrevue accordée à CBC lundi, le secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères, Omar Alghabra, avait plaidé que « ne pas être invité n’était pas une surprise », et que le groupe des sept pays qui seront à Paris se rencontrait régulièrement.

La seule différence avec la rencontre de Paris, a précisé M. Alghabra, est qu’elle se déroulera au niveau ministériel.

Dans un discours prononcé la semaine dernière au Kentucky, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a expliqué que la rencontre de Paris réunissait « ses homologues de six pays jouant un rôle significatif, tant au sol que dans les airs » au sein de la coalition.

« Chacun de ces pays a un intérêt significatif à compléter la destruction de cette organisation diabolique, et nous devons inclure toutes les capacités qu’ils peuvent offrir sur le terrain », a expliqué M. Carter.

« Nous allons voir comment accentuer notre effort en Irak et en Syrie », a indiqué le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, dans une entrevue accordée à BFM TV la semaine dernière.

Depuis son élection, Justin Trudeau assure que l’armée canadienne va arrêter de bombarder l’EI, mais qu’elle le fera de manière ordonnée, afin de ne pas déstabiliser les efforts de la coalition.

Jusqu’à nouvel ordre, les Forces armées canadiennes continuent donc de bombarder l’EI, une opération dans laquelle sont engagés six chasseurs CF-18 Hornet, un aéronef de ravitaillement et deux aéronefs de patrouille.

Quelque 70 formateurs militaires travaillent en outre avec les combattants kurdes dans le nord de l’Irak. Ces efforts de formation du Canada doivent se poursuivre malgré le retrait annoncé des CF-18.

Le Parti conservateur, qui a lancé les chasseurs canadiens dans la bataille, en 2014, déplore que le ministre Sajjan n’a pas été invité à Paris.

Son porte-parole en matière de défense, James Bezan, croit que cette absence montre que le Canada n’est plus un partenaire de confiance de la coalition et que cela s’explique par les « messages incohérents » envoyés par les libéraux.

« Il y aura des conversations très significatives qui auront lieu, et ce serait parfait que le Canada y soit, si nous étions sérieux dans notre combat contre l’État islamique. Nous devrions être à ces rencontres », dit M. Bezan.

La porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière d’affaires étrangères, Hélène Laverdière, soutient qu’elle est davantage préoccupée par le retrait des CF-18 des théâtres d’opérations. « Où est le plan? Quand allons-nous retirer nos chasseurs? » demande-t-elle.

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