Posts Tagged ‘Cocody’

Côte d’ivoire: Valorisation de la Baie de Cocody et avancement des travaux des échangeurs de l’Indénié et de Cocody

juin 13, 2021

Avec SoutereTV

Côte d’Ivoire: cinq morts à Abidjan, après deux jours de pluies diluviennes

juin 26, 2020

 

Cinq personnes ont péri dans des inondations causées par des pluies torrentielles qui se sont abattues sur Abidjan jeudi et vendredi, a annoncé la télévision nationale (RTI). Vendredi, «deux corps ont été découverts dans la commune de Cocody après les fortes pluies qui ont fait monter jusqu’à trois mètres le niveau de l’eau, soit six fois le seuil d’alerte» a expliqué la RTI. Jeudi, des pluies diluviennes, dans la capitale économique ivoirienne ont transformé les rues en torrents et inondé des habitations, faisant trois morts.

Ces morts s’ajoutent aux 16 autres survenues au cours d’un glissement de terrain jeudi dernier dans un quartier pauvre, déjà à la suite de pluies torrentielles. La saison des pluies a commencé en mai et dure habituellement jusqu’à fin juillet à Abidjan, qui connaît un climat tropical. Le scénario des pluies torrentielles suivies d’inondations dévastatrices est récurrent dans cette métropole de cinq millions d’habitants en croissance continue, et dont les infrastructures sont insuffisantes.

Après des inondations meurtrières qui avaient frappé les mêmes quartiers en 2018 et fait 18 morts, les autorités avaient pourtant entamé d’importants travaux pour curer les canaux d’évacuation et détruire les constructions illégales qui parfois les barraient

Par Le Figaro avec AFP

Côte d’Ivoire: tirs à l’école de police à Abidjan

juillet 19, 2017

Abidjan – Des tirs réguliers étaient entendus mercredi soir en provenance de l’école de police de Cocody, un des quartiers centraux d’Abidjan, et des hommes armés de fusils ont pointé leurs armes sur les voitures qui passaient, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Ils nous ont +réquisitionnés+ notre véhicule, ils pointaient leurs armes. Ils arrêtent les voitures et les taxis et ils prennent les véhicules », a affirmé un employé d’une société de gardiennage à quelques dizaines de mètres de l’école.

« Ce sont des policiers cagoulés avec des gilets pare-balles », a témoigné un chauffeur de taxi, Dirassouba Adama, qui s’est fait braquer son véhicule. « Ils ont tiré en l’air et tiré à côté du véhicule, ils m’ont dit de descendre et de partir, et je suis parti. Ils ont donc pris ma voiture. Il y a au moins dix véhicule à l’intérieur » (de l’école de police).

« Ils ont dit: ce pays c’est foutaise, on revendique nos droits », a ajouté ce chauffeur de taxi.

Ces incidents surviennent quelques heures après un remaniement ministériel annoncé mercredi midi, et la nomination d’un nouveau ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, un proche du président Alassane Ouattara.

M. Bakayoko s’est fixé comme priorité de restaurer la « discipline » dans l’armée alors que la Côte d’Ivoire a connu plusieurs mutineries depuis le début de l’année.

Les derniers incidents dans l’armée remontent au week-end dernier. Trois soldats avaient été tués dans la nuit de vendredi à samedi dans des tirs dans un camp militaire de Korhogo, grande ville du Nord.

La Côte d’Ivoire accueille à partir de vendredi la huitième édition des Jeux de la Francophonie, qui doivent rassembler à Abidjan 4.000 jeunes athlètes et artistes de 53 pays, ainsi que de nombreuses personnalités internationales.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2017 00h47)                                            

Le fumoir, salle de shoot à ciel ouvert pour les parias ivoiriens

avril 5, 2017

Abidjan underground (4/6). Au cœur du Vieux Cocody, un camp de fortune accueille les consommateurs de drogues : crack, héroïne, cannabis…

Abidj

Crédits : Josias Kindia

Les pieds s’enfoncent dans la boue. La pluie tropicale a raviné le chemin en pente qui mène au fumoir, à peine assez large pour se frayer un passage entre les arbres. Déjà, là-haut, on entrevoit les baraques en tôle où s’abritent les toxicomanes. Il faut plusieurs minutes de marche et un fin connaisseur du terrain pour y accéder. A l’entrée du fumoir, un « check-point » marque la dernière étape du trajet. Trois guetteurs dévisagent, méfiants, les inconnus qui s’aventurent sur leur territoire. La négociation se fait en nouchi, l’argot ivoirien. On passe.

 

Des hommes, des femmes, des enfants. Environ 150 personnes errent dans cet espace de consommation de drogues à ciel ouvert, surnommé le « Wanch ». Un camp de fortune installé dans la brousse, au cœur du Vieux Cocody, un quartier d’Abidjan. La plupart vivent là, face à une montagne de déchets amoncelés au fil des années, dans des conditions d’hygiène déplorables. « C’est le ghetto. Le camion poubelle oublie de passer par ici », plaisante Patrick, un Ivoirien de 30 ans habitué au « voyage ». Une façon de décrire, ici, l’effet des psychotropes.

A des prix défiant toute concurrence, les usagers du Wanch se voient offrir tout un éventail de drogues, de la marijuana à l’héroïne, en passant par le crack. La dose traditionnelle coûte 3 000 francs CFA (4,50 euros) : un cocktail de « yo » (crack), de « pao » (héroïne) et de « cali » (cannabis), le tout roulé avec du tabac – en Afrique de l’Ouest, l’héroïne n’est pas injectée mais inhalée. Pour fumer, ils se terrent dans les « gbata », ces cabanes recouvertes de plastique noir pour se protéger du soleil. « Et on voyage pendant trois ou quatre heures », poursuit Patrick.

Un système hiérarchisé

A Abidjan, il existe une centaine de fumoirs. Sous les ponts, au bout d’une voie ferrée, sur des terrains vagues, chaque quartier a son ghetto. Malgré une législation très stricte autour de la drogue, toutes les grandes villes de Côte d’Ivoire en comptent au moins un. Les fumoirs fonctionnent selon un système hiérarchique, avec des chefs, les « babatchés » ou « babas », des sous-chefs, des guetteurs pour la sécurité, des vendeurs pour chaque type de drogue et des « zebiers », qui louent les pipes et autres ustensiles pour rouler. Les employés travaillent 24 heures sur 24, par roulement, jour et nuit.

Le Wanch existe depuis une vingtaine d’années, mais le phénomène est né dans les années 1980, dans un contexte de forte répression des drogues, sous la présidence de Félix Houphouët-Boigny. Des espaces informels s’étaient alors créés pour regrouper les usagers clandestinement. « Avant, il fallait obligatoirement fumer à l’intérieur du ghetto. Maintenant, on peut partir avec la came, mais à ses risques et périls ! » avertit Patrick.

Les autorités peuvent arrêter les consommateurs pour détention de drogue à l’extérieur du fumoir. Mais à l’intérieur du périmètre, c’est la police elle-même qui assure leur sécurité. Ce jour-là, deux soldats des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) rôdent au sein du ghetto, l’un d’eux tient un joint à la main. « Ils viennent tous les jours pour récupérer leur pot-de-vin. Certains consomment aussi. »

Pourtant, les descentes de police sont fréquentes. Elles font la une des journaux, passent à la télévision. « La police nationale vient détruire le fumoir. Ils filment tout. C’est toujours les mêmes qu’on voit menottés », témoigne Patrick, qui a assisté à plusieurs opérations. Les habitants du ghetto sont envoyés en prison, puis relâchés. Quelques jours plus tard, le fumoir est reconstruit « avec des planches de bois récupérées » et reprend ses activités.

Des usagers livrés à eux-mêmes

Patrick a sombré dans la drogue il y a cinq ans. « Je n’avais pas de travail, je zonais. J’ai suivi des amis au Wanch, pour passer le temps, mais je me suis laissé aller. Au début, on croit que 3 000 francs CFA, c’est rien. Finalement, j’y ai laissé tout mon argent », raconte le jeune homme. Sevré de son addiction à l’héroïne depuis quelques mois – grâce à la religion, dit-il –, Patrick cherche du travail depuis. Lui qui habite à quelques pâtés de maisons du fumoir, dans les cités alentour, y retourne fréquemment pour fumer du cannabis et revoir sa « famille du ghetto ».

La majorité des usagers sont sans emploi, sans domicile, sans famille. Des orphelins, des filles atteintes du sida rejetées par leur famille, des femmes enceintes, des hommes au chômage qui ont perdu l’envie de vivre. Dans les « gbata », ils planent tous, comme pour prendre congé d’eux-mêmes. Lorsque le « voyage » touche à sa fin, ils sortent des cabanes, les yeux rouges, le regard éteint. Le manque arrive progressivement. Pour payer la prochaine dose, les « babas » les envoient détrousser les passants d’Abidjan. Ils reviennent avec des smartphones, des tablettes et des ordinateurs dernier cri. Les femmes, elles, se prostituent.

Assimilés à des assassins et à des délinquants, les toxicomanes sont rejetés par leur famille

« Les babas s’occupent bien de nous. » L’homme est incapable de dire son prénom. Il sourit, béat, sans dents. Au fil des années, les chefs du fumoir sont devenus leurs parrains, leurs protecteurs. Ils rationnent leur consommation pour éviter les overdoses, leur donnent à manger quand ceux-ci oublient, organisent leurs funérailles quand la drogue finit par les emporter. Car la plupart des usagers sont livrés à eux-mêmes. En Afrique de l’Ouest, les consommateurs de drogues ont très mauvaise réputation. Assimilés à des assassins et à des délinquants, ils sont rejetés par leur famille et stigmatisés par la société. Même les hôpitaux refusent de les soigner. Seul le tissu associatif vient en aide à cette partie marginalisée de la population.

Tuberculose et overdoses

Ancien usager, Khalil, 40 ans, est devenu superviseur des éducateurs du programme « Réduction des risques » de Médecins du monde (MDM), qui intervient au sein des fumoirs d’Abidjan en collaboration avec des associations locales. « J’ai moi-même connu la prison, la drogue et le ghetto pendant vingt ans. Beaucoup de mes amis sont décédés très jeunes. Alors j’ai cherché de l’aide. » Depuis deux ans, Khalil s’investit corps et âme pour accompagner à son tour les usagers. « Je me bats toujours avec mes démons, au quotidien. Mais c’est très encourageant pour la communauté, qui se retrouve en moi : ils se disent que si j’ai pu trouver du travail, eux aussi pourront. »

Dépassés, les « babas » eux-mêmes font appel aux associations. « Quand on intervient dans un fumoir, les gens font la queue pour bénéficier des soins de santé », indique Clémence Doumenc Aidara, la coordinatrice générale du projet de MDM. Car la prostitution et les pratiques à risque exposent fortement les consommateurs au VIH. Et la tuberculose pulmonaire se propage dangereusement avec l’utilisation des pipes à crack. Sans parler des problèmes de peau, des plaies infectées, des diarrhées et des épidémies de gale. « C’est une problématique de santé publique », conclut Mme Aidara. L’overdose n’est jamais loin.

Peu d’alternatives existent. En Côte d’Ivoire, quelques lieux informels servent de centres de désintoxication. Mais là-bas, l’addiction est parfois assimilée à une maladie mentale ou à de la sorcellerie. Les toxicomanes y sont enchaînés, le servage est violent, souvent inefficace.

Lemonde.fr présentation de la série   Abidjan underground

Le ministre Alphonse Douati aurait été conduit vers une destination inconnue.

octobre 26, 2012
 
Réconciliation
© Abidjan.net par Nathan KONE
Réconciliation Nationale: Le Président de la CDVR Charles Konan Banny a reçu une délégation du FPI
Mercredi 28 Mars 2012. Cocody Riviera. Le Président de la commission Dialogue Vérité et Réconciliation a échangé avec une délégation du Front Populaire Ivoirien conduite par le Président par Intérim Miaka Oureto et composée des ministres Alphonse Douati (Photo), Danon Djedjé et de Mme Odette Lorougnon

Le jeudi 25 octobre 2012, aux environs de 19h00, des militaires lourdement armés ont extrait – de sa cellule de la MACA – et conduit vers une destination inconnue le ministre Alphonse DOUATI, Secrétaire Général – Adjoint du FPI.

Ces hommes en armes – à bord de plusieurs véhicules 4X4 – ont fait irruption à la prison civile d’Abidjan vers 17h30. Quelques minutes plus tard, une soixantaine de détenus pro-GBAGBO dont le ministre DOUATI ont été rassemblés au parloir de la maison d’arrêt. Un fourgon cellulaire s’est avancé et, à l’appel de leur nom, les prisonniers ont été poussés à l’intérieur du véhicule.

Le Secrétaire Général-Adjoint du FPI a été le dernier à être embarqué. Le long cortège s’est ébranlé à la nuit tombée, suivi par une voiture de l’ONUCI. Quand les portes de la prison ont été refermées (par l’administration pénitentiaire), on s’est aperçu que le Secrétaire Général Laurent AKOUN avait été placé en isolement temporaire pendant toute la durée de l’opération « d’enlèvement ».

Le Secrétaire Général-Adjoint du FPI chargé de l’Action Gouvernementale, Alphonse DOUATI a été arrêté le 18 août 2012 à Abidjan, conduit à la DST puis à la MACA pour « …atteinte à la sureté de l’Etat… ». Son procès n’a pas encore été programmé.

Comme lui, de nombreux cadres du FPI – dont le Président AFFI N’guessan – sont incarcérés dans les prisons du nord de la Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011. Eux-aussi ont été inculpés « de génocide, d’atteinte à la sureté de l’Etat, de crimes économiques… », à l’instar des membres du gouvernement AKÉ N’GBO qui ne sont pas en exil.

Une source proche du microcosme carcéral de la MACA affirme que « le ministre DOUATI a été conduit à la prison militaire d’Abidjan (MAMA) avant un éventuel transfert dans une prison du nord du pays…probablement à Korhogo. »

Cette « information » n’a pas (encore) été confirmée par les autorités.

Le SNACOM

Côte d’Ivoire/ Après 48 h passées à la Dst : Douaty déféré à la Maca

août 22, 2012

Réconciliation

Alphonse Douati

© Abidjan.net par Nathan KONE
Réconciliation Nationale: Le Président de la CDVR Charles Konan Banny a reçu une délégation du FPI
Mercredi 28 Mars 2012. Cocody Riviera. Le Président de la commission Dialogue Vérité et Réconciliation a échangé avec une délégation du Front Populaire Ivoirien conduite par le Président par Intérim Miaka Oureto et composée des ministres Alphonse Douati (Photo), Danon Djedjé et de Mme Odette Lorougnon
 
Alphonse Douaty a été fixé sur son sort, hier. Après une matinée d’interrogatoire dans les locaux de la Direction de la surveillance du territoire, à Abidjan, il a été placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction (Maca).Un interrogatoire assorti d’un transfèrement dans une cellule de prison. Alphonse Douaty, secrétaire général adjoint du Front populaire ivoirien (Fpi), séjourne à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca).Il y a été conduit, hier, en fin d’après-midi par les services de la Direction de la surveillance du territoire (Dst) qui l’avaient interpellé, samedi à 20h30, à son domicile à Abidjan. Selon l’information livrée par un membre de la direction intérimaire de l’ex-parti au pouvoir, l’ancien ministre de la Production animale et des ressources halieutiques est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Comme lui, sa fille Désirée Douaty et Rémi Sigon le fiancé suédois de cette dernière, plus trois autres personnes, ont été placés sous mandat de dépôt. Ils ont tous été transférés à la Maca, a-t-on appris de la même source. Laquelle mentionne aussi que ces trois individus seraient des passants pris pour des manifestants frontistes. Ces derniers auraient été interpellés, dimanche, à la hauteur de la station -service, à quelques encablures de la Dst, à Cocody. Pour rappel, le même jour, la direction du Fpi avait annoncé un «rendez-vous» à 9 h30 avec la hiérarchie de l’institution policière. Mais cette rencontre n’a pas eu lieu.

Nord-Sud par Bidi Ignace

Abidjan: cérémonie officielle d’inauguration du pont 7e-9e tranche(Cocody-Angré)

octobre 18, 2011