Posts Tagged ‘Colère’

Nouvelle crise des fruits et légumes

août 12, 2011

Bousculés par la concurrence européenne, confrontés à une consommation atone, les producteurs français de fruits et légumes s’enfoncent cette année encore dans la crise. Ils ont manifesté une nouvelle fois jeudi contre la baisse des prix.

Depuis le début de l’été, plusieurs produits sont en difficulté, au premier rang desquels les pêches-nectarines, les fruits les plus consommés de l’été. Les arboriculteurs, déjà malmenés il y a deux ans, craignent que « la crise 2011 soit pire encore que celle de 2009 ». Leurs revenus avaient alors reculé de près de 45%.

« Les producteurs sont au bord de l’asphyxie », affirment dans un communiqué commun la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) et ses branches spécialisées dans les fruits et légumes. Les professionnels doivent se retrouver le 17 août afin que des « décisions d’urgence » soient prises pour permettre aux exploitants de « retrouver de l’oxygène ».

Depuis le début de la saison, nombre de producteurs cèdent leur récolte en-dessous de leurs coûts de revient: « les arboriculteurs vendent à 1 euro, 1,1 euro le kilo, au lieu de 1,30 euro », précise Nathalie Francq, en charge de la commercialisation à l’association des producteurs de pêches-nectarines. Ces dernières semaines les producteurs français ont aussi dénoncé l’arrivée de pêches-nectarines espagnoles qui ne respectent pas les normes de calibrage ou d’hygiène.

Les producteurs espagnols sont eux aussi « dans une crise noire »

Les producteurs hexagonaux s’en prennent également aux cargaisons qui passent la frontière, sans destinataire et sans prix, à la recherche d’un acheteur, quitte à casser les prix et à entraîner le marché dans la chute. Cette pratique, illégale, n’est pas le fait des seuls Espagnols. Les Français utilisent aussi ce procédé. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a réalisé récemment plusieurs contrôles, dont le bilan n’est pas encore connu.

Toujours prompts à dénoncer cette « concurrence déloyale », les producteurs français reconnaissent que leurs homologues espagnols sont « eux aussi, dans une crise noire », selon Nathalie Francq. En Espagne, les producteurs vendent eux aussi en dessous de leurs prix de revient.

« Une chose est certaine, c’est que le marché n’est pas bon », reconnaît-on au ministère. Depuis le début de la saison, plusieurs fruits et légumes ont été déclarés « en crise » par le ministère de l’Agriculture. C’est le cas des pêches-nectarines, du melon, de la poire, de la prune, de la tomate, du concombre et même de l’artichaut. Leurs prix sont inférieurs de 15 à 45% à la moyenne des cinq dernières années.

Une saison décevante en dépit d’une météo printanière favorable

Pourtant la saison paraissait prometteuse. Qualité et quantité étaient au rendez-vous, grâce à un printemps particulièrement chaud. Mais la médaille a son revers: les produits se bousculent sur les étals. « Il reste encore trois semaines de marché pour les pêches-nectarines alors que l’on voit déjà arriver la prune et le raisin », souligne-t-on au ministère. Le consommateur doit faire un choix. La météo de cet été n’a pas été non plus propice à la consommation de fruits et légumes. Pour les pêches-nectarines, la consommation aurait ainsi baissé de 30% en juin, selon les producteurs. Enfin la récente crise de la bactérie E. Coli a entraîné un plongeon des prix du concombre, de la tomate et des salades.

Il y a une « réelle situation d’urgence » pour les exploitations maraîchères dont « la pérennité est compromise », écrit la présidente des producteurs de Légumes de France dans un courrier au ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire. Angélique Delahaye demande des « mesures d’aides exceptionnelles ». Ne se satisfaisant pas du montant des indemnités promises aux producteurs suite à la crise E. Coli, elle souhaite aussi que les producteurs soient indemnisés à « l’euro près ».

Lefigaro.fr avec AFP

Charlene Wittstock: les rumeurs la mettent en colère

juillet 9, 2011

Charlene Wittstock a-t-elle tenté de fuir à quelques jours de son mariage ? Elle soutient mordicus que non.

À trois jours de son mariage avec Albert II de Monaco, de terribles rumeurs venaient ternir la seconde union royale de l’année : Charlene Wittstock aurait voulu quitter le Rocher par trois fois. La raison ? La supposée vie dissolue du prince Albert et d’éventuels enfants illégitimes.

Mais dans une interview accordée au Vogue US, la princesse Charlene a fermement démenti. « C’est honteux que ce genre de rumeurs sortent à un si mauvais moment, mais je pense que le but était de saboter une si belle occasion, s’est-elle enflammée. Ce sont des mensonges catégoriques ». Pour sa défense, Charlene répondra seulement : « Je ne vais pas m’abaisser à offrir une autre réponse que celle des photos d’Albert et moi, amoureux, nous mariant. Elles crient plus fort que ces ragots vicieux et ces rumeurs vides ».

Alors pour assurer que tout va bien dans le meilleur des mondes, Albert II de Monaco et Charlene Wittstock se montrent très amoureux lors de leur voyage de noces. Un voyage qui débute sous les meilleurs auspices pour le couple puisqu’Albert bosse avec le Comité International Olympique. Allez dans quelques jours, leur lune de miel commencera vraiment. Quant au prochain lieu de villégiature, il est encore tenu secret, même si certaines rumeurs évoquent le Kenya ou Bali.

Voici.fr

Les chaussures noires de la révolution

février 11, 2011

Les chaussures noires de la révolution
Ont usé leur talon dans la contestation
Montrées du bout des doigts en l’air
Dans la peau amplifiée de l’atmosphère

La colère noire cire de la foule excitée
Tension brûlante à bras et main levée
Grondait comme le tonnerre intempestif
Qui cherchait à atteindre le pic du récif

La marche de la révolution au zénith
Dressée de vitalité comme une crête
Qui ne pouvait tomber ainsi de la tête
Trouva l’ombre de la colère à la limite

Les manifestants avaient érigé les tentes
Chacune dans la disposition de la route
Attisant le feu et buvant à chaud le thé
A la place Tahrir point focal de la liberté.

Bernard NKOUNKOU

Volcan en colère

septembre 25, 2010

La bouche affamée du volcan
Crache une salive de feu au vent
Et sa coulée de larves chaudes
Serpente la terre aux fesses chaudes

Sa fumée noire obstrue le ciel
Comme une odeur pestilentielle
Qui empêche les vols d’avion
Et les pilotes de l’observation

Bernard NKOUNKOU