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Le Congo se dotera d’un système d’adressage et codification postale de qualité

septembre 24, 2013
Maison de la Poste de Brazzaville

Maison de la Poste de Brazzaville

Un séminaire de lancement de l’étude relative à la mise en place d’un système d’adressage et de codification postale de qualité se tient du 23 au 24 septembre à Brazzaville. Organisé dans le cadre de la composante I du projet Central African Backbone (CAB), ce séminaire vise à améliorer les conditions de traitement des envois postaux en République du Congo.

Il permettra de sensibiliser les institutions intéressées par le projet CAB qui bénéficie d’un appui financier de la Banque mondiale. Les participants à cette rencontre vont définir les tâches de chacune des composantes de l’équipe à mettre en place dans le cadre du projet, identifier les différentes étapes de son exécution et formuler les stratégies d’exécution à soumettre au comité de suivi du projet. De même, ils vont échanger sur le système d’adressage actuel, l’environnement et l’introduction des codes postaux au Congo.

Le Congo n’est pas en marge des changements importants opérés actuellement dans le monde, la moitié de la population étant urbaine. Face à cette situation, les collectivités locales qui sont les nouveaux acteurs de la gestion de la cité, n’ont malheureusement plus de moyens suffisants leur permettant de faire face à la croissance multiforme des zones urbaines.

«Cet état de fait a conduit à ce que dans la plupart des villes du Congo, l’on constate la présence des rues sans nom ni adresse, en particulier dans les quartiers les plus récemment bâtis. Cette situation a un impact négatif dans les services urbains. En effet, sans système de repérage, l’on ne peut se mouvoir dans une ville grandissante. La distribution d’un courrier et des messages à domicile devient impossible», a souligné le ministre en charge des postes Thierry Moungalla.

La République du Congo a signé avec la Banque mondiale, un accord de prêt pour la mise en place d’un système d’adressage et de codification postale de qualité. Il s’agit entre autres de mettre en place des modules tels, la cartographie de la ville, codification des voies, enquête de recensement, implantation d’un système informatique simple, développement d’outils de gestion appliquée en vue d’améliorer notamment les ressources dans des meilleures identifications des contribuables.

D’après M. Moungalla, l’adressage va au-delà de la simple gestion de la ville. «En attribuant à l’individu l’identité localisée dans la ville, il permet à ce dernier de communiquer au sein de la communauté. L’adressage s’impose ainsi comme une condition essentielle de la reconnaissance d’une citoyenneté épanouie», a-t-il indiqué.

Parmi les applications directes de l’adressage, on cite généralement l’action des services d’urgence (pompiers, police, ambulances), pour lequel le plan d’adressage réduit les délais d’intervention.

«La distribution du courrier est le service de base par excellence pour lequel l’adressage a un impact des plus importants. Bien que l’action sur l’articulation adressage, distribution du courrier, laissent entendre qu’une fois l’adressage mis en place, les services de la poste peuvent dans les meilleurs délais, distribuer le courrier à chaque destinataire, à chaque adresse connue. Nous assistons depuis au moins une décennie dans notre pays à une présence de plus en plus importante de services privés de courrier rapide qui ont intérêt au développement d’un système d’adressage qui viendra également améliorer la distribution de leur courrier et partant la qualité de leurs services», a dit M. Moungalla.

Congo-site.com par Rosalie Rogevna Guielle

Le Congo va créer un fonds de développement économique

août 9, 2013

Le gouvernement congolais envisage de créer un fonds national de développement économique afin d’octroyer des crédits aux collectivités locales des départements pour impulser et accompagner leur développement, a-t-on appris vendredi de source officielle à Brazzaville.

L’annonce de la mise en place de ce fonds a été faite par le ministre congolais de la communication, chargé des relations avec le parlement, porte parole du gouvernement, Bienvenu Okiémy, à l’issue de la réunion hebdomadaire du gouvernement tenue jeudi à Brazzaville.

Selon M. Okiémy, « ce fonds est créé en vue d’apporter des solutions financières aux politiques publiques qui visent le développement du Congo, notamment en ce qui concerne les collectivités locales, les entreprises locales, les coopératives et autres groupements de production ».

« Le fonds national de développement économique et social aura aussi la mission, en tant qu’institution financière, d’octroyer des crédits adaptés aux besoins des départements, à des conditions avantageuses, pour impulser et accompagner leur développement, assurant de la sorte le relais financier aux politiques de décentralisation actives menées dans notre pays », a précisé le ministre.

Par ailleurs, le porte parole du gouvernement a aussi annoncé la création d’un autre fonds dénommé ‘’Fonds national d’investissement du Congo dont l’objet sera d’investir une partie des excédents budgétaires ou des liquidités de l’Etat dans des actifs étrangers.

Il a expliqué que ce deuxième fonds aura pour mission d’acquérir et de gérer des actifs financiers étrangers, notamment les bons de trésor et les obligations des Etats ainsi que les autres obligations.

Il aura aussi pour mission de prendre des participations dans les entreprises étrangères susceptibles d’investir au Congo, de gérer les actions des entreprises étrangères en sa possession, en visant à maximiser la rentabilité des capitaux investis.

Le nouveau fonds aura aussi à acquérir et gérer des actifs immobiliers et autres produits dérivés étrangers.

APA-Brazzaville (Congo)

Un fonds de soutien à la culture va voir le jour au Congo

avril 17, 2013
La création d’un fonds de soutien à la culture, en vue de la mise en œuvre de la politique culturelle de la ville de Brazzaville, a été au menu de l’entretien que le maire de la ville de Brazzaville, Hugues Ngouélondélé, a eu le 16 avril avec le spécialiste du financement des industries culturelles des collectivités locales de France, Guy Aka Williams.

Un fonds de soutien à la culture va voir le jour au Congo
 
La mise en place d’un fonds de soutien à la culture permettra au secteur de jouer pleinement son rôle dans le développement de la ville capitale. Ce fonds qui devrait couvrir les secteurs de la musique, de la danse, des arts de la scène et du cinéma, sera un instrument d’accompagnement des entreprises culturelles afin qu’elles bénéficient des financements pour le développement de leurs activités.

Il aura aussi pour missions de soutenir la création artistique, renforcer le professionnalisme des acteurs culturels, conforter et améliorer la qualité de l’offre culturelle de Brazzaville. «Nous sommes venus rencontrer monsieur le maire pour la mise en place d’un outil d’accompagnement de la culture à Brazzaville. Un soutien financier, technique et d’accompagnement sera désormais possible pour la gestion et la mise en œuvre des opérations des artistes. Nous sommes disposés à redonner à Brazzaville sa centralité en matière culturelle», a indiqué M. Aka Williams.

L’expert culturel a été désigné par l’institution Culture et Développement-France pour assister la mairie de Brazzaville dans la définition de l’instrument financier à mettre en place, du cadre juridique, de son intervention, des modalités de sa gestion et des critères d’attribution des fonds.

Selon l’opérateur culturel congolais, Gervais Hugues Ondaye, ce projet est générateur de fonds. «Une politique culturelle de Brazzaville existe. Nous sommes à la phase de l’opérationnalité de cette politique. Une fois aidés, les artistes paieront à leur tour des taxes. À terme, un conseil d’administration, un organe de validation de projets culturels et un organe d’accompagnement des artistes seront mis en place», a-t-il signifié.

 

Congo-site.com par

Malawi: le président Mutharika enterré dans son mausolée personnel

avril 23, 2012

Le Malawi rend un dernier hommage à son président Bingu wa Mutharika, inhumé en présence de personnalités de la région dans un imposant mausolée construit dans sa propriété dans le sud du pays et nommé le « Taj Mahal » par la presse locale.

Mutharika a été terrassé par une crise cardiaque le 5 avril à l’âge de 78 ans.

L’ancien chef de l’Etat devait être enterré aux côtés de sa première épouse Ethel en présence de la nouvelle présidente malawite, Joyce Banda, et de ses homologues de Namibie, du Kenya, de Tanzanie et du Zimbabwe.

Des milliers de Malawites se sont rendus aux funérailles par tous les moyens possible à pied, à vélo, en voiture ou en camion.

Fackson Moya, 48 ans, a marché lui sur 10 kilomètres depuis son village pour assister à la cérémonie. « Cela vaut la peine de faire à pied cette distance, pour venir dire au revoir à notre héros qui a fait cesser la faim au Malawi », a-t-il expliqué.

Il faisait ainsi référence à la généreuse politique de subventions agricoles du défunt président, dont il a bénéficié. Il dit que sa femme, ses trois enfants et lui n’ont plus connu la faim depuis l’arrivée au pouvoir de Mutharika, en 2004.

Enelesi Kabichi, 56 ans, a expliqué qu’elle avait entendu parler de la « grande maison », désignant le mausolée de marbre blanc.

« Cette fois je voulais venir voir ce bâtiment blanc où le président va reposer. C’est quelque chose de nouveau dans notre culture qu’une maison soit construite pour une personne morte », a-t-elle noté.

– Un mausolée « Monument national » –

Bingu wa Mutharika entendait faire de son mausolée personnel « un monument national devant être visité par les Malawites, comme faisant partie de l’héritage national ».

« Il s’était fait de la place pour lui-même dans ce mausolée », qu’il a baptisé Mpumulo wa Bata (repos en paix) a commenté le ministre des Collectivités locales, Henry Mussa. « Le mausolée sera un musée, en fin de compte.  »

Le président Mutharika avait également édifié un mausolée à son dictateur de prédécesseur Hastings Banda — homonyme de la nouvelle présidente malawite — décédé en 1997 à l’âge de 99 ans, dans la capitale Lilongwe.

Avant la cérémonie de lundi, le corps de Mutharika, embaumé en Afrique du Sud, avait été exposé à Lilongwe, dans la capitale économique Blantyre (sud), à Mzuzu, la grande ville du nord du pays, où il a attiré des milliers de personnes venus lui rendre un dernier hommage.

Sa mort a soulevé des réactions contrastées, beaucoup de ses concitoyens le rendant largement responsable de l’effondrement de l’économie du pays et critiquant une dérive autoritaire, tandis que d’autres préfèrent se souvenir des succès de son premier mandat.

Sa vice-présidente Joyce Banda lui a succédé conformément à la Constitution, quand bien même le clan présidentiel a un temps cherché à l’écarter, car elle était passée à l’opposition. Tout en appelant à la réconciliation et en invitant le pays à prendre le deuil, elle a déjà fait tomber quelques têtes parmi les fidèles de Mutharika (à la tête de la radio-télévision nationale et de la banque centrale, notamment).

Lundi, jour des funérailles, a été déclaré jour férié au Malawi.

Jeuneafrique.com avec AFP