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Burundi : un colonel de la police retrouvé mort

mars 20, 2017

Nairobi – Un colonel de la police du Burundi a été retrouvé mort lundi à Bujumbura, a annoncé le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye.

Le cadavre du colonel Charles Ndihokubwayo a été retrouvé « dans la cour intérieure (de l’église) de la paroisse St Joseph de Ngagara », un quartier situé dans le nord de la capitale, a indiqué M. Nkurikiye sur son compte Twitter.

« Une enquête (est) en cours », a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions sur les causes et circonstances du décès.

Le corps du colonel Ndihokubwayo, qui était de garde samedi au Centre d’instruction de Mitakataka (province de Bubanza, ouest), où il était affecté, a été retrouvé lundi matin, selon un proche de la famille.

Dans un incident distinct, le corps d’un homme non identifié « portant une blessure à la tête et une autre sur le côté » avait été découvert dimanche sur la colline de Mpehe, dans la province de Muramvya (centre), selon une source policière et des témoins.

« Nous sommes très préoccupés par la recrudescence depuis quelques mois du phénomène de cadavres de personnes tuées violemment qu’on retrouve jetés un peu partout dans le pays », a dénoncé auprès de l’AFP Anschaire Niyobamye, le président de la ligue Iteka (Dignité).

Iteka, la principale ligue des droits de l’Homme au Burundi, interdite depuis début janvier, dit avoir recensé « 22 cadavres découverts en janvier, 17 en février et 24 au cours des trois premières semaines de mars ».

Des cadavres étaient régulièrement découverts dans les rue durant les premiers mois de la crise que traverse ce pays. Mais ce phénomène avait ensuite pratiquement disparu, avant de réapparaître au début 2017.

« On constate qu’il s’agit souvent de corps de gens qu’on trouve les bras ligotés dans le dos et qui ont été tués par balles, poignardés ou à l’aide d’une corde. Certains ont été tués quelques heures avant, alors que d’autres sont en état de décomposition avancée », a expliqué Anschaire Nikobamye, notant que « le plus souvent, l’administration s’empresse de les enterrer avant qu’ils ne soient formellement identifiés ».

La ligue Iteka accuse le pouvoir burundais d’être derrière ces crimes, qui visent essentiellement « de jeunes Tutsi accusés d’être de l’opposition ou encore des soldats, des policiers ou des pensionnés issus des ex-FAB (ancienne armée dominée par la minorité tutsi) ».

Elle demande « au gouvernement d’accepter une enquête internationale sur ces atrocités ».

Le pouvoir burundais est aujourd’hui aux mains de l’ex-principale rébellion hutu du CNDD-FDD, arrivé au pouvoir par les urnes en 2005, après la signature de l’accord de paix d’Arusha de 2000 et d’un accord de cessez-le-feu, qui ont permis de mettre fin à une guerre civile qui a fait plus de 300.000 morts (1993-2006).

« Aujourd’hui au pays, c’est la sécurité totale », a rétorqué auprès de l’AFP le 1er vice-président Gaston Sindimwo. Il a dénoncé « ceux qui veulent mettre de l’huile sur le feu en tentant de rallumer le conflit ethnique au moment où nous l’avons enterré ».

Le Burundi est plongé dans une grave crise depuis l’annonce en avril 2015 de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé et sa réélection en juillet de la même année.

Les violences ont fait de 500 morts, selon l’ONU, à 2.000 selon les ONG, et poussé quelque 400.000 personnes à quitter le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mars 2017 18h29)                   

Urgent/Congo-Brazzaville: L’opposant Paulin Makaya conduit manu militari à la Gendarmerie et mort d’un colonel

janvier 5, 2017

 

Le Président de L’UPC (Unis Pour le Congo) M. Paulin MAKAYA vient d’être pris dans sa cellule à la Maison d’arrêt de Brazzaville et conduit à la Gendarmerie Nationale, sous une escorte de 15BJ de gendarmerie.

Une intervention musclée de la gendarmerie est venue l’extraire de sa cellule pour l’emmener à la milice au camp de la gendarmerie pour une raison que nul ne sait.

Par ailleurs, un incendie mortel a eu lieu au domicile du colonel TOSSA (de la police nationale ) situé sur l’avenue Démocratie, Moukondo Mazzala, dans le 4e arrondissement de Moungali, à Brazzaville . On déplore présentement un bilan provisoire de 6 morts (y compris lui-même ).

Photo de BrazzaNews.
Autre son de cloche au seing du gouvernement

Le torchon brûle au sein du Gouvernement Alain Akoula veux la tête de Thierry Moungala et Firmin Ayessa.

 

Brazzanews.fr

Un colonel et un diplomate nord-coréens sont passés au Sud en 2015

avril 11, 2016

Séoul – Un colonel nord-coréen chapeautant des activités d’espionnage est passé au Sud en 2015, de même qu’un diplomate du Nord en poste en Afrique, a annoncé lundi le gouvernement sud-coréen.

Aucun détail n’a été fourni sur l’identité de l’officier, si ce n’est qu’il était avant sa défection responsable des opérations d’espionnage visant Séoul au sein du Bureau général de reconnaissance nord-coréen, rapporte l’agence officielle sud-coréenne Yonhap.

Les ministères sud-coréens de la Défense et de l’Unification ont confirmé cette défection.

C’est le plus haut responsable militaire à être passé au Sud, a déclaré un responsable du gouvernement cité par Yonhap.

Le porte-parole du ministère de l’Unification a par ailleurs confirmé des informations du quotidien Dong-A Ilbo selon lequel un diplomate nord-coréen en poste dans un pays africain a également rejoint la Corée du Sud, en mai, avec trois membres de sa famille.

Ces rares informations tombent trois jours après l’annonce, par Séoul, de la défection jeudi de 13 Nord-Coréens qui travaillaient dans un restaurant appartenant à l’Etat nord-coréen à l’étranger.

Il y a déjà eu des cas de défections individuelles dans ces restaurants mais c’est la première fois qu’autant de personnel d’un même établissement tire sa révérence en même temps.

Il s’agissait de l’homme gérant l’établissement et de 12 femmes. Des médias ont affirmé qu’ils travaillaient dans la ville portuaire de Ningbo, dans l’est de la Chine, et qu’ils étaient parvenus à gagner la Corée du Sud en transitant par un pays d’Asie du Sud-Est.

Séoul confirme rarement les défections de Nord-Coréens, surtout quand il s’agit de personnes qui occupaient des responsabilités, en mettant en avant les risques pour leur sécurité.

La Corée du Sud cherche également à éviter toute crispation diplomatique avec les pays par lequel ces transfuges transitent.

L’annonce de la défection du colonel nord-coréen a été critiquée par l’opposition, qui a accusé le gouvernement de faire de la récupération à deux jours de législatives, dans une campagne très orientée sur le bilan de la présidente Park Geun-Hye et de son parti conservateur Saenuri.

Les ministères de la Défense et de l’Unification ont démenti toute utilisation électoraliste de cet événement, affirmant que la défection du militaire relevait de l’intérêt public.

Je ne peux m’empêcher de considérer ces très rares révélations comme une tentative d’influencer l’élection, a déclaré le politologue Cheong Seong-Chang, du cabinet de recherches Sejong de Séoul.

Ces défections surviennent à une période de tensions élevées sur la péninsule coréenne depuis le quatrième essai nucléaire du Nord début janvier, suivi d’un essai de missile longue portée en février.

Près de 30.000 Nord-Coréens sont parvenus à fuir au Sud la pauvreté et l’oppression qu’ils subissaient dans leur pays, en dépit des risques encourus.

Le nombre de transfuges, qui a pu atteindre les 2.000 personnes certaines années, a considérablement chuté depuis l’arrivée au pouvoir de Kim Jong-Un en 2011.

Ceux qui parviennent à quitter la Corée du Nord ont généralement de la famille au Sud ou appartiennent à une élite ayant suffisamment d’argent et de relations pour entreprendre ce périple, selon des experts et des militants aidant ces transfuges.

Le transfuge nord-coréen le plus important jamais passé au Sud demeure Hwang Jang-Yop, qui avait été le tuteur de l’ex-dirigeant Kim Jong-Il. Il avait fait défection en 1997 lors d’une visite en Chine et est décédé en 2010 à 87 ans.

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2016 11h35)

France/Congo: La colère du Colonel Marcel Touanga

octobre 12, 2015

Par Brazzaparisinfos.com

Centrafrique: nouvelle arrestation d’un colonel voyou de la Séléka

octobre 11, 2013

Le « colonel » Mahamat Amine, de la coalition rebelle Séléka désormais dissoute, a été arrêté avec six de ses hommes à Damara à 75 km au nord de Bangui, où ils semaient la terreur depuis plusieurs mois, a annoncé vendredi à l’AFP le ministre de la Justice Arsène Sendé.

Mercredi, « sept criminels avec à leur tête un soi-disant colonel nommé Mahamat Amine, sorti des buissons de Damara, ont été appréhendés par nos éléments des forces de défense et de sécurité », a expliqué le ministre.

« Ce faux colonel qui s’est installé dans la ville de Damara régnant en roitelet, semait la terreur dans la ville de Damara et ses environs et a fait fuir toute la population », a-t-il ajouté.

Toujours selon le ministre, les combattants ont été conduits à Bangui où ils ont été mis à la disposition du parquet de Bangui.

C’est la deuxième arrestation d’un chef de guerre voyou se réclamant de la Séléka. Mercredi, le « colonel » Abdallah, qui régnait lui aussi sur la ville de Bangassou (est) a été arrêté par un contingent de « Séléka intégrés », membres des nouvelles forces armées centrafricaines – puis transféré à Bangui avec ses quatre « adjoints ».

« Le procureur de la République et la Section des recherches et investigations (SRI de la gendarmerie) sont à pied d’oeuvre pour mettre tout en oeuvre afin que ces criminels puissent être jugés dans un bref délai », a précisé le ministre Arsène Sendé.

Depuis la prise du pouvoir par l’ex-coalition Séléka en mars, les anciens rebelles sèment le chaos en Centrafrique, se livrant à d’incessants pillages et exactions sur la population.

Le président de la transition centrafricain, Michel Djotodia, après avoir dissout la Séléka qui l’avait porté au pouvoir, tente désormais de rétablir son autorité face à la montée en puissance des chefs de guerre locaux.

Mais si un calme relatif est revenu à Bangui, le pouvoir ne dispose quasiment d’aucun contrôle sur les combattants de l’ex-Séléka à l’intérieur du pays.

Jeuneafrique.com

Centrafrique: dans le palais présidentiel vandalisé, avec le vainqueur de Bangui

mars 29, 2013
Centrafrique: dans le palais présidentiel vandalisé, avec le vainqueur de Bangui Centrafrique: dans le palais présidentiel vandalisé, avec le vainqueur de Bangui © AFP

Au palais présidentiel où régnait depuis dix ans le général François Bozizé, le général rebelle centrafricain Arda Hakouma s’amuse à prendre la pose, un pied sur la statue d’un lion, lui qui a conduit, dimanche, la conquête de Bangui.

Sur un panneau, il est écrit: « Au général d’armée François Bozizé, avec Dieu, nous ferons des exploits. Il écrasera nos ennemis. Psaume 60 2: 12 ».

Arda Hakouma, trentenaire de haute taille coiffé d’un chèche, rigole: « Il n’y a pas eu d’exploit. Il a été vaincu. L’exploit, c’est nous ».

Ce général rebelle conduisait les troupes de la coalition Séléka durant l’offensive victorieuse sur la capitale. Quand elles ont pris le palais présidentiel, dimanche, le chef de l’Etat avait déjà fui pour trouver refuge au Cameroun voisin.

Les lieux ont été vandalisés, fouillés, retournés. Mais il n’y aucun impact sur les murs. Il n’y a, en fait, pas eu de résistance. « Cela a pris quelques minutes à peine. La GP (garde présidentielle) a fui tout de suite, dès les premiers coups de feu », explique le général, en guidant jeudi la visite.

Un char est pourtant encore posté à l’entrée du palais. Un autre, à l’intérieur de l’enceinte, est garé à côté des dizaines de voitures de luxe.

Une partie du palais reste inaccessible. « On craint que ce soit miné. Nous avons demandé conseil à nos amis français qui ont promis de venir », explique le colonel Abdel Aziz, l’adjoint du général.

On peut toutefois accéder au « saint des Saints »: le bureau personnel de François Bozizé. Celui-ci est situé au milieu du bâtiment. Les fenêtres, voilées, ne donnent pas sur l’extérieur. « Mesure de sécurité sûrement », analyse un soldat.

C’est aujourd’hui un vaste capharnaüm. Les tiroirs ont été ouverts et jetés à terre, des papiers officiels mais aussi des magazines jonchent le sol. On trouve aussi bien un parapheur « Trésorerie du Knk » (le parti présidentiel Kwa Na kwa, « le travail rien que le travail ») que des documents classés « secret » ou « très secret » mais dont l’importance paraît aujourd’hui toute relative.

Un soldat dans le fauteuil présidentiel

Le fauteuil du président est confortable, sans plus. « Il n’est pas pour moi », plaisante le général qui refuse de s’y asseoir et invite un de ses hommes à le faire, en affirmant: « Nous sommes venus apporter la démocratie ».

Partout, sur le sol, on marche sur des papiers, des dossiers, des meubles brisés. Tout ce qui a une grande valeur a été emporté mais il reste de nombreux cadeaux ou sculptures que les pilleurs ont jugé inintéressants.

Dans un deuxième édifice, où l’ancien président se reposait, on découvre de nombreux cadeaux qu’il recevait. Certains sont encore dans leur emballage mais, cette fois encore, tout ce qui semblait avoir de la valeur a été pris. Les petits coffrets sont vides.

Suivent les appartements privés, avec notamment la chambre à coucher. « Nous dormions avant en brousse mais je ne veux pas dormir dans ce lit. Je sais que Bozizé a couché dedans », relève le colonel Abdel Aziz.

Le général Arda Hakouma, lui, regrette de ne pas avoir « pu capturer Bozizé vivant » car « il a fui » vers Yaoundé.

S’attardant dans les lieux, il revient sur l’offensive qui a opposé la rébellion aux forces armées centrafricaines et aux soldats sud-africains, la semaine dernière: « C’est à Boali, à environ 70 km de Bangui que les affrontements ont été les plus difficiles contre les Sud-Africains: j’ai perdu six hommes, les Sud-Africains 35 », soutient-il, alors que le bilan officiel annoncé par le président Jacob Zuma est de 13 Sud-Africains tués.

Arda Hakouma raconte que le chef d’état-major des rebelles, le général Issa Issaka, a été blessé à la jambe et qu’il a alors pris lui-même la tête des troupes pour un assaut final qui a duré « à peine deux heures », quand les « Sud Africains ne combattaient plus ».

Est-il fier d’être celui qui a « pris » Bangui? « C’est le destin. C’est Dieu qui l’a voulu », assure-t-il, avant d’annoncer: « Prochainement, je vais organiser une grande cérémonie pour remercier tous mes hommes. C’est grâce à eux que nous avons renversé Bozizé ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Guerre au Mali : les unités d’élite du Tchad

janvier 31, 2013
Des soldats tchadien en 2009. Des soldats tchadien en 2009. © AFP

Le président tchadien, Idriss Déby Itno, doit envoyer au Mali plus de 2 000 soldats réputés aguerris et très bien entraînés. Habitués au combat dans les dunes, ces méharistes peuvent faire la différence.

Fait exceptionnel : le 16 janvier à N’Djamena, c’est par un vote unanime que les députés tchadiens ont approuvé l’envoi de troupes au Mali. Si Idriss Déby Itno tient ses objectifs – un déploiement de plus de 2 000 hommes -, le Tchad sera la deuxième puissance combattante derrière la France. « C’est une projection qui se fait sur 3 000 km. Donc je ne peux pas m’amuser à envoyer une petite unité qui, sans renfort, va être avalée », souligne le président tchadien, qui ne sous-estime pas l’ennemi.

Pour ouvrir un deuxième front contre les jihadistes du Nord-Mali, les Tchadiens se sont déployés au Niger, entre Niamey et la frontière malienne, aux côtés de l’armée nigérienne et des quelque 500 à 700 Touaregs maliens du colonel Ag Gamou qui sont restés fidèles à Bamako. Face aux colonnes jihadistes, N’Djamena joue la mobilité. D’où l’envoi par avions gros porteurs et par la route de dizaines de blindés à roues, qui seront appuyés par des hélicoptères de combat (MI-17 et MI-24), et d’une escadrille de six avions d’attaque Soukhoï-25.

Revanche à prendre

Mais l’ancien « comchef » Idriss Déby Itno parie surtout sur le savoir-faire de ses unités d’élite, qui ont fait leurs preuves contre l’armée libyenne (1986-1987), puis en Centrafrique (1997, 2003) et à N’Djamena même, en 2008, face aux rebelles tchadiens venus du Soudan. Les 500 hommes de la puissante garde présidentielle formeront certainement le fer de lance de ce contingent. Beaucoup d’éléments de cette garde appartiennent, comme le chef de l’État tchadien, à la communauté zaghawa du nord-est du pays.

Le chef du contingent, le général Oumar Bikomo, sera plutôt basé à Bamako, auprès du commandement unifié. Le numéro deux, le général Abderrahmane Youssouf Meïri, dirigera sans doute les opérations sur le terrain. L’officier s’est formé sur le tas, au Tibesti et lors de la dernière grande bataille de 2008. En 2004, c’est lui qui a affronté durement les éléments du chef islamiste algérien Abderrazak el-Para, aux confins du Tchad et du Niger. Les Tchadiens avaient subi beaucoup de pertes. Aujourd’hui, le général Meïri a une revanche à prendre.

Jeuneafrique.com par Christophe Boisbouvier

 

Mali : Gao reprise par les armées française et malienne

janvier 26, 2013
Les troupes françaises à Sévaré, le 25 janvier. Les troupes françaises à Sévaré, le 25 janvier. © AFP/FRED DUFOUR

La ville de Gao (nord-est du Mali) a été reprise samedi par les armées française et malienne et des « contingents africains, formés de militaires nigériens et tchadiens, arrivent sur zone pour prendre le relais des forces » françaises, a annoncé le ministère de la Défense.

La ville de Gao (nord-est du Mali) a été reprise samedi par les armées française et malienne et des « contingents africains, formés de militaires nigériens et tchadiens, arrivent sur zone pour prendre le relais des forces » françaises, a annoncé le ministère français de la Défense. Dans un communiqué, le ministère a affirmé que « dès ce (samedi) soir, Sadou Diallo, le maire de Gao réfugié à Bamako, a pu regagner sa ville, accompagné par le colonel Dako ».

Plus tôt, ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian avait annoncé que des soldats français et maliens avaient pris le contrôle de « la zone de l’aéroport et [du] pont de Gao ». Son entourage précisait toutefois que « les combats continu[aient] » dans la zone où « les tensions rest[aient] vives ».  Jean-Yves Le Drian avait affirmé que «les terroristes djihadistes qui ont affronté les armées malienne et française ont vu nombre de leurs moyens mobiles et de leurs sites logistiques détruits». Le ministre a de plus tenu à adresser «ses plus vives félicitations aux militaires français ayant rempli ces dernières heures avec succès la mission qui leur a été confiée».

L’Etat-major des armées françaises avait ainsi indiqué que des « éléments terroristes » menaient « sporadiquement » des « opérations de harcèlement ». « Il n’y a pas de combat à proprement parler » dans cette région du nord-est malien, avait précisé un porte-parole de l’Etat-major, « mais sporadiquement, des opérations de harcèlement avec des éléments terroristes qui ouvrent le feu sur nos positions après s’être abrités dans des zones urbaines ».

Avant l’entrée des troupes, les positions des islamistes à Gao avaient été pilonnées par l’aviation française, notamment par des avions de combat Rafale. L’aéroport de Gao se situe à environ 6 kilomètres à l’est de la ville. Le pont sur le Niger est lui placé à l’entrée sud. Il s’agit d’une des trois principales communes du Nord du Mali, située à 1.200 kilomètres au nord-est de Bamako.

De son côté, le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a déclaré samedi à Santiago refuser « les logiques de chantage », alors que le groupe islamiste Mujao a annoncé vouloir négocier la libération d’un otage français enlevé au Mali en novembre 2012.

Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) a dit samedi à l’AFP vouloir négocier la libération d’un otage français Gilberto Rodriguez Leal, qu’il détient depuis deux mois. Interrogé sur cette demande de négociation lors d’un déplacement au Chili, le Premier ministre a déclaré: « S’agissant de la situation de nos otages, vous n’imaginez pas qu’on va faire des déclarations publiques qui pourront contribuer à mettre en danger leur situation ». « La France fera tout pour leur liberté », a-t-il ajouté, évoquant l’ensemble des otages français au Sahel.

Alors qu’on lui demandait s’il ne craignait pas une recrudescence des « négocations-chantage », il a répondu: « On ne rentre pas les logiques de chantage ». « Ce n’est pas du tout notre vision des choses, et ce n’est pas la vision ni des Maliens, ni des autorités africaines ni des autres pays de l’Afrique de l’Ouest. On ne peut pas céder au terrorisme, sinon on sait bien que c’est toujours lui qui gagne », a-t-il poursuivi.

Selon M. Ayrault, « il n’y a pas de complaisance, de négociation à imaginer entre un Etat qui a vocation à être un Etat démocratique et les forces terroristes ». « Il faut donner au Mali les capacités à pouvoir exercer pleinement sa souveraineté », a-t-il dit également.

Le chef du gouvernement français se trouve dans la capitale chilienne pour assister à un sommet entre l’Union européenne (UE) et la Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes (Celac).

Jeuneafrique.com avec AFP

Alerte/Centrafrique : 180 militaires français supplémentaires arrivés à Bangui

décembre 30, 2012

Le ministère de la Défense a indiqué aujourd’hui que 180 militaires français supplémentaires étaient arrivés à Bangui en Centrafrique. Ces hommes sont dépêchés depuis le Gabon.

Il s’agit « d’avoir sur place un dispositif permettant de faire face à toute évolution de la situation et le cas échéant d’assurer la sécurité des nos ressortissants », a déclaré à l’AFP le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l’état-major des Armées.

Hier déjà, il avait été annoncé que 150 militaires étaient venus renforcer la présence française sur place. Désormais, 580 soldats français sont présents à Bangui.

Sur le terrain, la ville a été placée hier soir sous couvre-feu. Les rebelles du Séléka pourraient entrer dans la capitale dès « ce soir ou demain matin », et n’ont pas encore convenu de participer aux négociations que les pays voisins tentent d’organiser entre les insurgés et le président Bozizé.

Lefigaro.fr avec Agences

Congo : un mort dans des heurts avec la police à Brazzaville

décembre 29, 2012

Au moins une personne a été tuée par balle par la police et un commissariat a été incendié par les habitants d’un quartier ouest de Brazzaville à la suite de heurts avec des agents des forces de l’ordre, a-t-on appris samedi auprès d’un habitant et de policiers.

Au moins une personne a été tuée par balle par la police et un commissariat a été incendié par les habitants d’un quartier ouest de Brazzaville à la suite de heurts avec des agents des forces de l’ordre, a-t-on appris samedi auprès d’un habitant et de policiers. Les échauffourées ont eu lieu vendredi dans un quartier de la capitale congolaise, l’Ombre.

« Des policiers ont interpellé des jeunes du quartier qui (selon les policiers) fumaient du chanvre indien. L’un des jeunes s’y est opposé. Il s’en est suivi une discussion violente et le policier a tiré sur lui », a témoigné à l’AFP un habitant qui a requis l’anonymat. « Le blessé a été transporté vers l’hôpital, mais a rendu l’âme avant d’y arriver », a ajouté la témoin qui a poursuivi qu’en représailles les populations ont incendié le commissariat de police. Ce commissariat, qui jouxte un marché improvisé, est resté désert samedi, a constaté un journaliste de l’AFP.

La version du témoin a été confirmée par le porte-parole de la police, le colonel Jean-Aive Allakoua. « Nous regrettons la mort de cet homme », a-t-il déclaré à l’AFP. « Le policier qui a tiré était en mission commandée. Sur la base du rapport qu’il va produire, une enquête sera ouverte par sa hiérarchie. S’il est établi qu’il a agi en légitime défense, sa sanction sera à la mesure de l’acte. Si c’est un acte volontaire, il sera châtié », a-t-il promis.

M. Allakoua affirmé que quatre personnes ont été interpellées « pour avoir mis le feu au commissariat ». Samedi les populations vaquaient normalement à leurs occupations au quartier de l’Ombre.

Jeuneafrique.com avec AFP