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Congo : un mort dans des heurts avec la police à Brazzaville

décembre 29, 2012

Au moins une personne a été tuée par balle par la police et un commissariat a été incendié par les habitants d’un quartier ouest de Brazzaville à la suite de heurts avec des agents des forces de l’ordre, a-t-on appris samedi auprès d’un habitant et de policiers.

Au moins une personne a été tuée par balle par la police et un commissariat a été incendié par les habitants d’un quartier ouest de Brazzaville à la suite de heurts avec des agents des forces de l’ordre, a-t-on appris samedi auprès d’un habitant et de policiers. Les échauffourées ont eu lieu vendredi dans un quartier de la capitale congolaise, l’Ombre.

« Des policiers ont interpellé des jeunes du quartier qui (selon les policiers) fumaient du chanvre indien. L’un des jeunes s’y est opposé. Il s’en est suivi une discussion violente et le policier a tiré sur lui », a témoigné à l’AFP un habitant qui a requis l’anonymat. « Le blessé a été transporté vers l’hôpital, mais a rendu l’âme avant d’y arriver », a ajouté la témoin qui a poursuivi qu’en représailles les populations ont incendié le commissariat de police. Ce commissariat, qui jouxte un marché improvisé, est resté désert samedi, a constaté un journaliste de l’AFP.

La version du témoin a été confirmée par le porte-parole de la police, le colonel Jean-Aive Allakoua. « Nous regrettons la mort de cet homme », a-t-il déclaré à l’AFP. « Le policier qui a tiré était en mission commandée. Sur la base du rapport qu’il va produire, une enquête sera ouverte par sa hiérarchie. S’il est établi qu’il a agi en légitime défense, sa sanction sera à la mesure de l’acte. Si c’est un acte volontaire, il sera châtié », a-t-il promis.

M. Allakoua affirmé que quatre personnes ont été interpellées « pour avoir mis le feu au commissariat ». Samedi les populations vaquaient normalement à leurs occupations au quartier de l’Ombre.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire : à la barre, Dogbo Blé nie être responsable de l’assassinat d’un proche de Ouattara

octobre 8, 2012
Le général Brunot Dogbo Blé (D) quitte le tribunal militaire à Abidjan, le 2 octobre 2012. Le général Brunot Dogbo Blé (D) quitte le tribunal militaire à Abidjan, le 2 octobre 2012. © Sia Kambou/AFP

Le procès du général Brunot Dogbo Blé s’est poursuivi, lundi 8 octobre, à Abidjan. Au cours de l’audience, l’ancien pilier sécuritaire du régime de Laurent Gbagbo a nié avoir participé à l’assassinat d’un proche de Alassane Ouattara pendant la crise postélectorale ivoirienne.

Accusé en compagnie de quatre autres officiers ou sous-officiers ivoiriens du meurtre du colonel-major à la retraite, Adama Dosso, un proche d’Alassane Ouattara, en mars 2011, le général Brunot Dogbo Blé a vigoureusement réfuté toutes les allégations portées contre lui. Appelé à la barre du tribunal militaire d’Abidjan pour s’expliquer, lundi 8 octobre, l’ex-chef de la très redoutée Garde républicaine de l’ancien président Laurent Gbagbo a affirmé être victime d’un « montage honteux ».

« Je n’ai pas donné d’ordre à qui que ce soit » dans cette affaire, dont le procès s’est ouvert le 2 octobre. Les cinq hommes incriminés sont accusés d’enlèvement, séquestration, assassinat, ou complicité d’enlèvement et d’assassinat. Parmi les prévenus, le sergent Jean Noël Lago Léo a une nouvelle fois avoué au cours de l’audience avoir tué la victime et assuré que l’ordre lui avait été donné par le directeur de cabinet du général Dogbo Blé, au nom de ce dernier.

Pilier sécuritaire

L’ex-chef de la garde républicaine s’est également félicité de son « travail » durant la crise de 2010-2011, expliquant qu’il avait défendu le président Laurent Gbagbo et qu’il ne l’avait pas « trahi ». Lui qui fut le véritable pilier sécuritaire de l’ancien régime pendant la crise s’est enfin dit « en paix » avec lui-même « et avec Dieu ».

Le colonel-major Adama Dosso avait été arrêté alors qu’il sortait du Golf Hôtel d’Abidjan, quartier général du président élu Alassane Ouattara. Au total, une quarantaine de militaires pro-Gbagbo doivent être jugés dans une série de procès liés à la crise post-électorale. Le général Dogbo Blé est par ailleurs inculpé de génocide et d’autres crimes de sang commis durant la crise.

Jeuneafrique.com avec AFP 

Côte d’Ivoire : le général Dogbo Blé ouvre le premier des grands procès de la crise postélectorale

octobre 2, 2012
Le général Brunot Dogbo Blé lors de son arrestation, le 15 avril 2011, à abidjan. Le général Brunot Dogbo Blé lors de son arrestation, le 15 avril 2011, à abidjan. © AFP

Une quarantaine de militaires pro-Gbagbo doivent être jugés dans les prochains mois pour leur participation présumée à des crimes commis pendant la crise postélectorale ivoirienne. Le premier de ces procès s’est ouvert le 2 octobre. Il concerne l’ancien chef de la Garde républicaine, Brunot Dogbo Blé.

Depuis mardi 2 octobre, ils sont cinq militaires à affronter leurs juges dans ce qui s’annonce comme le premier des grands procès de la crise postélectorale qui a conduit à la chute de l’ancien président Laurent Gbagbo, en avril 2011. Parmi eux, le général Brunot Dogbo Blé fait figure de l’un des principaux piliers sécuritaires de l’ancien régime. Habillé en civil, l’ex-chef de la très redoutée Garde républicaine est entré dans une salle bondée du palais de justice du Plateau, un quartier d’Abidjan, pour y être jugé en compagnie d’un autre officier et de trois sous-officiers ivoiriens.

Un important dispositif de sécurité était déployé autour du palais pour une audience qui a débuté avec plusieurs heures de retard. Défendus par dix-sept avocats, les cinq hommes sont inculpés de l’assassinat, de l’enlèvement ou de complicité dans l’assassinat du colonel-major à la retraite Adama Dosso, en mars 2011. Celui-ci avait été arrêté alors qu’il sortait du Golf Hôtel, à l’époque quartier général du président élu, Alassane Ouattara, dont il était proche.

Une quarantaine de militaires visés

En tout, selon le procureur militaire Ange Kessi, une quarantaine de militaires pro-Gbagbo seront prochainement jugés dans une série de procès, notamment pour séquestrations suivies de meurtres, viols et vols. Si Dogbo Blé est inculpé de plusieurs crimes par la justice militaire, le chef de génocide a également été retenu contre lui par la justice civile.

Avec deux autres officiers, il est en particulier inculpé de complicité dans l’assassinat du général Robert Gueï, ex-chef de la junte tué le 19 septembre 2002, jour du coup d’État raté contre Gbagbo. Le principal accusé dans ce dossier est le commandant Anselme Séka Yapo, dit « Séka Séka », l’ex-chef de la sécurité rapprochée de l’ancienne Première dame, Simone Gbagbo.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali : oui à un déploiement de la Cedeao à Bamako, mais avec discrétion

septembre 23, 2012
Le colonel major Yamoussa Camara, ministre malien de la Défense. Le colonel major Yamoussa Camara, ministre malien de la Défense. © Primature.gov.mali

Le ministre malien de la Défense a assuré samedi que le déploiement de forces de la Cedeao à Bamako, dans le cadre de la reconquête du Nord-Mali occupé par les islamistes, était possible, à condition qu’il se déroule avec discrétion pour ne pas choquer la population.

Le ministre malien de la Défense, Yamoussa Camara, a rencontré samedi soir à Abidjan le président Alassane Ouattara, président en exercice de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao ), à qui il a remis un message du président malien par intérim, Dioncounda Traoré.

Bamako a demandé son aide à la Cedeao pour la reconquête du Nord-Mali, occupé depuis plus de cinq mois par des groupes islamistes armés, alliés avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ce qui passe par l’intervention d’une force armée ouest-africaine.

« Il s’agissait de voir quel est le meilleur cadre pour que ces forces soient déployées sans trop heurter la susceptibilité et la sensibilité des populations qui restent très attentives au déploiement de toute force étrangère sur notre territoire », a expliqué à la presse Yamoussa Camara, à l’issue de cet entretien.

« Rumeurs »

« Il y a eu une certaine presse qui a fait courir les rumeurs selon lesquelles les Maliens ne souhaitaient pas que soit déployée à Bamako une base logistique et un PC de la Cedeao, toutes choses qui sont indispensables pour la suite des opérations. Ca n’a jamais été le cas, on ne peut pas vouloir une chose et son contraire, nous sommes d’accord pour que la Cedeao déploie des forces au Mali (…) avec toutes les structures qui vont avec », a assuré le ministre malien.

Cependant, dans l’intérêt même des opérations, « il faudrait que cela se fasse avec un minimum de discrétion pour garantir l’efficacité indispensable à la conduite des opérations », a-t-il souligné.

La Cedeao avait demandé à Bamako de revoir sa copie pour remplir les conditions d’une intervention armée ouest-africaine. Le président malien s’était notamment montré opposé au déploiement de forces militaires combattantes à Bamako même, conformément au voeu de l’ex-junte militaire qui a renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré.

Conférence sur le Sahel

Mercredi, le président du Burkina Faso Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne, avait estimé que les conditions de Bamako font qu’il est impossible pour la Cedeao aujourd’hui d’être de façon efficace sur le terrain.

Pour sa part, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est dit prêt vendredi à examiner une proposition réaliste pour le déploiement d’une force panafricaine au Mali.

Le Mali a célébré samedi le 52e anniversaire de son indépendance dans le désarroi et sans grand espoir de voir la crise se résoudre rapidement.

Vendredi soir, Dioncounda Traoré, a proposé le dialogue et la négociation aux groupes armés islamistes, tout en appelant les Maliens à l’union sacrée autour de leur armée pour faire la guerre s’il n’y avait plus d’autre choix.

Une conférence internationale sur le Sahel, présidée par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, est prévue le 26 septembre à New York.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali : Cheick Modibo Diarra, Premier ministre en milieu hostile

avril 19, 2012

Alors que le nouveau Premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra, cherche à former son gouvernement de transition pour résoudre la crise au Nord, les membres de l’ex-junte ont procédé à l’arrestation de 22 personnalités considérées comme proches du régime de l’ex-président Amadou Toumani Touré (ATT). Le prétexte officiel du coup de filet – la « découverte » d’armes neuves chez certains des responsables visés – fait planer un climat lourd de menaces à Bamako.

C’est dans un climat de tension que le nouveau Premier ministre malien de transition, Cheick Modibo Diarra, mène des consultations à Bamako pour former son gouvernement, avec pour objectif de sortir le Mali de la crise dans laquelle il est plongé. Depuis lundi soir, pas moins de 22 personnalités ont été arrêtées – « onze civils, dont un banquier (…) et onze militaires », selon le directeur général de la gendarmerie malienne, le colonel Diamou Keïta. Les responsables du ce vaste coup de filet ? Des membres de l’ex-junte, qui a renversé Amadou Toumani Touré (ATT) le 22 mars, lequel a depuis trouvé refuge à la résidence du Sénégal, dans la capitale malienne, d’où il devrait bientôt rejoindre Dakar.

Ces arrestations, qui concernent entre autres l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé et l’ex-ministre et ancien président de la Commission de l’UEMOA, Soumaïla Cissé, sont-elles le résultat d’une justice parallèle de la junte ou liée à la volonté de racketter des personnalités qui se sont peut-être elles-mêmes enrichies pendant l’ère ATT ? À ce stade, seules deux choses sont sûres : les interpellations en question sont totalement contraires à l’État de droit, et la junte confirme qu’elle est bien décidée à régler ses comptes avec l’ancien régime. Même si elle a partiellement restitué le pouvoir à un gouvernement civil – pour le moment embryonnaire.

« Découverte d’armes »

« Des investigations menées dans certains domiciles, il est apparu que des caisses d’armes neuves ont été découvertes » et ces armes « ne font pas partie de la dotation de l’armée régulière », a justifié le colonel Keïta, ajoutant : « Nous faisons face à une nouvelle menace, cette infiltration aujourd’hui d’armes de guerre dans notre pays ». Des affirmations graves qui ne sont pour l’instant pas sérieusement étayées par la présentation de preuves concrètes et crédibles.

« Les interpellations font suite à des enquêtes qui ont été menées par nos différentes structures depuis quelques jours. (…) Ce n’est point une chasse aux sorcières », a pourtant assuré le patron de la gendarmerie, sans néanmoins fournir plus de détail. Un des responsables putschistes, le colonel Moussa Sinko Coulibaly, avait indiqué mardi soir qu’elles avaient été faites « sur instructions de la hiérarchie » – comprendre le capitaine Amadou Haya Sanogo, ex-leader de la junte – et « sur la foi d’indications précises et d’informations graves et concordantes ».

Les arrestations ont été condamnées par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon qui réclame « la libération immédiate » des personnes concernées, selon son porte-parole, de même que par la plupaert des partis politiques maliens : le Rassemblement pour le Mali (RPM) de Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), mais aussi le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République (FDR), coalition de partis et d’organisations de la société civile, dont les membres pourraient refuser d’entrer gouvernement de transition tant que les personnalités arrêtées n’auront pas été libérées.

Voyage avorté à Ouagadougou

Cheick Modibo Diarra a-t-il voulu faire pression sur la junte via la médiation burkinabè ? Selon son entourage, il a tenté de rencontrer mercredi le président du Faso, Blaise Compaoré, mais son avion n’a pu atterrir à Ouagadougou en raison du mauvais temps, et il est revenu à Bamako. Évoquant « la gravité de la situation », le nouveau Premier ministre a en tout cas indiqué qu’il prendrait le temps nécessaire pour former son gouvernement : « c’est un travail qui ne peut pas se faire à la hâte ».

La priorité numéro un de l’exécutif sera de régler la crise au Nord-Mali, contrôlé par des rebelles touaregs, des islamistes et des groupes armés criminels, et plongé dans une très grave crise humanitaire. Plus de 268 000 personnes ont fui leurs domiciles depuis mi-janvier, début de l’offensive des rebelles touaregs, pour trouver refuge ailleurs dans le pays ou à l’étranger, selon l’ONU. Dans une déclaration diffusée par l’ORTM et Radio France internationale (RFI), Cheick Modibo Diarra a affirmé envisager l’ouverture de « corridors », pour que les habitants du Nord « puissent être ravitaillés en médicaments et en nourriture ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo: incendie « maîtrisé » dans le dépôt de munitions de Brazzaville

mars 6, 2012

Un dernier bilan fait état de 180 victimes à la suite de l’explosion dimanche de l’un des dépôts de munitions de Brazzaville. Dépassé par le nombre de blessés, le Congo devrait bénéficier de l’aide internationale.

Les derniers foyers d’incendie ont été maitrisés dans le dépôt de munitions de Brazzaville, dont l’explosion dimanche a fait 180 morts et 1.340 blessés, selon un dernier bilan du ministère de la Santé. Un dernier bilan officiel faisait état de plus de 150 morts. Le déminage du site doit par ailleurs débuter, alors que l’aide internationale arrive, notamment pour soulager les hôpitaux saturés. Le colonel Jean-Robert Obargui, porte-parole du ministère de la Défense a néanmoins averti qu’il ne pouvait pas affirmer qu’un deuxième dépôt de munitions, situé à une centaine de mètres de celui touché, ne représentait plus de danger, « il y a encore des munitions qui peuvent exploser d’un moment à l’autre », a-t-il prévenu.

La persistance du feu dans le premier dépôt, lundi, faisait craindre une propagation au second, selon une source militaire. Une opération de « dépollution » des deux sites souterrains devait débuter dès mardi, selon le Colonel Obargui. « Il s’agit de déminer, enlever les munitions de là où elles se trouvent et les détruire loin de la ville pour que le danger soit définitivement écarté », a-t-il expliqué. L’opération se fera avec l’aide de MAG (Mining advisory group), une ONG britannique spécialisée.

Une mobilisation internationale en aide aux nombreux blessés

« Les plus grands besoins sont dans l’orthopédie », a déclaré le ministre de la Santé Georges Moyen lors de sa visite au CHU de Brazzaville, où plusieurs dizaines de blessés – par des éclats d’obus ou dans l’effondrement de leur maison – étaient toujours soignés, certains installés dans les couloirs ou sous des tentes à l’extérieur du bâtiment. Outre le CHU, les blessés sont soignés à l’hôpital de Makélékélé, la clinique municipale, et l’hôpital militaire.

Des médecins français – urgentistes, chirurgiens, othopédistes -, arrivés dans la nuit de lundi à mardi, ont visité tous les secteurs du CHU avec leurs homologues congolais, et devaient commencer leur travail mardi après-midi. Une équipe de l’armée marocaine de 173 personnes, dont 20 médecins et 16 infirmiers, est également arrivée à Brazzaville lundi soir, et doit installer un hôpital de campagne, selon un officier marocain. Vingt médecins de la République démocratique du Congo voisine sont également sur place depuis lundi avec du matériel et des médicaments.

Les Etats-Unis ont aussi promis une aide, Israël va envoyer du matériel médical, et le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, a assuré, lundi, le Congo de la coopération de l’ONU pour secourir les victimes. Les agences onusiennes devraient notamment fournir du matériel et des vivres pour les quelque 3.000 sans-abri dont les habitations ont été détruites par les explosions et qui ont souvent tout perdu.

Plusieurs sites ont par ailleurs été ouverts dans la capitale pour accueillir ces personnes, notamment la cathédrale du Sacré Coeur où se trouvaient quelque 1.500 réfugiés lundi soir. La France y a déployé 20 tentes. « Ces tentes ne vont peut-être pas nous suffire mais mieux vaut ça que rien », a déclaré Dominique Makosso, 48 ans, chef d’une famille de dix personnes. « J’ai tout perdu. Ma femme a une grosse blessure et ne peut pas sortir de l’hôpital. C’est dur ».

Lexpress.fr avec

Libye: l’enquête de l’ONU ne conclut rien sur la mort de Kadhafi

mars 2, 2012

La commission de l’ONU sur les crimes de guerre et les  violations des droits de l’Homme en Libye n’a pas pu déterminer les causes de la  mort de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi et de son fils Mouatassim.

La Commission internationale d’enquête sur la Libye a conclu dans un rapport  publié vendredi que le colonel Kadhafi et son fils, capturés séparément le 20  octobre par des combattants de Misrata, étaient morts peu après dans des  circonstances non élucidées.

« Bien que blessés, les deux (hommes) étaient vivants lors de leur capture et  sont donc morts alors qu’ils étaient détenus par les thowars (combattants  révolutionnaires) », affirme une version encore non-publiée du rapport que l’AFP  a pu consulter.

« La Commission est dans l’incapacité de confirmer que la mort de Mouammar  Kadhafi est un assassinat illégal et réclame un complément d’enquête », ajoute ce  rapport.

Les autorités libyennes ont refusé à la Commission l’accès au rapport  d’autopsie du colonel Kadhafi, ajoute le texte, notant que le médecin de la  Commission ne pouvait pas se contenter des images du cadavre pour déterminer la  cause du décès.

Les circonstances de la mort du dirigeant libyen ont créé la polémique en  Libye, les autorités ayant assuré qu’il était mort dans des tirs croisés alors  que plusieurs autres sources ont évoqué une exécution sommaire.

Indépendamment des causes de la mort, le rapport estime que l’exposition des  cadavres des deux hommes au public durant plusieurs jours « constitue une  violation du droit international coutumier ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Sénégal : le gouvernement regrette les violences et accuse Idrissa Seck

février 20, 2012

Le porte-parole de la présidence sénégalaise, Serigne Mbacké  Ndiaye, a accusé le 20 février le candidat Idrissa Seck d’être à l’origine des  violences qui secouent le pays depuis plusieurs jours. Il en a profité pour  regretter les affrontements et s’excuser auprès de la communauté tidiane, dont  une mosquée a été « profanée » par les forces de l’ordre vendredi 17 février.

Les autorités sénégalaises ont trouvé leur bouc émissaire. Le candidat à la présidentielle et ancien Premier ministre   Idrissa Seck serait responsable des violences qui secouent le pays depuis plusieurs jours.  C’est ce qu’a confié le ministre et porte-parole de la présidence sénégalaise,  Serigne Mbacké Ndiaye lors d’une conférence de presse lundi 20 février.

Une annonce qui intervient alors que les affrontements entre policiers et  manifestants se sont poursuivis dimanche 19 février, suite à la  « profanation » au gaz lacrymogène de l’enceinte d’une mosquée  de la capitale par les forces de l’ordre. « Je réitère mes excuses à la  tarikha (communauté) tidiane, à la ouma islamique », a déclaré Serigne Mbacké  Ndiaye.

« Cette campagne électorale a connu des difficultés, des heurts, ce que nous  regrettons. Ces incidents n’ont pas leur place dans une campagne », a-t-il  poursuivi, jurant que « les enquêtes vont montrer qui a fait quoi. Tous les  fautifs seront punis ».

Report de l’élection « pas négociable »

« Parmi les candidats, il y a en a qui ne veulent pas aller à l’élection. Ils  ne sont pas prêts et veulent tout faire pour installer le chaos. L’un d’eux a  recruté 200 anciens militaires à la retraite avec un colonel à la retraite à la  tête de ce groupe. Des jeunes sont recrutés dans certains quartiers de Dakar et  à l’intérieur du pays », a encore accusé le porte-parole de la présidence  sénégalaise, nommant explicitement l’opposant sénégalais comme l’initiateur des  violences.

« Nous connaissons celui qui s’occupe du recrutement, combien il paie par  jour et à quel endroit il distribue l’argent. Beaucoup de jeunes sont entraînés  dans ce mouvement sans savoir pourquoi. L’État a pris toutes les dispositions  pour mettre un terme à ce désordre », a ajouté Serigne Mbacké Ndiaye.

Premier ministre de novembre 2002 à avril 2004, Idrissa Seck a longtemps été  l’homme de confiance du président Wade avant de tomber en disgrâce et d’être  poursuivi pour malversations financières dans le cadre de travaux publics dans  la ville de Thiès à l’est de Dakar. Il a été emprisonné pendant près de sept  mois entre 2005 et 2006 avant de bénéficier en mai 2009 d’un non-lieu. Il est  désormais l’un des 14 candidats à la présidentielle dont le premier tour est  prévu dimanche 26 février.

« Sur plus de 500 collectivités locales au Sénégal, c’est dans moins de dix  que nous constatons quelques manifestations dramatiques. La candidature du  président Wade et le report de l’élection présidentielle ne sont pas négociables », a conclu le porte-parole.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le porte-parole de la présidence sénégalaise, Serigne Mbacké  Ndiaye, a accusé le 20 février le candidat Idrissa Seck d’être à l’origine des  violences qui secouent le pays depuis plusieurs jours. Il en a profité pour  regretter les affrontements et s’excuser auprès de la communauté tidiane, dont  une mosquée a été « profanée » par les forces de l’ordre vendredi 17 février.

Les autorités sénégalaises ont trouvé leur bouc émissaire. Le candidat à la présidentielle et ancien Premier ministre   Idrissa Seck serait responsable des violences qui secouent le pays depuis plusieurs jours.  C’est ce qu’a confié le ministre et porte-parole de la présidence sénégalaise,  Serigne Mbacké Ndiaye lors d’une conférence de presse lundi 20 février.

Une annonce qui intervient alors que les affrontements entre policiers et  manifestants se sont poursuivis dimanche 19 février, suite à la  « profanation » au gaz lacrymogène de l’enceinte d’une mosquée  de la capitale par les forces de l’ordre. « Je réitère mes excuses à la  tarikha (communauté) tidiane, à la ouma islamique », a déclaré Serigne Mbacké  Ndiaye.

« Cette campagne électorale a connu des difficultés, des heurts, ce que nous  regrettons. Ces incidents n’ont pas leur place dans une campagne », a-t-il  poursuivi, jurant que « les enquêtes vont montrer qui a fait quoi. Tous les  fautifs seront punis ».

Report de l’élection « pas négociable »

« Parmi les candidats, il y a en a qui ne veulent pas aller à l’élection. Ils  ne sont pas prêts et veulent tout faire pour installer le chaos. L’un d’eux a  recruté 200 anciens militaires à la retraite avec un colonel à la retraite à la  tête de ce groupe. Des jeunes sont recrutés dans certains quartiers de Dakar et  à l’intérieur du pays », a encore accusé le porte-parole de la présidence  sénégalaise, nommant explicitement l’opposant sénégalais comme l’initiateur des  violences.

« Nous connaissons celui qui s’occupe du recrutement, combien il paie par  jour et à quel endroit il distribue l’argent. Beaucoup de jeunes sont entraînés  dans ce mouvement sans savoir pourquoi. L’État a pris toutes les dispositions  pour mettre un terme à ce désordre », a ajouté Serigne Mbacké Ndiaye.

Premier ministre de novembre 2002 à avril 2004, Idrissa Seck a longtemps été  l’homme de confiance du président Wade avant de tomber en disgrâce et d’être  poursuivi pour malversations financières dans le cadre de travaux publics dans  la ville de Thiès à l’est de Dakar. Il a été emprisonné pendant près de sept  mois entre 2005 et 2006 avant de bénéficier en mai 2009 d’un non-lieu. Il est  désormais l’un des 14 candidats à la présidentielle dont le premier tour est  prévu dimanche 26 février.

« Sur plus de 500 collectivités locales au Sénégal, c’est dans moins de dix  que nous constatons quelques manifestations dramatiques. La candidature du  président Wade et le report de l’élection présidentielle ne sont pas négociables », a conclu le porte-parole.

Jeuneafrique.com avec AFP

Cérémonie en hommage au Colonel Dosso Adama à la base militaire d’Abidjan

juillet 5, 2011