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Libye: reprise des combats au sud de la capitale

septembre 18, 2018

Tripoli – Les combats entre milices rivales ont repris mardi au sud de la capitale libyenne Tripoli, provoquant une coupure générale d’électricité sur l’ouest et le sud du pays, selon la Compagnie nationale d’électricité.

Malgré un accord de cessez-le-feu conclu le 4 septembre sous l’égide de l’ONU, les affrontements ont repris en matinée, notamment sur la route de l’aéroport international de Tripoli, détruit en 2014 par des combats similaires, selon des témoins et un journaliste de l’AFP.

La Compagnie nationale d’électricité a elle déploré des dégâts sur son réseau de distribution, dus aux combats, qui ont provoqué une coupure généralisée sur les régions ouest et sud du pays.

Elle a précisé ultérieurement, dans un communiqué, avoir commencé à rétablir « progressivement » l’alimentation, « malgré des conditions de travail difficiles ».

La Libye fait déjà face à une pénurie d’électricité et la population souffre d’un rationnement de l’approvisionnement électrique.

S’agissant des récents combats enregistrés près de la capitale, l’émissaire de l’ONU en Libye Ghassan Salamé avait fait état la semaine dernière de 14 violations de la trêve observées par son organisation.

Il avait toutefois souligné que le cessez-le-feu était « globalement respecté », après les affrontements ayant coûté la vie à au moins 63 personnes fin août-début septembre.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, Tripoli est sous la coupe de milices en quête d’argent et de pouvoir. Elles se livrent à une lutte acharnée pour la domination de la capitale.

Le gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, a récemment annoncé une série de mesures en vue de sécuriser Tripoli et déloger les milices des institutions de l’Etat et des banques.

Lundi, le ministre de l’Intérieur du GNA, Abdessalam Achour, a annoncé qu’une « force régulière » allait être chargée de sécuriser le seul aéroport encore opérationnel dans la capitale libyenne, fermé depuis plusieurs jours en raison de violences.

L’aéroport de Mitiga est situé dans une ancienne base de l’armée qui comprend également une prison et des entrepôts militaires. Le tout est contrôlé par la « Force de dissuasion », un groupe salafiste qui fait office de police à Tripoli et est impliqué dans les combats au sud de la capitale.

Mercredi dernier, des roquettes se sont abattues dans le périmètre de l’aéroport et les vols ont été suspendus depuis.

L’aéroport avait déjà été fermé du 31 août au 6 septembre en raison de combats entre groupes armés rivaux.

Il avait rouvert après la signature de l’accord de cessez-le-feu, lequel reste très fragile dans la mesure où les différents groupes rivaux tiennent toujours leurs positions sur les lignes de front.

Romandie.com avec(©AFP / 18 septembre 2018 12h50)                                                        

Colombie: le dissident des Farc le plus recherché blessé dans des combats

septembre 15, 2018

Bogota – Walther Arizala, alias « Guacho », le dissident de l’ancienne guérilla des Farc le plus recherché par la Colombie et l’Equateur, a été blessé samedi dans un affrontement avec l’armée colombienne à la frontière des deux pays, a annoncé le président Ivan Duque.

« On nous informe que +Guacho+ a été blessé ce matin et les forces de l’ordre sont en ce moment en train d’encercler la zone où il a été touché pour pouvoir le trouver », a déclaré le chef de l’Etat colombien lors d’une cérémonie en public.

Lors de cet accrochage, cet ex-guérillero « a été blessé par deux impacts de balles », a annoncé de son côté le président équatorien Lenin Moreno sur son compte Twitter.

« C’est une bonne nouvelle pour le pays. Il n’y aura pas d’impunité », s’est-il félicité.

Un soldat colombien a été tué au cours de cette opération, a déclaré à l’AFP une source au sein de l’armée.

Ex-guérillero des Farc ayant rejeté l’accord de paix signé fin 2016 à la suite duquel la plus ancienne rébellion des Amériques a déposé les armes et s’est transformée en parti politique, « Guacho » est depuis devenu le bras armé du cartel mexicain de Sinaloa, selon les autorités.

Il est accusé de l’enlèvement et du meurtre d’une équipe de presse équatorienne fin mars et de l’enlèvement, en avril, d’un couple d’Equatoriens assassinés en captivité par les dissidents.

Dans la foulée, la Colombie et l’Equateur avaient lancé une intense chasse à l’homme, des deux côtés de la frontière, contre le groupe dissident de « Guacho ».

Sans commandement unifié, les rebelles dissidents opèrent dans des zones isolées de Colombie où ils se disputent les revenus générés par le narcotrafic et les mines illégales. Selon les renseignements militaires, ils compteraient quelque 1.200 combattants.

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2018 21h19)

Libye: au moins 27 morts en trois jours de combats près de Tripoli

août 30, 2018

Tripoli – Au moins 27 personnes ont été tuées et une centaine d’autres blessées, dont la plupart des civils, en trois jours de combats entre milices rivales au sud de la capitale libyenne Tripoli, selon un nouveau bilan jeudi du ministère de la Santé.

Les combats avaient éclaté lundi dans les banlieues sud de la capitale et se sont poursuivis jusqu’à mercredi soir malgré une trêve annoncée mardi qui n’a pas été respectée.

Les affrontements marquaient une pause jeudi après un accord de cessez-le-feu annoncé par des dignitaires des villes de l’ouest du pays, mais il n’était pas clair si les deux camps rivaux allaient continuer à le respecter.

Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, a chargé des forces des régions ouest et du centre du pays de veiller au respect du cessez-le-feu.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la capitale libyenne est au coeur d’une lutte d’influence entre milices en quête d’argent et de pouvoir.

Romandie.com avec(©AFP / 30 août 2018 14h02)                                                        

RDC: un soldat tué dans des combats entre l’armée et des rebelles ougandais près de Beni

juillet 7, 2018

Goma (RD Congo) – Un militaire a été tué et un civil blessé dans des affrontements entre l’armée congolaise et des rebelles ougandais de Forces démocratiques alliées (ADF) en cours périphérie de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo.

« Le bilan provisoire est d’un militaire congolais tué et un civil blessé », selon le capitaine Mak Hazukay, porte-parole de l’armée dans cette région.

« Des combats se poursuivent en profondeur, l’ennemi a fui et nous le pourchassons », a ajouté l’officier. Dans l’après-midi, les détonations sont entendues loin de la périphérie de Beni, selon des habitants contactés par l’AFP.

« Les ADF ont attaqué nos positions dans un quartier périphérique de Beni-ville dans la nuit de vendredi à samedi. Présentement, nous les avons repoussés mais les opérations sont toujours en cours », a précisé le porte-parole.

« Mon voisin est touché par une balle perdue. Les combats sont violents avec des détonations au quartier Bel air » dans la périphérie de Beni, a témoigné Paul Sabuni, un habitant interrogé par l’AFP.

« Depuis, le quartier s’est vidé de ses habitants », a poursuivi cet enseignant de 39 ans.

Les derniers affrontements entre l’armée congolaise et des ADF remontent à fin mai, ayant fait cinq morts parmi les militaires congolais et quatorze rebelles ougandais tués.

Une relative accalmie avait été enregistrée pendant le mois de juin.

Créés en 1989 pour défendre les droits de musulmans s’estimant bafoués par le régime de Kampala, les membres des ADF ont été progressivement repoussés vers l’ouest par l’armée ougandaise et ils se sont installées dans l’est de la RDC, une région riche en ressources naturelles et en proie à de nombreux conflits armés. Ils constituent un groupe mystérieux dont les membres sont repliés sur eux-mêmes.

Ils sont accusés par les autorités congolaises et la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) d’avoir tué plusieurs centaines de civils depuis 2014 dans la région de Beni.

Cette version a été remise en cause en 2015 par le Groupe d’études sur le Congo de l’Université de New York, selon lequel les responsabilités sont partagées entre les ADF et d’autres éléments armés, dont des membres de l’armée congolaise.

Les ADF sont également accusées de la mort de quinze Casques bleus tanzaniens dans la région de Beni en décembre 2017.

Romandie.com avec(©AFP / 07 juillet 2018 14h12)                                                                                                                                                               

RDC: dix déplacés brûlés vifs dans des combats entre communautés dans l’est

juillet 7, 2018

Bukavu (RD Congo) – Dix déplacés fuyant des violences à caractère communautaire ont été brûlés vifs dans la nuit de vendredi à samedi dans des affrontements intercommunautaires dans le Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de sources concordantes.

« Plusieurs villages du groupement Balala-Nord ont été attaqués hier (vendredi) par des miliciens du groupe Ngumino et des rebelles du Forebu (Forces républicaines du Burundi) actifs dans la région d’Uvira et de Fizi (Sud-Kivu). Nous déplorons la mort de dix personnes dans des incendies », a déclaré à l’AFP John Mwimiwa, chef du secteur de Tanganyika (Sud-Kivu).

Le commandant des opérations militaires dans cette zone, le lieutenant-colonel Antoine Bagenyi a confirmé ces affrontements à l’AFP, sans donner des détails, indiquant être en mission hors de cette zone.

« Toutes (les personnes tuées) sont de déplacés en provenance de Bijombo. Elles ont été calcinées dans leurs maisons », a ajouté M. Mwimiwa. Les habitants de six villages attaqués ont fui dans la brousse, a-t-il poursuivi.

Les militaires de l’armée congolaise sont arrivés après la fuite des assaillants, a déploré le chef de secteur Mwimiwa, qui a précisé que les assaillants ont aussi emportés « deux cents vaches et 30 moutons ».

Parmi des personnes brûlées figurent « quatre enfants et deux femmes », a indiqué à l’AFP Claude Misare, président de l’ONG Nouvelle société civile congolaise du territoire d’Uvira.

Le secteur de Balala-Nord dans le territoire de Fizi (Sud-Kivu) reçoit depuis quelques semaines des déplacés en provenance du secteur de Bijombo, dans le territoire voisin d’Uvira dans la province du Sud-Kivu (Est).

A Bijombo, des Banyamulenge (tutsi congolais) considérés comme des étrangers, affrontent régulièrement des membres des communautés Bafuliro et Banyindu. Chaque communauté s’est dotée d’une milice.

Le bureau de l’ONU chargé des affaires humanitaires (OCHA) a recensé depuis le début de l’année « 76.000 » personnes déplacées à cause de ce conflit entre communautés dans cette zone de la province du Sud-Kivu (est).

Romandie.com avec(©AFP / 07 juillet 2018 13h24)                                                        

Centrafrique: combats à Bambari, un Casque bleu tué

juin 11, 2018

Bangui – Un Casque bleu burundais a été tué dimanche soir à Bambari, dans le centre de la Centrafrique, lors d’affrontements entre des hommes armés et des soldats de l’ONU et de l’armée centrafricaine, selon des sources onusiennes concordantes.

Le militaire burundais de la Minusca a été tué durant les combats et un soldat des Forces armées centrafricaines (Faca) blessé, a indiqué à l’AFP une source onusienne à Bambari sous couvert d’anonymat.

L’information a été confirmée à l’AFP par une autre source onusienne à Bangui.

Les combats ont pris place entre 17H00 et 20H00 (16H00 et 19H00 GMT) dimanche, selon la source onusienne à Bambari.

Un convoi des Faca, en route vers Bangassou (sud-est) où l’armée centrafricaine va être redéployée selon l’ONU, a été pris dans les combats à Bambari.

Le convoi a été attaqué par des combattants du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC), selon une source de la gendarmerie de Bambari à l’AFP, qui ajoute que plusieurs membres du groupe ont été tués durant les combats.

Depuis début mai, Bambari a plusieurs fois été théâtre d’affrontements. Mi-mai, l’ONU avait affirmé avoir repris « le contrôle de la ville » après que l’UPC ait attaqué plusieurs institutions – gendarmerie, commissariat, base de la Minusca.

Les locaux de neuf ONG et ceux de la Commission nationale des réfugiés (CNR) ont été pillés en mai dans la ville, selon l’ONU.

Le même mois, neuf personnes y ont perdu la vie dans des violences inter-communautaires, dont un membre local d’une ONG et un infirmier-accoucheur d’une structure sanitaire de la ville.

Bambari, à cheval entre plusieurs zones d’influences de groupes armés, jouissait jusqu’alors d’un calme relatif depuis l’intervention de la Minusca début 2017 pour en déloger l’UPC qui en avait fait sa base.

Depuis, l’ONU avait fait de Bambari la vitrine de son intervention en Centrafrique, arguant que la ville était « sans arme, ni groupe armé ».

En Centrafrique, l’Etat ne contrôle qu’une maigre partie du territoire national. Les groupes armés s’affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l’or et le bétail.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juin 2018 11h46)                                                        

Yémen: les combats s’intensifient à Aden, 36 morts en deux jours

janvier 29, 2018

Des combattants du mouvement séparatiste du Yémen du sud patrouillent dans une rue d’Aden, le 28 janvier 2018 / © AFP / SALEH AL-OBEIDI

De violents combats ont de nouveau fait rage lundi entre forces séparatistes et gouvernementales dans la grande ville portuaire d’Aden, dans le sud du Yémen, faisant 36 morts en deux jours.

« Les affrontements ont fait 36 morts et 185 blessés en deux jours », a indiqué en soirée le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) sur son compte Twitter. Un précédent bilan de sources sécuritaires avait fait état de 24 morts, civils et combattants.

Les combats aux chars et à l’artillerie qui ont éclaté dimanche entre les séparatistes, partisans de l’indépendance du Yémen du Sud, et le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, viennent compliquer davantage le conflit au Yémen qui oppose depuis trois ans le pouvoir aux rebelles chiites Houthis.

Ces séparatistes étaient préalablement alliés à M. Hadi, mais la relation s’est tendue après le limogeage en 2017 par le président du gouverneur d’Aden, Aidarous al-Zoubaidi, qui a formé un Conseil de transition du sud, une autorité parallèle dominée par des séparatistes.

Le Yémen du sud était un Etat indépendant avant sa fusion avec le Nord en 1990.

Lundi soir, les combats se sont intensifiés, selon des sources de sécurité. Les forces séparatistes n’étaient plus qu’à un kilomètre du palais présidentiel dans le quartier Krater et elles auraient pris deux camps militaires au nord de l’aéroport.

La coalition militaire sous commandement saoudien, qui intervient au Yémen depuis 2015 en soutien au gouvernement Hadi, a appelé à des négociations. Son porte-parole, le colonel saoudien Turki al-Maliki, a demandé aux séparatistes de « parler avec le gouvernement légitime », charge à celui-ci « d’examiner les demandes du mouvement social et politique » représenté par les séparatistes.

– Renforts –

Ce Conseil avait fixé un ultimatum la semaine dernière à M. Hadi exigeant notamment le départ du Premier ministre Ahmed ben Dagher et des « changements au gouvernement », accusé de « corruption ».

Cet ultimatum a expiré dimanche matin et des combats ont aussitôt éclaté en ville entre forces séparatistes et unités gouvernementales, aboutissant à la prise du siège transitoire du gouvernement.

Dans un communiqué, la France a « condamné » les violences et appelé « toutes les parties » à accorder un accès « sans entrave » à l’aide humanitaire et à reprendre le « dialogue ».

Selon des sources sécuritaires, les séparatistes faisaient venir des renforts supplémentaires depuis les provinces d’Abyane (sud) et de Marib (centre).

Dans la province d’Abyane, ces forces se sont heurtées à des unités gouvernementales, mais elles ont réussi à poursuivre leur progression, ont précisé ces sources.

Au milieu des tirs de chars de combat et de pièces d’artillerie lourde, Aden était totalement paralysée. Les rues étaient désertes dans de nombreux quartiers, selon un vidéaste de l’AFP qui a confirmé l’utilisation de chars de combat par les belligérants. Ecoles et magasins sont pour la plupart restés fermés.

L’ONU a déclaré dans un communiqué que l’aéroport et le port d’Aden étaient fermés « jusqu’à nouvel ordre ».

– ‘Conseil du coup de force’ –

Selon l’agence gouvernementale Saba, le Premier ministre s’est réuni dans la nuit de dimanche à lundi avec d’autres membres du cabinet pour discuter « des développements militaires et des actes de sabotage ayant visé des installations gouvernementales ».

Ces actes sont dirigés « contre la légitimité représentée par le président Hadi », a ajouté l’agence, soulignant que le gouvernement condamne « les hors-la-loi représentés par le Conseil du coup de force ».

Le gouvernement, chassé de la capitale Sanaa en septembre 2014 par des rebelles Houthis soutenus par l’Iran, a établi son siège transitoire à Aden l’année suivante.

Une coalition arabe, dominée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, est intervenue au Yémen en mars 2015 en soutien au gouvernement.

Des soldats saoudiens et émiratis sont présents à Aden, mais ils ne sont pas intervenus jusqu’ici.

Les Emirats ont entraîné et soutiennent une force appelée « Ceinture de sécurité » dans le sud. Or, cette force soutient le Conseil de transition du sud.

Le 17 janvier, l’Arabie saoudite avait annoncé qu’elle transférait deux milliards de dollars à la Banque centrale du Yémen, contrôlée par le gouvernement Hadi, pour sauver la devise et l’économie du pays.

Le gouvernement yéménite a déclaré, selon l’agence Saba, que « le camp Houthi iranien » était le premier bénéficiaire » de ce nouveau conflit.

Romandie.com avec(©AFP / 29 janvier 2018 22h10)                

Affrontements en RDC: 7.000 Congolais fuient au Burundi en trois jours

janvier 26, 2018

Bukavu (RD Congo) – Près de 7.000 Congolais fuyant des combats entre l’armée et des rebelles dans la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ont été accueillis au Burundi depuis trois jours, selon un nouveau décompte de la police burundaise vendredi.

« A 08h00, 6.692 réfugiés (sont déjà) enregistrés » à Rumonge et Nyanza-Lac, a annoncé la police dans un tweet officiel, ajoutant que « le flux des réfugiés semble tarir ».

La situation sécuritaire est « inquiétante » dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, a reconnu vendredi à Kinshasa le président congolais Joseph Kabila, lors d’une conférence de presse.

Les réfugiés congolais ont pour la plupart traversé le lac Tanganyika sur des embarcations de fortune, emmenant avec eux matelas, valises, panneaux solaires, chaises ou seaux en plastique.

« Hier, tout le lac Tanganyika semblait couvert des centaines de pirogues de toutes les tailles, remplies à ras bord de réfugiés et de leurs biens, c’était très impressionnant », a expliqué à l’AFP un militant des droits de l’homme, parlant sous couvert d’anonymat.

« L’administration de Rumonge est malheureusement débordée devant un tel afflux, une partie des réfugiés ont pu passer la nuit dans une salle du Centre des métiers de Rumonge, mais d’autres ont été obligé de passer la nuit à la belle étoile », a-t-il poursuivi.

Un réfugié contacté par téléphone a décrit des « conditions de vie très difficiles » : « on n’a pas encore eu d’eau ou de nourriture pour la grande majorité, on n’a pas de toilettes ».

– « Gagner la paix » –

Ni le bureau du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Burundi, ni les autorités burundaises ne voulaient s’exprimer sur ce sujet vendredi matin.

Selon des ONG locales, de nombreux bus et camions affrétés par le HCR ont passé la nuit à Rumonge vendredi matin en vue d’évacuer les premiers réfugiés congolais vers des sites de transit « où ils pourront être assisté ».

« Lorsqu’il y a crépitement des balles, c’est normal que les habitants puissent fuir leur domicile », a estimé le porte-parole de l’armée congolaise dans le sud-Kivu, le capitaine Dieudonné Kasereka, interrogé par l’AFP.

L’armée congolaise mène depuis plusieurs jours une opération contre la milice des Yakutumba (du nom d’un ex-officier de l’armée congolaise passé à la rébellion) dans la région de Fizi, à proximité du lac Tanganyika.

Mercredi, deux civils ont été tués à Baraka, dans la région de Fizi, par des obus tirés par des miliciens.

Fin septembre, la milice Yakutumba avait mené une offensive contre la ville d’Uvira, dans le Sud-Kivu, entraînant une intervention de la force onusienne en RDC.

Une autre offensive est en cours dans la province voisine du Nord-Kivu contre les rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF). Ces derniers ont intensifié leurs attaques contre les civils et les positions de l’armée depuis.

Les opération en cours contre les « terroristes ADF » et les Yakutumba ont pour objectif de « gagner la paix après avoir gagner la guerre », a assuré le président Kabila.

L’Est congolais est déchiré par des conflits armés depuis plus de vingt ans. Des milices locales et étrangères se battent pour le contrôle des zones riches en ressources naturelles.

Romandie.com avec(©AFP / 26 janvier 2018 15h55)                                            

Violents combats et raids aériens près de Damas, des dizaines de morts (ONG)

janvier 4, 2018

Un homme inspecte les destructions après un bombardement contre la localité de Misraba dans la Ghouta orientale près de Damas, le 4 janvier 2014 / © AFP / Hamza AL-AJWEH

L’armée syrienne a lancé jeudi une offensive pour briser le siège d’une de ses bases encerclée par des jihadistes dans la Ghouta orientale, près de Damas, où des dizaines de personnes ont par ailleurs péri dans des raids et des attaques ces dernières 24 heures, a indiqué une ONG.

Dans la Ghouta orientale, 29 civils ont péri mercredi, la plupart dans des raids de l’aviation russe qui soutient le régime de Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). En représailles, le groupe rebelle Jaich al-Islam a tué jeudi 14 soldats dans des attaques contre des barrages militaires près de la Ghouta.

Cette région à l’est de Damas, assiégée par le régime depuis 2013, est notamment contrôlée par le groupe jihadiste Fateh al-Cham, l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, et par les groupes rebelles islamistes Ahrar al-Cham et Jaich al-Islam.

Jeudi, les forces du régime tentaient de briser le siège de « la Direction des Blindés, la seule base militaire du régime dans la Ghouta orientale » et de violents combats se déroulaient entre soldats et groupes jihadistes et rebelles, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Plus de 250 militaires seraient pris au piège dans cette base située dans la localité de Harasta à la périphérie de la Ghouta, tout près de Damas, fief du régime, a-t-il précisé. La base a été encerclée en début de semaine après une offensive menée par Fateh al-Cham et les groupes rebelles.

La télévision d’Etat syrienne a confirmé « un assaut des unités de l’armée pour briser le siège de la Direction des blindés ».

Quelque 400.000 personnes vivent dans la Ghouta orientale, dernier fief des insurgés près de la capitale syrienne touché par de graves pénuries alimentaires et médicales et soumis à des bombardements.

– Frappes russes –

Mercredi à Misraba, une autre localité de la Ghouta, 29 civils ont été tués dans les bombardements, dont 20 dans des frappes aériennes russes, selon l’OSDH. Sept enfants, onze femmes et un secouriste figurent parmi les victimes.

Dans un hôpital de Douma, autre ville de la Ghouta orientale, un correspondant de l’AFP a vu des secouristes acheminer des blessés de Misraba, pour la plupart des femmes et des enfants.

L’hôpital a dû rappeler des médecins qui étaient en congé « en raison du grand nombre de victimes », selon une source médicale.

Le soutien russe à Damas a permis au régime de multiplier les victoires militaires face aux rebelles et aux jihadistes.

Selon M. Abdel Rahmane, les « frappes russes ont visé des immeubles d’habitation à Misraba ».

« Depuis plus d’un mois, le régime concentre ses troupes pour attaquer la Ghouta », a assuré à l’AFP Mohamed Allouche, un responsable de Jaich al-Islam.

Les violences ont touché également la capitale Damas, où une femme a été tuée et 22 personnes blessées dans la chute d’un tir d’obus tiré par les rebelles sur la vieille ville, selon l’agence officielle Sana.

La semaine dernière, 29 civils gravement malades ont été évacués de la Ghouta orientale en échange de la libération par les rebelles de 29 détenus, conformément à un accord conclu entre régime et insurgés.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques pro-démocratie, le conflit en Syrie s’est complexifié avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Romandie.com avec(©AFP / 04 janvier 2018 20h20)                

Égypte: au moins 35 policiers et soldats tués dans des combats avec des islamistes

octobre 20, 2017

Le Caire – Au moins 35 policiers et soldats égyptiens ont été tués dans des affrontements avec des éléments islamistes dans le désert occidental, au sud-ouest du Caire, a-t-on appris vendredi de sources sécuritaire et médicale.

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a confirmé l’incident, survenu sur la route de l’oasis de Bahariya, tout en évitant de donner un bilan des membres des forces de sécurité tués.

Le communiqué a également précisé que plusieurs assaillants « terroristes » ont été tués lors des affrontements. Mais aucune précision n’a été donnée quant à leur nombre.

Les forces de sécurité, qui traquaient des militants islamistes dans la région, ont été attaquées vendredi en fin de journée sur la route menant à l’oasis de Bahariya, à moins de 200 km au sud-ouest du Caire, selon le ministère de l’Intérieur.

Selon une source proche des services de sécurité, leur convoi a reçu des tirs de roquettes. Des engins explosifs ont également été utilisés par les assaillants.

Le groupuscule extrémiste Hasm a revendiqué, dans un communiqué, l’attaque visant les forces de sécurité dans l’oasis de Bahariya.

Dans ce communiqué initial, le groupuscule a revendiqué la mort de 28 membres des forces de sécurité, ainsi que 32 blessés.

Depuis que l’armée a destitué en 2013 le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, des groupes extrémistes ont multiplié les attentats visant les militaires et la police.

Les autorités égyptiennes luttent principalement contre la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui multiplie les attentats dans le nord de la péninsule du Sinaï (est de l’Egypte).

Des centaines de soldats et de policiers ont péri dans ces attaques.

De son côté, Hasm a revendiqué depuis 2016 plusieurs attentats contre la police, des officiels et des juges, au Caire.

Dans leurs revendications, ces groupes n’ont jamais fait état d’une affiliation aux Frères musulmans.

Le groupe Etat islamique a également revendiqué plusieurs attentats meurtriers contre des églises coptes en décembre 2016 et avril 2017.

Au total, plus d’une centaine de Coptes ont été tués dans trois attaques au Caire, à Alexandrie et à Tanta (nord de l’Egypte).

Romandie.com avec(©AFP / 21 octobre 2017 02h47)