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Birmanie: combats entre les Rohingyas font 400 morts et des déplacés

septembre 1, 2017

Des policiers birmans aux abords de la frontière avec le Bangladesh dans l’État Rakhine, le 28 août 2018 / © AFP/Archives / STR

Les combats qui opposent des rebelles musulmans rohingyas et l’armée dans le nord-ouest de la Birmanie ont fait au moins 400 morts en une semaine et poussé des dizaines de milliers de personnes à fuir vers le Bangladesh.

Environ 20.000 personnes seraient bloquées à la frontière entre les deux pays, dont certaines tentaient de traverser une rivière, à la nage ou sur des rafiots de pêche, pour se réfugier dans le pays voisin, au péril de leur vie. Dix-huit corps ont été retrouvés vendredi sur la rive bangladaise.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a appelé les forces de sécurité birmanes à la « retenue » contre la minorité musulmane.

« Le secrétaire général s’inquiète fortement des informations sur les débordements durant les opérations conduites par les forces de sécurité de Birmanie dans l’Etat de Rakhine et il appelle à la retenue et au calme pour éviter une catastrophe humanitaire », a indiqué vendredi un porte-parole.

L’armée birmane avait annoncé plus tôt dans la journée sur sa page Facebook que « les corps de 370 terroristes avaient été retrouvés » et que 15 soldats et 14 civils avaient également été tués dans ces opérations.

Le dernier bilan il y a deux jours faisait état de 110 morts.

Les violences ont commencé après l’attaque vendredi dernier (25 août) d’une trentaine de postes de police par la rébellion naissante, l’Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA). Depuis ce jour là, l’armée birmane a lancé une vaste opération dans cette région très pauvre et reculée.

Des dizaines de milliers de Rohingyas ont pris la route. Selon les derniers chiffres de l’ONU vendredi, 38.000 personnes sont arrivées au Bangladesh depuis une semaine. Ces réfugiés sont quasiment tous des Rohingyas.

Et comme lors de la dernière explosion de violence en octobre dernier, l’armée est accusée d’exactions.

Originaire du village de Kyet Yoe Pyin, une jeune Rohingya a raconté que le cauchemar qu’a vécu son village quand l’armée est arrivée.

« L’armée et des complices bouddhistes sont venus dans notre village et ont cruellement assassiné les hommes, les femmes et les enfants », a confié par téléphone à l’AFP, cette jeune Rohingya de 23 ans, tout juste réfugiée à Cox’s Bazar au Bangladesh. L’AFP n’a pas vu vérifier ces informations.

La région est bouclée depuis octobre par l’armée et aucun journaliste ne peut s’y rendre de façon indépendante.

Des survivants ont raconté à l’ONG locale Fortify Rights que pendant près de cinq heures l’armée avait semé le chaos dans le village de Chut Pyin.

« Mon frère est mort brûlé. Nous avons trouvé les autres membres de ma famille dans les champs. Ils avaient des marques d’impact de balles et certains des blessures par arme blanche », a raconté Abdul Rahman, 41 ans.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié de « génocide » les violences perpétrées. « Ceux qui ferment les yeux sur ce génocide perpétré sous couvert de démocratie en sont les collaborateurs », a-t-il dit lors d’un discours célébrant la fête musulmane du sacrifice (Aïd al-Adha) à Istanbul.

M. Erdogan a réitéré sa volonté d’aborder le sujet lors de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, plus tard ce mois-ci.

– Frontière fermée –

Une partie de ceux qui ont réussi à fuir les combats se retrouvent bloqués à la frontière avec le Bangladesh, sans aucune ressource, une situation humanitaire jugée sérieusement préoccupante par l’ONU.

Son envoyée spéciale pour les Nations unies en Birmanie, Yanghee Lee, a réclamé que le cycle de la violence soit « rompu de manière urgente ».

Plus de 400.000 réfugiés rohingyas se trouvent déjà au Bangladesh après avoir fui lors de vagues de violences précédentes. Et le pays, qui ne veut plus en accueillir davantage, a fermé sa frontière.

Désespérés, nombre de Rohingyas tentent donc leur chance à la nage ou sur des petites embarcations à travers la rivière Naf, qui marque une frontière naturelle entre la Birmanie et la pointe sud-est du Bangladesh.

Les flots de ce cours d’eau peuvent être particulièrement capricieux en cette période de mousson en Asie du Sud.

Au total, ces derniers jours 41 se sont échoués, a indiqué un officiel de la région de Cox’s Bazar, sous le couvert de l’anonymat.

Des centaines d’autres villageois de l’ethnie Rakhine, bouddhistes, ont également fui leurs habitations pour rejoindre les villes birmanes hors de la zone des troubles.

Une commission internationale dirigée par l’ex-secrétaire général de l’ONU Kofi Annan a récemment appelé la Birmanie à donner plus de droits à sa minorité musulmane des Rohingyas, qui compte environ un million de personnes, faute de quoi elle risque de « se radicaliser ».

Mais le pouvoir birman, emmené par l’ex-dissidente Aung San Suu Kyi, est jusqu’ici sur une ligne dure, dans le sillage de l’armée.

La lauréate du prix Nobel de la paix a accusé lundi les « terroristes » rohingyas, qui mènent ces attaques meurtrières dans l’ouest du pays, d’utiliser des enfants soldats et de mettre le feu à des villages.

Romandie.com avec(©AFP / 01 septembre 2017 23h07)

Yémen: 27 morts dans des combats entre rebelles et forces gouvernementales

juin 3, 2017

Des forces de sécurité yéménites à Sanaa, le 22 mai 2017 / © AFP/Archives / MOHAMMED HUWAIS

Les forces gouvernementales yéménites cherchaient samedi à prendre le contrôle d’un palais présidentiel tenu par les rebelles à Taëz, dans le sud du pays, où des combats ont fait au moins 27 morts, ont indiqué des sources médicale et militaire.

La grande partie de la province de Taëz est contrôlée par les rebelles chiites Houthis qui se battent depuis plus de deux ans contre les forces gouvernementales, appuyées par une coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite.

Des médecins de l’hôpital Thamar, qui se trouve sous le contrôle des rebelles, ont fait état de 19 rebelles tués dans les combats survenus ces dernières 24 heures dans le secteur du palais présidentiel.

Des sources militaires, parlant sous le couvert de l’anonymat, ont fait état de leur côté de la mort de huit soldats lors de ces affrontements.

Selon l’agence de presse officielle saoudienne, les forces progouvernementales se sont emparées samedi du palais à Taëz.

Des sources militaires sur le terrain ont cependant indiqué à l’AFP que les forces gouvernementales étaient entrées dans le palais mais qu’elles n’en avaient pas encore pris le contrôle.

La guerre au Yémen a éclaté après la conquête en 2014 par les rebelles d’une grande partie du pays et l’intervention militaire de la coalition arabe en mars 2015 pour aider le pouvoir à les stopper. Les Houthis, originaires du Nord, sont alliés à des militaires restés fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh.

Le conflit a fait plus de 8.000 morts et près de 45.000 blessés, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Environ deux tiers de la population –soit 17 millions de personnes– sont confrontées à des pénuries de nourriture, dans un pays très dépendant de l’importation de vivres.

En outre, depuis la fin avril, une épidémie de choléra a tué quelque 500 personnes et en a contaminé plus de 55.000 autres, dont un tiers d’enfants, selon l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 03 juin 2017 16h52)                

Congo: Braises de crise de Mouyondzi à Madzia

mai 23, 2017

MOUYONDZI au bord du chaos

Une forte présence militaire à Mouyondzi, pour la plupart, ce sont des hommes en civile. Que se trame t-il ? est ce que cette présence est liée à cette éventuelle arrestation de Mme MUNARI, afin de chercher déjà à tuer le poussin dans l’œuf pour éviter tout possible soulèvement ?

Les jeunes de MOUYONDZI s’organisent aussi, un bon nombre sont déjà rentrés dans les forêts. Selon nos services de renseignement les miliciens de Denis Sassou Nguesso croient encerclés MOUYONDZI mais ils sont aussi encerclés par les patriotes.

Pool (Madzia) : attaque d’une position des FAC par les FALC

Aujourd’hui autour de une (1) heure du matin, une position des FAC a été prise d’assaut par les combattants du pasteur Ntumi. Au moment où nous publions les hélicoptères de l’armée arrivés à la rescousse (bien que trop tard) sont dans les airs pour rechercher les combattants ninjas.

Le bilan humain s’annonce de la manière suivante : 21 morts et une vingtaine de blessés militaires. Quelques combattants nsilulus ont été touchés.

Bilan matériel: 46 PM, 2FM, 3 lance-roquettes ont étés emportés par les FALC.

Étant donné que l’attaque s’est produite dans la nuit, le bilan humain n’est que provisoire. Les pertes peuvent être plus importantes.

Pris de colère, les hélicos ont bombardé la population à Madzia. Nous craignons un carnage au sein de la population civile.

 

Photo de BrazzaNews.
Photo: les militaires des FAC dans le Pool, dans la forêt à quelques km de Madzia.
Attaque des FALC à BITALA à 14km de Brazzaville aux environs de 10H30

 

Le capitaine MONGO Hubert est tombé à Bitala avec 14 éléments. On compte plusieurs blessés.

Photo de BrazzaNews.
Capitaine Mongo

Bilan de l’attaque ce de matin aux environs de 5 h 00 à MADZIA et à 10 h 00 à TABA et SOUMOUNA.

Au total il y a 54 morts et plusieurs blessés chez les miliciens de Denis Sassou Nguesso et deux (2) morts chez les FALC. Aux sceptiques de faire un tour à l’hôpital militaire pour voir le nombre important des miliciens blessés.

Attention l’armée est entrain d’enterrer les militaires dans une fausse commune, l’endroit est localisé où ils sont enterrés c’est sur la route de MATOUMBOU et MADZIA avant d’arriver à YOKAMA.

Avec Brazzanews.fr

 

Congo-Pool: Combats intenses à Missafou

mai 8, 2017
POOL : des bombardements intenses depuis 4h du matin à Missafou une localité de près de 7000 personnes. Les gens dormaient encore lorsqu’ils ont été réveillés par les détonations des obus. Excédés les FALC sont passés à l’attaque, actuellement combats dans le quartier Makoma de Missafou.

 

Les FALC (ninjas) ont pris d’assaut une base des miliciens de Denis Sassou Nguesso à Missafou dans le district de Mindouli. Toutes les armes ont été récupérées. C’était une réaction normale de légitime défense. A l’heure où nous vous passant l’information, les miliciens de Denis Sassou Nguesso sont venus en intervention à Missafou où ils pillent, tuent la population et incendient les villages 

Les FALC (ninjas) ont juste ciblé la base des miliciens. Mais les miliciens prennent pour cible la population et les maisons. A présent toute la population est en débandade ne sachant ou aller.

Nous ignorant d’abord le bilan et la suite de la journée, puisque les combats continuent jusqu’à présent. La base des miliciens de Denis Sassou Nguesso brûle actuellement. Le village est sous les bombardement aux armes lourdes et aux mortiers.

Guerre dans le Pool: plus personne à Missafou

Actuellement il y a des bombardements à Mindouli, Loukouni. MISSAFOU est tombé aujourd’hui, l’attaque s’est faite depuis  4 heures, il y a beaucoup de tombés du côté des militaires et civils. Les FALC (Ninjas) ont récupéré beaucoup des armes.

<< Nous pensons qu’ils sont rentrés dans une autre phase. Comme ils commencent maintenant à attaquer nos positions, chose qu’ils n’avaient jamais fait auparavent. Le gouvernement doit seulement négocier si non c’est la catastrophe >>. Les propos d’un haut gradé de l’armée qui se trouve actuellement dans le POOL.

<< L’attaque va se généraliser sur tous les fronts dans le Pool, dans les heures qui viennent . >> le porte parole des FALC ( Ninja )

En fuyant les bombardements de Missafou une femme, Madame Makololo habitante de Missafou est morte en route alors qu’elle courait pour se réfugier à Mindouli.

Mort d’un arrêt cardiaque dû, très certainement à l’épuisement et au stress du bruit assourdissant des obus largués par les hélicoptères. Son corps traîne donc entre Missafou et Mindouli. Avec les pluies du mardi 9 mai et le fort soleil, son corps est en décomposition. Mais dans tout ça on trouvera certains Congolais qui vivent dans la misère et autres collabos qui brillent par la sorcellerie dans la diaspora, applaudir Denis Sassou Nguesso, en recevant son argent par le biais des associations fictives. Vous êtes des monstres.

Avec Brazzanews.fr

Congo: La grande offensive de Sassou pour tuer Ntoumi est un désastre : déjà 200 soldats tués

mai 5, 2017

2031

Cette « Mère des Batailles » comme l’ont appelé les miliciens nsiloulous du pasteur, Ntoumi, s’est déroulée dans Mayama et ses environs : près de 200 soldats et miliciens du dictateur, selon la résistance, y ont laissé leur vie (sur notre photo, la une du numéro 452 d’Afrique Education actuellement chez les marchands de journaux ; Congo-Brazzaville : Reprise de la guerre civile). Cette bataille s’est déroulée le 1er mai, jour de la fête du travail. Il faut dire que les combattants du pasteur ont été aidés par les « faiblesses » (pour ne pas dire plus) des soldats du dictateur : le bombardement de ces derniers par un hélicoptère (par pure erreur) n’a pas arrangé les choses. Résultat, Sassou n’a pas trouvé mieux que de couper le téléphone dans tout ce secteur. Depuis, plus moyen de communiquer pour savoir ce qui s’y passe. D’autre part, le calvaire des 400 à 500 villageois de Kibossi continue depuis 4 mois que l’armée encercle leur village. Il s’agit d’une communauté chrétienne, la communauté louzolo, qui est semblable à la communauté kimbanguiste, que le dictateur a mise dans son collimateur.

Ce n’est pas tout : selon certaines sources, à ce jour, plus de 400 localités du département du Pool auraient ni plus ni moins été rayées de la carte. Les massacres en vase clos font rage au point où le dictateur ne peut aucunément faire appel ni à un médiateur extérieur encore moins à une enquête internationale. La CPI (Cour pénale internationale) lui tendrait, largement, les bras. Mais, tôt ou tard, il sera coincé : la vérité finit, toujours, toujours, par triompher.

Ce chiffre de 200 morts n’est pas le premier. Une semaine, avant ce désastre, c’est plus de 150 miliciens que Sassou avait perdus, toujours dans les environs de Mayama. L’état-major cache (comme il peut) l’ampleur des pertes humaines qui commencent à être considérables. Mais ça gronde, déjà, dans les casernes, mais aussi, au sein des unités qui sont envoyées dans le Pool. En effet, les soldats envoyés sur ce théâtre de la mort ne savent pas pourquoi ils y sont, pour une guerre qui profite à qui, pour quel intérêt ?

Le dictateur, lui-même, se barricade. Lors de la cérémonie de deuil des neuf militaires organisée au stade la semaine dernière, il avait, contre toute attente, annulé sa présence au dernier moment par crainte de se faire tirer dessus. Malgré le gilet pare-balles dont il s’était paré. Beaucoup de ministres qui devaient y assister avec lui, en ont profité pour rester, aussi, chez eux. L’endroit était vraiment dangereux…

Le dictateur en livrant, la semaine dernière, ses soldats et miliciens, à l’abattoir (du Pool), leur a dit qu’il voulait qu’ils lui ramènent le pasteur Ntoumi mort ou vif. Mais, les nouvelles qui lui parviennent du front montrent au contraire que c’est la capitale Brazzaville qui risque de tomber dans quelque temps.

Qui aurait cru aux révélations de Me Massengo-Tiassé, qui avait eu le courage de dénoncer les premiers bombardements du dictateur, qui avaient fait de nombreuses victimes dont les sept qu’il avait enjambées dans le village de Kampa, proche de Mbamou, une localité restée célèbre pour avoir abrité le petit séminaire catholique ?

Afriqueeducation.com

Congo/Pool: désastre humain et gouffre financier

avril 30, 2017

 

En plus d’être un désastre humain à cause de nombreuses vies innocentes décimées et la perte inutile d’officiers des FAC et de soldats, le conflit au Pool est un gouffre financier.

95 millions de FCFA par jour. Cela représente le coût de déploiement des hélicoptères dans le pool (carburant, munitions, primes des pilotes).

Pendant ce temps les militaires au sol dont la prime quotidienne est de 1000 FCFA par jour ne la perçoive pas tous les jours. Il leur arrive de passer une semaine sans toucher les fameux 1000 FCFA. Sans le sou, ils vivent alors de vol, racket et pillage…

– 1000 FCFA par jour pour nos soldats. C’est le prix de la mort. Voilà comment sont rémunérés les hommes de rang qui sont tombés récemment.

– 1000 FCFA pour tomber sous les balles des résistants ninjas pendant que le colonel Edgar Nguesso et les nombreux rejetons Nguesso se la coulent douce à Brazzaville ou dans les salons feutrés en Europe.

– 1000 FCFA pour ces pères de famille qui rentreront estropiés dans leur foyer. Que ce pauvre soldat aille expliquer à son fils qu’il a perdu une jambe, une main, un œil au combat, non pas pour protéger le pays mais pour servir le viol de la constitution et la fraude électorale de Sassou.

– 1000 FCFA. Les veuves et parents de militaires doivent savoir que leurs époux et enfants sont, disons-le et ne nous voilons pas la face, de pauvres types et des traîtres à la Nation qui les ont abandonnés pour le tarif d’une course de taxi.

Allez leur dire!

Ci-dessous photo authentique de soldats tombés dans le Pool obtenue de source militaire.

Des officiers des FAC sont avec BrazzaNews.

Photo de BrazzaNews.
AvecBrazzanews.fr

RDC: 16 morts dans des combats entre l’armée et le M23

février 23, 2017

Goma (RD Congo) – L’armée congolaise a affirmé que seize personnes ont été tuées en trois jours dans des combats qui ont opposé les forces loyalistes et les rebelles du « Mouvement du 23 mars » (M23) dans l’est de la République démocratique du Congo (M23).

Dans les affrontements qui ont duré ces trois derniers jours, les FARDC (Forces armées de la RDC) ont « résisté » et « ont mis en déroute » les rebelles du M23″, a déclaré à l’AFP le major Guillaume Djike, porte-parole des opérations Sukola 2 dans la province troublée du Nord-Kivu, ajoutant que « le bilan est de 16 morts ». Cinq rebelles ont été capturés et 58 autres se sont rendus.

« Aujourd’hui (jeudi) la situation est calme. Nous demandons à la population qui a fui les combats jusqu’en Ouganda de regagner le pays car la situation est déjà rétablie dans le [territoire de] Rutshuru », a déclaré au téléphone à l’AFP Liberata Buratwa, administrateur de territoire adjoint de Rutshuru.

Mi-janvier, le gouvernement congolais et de nombreux témoignages d’habitants avaient fait état de la présence dans la région de Rutshuru (Nord-Kivu) d’ex-combattants du M23 en provenance de l’Ouganda voisin.

Mais, le M23 affirme que « les ex-combattants qui retournent dans leur pays sont non-armés et n’avaient aucune intension de faire la guerre ». Il accuse le gouvernement de refuser « d’appliquer ses engagements » dont la mise en oeuvre devaient « faciliter le retour au pays des réfugiés et des ex-combattants du M23 », ce qui a « obscurci toute perspective d’un retour organisé » et a « ouvert la voie à un retour incontrôlé et individuel ».

Cependant, pour la Monusco le M23 représente « une menace actuelle » pour la sécurité dans l’est de la RDC et elle dispose « de multiples indices » sur la présence de ces ex-combattants sur le territoire congolais.

Dans un communiqué rendu public mercredi à Kampala, le M23 a estimé que « le choix du gouvernement d’imposer la guerre aux ex-combattants retournés au pays, les contraignant ainsi à se défendre, constitue un signal négatif envoyé à leurs collègues restés dans les centres de cantonnement », en Ouganda et au Rwanda. « Car, ils comprendraient qu’ils ne sont pas les bienvenus dans leur propre pays, ce qui risquerait de conforter la logique de la confrontation », a écrit son président Bertrand Bisimwa.

Dernier avatar de la rébellion à dominante tutsi soutenue par le Rwanda et l’Ouganda, le M23 avait été vaincu par les FARDC appuyées par les Casques bleus en 2013, après dix-huit mois de guérilla au Nord-Kivu. Plusieurs centaines de ses combattants avaient alors trouvé refuge en Ouganda, où ils ont été cantonnés dans la base militaire de Bihanga et au Rwanda.

L’est de la RDC, est ravagé depuis plus de vingt ans par des conflits armés menés par des groupes armés parfois soutenus par des pays voisins, et qui se livrent au pillage des ressources naturelles du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 23 février 2017 17h46)             

Yémen: 18 morts dans des combats près du détroit stratégique de Bab al-Mandeb

janvier 7, 2017

Aden – Onze rebelles Houthis et sept militaires, dont un général, ont été tués samedi dans des combats près du détroit stratégique de Bab al-Mandeb, dans le sud-ouest du Yémen, ont indiqué des responsables de l’armée loyaliste.

Les forces fidèles au président Abd Rabbo Mansour Hadi ont lancé une opération destinée à déloger les rebelles de la région de Dhubab, à 30 km du détroit qui relie la mer Rouge à l’océan Indien et par lequel transite une partie du trafic maritime mondial, ont expliqué ces sources.

Des renforts sont arrivés d’Aden, la grande ville du sud du pays contrôlée par les loyalistes qui ont aussi bénéficié du soutien aérien de la coalition arabe menée par l’Arabie saoudite.

Un général de l’armée régulière a été abattu en début de soirée par les tirs d’un sniper rebelle, selon les responsable des forces loyalistes.

Outre les 18 morts, les combats ont fait de nombreux blessés des deux côtés, sans permettre aux forces loyalistes de repousser les Houthis qui menacent la navigation maritime, selon les mêmes responsables militaires.

En septembre et en octobre, deux navires de guerre américains et un navire émirati ont été la cible d’attaques de missiles menées depuis des territoires rebelles dans cette zone.

Les troupes progouvernementales avaient pris en octobre 2015 le contrôle de Bab al-Mandeb, avant que les rebelles ne s’emparent en février 2016 de zones proches de ce passage maritime.

La guerre au Yémen a fait plus de 7.000 morts depuis mars 2015, selon l’ONU. Toutes les tentatives de résoudre le conflit par la négociation ont échoué jusqu’à présent.

Romandie.com avec(©AFP / 07 janvier 2017 15h26)             

Combats dans l’ouest de l’Ouganda: 25 nouveaux corps retrouvés

novembre 29, 2016

Kampala – La police ougandaise a annoncé mardi avoir retrouvé 25 corps supplémentaires dans la région de Kasese (ouest), où les gardes d’un souverain local et les forces de sécurité se sont affrontés ce weekend, des combats dont le bilan est désormais d’au moins 87 morts.

Les autorités avaient précédemment fourni un bilan de 62 morts, soit 16 policiers et 46 gardes royaux, ces derniers étant selon la police liés à des militants séparatistes.

Nous avons retrouvé 25 corps lundi dans deux sous-comtés, a déclaré à l’AFP Sam Odong, commandant de la police du district de Kasese. Nous ne savons pas si ce sont des corps de gardes royaux ou de civils tués samedi et dimanche, a-t-il ajouté, excluant qu’il s’agisse de policiers.

Selon la police, les combats ont éclaté samedi lorsque des policiers ont été attaqués par des gardes du roi du Rwenzururu qui, selon elle, font partie d’une milice liée à un mouvement prônant la création d’une république de Yiira sur la zone frontalière entre l’ouest de l’Ouganda et une partie du Nord-Kivu, en RD Congo.

Les combats s’étaient poursuivis dimanche matin dans certains quartiers de Kasese, et avaient pris fin lorsque la police a pris d’assaut dimanche le palais du roi Charles Wesley Mumbere, finalement interpellé.

Le roi a comparu mardi devant un tribunal, qui l’a inculpé de meurtre. Il a ensuite été transféré dans la prison de haute sécurité de Luzira, en périphérie de la capitale Kampala.

Le tribunal a siégé cet après-midi, il (Mumbere) a été inculpé de meurtre, a déclaré à l’AFP Solomon Muyita, porte-parole de la justice ougandaise.

Romandie.com avec (©AFP / 29 novembre 2016 15h37)             

L’Ethiopie met en garde l’Erythrée contre une guerre totale

juin 14, 2016

Addis Abeba – L’Ethiopie a prévenu mardi son voisin érythréen, auquel de violents combats l’ont opposée dimanche à leur frontière, que de son attitude dépendrait le déclenchement ou non d’une guerre totale.

Nous avons la capacité de mener une guerre totale contre l’Érythrée, mais nous ne voulons pas le faire, a affirmé mardi le porte-parole du gouvernement éthiopien, Getachew Reda, lors d’une conférence de presse à Addis-Abeba.

Une guerre dépendra de l’attitude d’Asmara, a-t-il ajouté. J’espère qu’ils ne répèteront pas l’erreur de nous entraîner dans une guerre ouverte.

Selon le porte-parole, l’armée éthiopienne a voulu mettre fin à une série de provocations le long de la frontière toujours disputée entre les deux pays.

Les derniers tirs de l’Erythrée (à la frontière) ont été la goutte de trop. Nous ne pensons pas qu’ils s’attendaient à une telle réponse de notre part, a expliqué M. Reda.

Les mesures prises au cours des dernières 48 heures envoient un message suffisamment clair au régime (érythréen). Espérons que l’étendue des dommages qu’il a subis le fera réfléchir à deux fois, a t-il ajouté.

Ces affrontements sont présentés par le gouvernement éthiopien comme les plus graves de ces dernières années avec l’Erythrée. Les deux pays ont déjà connu un conflit frontalier meurtrier de 1998 à 2000.

Les combats, que les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir déclenchés, ont impliqué des tirs d’artillerie lourde de chaque côté de la frontière. Des témoins cités par la presse locale ont également parlé de mouvements de blindés.

Getachew Reda s’est refusé à dévoiler le nombre de soldats éthiopiens tués dans ces combats, se contentant d’affirmer que les pertes ont été importantes des deux côtés. Il a précisé que les opérations avaient cessé lundi à la mi-journée.

Forte d’une armée bien équipée et réputée parmi les plus efficaces du continent africain, l’Ethiopie, 96 millions d’habitants, bénéficie d’une puissance de feu bien supérieure à celle de l’Erythrée et de ses six millions d’habitants.

Le ministère érythréen de l’Information a de son côté dénoncé mardi le dernier acte d’agression militaire de l’Ethiopie, et affirmé avoir repoussé l’assaut qui a, selon lui, causé de lourdes pertes dans les rangs éthiopiens.

Chaque mois, des milliers d’Erythréens tentent de fuir leur pays, un des plus militarisés au monde, notamment en raison d’une conscription qui les soumet à un service militaire à durée indéterminée, selon les Nations unies.

Mais selon Asmara, l’Ethiopie aurait attaqué l’Erythrée parce qu’elle en jalouserait les conditions de vie.

L’opposition croissante de mouvements populaires éthiopiens, la corruption endémique et la crise économique qui va avec, ainsi que la volonté de freiner les progrès prometteurs de l’Erythrée sont parmi les facteurs qui ont poussé le régime du TPLF (le Front de libération du peuple du Tigré, au pouvoir à Addis Abeba, ndlr) à se laisser aller à des aventures militaires imprudentes, a soutenu le ministère érythréen de l’Information dans un communiqué.

Depuis les accords de paix signés en 2000, l’Ethiopie et l’Erythrée demeurent ennemies et leurs forces se surveillent de près le long de la frontière lourdement fortifiée, où des affrontements de faible intensité sont régulièrement observés.

Ces derniers combats interviennent quelques jours après la publication du rapport d’une commission d’enquête de l’ONU accusant le régime érythréen de crimes contre l’humanité à grande échelle et recommandant que le dossier soit porté devant la Cour pénale internationale (CPI). Asmara a réagi en dénonçant des accusations extrêmes et infondées.

L’Erythrée a obtenu son indépendance de l’Ethiopie en 1991 après trois décennies de guerre.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juin 2016 14h03)