Posts Tagged ‘commando’

Congo: un commando invisible s’organise pour défendre Nianga Mbouala

mai 3, 2018

 

 

A Brazzaville, un secteur radical du pouvoir fait courir la rumeur sur l’imminente arrestation, du général Ngatsé Nianga Mbouala, soupçonné de connivence avec le général Norbert Dabira, dans un projet de renversement des institutions de la république. Norbert Dabira est écroué à la maison d’arrêt depuis décembre 2017.

Ancien patron de la sécurité présidentielle, le général Ngatsé Nianga Mbouala, est pourtant, celui qui avait alerté son parent Denis Sassou Nguesso, des intentions de Norbert Dabira. Mais, ses mauvais rapports, avec Jean Dominique Okemba et Jean François Ndenguet ont fait de lui, complice du dit projet.

Il y a quelques semaines, un journal paraissant à Brazzaville et financé par le directeur général de la police, Jean François Ndenguet, a presque signé l’arrêt de mort de Nianga Mbouala, en lieu et place, du procureur de la république.

Conscient de la gravité de la situation et du danger qui le guette, Nianga Mbouala, qui clame son innocence, observe le cours des événements. Il se sait lâcher par Sassou Nguesso, mais soutenu par ses enfants et la famille. De par son passé de guerrier, Nianga Mbouala jouit d’une grande sympathie parmi la troupe, et certains officiers, qui jusque-là, ont retardé son arrestation. Selon une source concordante, des tracts circuleraient parmi ces hommes en treillis, appelant à union autour de ce général.

Un mouvement appelé «  commando invisible », qui préparerait des représailles d’envergure en cas d’arrestation du général Nianga Mbouala. Un mouvement spontané et autonome dont Nianga Mbouala lui-même n’a pas le contrôle.

Jean Dominique Okemba n’a jamais pardonné à Nianga Mbouala son refus d’appartenir à sa loge maçonnique, et sa liberté spirituelle. Un électron libre,très dangereux capable de se retourner contre eux, d’où son acharnement à le faire taire. Des tractations seraient en cours à Oyo pour essayer de régler à l’amiable ce conflit familial capable de dégénérer et anéantir le clan. Le pétrole du Kouilou ne peut pas se perdre.

Sacer-infos.com par Stany Franck

 

Jordanie : dix personnes dont une touriste canadienne tuées par un commando

décembre 18, 2016

Des hommes armés ont ouvert le feu avant de se retrancher dans la forteresse croisée de Karak, qui compte parmi les sites les plus fréquentés par les visiteurs étrangers. Les forces spéciales ont tué une partie des assaillants et en traquent plusieurs autres.

Sept policiers et deux civils jordaniens, ainsi qu’une touriste canadienne, ont été tués, dimanche après-midi, lors d’une intense fusillade à Karak, une localité touristique située à l’est de la Mer morte, tandis qu’une trentaine d’autres personnes ont été blessées. Selon un communiqué de la police, plusieurs assaillants ont été tués et les forces de sécurité passent actuellement la citadelle au peigne fin pour déloger les autres. La Sûreté générale évoque l’implication de «cinq ou six hommes armés» mais le Premier ministre Hani Mulqi parle, pour sa part, «de dix hommes armés retranchés dans la citadelle».

D’après la Sûreté générale, la première des ces attaques – qui n’ont pas été immédiatement revendiquées – a eu lieu quand une patrouille de police s’est rendue dans une maison de Karak où un incendie avait été signalé. «Sur place, des hommes armés non identifiés qui étaient à l’intérieur de la maison ont ouvert le feu sur la patrouille, blessant un policier, puis se sont enfuis en voiture», selon le communiqué de la Sûreté générale qui ajoute que, peu après, «des hommes armés ont ouvert le feu sur une autre patrouille, sans faire de victimes».

Au même moment, des hommes armés retranchés dans la citadelle ont tiré sur le commissariat de police de Karak, «blessant plusieurs policiers et passants» qui ont été conduits à l’hôpital, indique le communiqué qui précise que «des forces de sécurité ont encerclé le château et ses environs et lancé la traque des hommes armés».

Une source de sécurité a indiqué que des gens s’étaient retrouvés piégés dans un des premiers niveaux de la forteresse quand les hommes armés y ont trouvé refuge mais a démenti des informations de presse selon lesquelles ils avaient été pris en otage: «Ils ont eu peur de partir quand les hommes armés ont échangé des tirs avec les forces de sécurité.»

Le gouvernement canadien a lui qualifié d’«odieuse» l’attaque. «Nos pensées sont avec les proches de la citoyenne canadienne qui aurait été tuée en Jordanie aujourd’hui, ainsi qu’avec toutes les personnes affectées par ces attaques», a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères. «Le gouvernement du Canada est prêt à aider la Jordanie à traduire en justice les auteurs de cette attaque odieuse», a-t-il ajouté.

Civils paniqués

Cette attaque risque de renforcer les interrogations sur la vulnérabilité de la Jordanie face à la propagation de la violence djihadiste au Moyen-Orient. Les vidéos postées dimanche après-midi sur les réseaux sociaux montrent des civils paniqués courant dans les rues de Karak et des policiers qui s’abritent derrière leurs voitures tandis que retentissent des rafales d’armes automatiques.

Les autorités se sont, dans un premier temps, contenté d’accuser «des criminels» sans pointer du doigt une organisation terroriste en particulier. Mais ces images, tournées dans un des lieux les plus fréquentés par les touristes étrangers après Petra et le Wadi Rum, ne sont pas de nature à rassurer.

La Jordanie, qui héberge plus de 600.000 réfugiés syriens et participe, depuis l’automne 2014, à la coalition aérienne contre l’organisation Etat islamique (EI), avait jusqu’à présent été relativement épargnée par la contagion terroriste. Mais les autorités redoutent que les revers enregistrés par les djihadistes sur le théâtre syrien ne les décident à retourner leurs armes contre la monarchie hachémite. En juin dernier, l’EI a revendiqué une attaque à la voiture piégée contre un poste-frontière, dans laquelle sept militaires jordaniens ont été tués et treize autres blessés. L’armée a, depuis lors, renforcé le bouclage de la frontière avec la Syrie.

Les services de sécurité s’inquiètent pas ailleurs de la séduction croissante exercée par l’EI sur les milliers d’adeptes du salafisme djihadiste que compte le pays. Etroitement surveillés, la majorité d’entre eux s’en tiennent traditionnellement à une ligne de non-confrontation avec le régime. Mais selon le Centre d’études stratégiques d’Amman, plus de 2000 Jordaniens seraient partis se battre en Syrie depuis le début de la guerre et environ 400 y auraient péri. «Il ne s’agit que de la partie émergée de l’iceberg, estimait au printemps dernier Hassan Abou Haniyeh, et de nombreux salafistes djihadistes écoutent aujourd’hui la propagande de l’EI avec une oreille d’autant plus attentive qu’ils comprennent mal pourquoi leur pays combat dans la coalition anti-Daesh aux côté des Etats-Unis.»

Le 1er mars 2016, un coup de semonce a ébranlé le Royaume lorsqu’une opération antiterroriste a dégénéré en fusillade à Irbid, non loin de la frontière avec la Syrie. Sept djihadistes présumés ainsi qu’un membre des forces de sécurité ont péri dans cet affrontement qui a duré plusieurs heures. Quelques mois plus tôt, un capitaine de la police jordanienne présenté a posteriori comme psychologiquement instable avait tué deux militaires américains. Le mois dernier, enfin, trois formateurs des forces spéciales américaines ont été tués à l’entrée d’une base jordanienne dans des circonstances qui demeurent à ce jour nébuleuses.

Lefigaro.fr par Cyrille Louis avec AFP

Tunisie: sanglantes attaques près de la frontière libyenne

mars 7, 2016

Un commando de plusieurs dizaines de combattants islamistes a attaqué tôt lundi des casernes de police et de l’armée à Ben Guerdane. Les fusillades ont fait au moins 53 morts.

La télévision tunisienne a diffusé des images de policiers et de militaires tapis sur les toits et dans l’embrasure des portes tandis que des tirs résonnaient dans le centre de la ville. L’armée a finalement repris le contrôle de Ben Guerdane. Les corps des islamistes tués – 35 selon le ministère de l’Intérieur – gisaient dans les rues près des casernes de l’armée.

Les autorités ont bouclé la station balnéaire de Djerba, située non loin de là, et fermé deux postes-frontières avec la Libye. Un couvre-feu est entré en vigueur à Ben Guerdane à 19h00, jusqu’à mardi 05h00.

« J’ai vu un grand nombre d’activistes à l’aube, qui couraient avec leurs Kalachnikov », a dit un habitant, Hussein, par téléphone. « Ils disaient qu’ils étaient de l’Etat islamique (EI) et qu’ils venaient attaquer l’armée et la police », a-t-il expliqué. On ne sait pas si le commando venait de l’autre côté de la frontière et l’attentat n’a pas été formellement revendiqué.

Cache d’armes
« C’est une attaque sans précédent et très bien organisée. Ils voulaient essayer de contrôler la région de Ben Guerdane et en faire leur nouvelle wilaya », a déclaré à la radio le président tunisien Beji Caïd Essebsi en utilisant le nom utilisé par l’Etat islamique pour les régions qu’il considère comme faisant partie de son califat autoproclamé.

Au total, l’armée a tué 35 islamistes et en a arrêté six, a indiqué le ministère de l’Intérieur. En outre, sept civils et 11 militaires ont été tués, a-t-on appris auprès des hôpitaux et des services de sécurité.

L’armée a par la suite découvert une importante cache d’armes à Ben Guerdane, a indiqué un membre des services de sécurité. « Si l’armée n’avait pas été prête, les terroristes auraient pu hisser leur drapeau à Ben Guerdane et auraient remporté une victoire symbolique », a déclaré Abdelhamid Jelassi, vice-président du parti islamiste Ennahda, qui fait partie de la coalition au pouvoir à Tunis.

A Paris, le ministère français des Affaires étrangères a estimé que cette nouvelle attaque menée « par des terroristes venant du territoire libyen » renforçait « l’urgence d’une solution politique en Libye ».

Romandie.com

Le président kényan annonce la fin du siège sanglant du Westgate

septembre 24, 2013

Le président kényan Uhuru Kenyatta a annoncé mardi soir la fin du siège du centre commercial Westgate de Nairobi, après quatre jours d’un carnage qui a fait au moins 67 morts. Il a affirmé que les forces de sécurité avaient « vaincu » le commando islamiste qui occupait le site.

Il est cependant difficile de dire avec certitude, après l’allocution télévisée du chef de l’Etat, si les opérations des forces de sécurité sont définitivement terminées ou si des jihadistes ont pu leur échapper.

« Nous avons été durement touchés, mais nous avons été braves, unis et forts, » a déclaré le président kényan. « Nous avons regardé le mal dans les yeux et nous avons triomphé », a-t-il ajouté.

Faisant état de « pertes immenses » pour le pays, M. Kenyatta a annoncé un deuil national de trois jours à compter de mercredi, au cours duquel « les drapeaux seront en berne ».

Grenades lancées dans la foule

Un commando islamiste de dix à quinze hommes armés et masqués avait pénétré samedi à la mi-journée dans le Westgate, l’un des centres commerciaux les plus huppés de la capitale kényane.

Les assaillants avaient lancé des grenades et tiré à l’arme automatique sur les employés du centre commercial et la foule de Kényans et d’expatriés venus faire leurs courses du week-end. Ils se sont ensuite retranchés dans le dédale de magasins, d’où ils résistaient, depuis, aux forces de l’ordre.

L’attaque du Westgate avait été rapidement revendiquée par les insurgés islamistes somaliens shebab. Selon leurs dires, ils agissaient en représailles à l’intervention militaire kényane en Somalie, lancée fin 2011.

Suissesse blessée

Un bilan encore provisoire du président Kenyatta fait état de 61 civils et six membres des forces de sécurité tués. « Durant l’opération, trois étages du centre commercial Westgate se sont (partiellement) effondrés et des corps sont toujours bloqués », a encore précisé le chef d’Etat, laissant entendre que le bilan pourrait encore s’alourdir.

Le centre kényan de gestion des crises a rappelé que 175 personnes ont en outre été blessées, dont une Suissesse. Au cours de plus de trois jours de siège, « cinq terroristes ont été tués », a encore dit le président kényan, ajoutant que 11 « suspects (étaient) en détention ». « Ces lâches affronteront la justice, tout comme leurs complices et leurs chefs, où qu’ils se trouvent », a-t-il promis.

Romandie.com

Kenya : le bruit des combats retentit à nouveau

septembre 24, 2013

Des coups de feu nourris provenant du centre commercial Westgate ont été entendus mardi matin à Nairobi, la capitale du Kenya, au quatrième jour de l’attaque lancée par la milice somalienne Al-Shabab qui a fait au moins 62 morts, selon le plus récent bilan.

Le commando « tient toujours ses positions », a affirmé le mouvement islamiste sur un nouveau compte Twitter, ajoutant que des otages étaient toujours en vie.

Le ministère kényan de l’Intérieur avait pourtant dit quelques heures plus tôt que le centre commercial était « sous contrôle » et que tous les otages avaient été libérés.

« Il y a encore des hommes armés dans le bâtiment », a confirmé un responsable du renseignement, qui a requis l’anonymat. Ce responsable, qui se trouvait près du complexe cerné par l’armée, a dit que les autorités ne savaient pas s’il y avait encore des otages à l’intérieur.

La police kényane a annoncé par la suite sur son compte Twitter qu’elle procédait « à la neutralisation d’explosifs placés par les terroristes », sans donner davantage de précisions. Une partie du toit du centre commercial s’est effondrée à la suite de l’incendie qui a éclaté lundi. Il s’agirait d’une section du stationnement aérien.

Toujours sur Twitter, le ministère kényan de l’Intérieur a annoncé mardi que trois soldats ont succombé à leurs blessures, et que huit autres sont soignés à l’hôpital.

Deux Canadiens ont été tués dans l’attaque du commando, dont une diplomate originaire d’Ottawa. Deux Françaises, trois Britanniques, un Sud-Africain, une Sud-Coréenne, une Néerlandaise, un Péruvien et deux Indiens figurent également parmi les victimes.

Jusqu’ici, les autorités kényanes ont confirmé avoir abattu trois assaillants. Le commando serait composé de 10 à 15 membres.

Des assaillants venus « du monde entier »

Interviewée lundi soir par la chaîne de télévision américaine PBS, la ministre kényane des Affaires étrangères, Amina Mohamed, a soutenu que « deux ou trois Américains et une Britannique » figuraient parmi les assaillants – une affirmation démentie par la suite par Al-Shabab.

La police kényane avait déjà affirmé que la Britannique Samantha Lewthwaite, veuve d’un des kamikazes des attentats du 7 juillet 2005 à Londres, pourrait être « impliquée », mais cette information n’a pas encore été confirmée par Londres.

Concernant les « deux ou trois Américains » possiblement impliqués, la ministre a précisé sur les ondes de PBS qu’il s’agissait « de jeunes hommes, âgés entre 18 et 19 ans (…) d’origine somalienne ou arabe, mais qui vivaient aux États-Unis, dans le Minnesota et dans un autre endroit ».

Radio-Canada.ca avec AFP et Reuters

Kenya/Attaque de Nairobi : la plupart des otages ont été secourus

septembre 22, 2013

NAIROBI – La plupart des otages détenus par un commando islamiste dans le centre commercial Westgate de Nairobi ont été secourus, a affirmé dimanche soir l’armée kényane, précisant que les forces de sécurité avaient repris le contrôle de la plus grande partie du bâtiment.

La plupart des otages ont été secourus et les forces de sécurité ont pris le contrôle de presque tout le bâtiment, a affirmé l’armée kényane sur Twitter.

Tous les efforts sont en cours pour apporter une conclusion rapide à cette affaire, a-t-elle ajouté.

Une vingtaine de minutes après la diffusion de ces messages sur Twitter, les journalistes présents à un poste de secours mis en place près du centre commercial pour traiter les blessés n’avaient cependant encore vu aucun des otages arriver.

Les secouristes présents sur le poste de secours avancé à Westgate même disaient n’avoir pas non plus accueilli d’otage.

L’attaque du centre commercial, revendiquée par les insurgés islamistes somaliens shebab et en cours depuis samedi, a fait au moins 68 morts, selon la Croix-Rouge kényane.

Les forces de l’ordre kényanes ont lancé dimanche en début de soirée un assaut contre le commando, qui détient un nombre indéterminé d’otages, pour tenter d’en venir à bout dans la nuit.

Romandie.com avec (©AFP / 22 septembre 2013 23h14)

Kenya: Des forces spéciales israéliennes dans le centre commercial de Nairobi

septembre 22, 2013

NAIROBI – Des forces spéciales israéliennes ont pénétré dans le centre commercial de Nairobi pris d’assaut par un commando islamiste, pour secourir les otages et les blessés, a affirmé dimanche une source sécuritaire à l’AFP.

Les Israéliens viennent d’entrer et ils secourent les otages et les blessés, a dit cette source sous couvert d’anonymat, précisant que les forces spéciales étaient arrivées dimanche matin à Nairobi.

Le centre commercial de luxe Westgate Mall est réputé être en partie la propriété d’Israéliens.

C’est la raison pour laquelle des ambulances sont parties vers le centre commercial Westgate Mall, a précisé la source sécuritaire, qui s’attend donc à de nouvelles victimes.

Quelques minutes plus tôt, une dizaine de véhicules avaient quitté un centre de secous mis à disposition des blessés, près du lieu de l’attaque.

Interrogé par l’AFP, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Paul Hirschson n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Nous n’avons pas pour habitude de commenter une quelconque opération conjointe de sécurité qui pourrait ou non être en cours, a-t-il dit.

L’attaque du centre commercial de Westgate a fait au moins 59 morts, selon le gouvernement kényan, qui parlait en fin de matinée d’environ 175 blessés, la Croix-Rouge en évoquant plus de 200. Un nombre indéterminé de personnes étaient encore retenues en otage.

Les assaillants, armés et masqués, avaient fait irruption samedi vers midi dans le Westgate Mall bondé, semant mort et chaos parmi les familles en plein shopping et les badauds attablés aux terrasses des cafés du bâtiment de quatre étages.

Epaulés par des membres en civil des services de sécurité des chancelleries occidentales, policiers et militaires kényans ont tenté prudemment de cerner les assaillants dans un labyrinthe de boutiques en tout genre où il est aisé de se cacher ou de se retrancher.

Plus de 24 heures après le début de l’attaque, la confrontation se poursuivait dimanche à la mi-journée.

Romandie.com avec (©AFP / 22 septembre 2013 13h48)

ALERTE – Niger: le dernier assaillant retranché à Agadez maîtrisé

mai 23, 2013

NIAMEY – Le dernier membre du commando qui a attaqué un camp militaire jeudi à Agadez, dans le nord du Niger, a été maîtrisé, a affirmé à l’AFP le ministre nigérien de la Défense, Mahamadou Karidjo.

C’était quelqu’un qui voulait fuir et on l’a maîtrisé. Tout le monde a été maîtrisé, l’opération est terminée, a-t-il déclaré. Il a assuré qu’il n’y avait pas eu à proprement parler de prise d’otages dans l’enceinte même du camp, comme annoncé plus tôt par le ministre de l’Intérieur.

Romandie.com avec (©AFP / 23 mai 2013 23h09)

Preneurs d’otages en Algérie: deux Canadiens identifiés par la télévision

avril 2, 2013

MONTREAL – La chaîne de télévision publique canadienne CBC a identifié lundi soir les deux Canadiens tués figurant parmi les islamistes ayant attaqué en janvier un site gazier algérien: il s’agit de deux amis, anciens lycéens de London, en Ontario, âgés de près de 24 ans.

L’un d’entre eux, Xristos Katsiroubas, venait d’une famille grecque orthodoxe, mais se serait converti à l’islam, l’autre a été identifié seulement comme Ali Medlej. Tous deux vivaient dans un bon quartier résidentiel, habité par la classe moyenne aux origines ethniques variées, selon une enquête menée par les journalistes de la CBC News.

Ces derniers citent des sources non identifiées, selon lesquelles il serait probable que Katsiroubas et Medlej se sont fait sauter intentionnellement dans la grande explosion qui avait tué les dix derniers otages, peut-être enchaînés aux conduites de gaz de l’usine.

Toujours selon ces sources de la CBC, au moins deux autres anciens camarades d’école de Katsiroubas et Medlej seraient partis avec eux à l’étranger l’année dernière.

Mais il n’est pas établi qu’ils étaient impliqués dans l’attaque du site gazier d’In Anemas et on ignore s’ils sont toujours en vie.

La police canadienne avait confirmé le 23 mars dernier qu’il y avait bien deux Canadiens parmi les membres du commando tués, mais n’avait donné aucune autre précision.

La CBC a précisé lundi, citant des sources policières, que Katsiroubas serait probablement le membre du commando décrit par les otages survivants comme un blond parlant couramment l’anglais nord-américain.

La chaîne de télévision a interrogé les services de renseignements canadiens CSIS, mais ceux-ci se sont refusés à toute déclaration.

Mais elle a appris que ces derniers s’étaient déjà intéressés aux deux jeunes en 2007 et avaient interrogé leurs proches, l’un de ces derniers ayant signalé à à la police qu’ils traînaient avec des types bizarres.

Cependant, lors de leur départ pour l’étranger, ils n’étaient plus surveillés par le CSIS.

D’après leurs anciens camarades, contactés par la CBC, ils ont quitté leur lycée en 2007, Medlej ayant terminé ses études secondaires, Katsiroubas les ayant abandonnées. Katsiroubas se serait converti à l’islam, à une date non précisée, tandis que Medlej se serait marié vers 2009.

A peu près deux mois après l’attaque d’In Amenas, des agents du CSIS ont à nouveau interrogé les proches des deux jeunes gens à leur propos, mais sans révéler pourquoi ils le faisaient ni indiquer qu’ils étaient morts.

Lors de l’attaque du 16 janvier, des centaines d’employés avaient été pris en otages, en réaction à l’opération des forces françaises contre des rebelles islamistes au Mali.

Les forces spéciales algériennes avaient donné l’assaut final au bout de quatre jours. Entre la prise d’otages et cet assaut, au moins 37 otages étrangers et un otage algérien ont été tués, de même que 29 assaillants.

Romandie.com avec (©AFP / 02 avril 2013 06h36)

Guinée-Bissau : nouvelles violences impliquant des militaires, au moins 7 morts

octobre 21, 2012
Des soldats dans une rue de Bissau, le 15 avril 2012. Des soldats dans une rue de Bissau, le 15 avril 2012. © AFP

Au moins sept personnes ont été tuées dimanche en Guinée-Bissau, pays instable miné par le trafic de drogue et qui a connu de nombreux coups d’Etat, dans l’attaque ratée par un commando d’une caserne d’une unité d’élite de l’armée.

Les assaillants étaient dirigés par le capitaine Pansau N’Tchama, lui-même membre de cette unité d’élite. Pansau N’Tchama était le chef du commando qui avait assassiné en 2009 le président de la République Joao Bernardo Vieira.

Le groupe d’hommes armés a tenté vers 04h00 (GMT et locales) de prendre d’assaut la caserne des « Bérets rouges », unité d’élite de l’armée de terre, près de l’aéroport de Bissau, la capitale. L’attaque, qui intervient six mois après un coup d’Etat militaire le 12 avril, a été repoussée après environ une heure d’échanges de coups de feu.
Les assaillants, dont le nombre reste encore inconnu, ont ensuite pris la fuite, selon des témoins. Ils sont activement recherchés par l’armée placée en état d’alerte, selon une source militaire.

Le chef d’état-major de l’armée, le général Antonio Indjai, auteur du coup d’Etat du 12 avril, s’est rendu à la caserne attaquée dont les alentours ont été bouclés, de même que le QG de l’armée situé dans le centre de Bissau.

Un journaliste de l’AFP a vu dans la caserne les corps de six des assaillants, criblés de balles, baignant dans des mares de sang.
Le septième mort est une sentinelle en position devant la caserne, tuée par le capitaine N’Tchama, qui lui a ensuite pris son arme, a affirmé à l’AFP une autre sentinelle qui a eu la vie sauve et a formellement reconnu le capitaine N’Tchama.

Lui-même membre des « Bérets rouges », le capitaine N’Tchama est rentré la semaine dernière du Portugal où il était en formation militaire depuis juillet 2009, selon des sources sécuritaires. Il était déjà le chef d’un commando qui avait assassiné le président Vieira en mars 2009 quelques heures après l’assassinat du chef d’état-major des forces armées Batista Tagmé Na Waie.

Aucune information n’était dans un premier temps disponible sur les raisons qui ont poussé le capitaine N’Tchama à mener cet assaut. Ce capitaine est un ancien proche de dirigeants renversés le 12 avril. Par ailleurs la promotion de certains militaires a récemment suscité la colère de ceux qui n’ont pas été promus, selon des observateurs.

Pays « sous surveillance »

Petit pays pauvre à l’instabilité chronique, dont l’histoire est jalonnée par la violence politico-militaire depuis son indépendance du Portugal en 1974 après une guerre de libération, la Guinée-Bissau a de nouveau été secouée par un coup d’Etat militaire le 12 avril, entre les deux tours d’une élection présidentielle.
Son instabilité a transformé ce pays en plaque tournante du trafic de drogue entre l’Amérique du Sud et l’Europe ces dernières années. Des militaires de haut rang sont soupçonnés d’être impliqués dans ce narco-trafic.

Après le dernier coup d’Etat, les putschistes ont rendu le pouvoir à des hommes politiques avec lesquels ils ont signé un accord pour la mise en place d’autorités de transition, dirigées par le président Manuel Serifo Nhamadjo.

La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), à laquelle appartient la Guinée-Bissau, avait condamné le coup d’Etat, avant d’entériner l’accord entre militaires putschistes et politiques.

La Cédéao a levé ses sanctions imposées après le coup d’Etat à la Guinée Bissau, mais le pays, où des élections générales doivent être organisées en 2013, reste « sous surveillance » de ses voisins.

Les dirigeants renversés du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert ont refusé de reconnaître le nouveau régime et nombre d’entre eux, parmi lesquels l’ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, vivent en exil.

Après ce putsch, l’Union européenne, principal partenaire de Bissau, avait suspendu son aide et imposé des sanctions contre plusieurs personnalités militaires, dont le général Indjai.

En dépit de cet isolement, le président Nhamadjo a appelé fin septembre la communauté internationale à le soutenir dans la lutte contre le trafic de drogue et pour organiser des élections en 2013.

Jeuneafrique.com avec AFP