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La France commémore les 200 ans de la mort de Napoléon, figure toujours contestée

mai 5, 2021
La France commemore les 200 ans de la mort de Napoleon, figure toujours contestee
La France commémore les 200 ans de la mort de Napoléon, figure toujours contestée© AFP/Archives/THOMAS COEX

Emmanuel Macron commémore mercredi le bicentenaire de la mort de Napoléon, un anniversaire qui ravive les controverses autour de cette figure complexe et incontournable de l’Histoire de France.

Le 5 mai 1821, l’Empereur meurt à l’âge de 51 ans loin des siens et de son pays à Sainte-Hélène, île perdue de l’Atlantique sud où les Britanniques l’ont envoyé en exil après sa dernière défaite, à Waterloo.

200 ans plus tard, Emmanuel Macron déposera en fin d’après-midi une gerbe au pied de son tombeau, sous la majestueuse coupole des Invalides, en présence de l’un de ses descendants, Jean-Christophe Napoléon Bonaparte.

Juste avant, le chef de l’Etat prononcera un discours à l’Institut de France pour « regarder en face » Napoléon, à savoir les pages « les plus lumineuses » comme « les plus sombres » de son héritage, a précisé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

L’exercice est délicat. Car cette « figure majeure de l’Histoire » est « contestée depuis toujours », rappelle l’Institut. Et elle continue à enflammer les débats entre ses défenseurs, qui célèbrent le stratège militaire et l’initiateur de « l’Etat moderne », et ses critiques, qui l’accusent d’avoir provoqué des centaines de milliers de morts lors de ses campagnes militaires et d’avoir rétabli l’esclavage.

Face à un héritage aussi controversé, les chefs de l’Etat se sont gardés de prendre position sur Napoléon depuis que Georges Pompidou a célébré en 1969 le bicentenaire de sa naissance à Ajaccio, sa ville natale. « Il n’est pas de nom plus glorieux que celui de Napoléon. Parti de rien, démuni de tout, il a tout obtenu », avait résumé le président gaulliste.

En osant marquer cet anniversaire, Emmanuel Macron « ne se dérobe pas », affirme l’Elysée. En soulignant sa volonté de « regarder l’héritage » en étant « ni dans l’hagiographie, ni dans le déni, ni dans la repentance », que ce soit sur Napoléon ou sur l’action de la France en Algérie et au Rwanda, les deux dossiers mémoriels délicats dont il s’est saisi.

Polémique sur l’esclavage

« Commémorer signifie se souvenir ensemble, mais pas honorer », précise l’historien Frédéric Régent. « Grâce à cette commémoration, la plupart des Français vont apprendre que Napoléon a rétabli l’esclavage » en 1802, huit ans après son abolition, a ajouté ce spécialiste de l’histoire coloniale sur Franceinfo.

Dans son discours, Emmanuel Macron « dira que l’esclavage était une abomination, y compris dans le contexte de l’époque », selon l’Elysée. Le chef de l’Etat s’exprimera de nouveau sur le sujet le 10 mai pour le 20e anniversaire de la loi Taubira reconnaissant « la traite négrière et l’esclavage ».

Cette condamnation est particulièrement attendue en Guadeloupe, Martinique et à la Réunion, où de nombreux habitants sont descendants d’esclaves. « Nul victime ne peut célébrer son bourreau, à moins d’être aliéné et fou à lier », affirment le Comité International des Peuples Noirs, le FKNG, et le Mouvement International pour les Réparations (MIR) qui dénoncent, dans un communiqué, des hommages à un « raciste liberticide ».

Dans les autres points négatifs de l’héritage napoléonien, le chef de l’Etat pourrait pointer l’énorme bilan humain de ses campagnes militaires, comme celle de Russie, et le coup d’Etat du « 18 Brumaire » qui marqua, le 9 novembre 1799, la fin de la Révolution française.

Parallèlement, le chef de l’Etat devrait saluer en Napoléon l’organisateur de l’Etat moderne avec la création du Code civil, des lycées, de la Cour des Comptes, du Conseil d’Etat ou des préfets…

Napoléon, « c’est d’abord une formidable transformation de notre pays, de nos institutions », ainsi que « le retour de la paix religieuse, l’accès au mérite… », a souligné mercredi le président LR du Sénat Gérard Larcher.

Sur le plan politique, le débat sur l’opportunité de commémorer Napoléon est resté feutré, marqué par quelques critiques d’élus de gauche, qui regrettent l’absence de célébration des 150 ans de la Commune par le président, tandis qu’à droite certains auraient souhaité donner plus d’ampleur à l’anniversaire.

Quelques élus mais aussi des nostalgiques de l’empire se sont retrouvés dans la matinée devant les Invalides et au pied de la colonne Vendôme, dans le centre de Paris, pour saluer celui qui « a tant fait pour le pays » et « tant donné au monde » selon Marine Le Pen.

A Fontainebleau, plusieurs reliques liées à Napoléon devaient être mises à l’encan mercredi par la maison de ventes Osenat, dont un mouchoir, une bande en batiste tachée du sang utilisée pour son autopsie ou un fin collier formé de fils d’or et de ses cheveux.

Par Le Point avec AFP

Côte d’Ivoire: Commémoration du 11 avril 2021, moment d’allégresse chez Simone Gbagbo à Abidjan avec des militants du FPI

avril 11, 2021

Ce jour 11 avril 2021 consacre la dixième année de l’arrestation de l’ancien président Laurent Gbagbo et son épouse Simone Ehivet Gbagbo par les forces pro-Ouattara au cours de la crise poste électorale qu’à connu le pays et qui a fait plus de 3000 morts. Aujourd’hui, les militants fêtent cet anniversaire en prélude au retour du président du FPI

Avec Ivoire Net

Commémoration : la ville de Verquin honore la mémoire des soldats africains morts pour libérer la France

octobre 30, 2020

Pendant que Brazzaville vivait au rythme des travaux du colloque international « De Gaulle et Brazzaville, une mémoire partagée entre la France, le Congo et l’Afrique », Verquin dans le Haut de France, en souvenir de Brazzaville, honorait les combattants africains pour la liberté du monde.

Verquin en France lors de l'hommage rendu aux combattants africains morts pour la France

Photo : Verquin en France lors de l’hommage rendu aux combattants africains morts pour la France Crédit photo : Verquin Seja

Mardi 27 octobre dernier, a été commémoré le 80e anniversaire du Manifeste de Brazzaville. Cet événement a donné lieu, à la fois au Congo Brazzaville, dont la capitale devint, en octobre 1940, la capitale de la France libre et à Verquin, petite ville du Pas-de-Calais, devant un ensemble de sculptures érigées en hommage aux combattants africains qui ont contribué à la victoire de la France libre et des forces alliées contre le nazisme.

Cette cérémonie placée sous l’égide de l’ambassade du Congo à Paris s’est déroulée en présence de Chantal Ambroise, sous-préfète de Béthune, Félix Mokiemo, ministre conseiller près l’ambassade du Congo en France, Thierry Tassez, maire de la ville hôte et Anatole Collinet Makosso, ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, invité d’honneur de cette commémoration et qui pour la circonstance  a été élevé en qualité de citoyen d’honneur de la ville de Verquin.

En cette année 2020, consacrée au général de Gaulle, natif de Lille, les élèves des écoles de Verquin ont travaillé sur le Congo en abordant différents aspects. Par exemple, durant une semaine, ils ont  appris à connaître la situation géographique du Congo en commençant à s’intéresser à sa faune et sa flore, sa littérature, sa cuisine et la musique et ses contes.

Selon le maire de Verquin, de cette éducation des jeunes à la découverte du monde, naîtront les armes pour lutter contre le racisme et cultiver le « vivre ensemble ». Dans la continuité de sa pensée, il a invité le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation du Congo pour  recevoir une médaille de la ville pour  son travail dans le cadre de la poursuite du droit à l’éducation aux enfants congolais durant la crise sanitaire du moment.

Tout en remerciant le peuple congolais, à l’époque de l’empire, d’avoir su donner la dignité à la France, le maire s’est engagé à effectuer les démarches afin d’inscrire sur la liste des commémorations en France, le 27 octobre comme date de la commémoration du Manifeste de Brazzaville.

A titre symbolique,  Chantal Ambroise, Anatole  Collinet Makosso, Thierry Tassez, Félix Mokiemo, ont déposé des gerbes de fleurs pour honorer la mémoire de ces soldats africains morts pour la France.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Fidel Castro honoré à Cuba un an après sa mort

novembre 25, 2017

Un portrait géant de Fidel Castro jeune dans une rue de La Havane, le 24 novembre 2017 à Cuba / © AFP / YAMIL LAGE

Cuba commémore samedi dans la sobriété le premier anniversaire de la mort de Fidel Castro, avec l’œil déjà tourné vers une transition historique qui mettra fin, dans moins de 100 jours, à six décennies de pouvoir des frères Castro.

Aucune cérémonie de masse n’a été prévue pour rendre hommage à cette incontournable figure de la Guerre froide, décédée voici un an à l’âge de 90 ans.

A La Havane, les célébrations seront surtout marquées samedi soir par une veillée devant l’université. La présence de Raul Castro, comme un éventuel déplacement de ce dernier à Santiago de Cuba (sud-est) où reposent les cendres de son aîné, n’ont pas été confirmés par les autorités.

Depuis une semaine, une série d’évènements « politiques et culturels » ont lieu à travers le pays pour marquer l’anniversaire de la « mort physique » du père de la révolution cubaine. Cette terminologie officielle veut signifier que, bien que décédé, il est encore bien présent dans les esprits des générations de cubains qui n’ont connu que lui.

Partout dans le pays, si aucune statue ni rue ne porte son nom conformément à son souhait, sont réapparus ces derniers jours panneaux et inscriptions sur les murs relayant les slogans « Fidel vive » (« Fidel vit ») ou « Somos Fidel » (« Nous sommes Fidel »).

De leur côté, radios et télévision d’Etat relaient à l’envi le nouvel hymne à sa gloire « Lauriers et Olive », une « trova » poétique interprétée par le chanteur populaire cubain Raul Torres.

Samedi matin, la presse officielle a publié en première page de grands portraits de Fidel Castro en noir et blanc. Le quotidien du Parti communiste Granma reprenait aussi en Une une citation du « Commandant en chef »: « Dans l’oeuvre de la révolution, dans les succès de la révolution, vivent et vivront éternellement nos héros ».

Adulé par certains, honni par d’autres, Fidel Castro a gouverné sans partage l’île caribéenne et défié la superpuissance américaine pendant près de 50 ans, avant de céder le pouvoir à son frère Raul à partir de 2006.

L’année dernière, sa mort avait été suivie d’un deuil national de neuf jours et ses cendres avaient traversé le pays sous le regard de millions de Cubains massés au bord des routes.

« Presque tout ce que nous avons, nous le devons à lui, à ses idéaux », s’émeut Pablo Zamora, un étudiant en médecine de 24 ans.

Leisi Chi, autre étudiant de 22 ans, se souvient lui de « la douleur » ressentie à l’annonce de sa mort. « Ca nous a touchés, surtout la jeunesse et le peuple d’ici, même si certains s’en sont réjoui ».

« Il est vivant dans nos pensées, dans notre culture, dans notre bataille d’idées », affirme Gladys Garcia, directrice d’une école primaire de La Havane.

– 2018 en point de mire –

Pour Michael Shifter, président du groupe de réflexion Dialogue interaméricain, à Washington, la relative discrétion des cérémonies prévues « n’est pas surprenante »

« Il existe toujours un grand respect pour Fidel et ses accomplissements (…) mais il a quitté la présidence il y a plus d’une décennie, donc la mémoire et les aspects d’un héritage positif s’estompent, alors que les Cubains sont confrontés à de dures réalités », avance l’expert.

Cette année, la situation économique de l’île est restée préoccupante, avec une croissance de seulement 1% prévue pour 2017, après une récession (-0,9%) l’an dernier, notamment sous l’effet de la baisse des livraisons pétrolières de son allié vénézuélien.

Dans ce contexte, les réformes économiques ont subi un coup d’arrêt. Et les ravages de l’ouragan Irma, qui a fait 10 morts en septembre dernier, ainsi que le récent durcissement de la politique américaine vis-à-vis de l’île n’engagent guère à l’optimisme.

Depuis plusieurs semaines, les autorités cubaines sont déjà tournées vers l’autre évènement de cette fin de semaine: la tenue du premier tour des élections municipales, un scrutin retardé d’un mois suite au passage d’Irma.

Ce vote donnera le coup d’envoi d’une série d’élections devant aboutir, fin février 2018, au remplacement de Raul Castro, 86 ans, à la tête du pays.

Président depuis 2008 après un intérim de deux ans, le cadet des Castro a annoncé qu’il cèderait sa place à un dirigeant de la nouvelle génération pour la première fois depuis 1959.

Pour l’heure c’est son premier vice-président et numéro deux du gouvernement, Miguel Diaz-Canel, 57 ans, qui semble tenir la corde pour lui succéder.

Raul Castro n’abandonnera toutefois pas totalement les manettes, puisqu’il restera à la tête du tout puissant Parti communiste cubain (PCC) jusqu’au prochain congrès prévu en 2021. Il aura alors 90 ans.

Romandie.com avec(©AFP / 25 novembre 2017 15h45)                

Congo: Vieux parlementaires et magouilles du Groupe de liaison Afrique-Europe sur le cadavre du Général De Gaulle

octobre 25, 2017

 

Le 26 octobre prochain à l’Institut Français de Brazzaville va se dérouler une “commémoration” de la proclamation de la Ville de Brazzaville comme capitale de la France Libre.

Au menu de cette escapade Brazzavilloise, Michel Terrot (LR), qui s’était déjà distingué par ses arguments sur la démocratie pas adaptée aux congolais, François Loncle (PS) et Dominique de Villepin. Cet évènement est organisée par le “GLAE” groupe de liaison Afrique-Europe, un probable véhicule de corruption.

Nous nous interrogeons sur le financement et l’intérêt de cette escapade dans une capitale de la France libre ruinée et victime de l’oppression.

Il faut dire que Monsieur Cocher, l’ambassadeur de France au Congo, ne ménage pas ses forces pour réconcilier Paris et Brazzaville sur le dos des droits humains.

À cet évènement sont attendus Monsieur Clément Mouamba mais surtout le théoricien du régime Monsieur Théophile OBENGA.

Il est difficile pour nous de croire que Dominique De Villepin à Brazzaville ne passe pas discrètement voir le généreux maître des lieux le vieux tyran Sassou Nguesso pour renouer avec les pratiques révélées dans le « petit carnet à spirales » par Jean François Probst (Chirac mon ami de trente ans), Merci Charles De Gaulle !

 

Photo de BrazzaNews.
De Gaulle à Brazzaville au Congo en 1940
Avrec Brazzanews.fr

Un an après, la Turquie commémore le putsch maté par Erdogan

juillet 15, 2017

La Turquie commémore la sanglante tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016 contre le président Recep Tayyip Erdogan, le 15 juillet 2017 à Istanbul / © AFP / OZAN KOSE

La Turquie commémorait samedi la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016 contre le président Recep Tayyip Erdogan, dont la riposte musclée a ébranlé un pays qui vit au rythme des purges massives.

« Cela fait un an qu’une épopée a été écrite pendant la plus sombre des nuits », a déclaré le Premier ministre Binali Yildirim lors d’une session parlementaire spéciale à Ankara à laquelle M. Erdogan assistait, première étape d’un programme chargé de commémorations.

M. Erdogan devait se rendre à Istanbul pour participer à plusieurs cérémonies, comme l’inauguration d’un mémorial, avant de retourner à Ankara pour y prononcer un discours à 23h32 GMT, heure précise à laquelle les putschistes ont bombardé l’Assemblée nationale.

Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016, des militaires factieux ont semé la mort à travers le pays à l’aide d’avions de chasse, d’hélicoptères et de chars. Près de 250 militaires et civils anti-putsch ont été tués, et sont élevés aujourd’hui au rang de « martyrs ».

Dans tout le pays, des statues ont été érigées à leur gloire tandis que leurs portraits s’affichent en posters dans le métro d’Istanbul. Des vidéos sponsorisées par le gouvernement racontant l' »épopée du 15 juillet » étaient diffusées à la télévision.

Si la déroute des militaires factieux est saluée par Ankara comme une victoire démocratique, les purges lancées depuis par les autorités ont suscité l’inquiétude de pays européens et d’organisations de défense des droits de l’Homme.

Accusant le prédicateur Fethullah Gülen d’être derrière le putsch, ce que nie l’intéressé, Ankara traque inlassablement ses sympathisants depuis un an: 50.000 personnes ont été arrêtées, plus de 100.000 limogées par vagues successives.

Vendredi encore, plus de 7.000 militaires, policiers et employés de plusieurs ministères ont été radiés par décret-loi.

– ‘Chasse aux sorcières’ –

Le même jour, M. Gülen, un ancien allié de M. Erdogan qui vit en exil aux Etats-Unis, a de nouveau rejeté tout lien avec le « putsch abject » et dénoncé une « chasse aux sorcières » contre ses partisans. Ankara réclame depuis un an à Washington son extradition, sans succès.

Les opposants du président turc l’accusent de dérive autocratique depuis la tentative de coup d’Etat, la plus violente et spectaculaire forme de contestation contre lui depuis qu’il a accédé au pouvoir en 2003.

L’un des épisodes les plus marquants s’est déroulé sur l’un des ponts qui enjambent le Bosphore, rebaptisé depuis le « pont des Martyrs du 15 juillet », où des putschistes ont tiré sur des civils. M. Erdogan doit y inaugurer samedi soir un « mémorial des martyrs ».

Plus puissant que jamais à la faveur d’une révision constitutionnelle controversée, M. Erdogan a balayé les critiques, dénonçant un « manque d’empathie » de l’Occident, avec lequel les relations se sont tendues.

« Plus rien ne sera comme avant le 15 juillet », a déclaré jeudi M. Erdogan lors d’une cérémonie d’hommage aux victimes du coup d’Etat manqué à Ankara, qualifiant la tentative de putsch de « tournant » dans l’histoire de la Turquie.

– ‘Justice anéantie

Les purges lancées après le putsch ont en tout cas bouleversé les institutions: 4.000 magistrats ont été radiés et l’armée turque, la deuxième de l’Otan, est affaiblie, avec le limogeage d’au moins 150 généraux.

Le gouvernement turc affirme que de telles mesures d’exception, prises dans le cadre de l’état d’urgence en place depuis un an, sont nécessaires pour nettoyer l’Etat des éléments gulénistes qui l’ont méthodiquement infiltré pendant des décennies.

Mais, dépassant le cadre des partisans présumés de M. Gülen, cette traque a aussi touché les milieux prokurdes, dont les principaux dirigeants politiques ont été écroués, des journalistes critiques ou encore des ONG.

Ces développements ont profondément polarisé la société entre pro et anti-Erdogan. Alors que tous les partis politiques avaient fait voeu d’unité après le traumatisme du 15 juillet, un an après, le paysage politique est plus fracturé que jamais.

Un mouvement de protestation pour défendre « la justice » conduit par le leader du principal parti d’opposition (CHP), Kemal Kiliçdaroglu, est ainsi parvenu à mobiliser des centaines de milliers de mécontents.

« Au cours de l’année écoulée, (…) les poursuites sont sorties du cadre du droit, la justice a été anéantie », a déploré samedi M. Kiliçdaroglu s’exprimant au Parlement.

Romandie.com avec(©AFP / 15 juillet 2017 17h40)

France/Canada: François Hollande et Justin Trudeau commémorent les batailles d’Arras et de Vimy

avril 9, 2017

 

La bataille de Vimy est considérée comme un événement fondateur de la nation canadienne. Quatre-vingt mille soldats canadiens y ont participé.

Vimy

Justin Trudeau et François Hollande à Arras, dimanche 9 avril. CHRISTIAN HARTMANN / REUTERS

Le président français, François Hollande, et le premier ministre canadien, Justin Trudeau, ont dévoilé dimanche 9 avril au matin un monument en hommage aux victimes de la bataille d’Arras, avant les grandes cérémonies du centenaire de la bataille de Vimy, considérée comme un événement fondateur de la jeune nation canadienne.

Devant environ 3 500 personnes, les deux dirigeants ont présenté au public le « Coquelicot de la paix », immense disque rouge en métal sur lequel ont été coulées des bottes de soldats, place des Héros-d’Arras.

Hollande

Les deux dirigeants ont présenté au public une œuvre commémorative, le « Coquelicot de la paix ». Philippe Huguen / AP

Ils ont déposé les deux derniers disques de cette œuvre en hommage aux morts et blessés durant la bataille d’Arras, soit quelque 100 000 hommes mis hors de combat côté britannique, autant dans les rangs allemands, y inscrivant des messages de paix.

Quatre-vingt mille soldats canadiens

Environ 20 000 personnes, dont une majorité de Canadiens, sont attendues dans l’après-midi au Mémorial national du Canada à Vimy (Pas-de-Calais) pour le 100e anniversaire de cette bataille méconnue, événement majeur des célébrations organisées dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale. Si ce chiffre est atteint, il sera cinq fois plus grand que celui du rassemblement tenu à Verdun en mai 2016.

Trudeau

François Hollande et Justin Trudeau ont rendu hommage aux soldats morts dans les batailles d’Arras et de Vimy. POOL / REUTERS

Parmi les personnalités figurent aussi le prince Charles et de ses deux fils, le duc de Cambridge William et le prince Harry, la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, et le premier ministre français, Bernard Cazeneuve.

L’offensive, qui marque le début de la bataille britannique d’Arras (9 avril-16 mai 1917), constitue un événement fondateur pour la jeune nation canadienne, devenue indépendante cinquante ans plus tôt. Car, pour la première fois, les quatre bataillons canadiens, soit environ 80 000 soldats jusque-là incorporés dans l’armée britannique, conduiront l’assaut sous leurs propres couleurs, gagnant ainsi leurs galons sur la scène internationale.

Lemonde.fr avec AFP

 

Le Japon commémore le bombardement atomique de Hiroshima

août 6, 2016

Les Japonais ont commémoré samedi le premier bombardement atomique de l’Histoire, effectué il y a 71 ans sur Hiroshima. Le maire de cette ville du sud du Japon a appelé le monde à interdire les armes nucléaires.

La cérémonie annuelle a eu lieu quelques mois après la visite historique de Barack Obama, premier président américain en exercice à se rendre à Hiroshima.

Le 6 août 1945, à 08h15 heure locale, un bombardier B-29 américain baptisé « Enola Gay » larguait sur cette cité la bombe atomique « Little Boy ». Trois jours plus tard une autre bombe atomique, « Fat Man », frappait Nagasaki, conduisant à la reddition japonaise le 15 août et à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

D’une puissance équivalant à près de 16 kilotonnes de TNT, la bombe de Hiroshima a causé une déflagration faisant monter la température au sol à 4000 degrés. « Little Boy » a provoqué le jour même et dans les semaines suivantes le décès de 140’000 personnes.

Interdire l’arme nucléaire
Samedi, 50’000 personnes, dont le Premier ministre japonais Shinzo Abe et les représentants de dizaines de pays, ont observé une minute de silence à l’heure exacte où la bombe avait explosé sur Hiroshima.

Au cours de la cérémonie solennelle, le maire de Hiroshima, Kazumi Matsui, a rappelé dans son allocution la visite de M. Obama et son discours historique.

Cette visite « a été la preuve que le profond désir de Hiroshima de ne pas tolérer le ‘mal absolu’ était partagé par le président Obama », a-t-il affirmé. M. Matsui a appelé le monde à prendre des mesures allant vers l’interdiction de l’arme nucléaire, « forme ultime de l’inhumanité ».

Reste de cet événement l’image émouvante d’un Barack Obama serrant la main d’un survivant et en étreignant un autre. M. Obama, « venu pour rendre hommage aux morts », s’était alors exprimé pour un « monde sans armes nucléaires ».

Engagement de Shinzo Abe
Après avoir déposé une couronne de fleurs, Shinzo Abe a de son côté répété samedi que Tokyo continuerait à travailler à un monde sans armes nucléaires. « Je suis convaincu que (la visite de M. Obama) a apporté un grand espoir au Japon, dans le monde et (particulièrement) à Hiroshima et Nagasaki », a-t-il dit.

Hiroshima et Nagasaki sont un symbole dont le souvenir doit être entretenu de par le monde, jugent les Japonais.

Le 25 juillet dernier, près de 500 écoliers et collégiens nippons participaient à une commémoration au Parc du Mémorial de la Paix de Hiroshima, où ils ont déposé le nombre symbolique de 1000 grues japonaises blanches en origami (papier plié) sur la statue de Sadako Sasaki, la petite fille de 13 ans représentant tous les enfants morts à cause de la bombe atomique.

Des collégiens de l’île de la Réunion ont aussi envoyé récemment des milliers de grues, représentant la paix, en signe de solidarité.

Romandie.com avec(ats / 06.08.2016 12h59)