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Canada: Commémorations des victimes de la COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec

mars 10, 2021

Des cérémonies auront lieu le jeudi 11 mars dans la région pour souligner la Journée de commémoration nationale en mémoire des victimes de la COVID-19.

516 personnes sont décédés de la COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec.

© Yoann Dénécé/Radio-Canada 516 personnes sont décédés de la COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Cérémonie à l’hôtel de ville de Shawinigan

Le conseil municipal de Shawinigan tiendra une courte cérémonie en mémoire des victimes de la COVID-19.

Le public est invité à se rendre à 12 h 30 devant l’hôtel de ville, jeudi. Le port du couvre-visage est demandé.

«Les familles et les proches des victimes sont tout particulièrement invitées à y participer», indique la Ville par voie de communiqué.

Les conseillers municipaux souhaitent aussi saisir l’occasion pour rendre hommage «à toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, ont conjugué leurs efforts pour lutter contre cette pandémie».

Minute de silence à Drummondville et Nicolet

Les élus de Drummondville ont prévu tenir une minute de silence devant l’hôtel de ville à 13 h le 11 mars. Ils invitent le public à se joindre à eux.

À Nicolet, les citoyens sont conviés à une cérémonie des roses qui aura lieu à 12 h 50 devant l’oeuvre CovidArt dans le parc Marguerite-d’Youville.

Les villes de Bécancour et de Trois-Rivières mettront quant à elles leurs drapeaux en berne.

Commémorations religieuses

Les églises du diocèse de Trois-Rivières et du reste du Québec feront sonner leurs cloches à 13 h 02 le jeudi 11 mars.

Le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine ouvrira ses portes de 10 h 30 à 18 h et les gens sont invités à déposer des fleurs ou une rose blanche à la basilique. Un organiste sera sur place pour accompagner les gens qui iront se recueillir.

À Shawinigan, la paroisse regroupée Notre-Dame-de-la-Joie dévoilera quant à elle une plaque en souvenir des personnes décédées de la Covid-19, à 13 h 15, à la croix du Calvaire au coin de la 105e avenue et de la 125e rue dans le secteur Shawinigan-Sud.

Une cérémonie se tiendra aussi à l’église Saint-Paul dans le secteur Grand-Mère entre 12 h 30 et 13 h 30. Les clochers et les églises du secteur de Shawinigan-Sud seront aussi illuminés entre 19 h et 19 h 30.

Avec CBC/Radio-Canada

Japon: commémorations, 20 ans après l’attaque au gaz sarin à Tokyo

mars 20, 2015

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe dépose des fleurs dans le métro, en hommage aux victimes de l'attaque il y a 20 ans. REUTERS/Kyodo

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe dépose des fleurs dans le métro, en hommage aux victimes de l’attaque il y a 20 ans. REUTERS/Kyodo

Il y a vingt ans jour pour jour, plusieurs membres de la secte Aum Vérité Suprême, créée par le gourou Shoko Asahara, répandaient du gaz sarin dans le métro de Tokyo. Le bilan de cet attentat inédit a été un énorme choc pour la société nippone : 13 morts et plus de 6 000 personnes intoxiquées. Depuis, la menace terroriste est devenue une préoccupation majeure des Japonais.

Des commémorations se sont tenues ce vendredi 20 mars à la station Kasumigaseki, centre névralgique du gouvernement japonais, au moment où s’était produite l’attaque il y a vingt ans. Pour les Japonais, l’émotion causée par cette attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo a été aussi considérable que les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

C’était la première fois qu’une secte, Aum, cédait à une dérive terroriste et utilisait l’arme chimique dans les transports en commun d’une mégalopole : Tokyo. Aum entretenait des rapports étroits avec la Russie de Boris Eltsine, où la secte comptait 20 000 fidèles. Aum avait importé de Russie des armes, un hélicoptère, plusieurs centaines de tonnes de produits chimiques.

Son gourou, Shoko Asahara, un maître de yoga d’origine coréenne, était proche de la Corée du Nord. Il avait réussi à attirer jusqu’à 10 000 fidèles. Aum a fait perdre à la société japonaise son innocence, elle pensait que sa sécurité était assurée. Les Japonais ont rejeté les enfants perdus de Aum, comme si leur folie ne les concernait pas.

Aujourd’hui, les familles des victimes de l’attaque au sarin demandent à ce que la douzaine de dirigeants de Aum, condamnés à mort, soit exécutée. Le souvenir est d’autant plus vif que se tient actuellement le procès du dernier suspect à avoir été arrêté, en juin 2012.

Selon les autorités judiciaires, Aum a commis cet attentat pour créer une situation de désordre visant à perturber les efforts de la police qui enquêtait sur ses pratiques, et dans le but ultime de concrétiser les prédictions apocalyptiques d’Asahara.

Malgré les témoignages et les livres, les évènements de 1995 restent en partie inexpliqués. Le Japon n’a retenu aucune leçon de cette attaque au sarin. Il est aujourd’hui rattrapé par le terrorisme au Moyen-Orient où plusieurs Japonais ont été tués récemment.

Rfi.fr correspondant à TokyoFrédéric Charles