Posts Tagged ‘Commerçant’

France: Les commerçants attendent sans grand espoir les annonces du gouvernement sur une éventuelle réouverture

novembre 11, 2020


Jean Castex annoncera ce jeudi la décision du gouvernement sur le sort des commerces fermés depuis le début du reconfinement. La tendance n’est pas à une réouverture imminente.


Les librairies ont dû fermer leurs portes depuis le début du reconfinement.

La décision de rouvrir ou non les commerces jugés «non essentiels» sera annoncée ce jeudi à partir de 18 heures par Jean Castex. «Pour l’instant, il n’y a rien d’arbitré», dit-on au ministère de l’Économie, où l’on rappelle que la décision sera prise ce même jeudi en conseil de Défense, en comité restreint autour d’Emmanuel Macron. Certes le président avait annoncé «espérer rouvrir certains commerces» dès cette semaine. Mais en coulisses, si Bercy plaide en faveur d’une réouverture des petits commerces avec un protocole renforcé, l’arbitrage avec la situation sanitaire toujours préoccupante pourrait bien ne pas tourner en faveur des commerçants. «Ce qui se dessine, c’est que l’arbitrage se fera plutôt du côté de la santé et qu’il ne devrait pas y avoir de relâchement à la fin de la semaine pour les petits commerces», explique une source bien informée.

La décision n’est certes pas entérinée, mais les associations et fédérations de commerçants s’inquiètent déjà d’une prolongation du confinement sous ses modalités actuelles. «On attend la réouverture la plus rapide possible, les commerçants sont à bout, explique le vice président de la Fédération française des associations de commerçants Lionel Saugues. Les aides ne suffiront pas face à la situation économique de nos commerçants et artisans, d’autant que l’on rentre dans les 3 mois les plus importants de l’année, avec les fêtes de fin d’année et les soldes. S’ils ratent cette période, on ira droit à l’hécatombe.»

Arbitrage

«L’arbitrage entre santé et économie est très complexe et on n’a absolument pas la main dessus, reconnaît Charles Znaty, le président du Medef Paris. On nous dit qu’à l’échéance prévue, il y aura une réévaluation globale de la situation pour envisager des ajustements et on est tous suspendus à cela. Mais vu les données des services de réanimation, il n’y a pas de quoi penser que les mesures seront levées.» Charles Znaty redoute une telle décision à l’heure où «les entreprises se projettent dans les fêtes de fin d’année et de la clôture des comptes du 31 décembre». «Beaucoup disent que le mur est infranchissable, il y a une grande angoisse qui monte», conclut-il.

«On a des informations contradictoires tous les jours, fulmine de son côté Jean-François Ferrando, le président la Confédération nationale des très petites entreprises. Nos commerçants ne savent pas à quelle sauce ils seront mangés demain, or il n’y a rien de pire dans une activité économique que l’absence de visibilité sur l’avenir.»

Jauge renforcée et prises de rendez-vous

Du côté du cabinet d’Alain Griset, ministre chargé des PME, on explique que «des consultations très actives avec l’ensemble des fédérations professionnelles pour les accompagner dans leur réouverture» ont lieu chaque jour. Mais on assure aussi qu’il n’y a «pas encore de visibilité sur le jour de réouverture». De ces consultations devra naître un nouveau protocole, plus strict, pour ce fameux jour de réouverture. De nombreuses propositions ont été faites par les acteurs concernés, dont une jauge renforcée (elle est aujourd’hui de 4 mètres carrés par client), des prises de rendez-vous dans les commerces où c’est faisable, des horaires élargis, la possibilité d’installer des comptoirs de vente en extérieur ou même l’obligation de télécharger l’application StopCovid pour rentrer dans un commerce. Reste à savoir ce qui sera retenu et, surtout, quand les commerçants pourront les mettre en place.

Avec Le Figaro par Louis Heidsieck

Congo: la police sanctionne un Sénégalais pour défaut de chat dans sa boutique

novembre 22, 2017

 

Le premier à ne pas y croire est le propre commerçant originaire de Dakar qui a versé cet argent à un groupe de policiers débarqués dans sa boutique à bord d’un véhicule de patrouille.Ces mêmes policiers se sont demandés comment le pauvre Sénégalais a mordu aussi facilement à leur ingéniosité?Ils se sont partagés la somme de 100000 frs cfa assis confortablement dans un bar de Nkombo au nord de Brazzaville.

Au Congo,la police a toujours ignoré sa mission régalienne qui est celle de garantir la sécurité des populations et de leurs biens.Bien au contraire,ces mêmes populations sont devenues ces victimes.Qui ignore au Congo,que les plus grands braquages sont l’œuvre des policiers eux mêmes ?

Des bandits appelés communément «  Bébés Noirs » sont entretenus gracieusement par la police pour terroriser les populations d’une part et soutirer des fonds au Trésor public de l’autre.Au Congo,chaque interpellation est sanctionnée par une somme minimum de 22000 frs,variant selon les commissariats de police,d’où la recrudescence des interpellations fantaisistes.

La communauté ouest-africaine est la principale cible des policiers Congolais qui en ont trouvé un filon pour arrondir leurs fins du mois.Un deal auquel participe aussi parfois les mêmes sujets Ouest-africains.Généralement,exerçant dans le commerce,certains Ouest-africains trouvent en quelques responsables de la police une protection entretenue à coups de millions.

Les moins nantis d’entre eux,subissent comme le Congolais lambda,la folie de cette police.C’est la cas de Fall,un jeune sénégalais bien connu dans ce quartier Nkombo dans la périphérie nord de Brazzaville.

Un groupe de policiers en quête de quelque chose pour se soûler la gorge lui ont rendu visite et obtenu de lui ingénieusement la somme de 100000 frs. Ces policiers se sont inventés un contrôle des papiers d’abord,avant celui de l’effigie de Sassou Nguesso ( obligatoire dans les boutiques des étrangers).

N’ayant constaté aucune infraction chez le pauvre Sénégalais,l’un des policiers va lui demander où se trouve son chat.La réponse négative de Fall fera leur affaire. « T’as pas un chat,et comment protèges-tu ta marchandise ?…C’est une infraction et tu dois payer une amende,soit nous te celons la boutique ».

Voilà,le commerçant obligé de négocier à 100000 frs l’amende de 200000 frs inventée par les policiers.Il a été accusé de défaut de chat dans sa boutique.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Gabon: décès d’un jeune commerçant qui s’était immolé par le feu pour protester contre la police

novembre 7, 2015

Libreville – Un jeune commerçant gabonais qui avait tenté dimanche de s’immoler par le feu à la préfecture de police de Libreville après s’être fait confisquer sa marchandise, est décédé vendredi de ses blessures, rapporte samedi le quotidien national l’Union.

Le jeune homme, grièvement brûlé, avait été hospitalisé en soins intensifs à l’Hôpital militaire de la capitale gabonaise. Il s’agit du premier cas connu d’immolation par le feu au Gabon.

Bérenger Obame Ntoutoume, 28 ans, s’était rendu dimanche à la préfecture de police afin de protester contre la saisie de ses ballots de fripes par des policiers dans le quartier commerçant de l’ancienne gare routière, rappelle le quotidien: face au refus de ces policiers de lui restituer sa marchandise, il avait tenté de s’immoler dans l’enceinte de la préfecture.

La mort de ce commerçant gabonais aura-t-elle un impact positif dans la lutte contre les mauvaises pratiques décriées chez des agents des forces de l’ordre?, s’interroge le journal.

Selon des proches cités dans la semaine par l’Union, il subissait régulièrement des tracasseries de la part des policiers de la zone.

Un officier de police judiciaire, également cité par le quotidien, a pour sa part affirmé que cette zone située en bordure du principal marché de la capitale, Mont-Bouët, était strictement interdite aux commerçants et que les policiers avaient ordre de les faire déguerpir.

Mi-octobre, plusieurs commerçantes du même quartier avaient protesté nues contre leur dispersion forcée et les violences policières qu’elles disaient avoir subies. Elles ont depuis été condamnées à trois mois de prison avec sursis pour attentat à la pudeur et troubles à l’ordre public.

Malgré d’importantes richesses pétrolières et minières, plus d’un tiers de la population gabonaise vit dans la pauvreté et le taux de chômage officiel dépasse 30% chez les jeunes, qui pour la plupart se débrouillent dans le secteur informel.

Romandie.com avec(©AFP / 07 novembre 2015 11h53)

Danané: Un commerçant tué par des inconnus sur l’axe Danané-Sipilou

juillet 18, 2011

Danané – Un commerçant de Danané, ouest, région des 18 Montagnes, Bakary Sidibé, la cinquantaine passée, a été tué par des inconnus sur l’axe Danané- Sipilou.

Le commerçant qui revenait du marché de Zoupleu, à 57 km de Danané, est tombé dans une embuscade tendue par ces personnes qui l’ont étranglé à l’aide d’une attache en caoutchouc nouée au cou et brisé des côtes.

Les assassins ont toutefois abandonné sur place la marchandise, la moto et 150.000 F retrouvés sur la victime.

Une enquête est ouverte par la gendarmerie pour retrouver les coupables, a appris l’AIP.

Ce crime crapuleux s’ajoute à plusieurs autres commis sur le même axe routier traversant la zone la plus montagneuse du département, ajoute-t-on.

(AIP)

Congo: Hommage à Jean-Baptiste Fila, à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort

décembre 14, 2009

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Jean-Baptiste Fila est mort depuis 50 ans. Une mort qui a, aujourd’hui, atteint l’âge des noces d’or. Et cet hommage est une rose d’or à lui offrir dans la beauté pionnière de ses mérites pour notre belle capitale : Brazzaville.

Né vers 1910 à Makondo dans le district de Boko au sud de Brazzaville, de Mayika son père aux nombreux enfants, et, de Ndziendolo sa mère dont il fut un rejeton de fils unique sorti du ventre maternel. De ce père polygame – au style traditionnel – il était entouré dans sa filiation paternelle de deux frères jumeaux : tata Bazounzi et tata Batsimba et beaucoup d’autres frères.

Adolescent, il vint à Brazzaville en tant que catéchumène pour apprendre les rudiments du catéchisme auprès des pères du Saint-Esprit.

Débrouillard comme tout bon moukongo, dès qu’il commença des petites activités lucratives, il acquit une parcelle dans la commune de Bacongo où il ouvrit un petit commerce de proximité très courant à l’époque afin de pouvoir  joindre les deux bouts du mois, pour  nourrir sa famille.

La traversée de la rive gauche du fleuve Congo sollicita son esprit et prit le courage de s’intéresser  au passage régulier pour se rendre à Kinshasa en République démocratique du Congo.

Grâce à sa fibre énergique et à son habileté, il débuta ce commerce de fortune par l’achat des petites marchandises très prisées telles que : allumettes, bougies, biscuits, savons de toilette et de lessive, sardines, boîtes de corn-beef et autres boîtes de conserve. Cette gamme de marchandises vendues, sur une table déposée au coin de sa parcelle, était soumise à une orthodoxie financière à la gestion rigoureuse lui ayant permis de vite prospérer. Une prospérité, aux racines profondes dont les branches de ses différentes activités dans leur croissance, fleurissait en donnant de bons fruits par l’ouverture d’un magasin à l’avant de sa parcelle. Son rêve de commerçant avec un fonds d’établissement vit le jour.

Le succès de ses affaires dans cette jeune capitale lui donna l’occasion de construire une maison moderne dans la rue Bergère, près du temple protestant de Bacongo pour laquelle il obtint le prix de la ‘’meilleure concession’’ de la Commune. La croissance exponentielle de son commerce lui permit  d’acheter un camion de transport pour se rendre en brousse et dans les contrées lointaines afin d’y acheter des aliments prisés appréciés par sa clientèle, comme le manioc, du gibier et autres ingrédients.

A chaque retour de sa tournée, il réservait toujours de la nourriture pour ses amis et donnait à manger aux plus démunis. Il était imbu d’une générosité remarquable.

L’onction de la renommée reçue pour sa villa lui permit d’abriter les réunions politiques de l’Abbé Fulbert Youlou, alors maire de Brazzaville et candidat à la présidence du pays, lorsqu’il deviendrait indépendant. L’Abbé y recevait ses collègues de la République centrafricaine, à savoir le futur président Barthélemy Boganda ainsi que les notables nationaux tels que Nzalakanda et bien d’autres.

Durant ces occasions frappées du sceau de l’amitié et d’exquise courtoisie, sa fille aînée Marcelline Fila faisait montre d’habitudes civilisées sorties du moule de l’internat des religieuses de St Joseph de Cluny qui lui avaient appris à dresser la table à la manière européenne avec une dextérité ornementale. A cet effet, le service des  convives pouvait enfin assouvir la faim des hôtes de marque.

Fila Jean-Baptiste apporta son soutien indéfectible à la cause politique de l’Abbé Fulbert Youlou et n’épargna aucun sou pour financer sa campagne aux premières présidentielles. Il mourut, le jeudi 29 octobre 1959, sur le pont de la Loufoulakari – à l’endroit où le résistant Boueta-Bongo fut décapité et jeté dans l’eau par les colonisateurs – au moment où il était de retour du village paternel avec ses frères pour la construction des pierres tombales du clan paternel.

Il était du clan Pandzou et de la même lignée que le résistant. Fila ‘’celui qui accompagne’’ réussit sa mission de ‘’Jean-Baptiste’’ auprès de Fulbert Youlou. Cette mort inopinée, bouleversa et poussa l’Abbé de l’inhumer à ses frais à l’entrée du premier cimetière de Moukondzi-Ngouaka, à l’ombre de l’arbre de fer où il a reposé pendant des années.

En 1989, ses restes mortuaires furent transférés au village  Loua conformément à sa volonté. En effet, avant de mourir, monsieur Fila avait émis le vœu d’être enterré  au terrain de Loua qu’il avait acquis quelques années auparavant pour ses enfants. Sa fille Marcelline Fila, prit cette initiative, à l’occasion du trentième anniversaire de sa mort, de le faire avec le concours de ses frères et sœurs.

Pour honorer sa mémoire, la municipalité de Brazzaville avait donné son nom à une rue de la commune de Makélékélé. Celle-ci commence à Bacongo au marché Commission et se profile aux abords du marché Bourreau pour se terminer vers le Fleuve Congo. Véritable cadeau magnifique, les citadins qui la parcourent, laissent dans l’urbanité de la peau, la marque de leur passage au martèlement rythmé, faisant résonner le cœur de Jean-Baptiste Fila.

Bernard NKOUNKOU