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Confinement : ces commerces « non essentiels » qui s’installent dans la rue

mars 27, 2021

Dans plusieurs villes confinées, les commerces fermés ont été autorisés par la mairie à prendre place sur le trottoir, raconte Europe 1.

A Antibes, les commercants se sont installes devant leur boutique.
A Antibes, les commerçants se sont installés devant leur boutique.© Patrice Lapoirie / MAXPPP / PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP

Dans des dizaines de milliers de villes en Franceles commerce jugés « non essentiels » ont été contraints de fermer une nouvelle fois leur porte après le semi-confinement décrété dans 19 départements, pour endiguer la troisième vague de Covid-19. Mais les mairies de plusieurs communes ont décidé de passer outre cette interdiction, en autorisant par arrêté municipal les boutiques fermées à s’installer… dans la rue, rapporte Europe 1.

C’est notamment le cas de Cannes, Menton et Antibes dans les Alpes-Maritimes, ou encore de Dunkerque et Boulogne-sur-Mer, dans le nord de la France. Un soulagement pour les commerçants de ces villes, meurtris par la crise sanitaire, qui devrait cependant être de courte durée. Les préfectures pourraient en effet intervenir et sévir face à ce type d’initiative… Celle des Alpes-Maritimes a déjà demandé aux maires de mettre fin à ces pratiques. 

Pas de bénéfices mais le moyen de « payer son loyer »

Pour l’heure, il est donc assez commun de trouver des enseignes installées sur le trottoir dans ces communes. À Cannes, Jessica Lefort a par exemple recréé l’univers de sa boutique dans la rue, avec une penderie garnie de chemises sur cintres et une table recouverte de bijoux, raconte Europe 1. « On respecte toutes les mesures de sécurité, on est masqué et il y a du gel », plaide la commerçante auprès de la radio. Cette autorisation lui permet de limiter la casse, sans néanmoins faire de bénéfices. « Il s’agit seulement de pouvoir payer mon loyer et de travailler dignement », confie-t-elle. 

Pour la directrice du commerce à la municipalité de Cannes Mathilde Bernard, « c’est essentiel de répondre à cette demande de nos commerçants » en cette période de « grosse difficulté ». Son but : faire de Cannes « un marché à ciel ouvert, puisque les activités non alimentaires sont autorisées sur les marchés ». L’initiative plaît en tout cas aux habitants, qui la jugent « indispensable ». « Sinon, où va-t-on ? C’est quand même un palliatif de pouvoir venir en ville et voir les trottoirs un petit peu animés », se réjouit une Cannoise au micro d’Europe 1.

Avec Le Point 

Alimentation : la volaille américaine consommée au Congo-Brazzaville est saine et nutritive

décembre 30, 2020

Le Conseil Américain pour l’Exportation de la Viande de Volaille et des Œufs, en sigle en anglais USAPEEC, a rassuré dans un communiqué de presse la population congolaise sur la qualité du poulet américain présent au Congo – Brazzaville. 

Logo Usapec

Essentiellement importée sous la forme de cuisses de poulet, la volaille américaine commercialisée au Congo est saine et de haute qualité. C’est la même viande qui est consommée aux Etats-Unis et dans le monde entier.

Avant son départ des États-Unis, la viande de volaille est soigneusement contrôlée par le Service d’inspection et de contrôle de la sécurité sanitaire (FSIS, Food Safety Inspection Service) du ministère de l’Agriculture des Etats-Unis (USDA). Ce service s’assure que la viande est salubre, saine et correctement étiquetée. Suite à cette inspection, chaque carton de volaille est estampillé avec le cachet de l’USDA. 

Une volaille de qualité

A son arrivée au Congo, la volaille américaine fait l’objet de nouveaux contrôles effectués par les autorités locales qui doivent confirmer la qualité et la salubrité de la viande avant sa distribution et commercialisation sur le territoire.

Généreuse, tant par sa forme et ses valeurs nutritionnelles, la cuisse de poulet américaine comprend le haut de la cuisse et le pilon. Le poulet américain est élevé selon des normes strictes et rigoureuses.  Il vit dans d’excellentes conditions et reçoit une saine alimentation, sans hormones et des soins vétérinaires appropriés.

La chair du poulet américain est tendre et goûteuse

Elle est riche en nutriments et vitamines essentielles. Elle contient neuf acides aminés indispensables à l’organisme. C’est une excellente source de protéines. Or, les protéines contribuent au renouvellement des tissus musculaires, de la peau et des os. Elles fournissent de l’énergie et boostent la formation des enzymes digestives.

Par ailleurs, la volaille américaine est aussi une viande maigre faible en calorie qui contient peu de lipides et de cholestérol comparé aux autres viandes. Quand on enlève sa peau, le poulet américain est l’allié idéal d’un régime alimentaire équilibré lorsque l’on souhaite perdre du poids. Enfin, il procure aussi une sensation de satiété, un effet rassasiant qui freine les envies de grignotage.

Le poulet américain contient des vitamines A et E

Enfin, au niveau nutritionnel, le poulet américain contient des vitamines A et E. C’est aussi une bonne source pour les vitamines du groupe B, notamment la niacine (Vitamine B3) et la vitamine B6 qui sont importantes pour le système immunitaire. Elles contribuent à maintenir un taux de glycémie stable tandis que la vitamine B7 aide la croissance des cellules. La vitamine B12, quant à elle, agit au niveau des cellules nerveuses et de la circulation des globules rouges. Associée à la choline, elle favorise le développement neurologique et cérébral chez l’enfant ainsi que les capacités cognitives chez l’adulte. Toutes ces qualités font que le poulet américain est apprécié dans plus de 130 pays dans le monde.

La volaille se conserve 1 à 2 jours maxi au réfrigérateur et 6 à 9 mois au congélateur

Pour bénéficier pleinement de toutes les qualités nutritives de la volaille américaine, la représentante de l’USAPEEC pour l’Afrique Subsaharienne, Mme Zelda Sharp recommande de conserver la volaille fraîche 1 à 2 jours maxi au réfrigérateur et de 6 à 9 mois au congélateur.

Elle ajoute que lorsqu’elle est cuisinée, la volaille se conserve 3 à 4 jours au réfrigérateur et 4 mois au congélateur.  L’organisation recommande aussi de faire décongeler la viande de volaille au réfrigérateur ou dans une bassine d’eau mais pas à l’air libre car cela pourrait entrainer des risques de contaminations. Accessible à toutes les bourses, le poulet américain se cuisine de nombreuses manières. Il épouse parfaitement nos saveurs locales congolaises. Grillée, poêlée, braisée ou en brochettes, la viande de volaille américaine ravit les papilles des petits et des grands. C’est l’aliment idéal pour diversifier l’alimentation quotidienne de toute la famille.

La cuisse de poulet américaine est en vente chez de nombreux importateurs de produits congelés dont CMP et les Ets Guénin

 Elle est aussi certainement vendue dans une chambre froide ou boucherie proche de chez vous. Alors n’hésitez pas à manger plus de poulet américain. Pendant la campagne de promotion qui est actuellement en cours, de nombreux cadeaux sont à gagner grâce à notre sponsor CMP. Pour jouer, il suffit de connaître les bienfaits du poulet américain et de nous suivre sur les réseaux sociaux (Facebook : USAPEEC BZV CG), à la télévision et à la radio sur les chaines locales.

Avec Adiac-Congo par Kriss Brochec

Canada: Québec limite le nombre de clients dans les commerces

décembre 2, 2020

Tous les commerces du Québec devront limiter le nombre de clients qu’ils accueillent en fonction de leur superficie, et ce, à compter de vendredi, a annoncé mercredi la vice-première ministre Geneviève Guilbeault.

Les clients devront patienter davantage à l'extérieur des commerces.© Ivanoh Demers/Radio-Canada Les clients devront patienter davantage à l’extérieur des commerces.

Craignant une flambée de cas de COVID-19 dans la province à l’approche des Fêtes, le gouvernement Legault impose une série de mesures supplémentaires dans les commerces en cette période d’achalandage élevé dans les magasins.

Par conséquent, tous les commerces de la province se verront imposer une limite maximale de clients dans leur établissement afin d’y préserver la distanciation sociale, a indiqué Geneviève Guilbault. Pour déterminer la capacité limite d’accueil d’un commerce, les autorités diviseront par 20 la superficie du magasin en mètres carrés.Publicité

Pour les commerces et boutiques de 20 mètres carrés et moins, ce sera un client à la fois, a précisé la ministre.

De plus, les commerces auront l’obligation «d’afficher de manière très visible et très claire» le nombre maximum de clients autorisés dans le commerce en question, a signalé Mme Guilbault.

Enfin, les commerces devront veiller à faire respecter toutes les autres mesures sanitaires et de distanciation déjà en vigueur dans les endroits publics intérieurs, notamment la distanciation de deux mètres entre les clients, autant dans le magasin que dans les files d’attente, et le port du couvre-visage.

Des amendes aux contrevenants

La vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbaut, rend obligatoire le respect du nombre de clients autorisés dans les commerces en période de pandémie.© Sylvain Roy Roussel/Radio-Canada La vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbaut, rend obligatoire le respect du nombre de clients autorisés dans les commerces en période de pandémie.

Les policiers et les inspecteurs de la CNESST intensifieront leurs visites dans les commerces pour s’assurer du respect de ces nouvelles mesures qu’impose Québec, a précisé la ministre Guilbault. Les contrevenants ainsi que les clients récalcitrants s’exposent à des amendes de 1000 à 6000 $.

Expliquant que ces mesures, qui ne sont pas nouvelles en soi, étaient déjà recommandées par la santé publique aux propriétaires de commerces québécois, la ministre Guilbault a tenu à préciser que «la différence», c’est qu’à compter de vendredi, elles seront obligatoires partout.

Accueil favorable des détaillants

Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) se réjouit de la décision du gouvernement de laisser ouverts les commerces et encourage les détaillants à continuer de respecter les règles de la santé publique.

«Les majorités des détaillants agissent déjà de façon responsable pour appliquer les règles sanitaires et de distanciation exigées. Ils y seront encore plus assidus pour conserver leur privilège d’ouverture en cette période importante d’achalandage», écrit dans un communiqué le directeur général du CQCD, Stéphane Drouin.

Pour lui, la «priorité est que les commerces puissent rester ouverts pendant les prochaines semaines malgré quelques défis de gestion qui s’ajouteront».

Il invite les clients à «changer leurs habitudes de magasinage pour les Fêtes, afin de minimiser le nombre de personnes dans les lieux publics, soit par l’achat en ligne ou en favorisant des périodes d’achalandage plus calmes au lieu des périodes de pointes habituelles, tout en continuant de prioriser l’achat local».

Avec Radio-Canada par Stéphane Bordeleau

Biden ne reviendra pas dans l’immédiat sur l’accord commercial USA-Chine

décembre 2, 2020

BIDEN NE REVIENDRA PAS DANS L'IMMÉDIAT SUR L'ACCORD COMMERCIAL USA-CHINE

© Reuters/LEA

BANGALORE (Reuters) – Joe Biden ne reviendra pas dans l’immédiat sur l’accord commercial provisoire conclu par Donald Trump avec la Chine, a déclaré le président élu des Etats-Unis cité mercredi par le New York Times.

« Je ne prendrai aucune initiative immédiate et cela s’applique aux droits de douane », a déclaré Joe Biden dans une interview avec un éditorialiste du New York Times. « Je ne vais pas limiter mes options. »

Dans le cadre de cet accord commercial dit « de phase 1 », signé en début d’année, la Chine s’est engagée à augmenter d’au moins 200 milliards de dollars (166 milliards d’euros) sur 2020 et 2021 ses achats de produits et services américains.

Cet accord maintient en outre des droits de douane américains de 25% sur toute une gamme de biens et de composants industriels chinois représentant 250 milliards de dollars et des mesures de rétorsion chinoises sur plus de 100 milliards de dollars d’importations en provenance des Etats-Unis.

D’après Joe Biden, qui entrera en fonction en janvier, la meilleure stratégie face à la Chine consiste en premier lieu à mettre les Etats-Unis et leurs alliés sur « la même ligne ».

Le président américain élu a ajouté qu’il ciblerait les « pratiques abusives » de la Chine, notamment « le vol de propriété intellectuelle », les « subventions illégales » aux entreprises et les transferts de technologie forcés, selon le New York Times.

Avec Reuters par (Aakriti Bhalla et Shubham Kalia; version française Bertrand Boucey)

Russie-Chine: Moscou et Pékin veulent moins utiliser le dollar pour leur commerce

septembre 11, 2018

Le président russe Vladimir Poutine (D) et son homologue chinois Xi Jinping, lors d’un forum économique à Vladivostok le 11 septembre 2018 / © POOL/AFP / SERGEI CHIRIKOV

Vladimir Poutine a assuré mardi que Moscou et Pékin comptaient utiliser davantage leurs monnaies nationales, et non le dollar, pour leurs échanges commerciaux en bonne voie pour atteindre un niveau record sur fond de tensions entre la Russie et les Occidentaux.

« La partie russe comme la partie chinoise ont confirmé leur intérêt à utiliser de manière plus active les monnaies nationales pour les règlements communs », a déclaré le président russe après avoir reçu son homologue chinois Xi Jiping lors d’un forum économique à Vladivostok, dans l’Extrême orient russe.

« Cela renforcera la stabilité du traitement par les banques des opérations d’import-export dans les conditions de risque persistant sur les marchés mondiaux », a-t-il ajouté.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de sanctions économiques de plus en plus dures imposées par les Occidentaux à la Russie depuis l’éclatement de la crise ukrainienne en 2014.

Les Etats-Unis ont encore durci leur arsenal ces derniers mois sur fond d’accusations d’ingérence russe dans l’élection de Donald Trump en 2016 et d’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille en Angleterre en mars.

De son côté, la Chine est engagée dans une guerre commerciale avec les Etats-Unis depuis l’introduction par Washington de barrières douanières sur certains produits chinois, ce à quoi Pékin a répliqué par ses propres mesures.

Les relations économiques et diplomatiques entre la Chine et la Russie se sont renforcées ces dernières années alors que des tensions surgissaient entre Moscou et les Occidentaux.

Selon M. Poutine, le volume des échanges commerciaux entre Pékin et la Chine ont augmenté d’un tiers sur un an au premier semestre, atteignant 50 milliards de dollars.

« Il y a toutes les raisons de penser que d’ici à la fin de l’année, nous arriverons au niveau record de 100 milliards de dollars », a insisté le président russe.

Dès le début de la rencontre, il avait salué « des relations de confiance en matière politique, de sécurité et dans la sphère militaire ».

« Notre amitié se renforce tout le temps », avait assuré son homologue chinois, appelant à atteindre « une nouvelle altitude » dans les relations.

Des soldats chinois participent aux exercices militaires Vostok-2018 lancés mardi par l’armée russe dans l’Extrême orient russe avec l’implication de moyens sans précédent.

Romandie.com avec(©AFP / (11 septembre 2018 13h33)

Les limousines « made in Russia » lancées sur le marché

août 29, 2018

La limousine russe Sénat, présentée le 29 août 2018 à Moscou, s’inspire du design de la limousine ZIS-110 conçue pour Staline dans les années 1940. / © AFP / Alexander NEMENOV

La Russie a officiellement lancé mercredi une marque de voitures de luxe, comprenant parmi ses modèles la nouvelle limousine utilisée par Vladimir Poutine et espérant pousser les consommateurs russes très fortunés à se détourner des marques occidentales.

Le ministre russe du Commerce, Denis Mantourov, a dévoilé à l’occasion du salon automobile de Moscou les deux premiers modèles proposés par cette marque, baptisée Aurus: la limousine Sénat et une berline plus petite, également nommée Sénat.

La limousine Sénat avait été utilisée par Vladimir Poutine en mai pour se rendre à la cérémonie d’investiture de son quatrième mandat présidentiel, alors que le chef de l’Etat russe privilégiait jusqu’alors le constructeur allemand Mercedes.

L’usage d’une voiture 100% « made in Russia » fait écho à la tradition soviétique, lorsque les dirigeants utilisaient exclusivement des véhicules construits en URSS.

« Il y a une demande pour les produits high-tech de qualité dans notre pays, en particulier pour une voiture d’une telle classe », a déclaré à l’AFP le designer principal d’Aurus, Vadim Pereverzev, en marge de la présentation des deux modèles.

« Les consommateurs de telles voitures, vous pouvez dire qu’ils sont fatigués des Rolls-Royce, Mercedes ou Maybach », a ajouté M. Pereverzev, passé par Fiat et Alfa Romeo avant de revenir en Russie.

Ce lancement arrive quelque jours après celui par le célèbre fabriquant d’armes Kalachnikov d’une voiture électrique, la CV-1, au design inspiré d’une voiture soviétique des années 1970.

La limousine Senat avait été utilisée par le président Vladimir Poutine le 7 mai 2018 lors de cérémonie marquant son nouveau mandat à la tête de la Russie / © SPUTNIK/AFP/Archives / Sergei GUNEYEV

Vadim Pereverzev reconnaît lui aussi s’être inspiré des voitures soviétiques pour dessiner l’Aurus Senat, évoquant la limousine ZIS-110 conçue pour Staline dans les années 1940.

« Je dirais que c’est plus cette époque qui a inspiré nos designers: une époque de brillants succès pour notre État, quand des voitures comme ZIS (aujourd’hui rebaptisé ZIL) sont apparues », a-t-il déclaré.

Aurus est développé par une entreprise d’Etat nommée Nami, qui détient une participation de contrôle, en collaboration avec le groupe russe Sollers, propriétaire notamment de la marque de véhicules utilitaires UAZ.

Plus de 12 milliards de roubles (150 millions d’euros au taux actuel) ont été investis par l’État russe dans le projet, le ministre du Commerce Denis Mantourov précisant qu’un groupe émirati, Tawazun, a investi 110 millions d’euros dans le projet.

« Nous n’allons pas vendre ces véhicules uniquement en Russie, nous allons les vendre à l’étranger », a déclaré le PSG d’Aurus, l’Allemand Franz Gerhard Hilgert, ajoutant que le prix des modèles sera compris « quelque part entre Mercedes et Rolls-Royce ».

Romandie.com avec(©AFP / (29 août 2018 18h45)

Guerre commerciale Chine-USA: le porc chinois courbe l’échine

août 22, 2018

L’impact de la guerre commerciale « n’a pas été drastique », pour l’éleveur de porcs Jia Tiechui, et sa ferme située à Baiyang, dans la province du Henan, en Chine / © AFP/Archives / GREG BAKER

Monsieur Jia, un éleveur de porcs du centre de la Chine, nourrit ses 18.000 bêtes avec du soja. Mais satisfaire l’appétit vorace des mammifères devient chaque jour plus coûteux avec la guerre commerciale entre Pékin et Washington.

Le prix du mélange céréalier, composé d’un cinquième de soja, a grimpé depuis que les douanes chinoises ont imposé en juillet des taxes additionnelles de rétorsion de 25% sur ces graines jaunes en provenance des Etats-Unis.

A l’heure où la Maison Blanche devrait imposer jeudi de nouveaux tarifs douaniers sur des produits chinois, la Chine s’interroge. Comment répliquer à l’Amérique, sans pénaliser trop durement sa propre économie nationale?

Le géant asiatique est le plus grand acheteur mondial de soja. Il l’utilise pour fabriquer de l’huile de cuisson ou de l’alimentation animale. En 2017, un tiers du soja dont le pays avait besoin a été importé des Etats-Unis.

Jusqu’à présent, l’impact de la guerre commerciale « n’a pas été drastique », déclare l’éleveur de porcs Jia Tiechui devant sa ferme située à Baiyang, dans la province du Henan.

Mais il sera contraint d’utiliser un produit de substitution pour nourrir ses bêtes si ses marges se réduisent trop.

« On peut remplacer la pulpe de soja par des graines de coton », explique-t-il en inspectant des rangées d’énormes truies enceintes qui grouinent en attendant leur pitance.

Les porcs de l’exploitation de monsieur Jia sont nourris avec une préparation qui contient un cinquième de soja / © AFP/Archives / GREG BAKER

« Si les coûts continuent à grimper, et à condition que cela n’entrave pas la croissance des cochons, on choisira ce plan B. »

– Trump visé –

Issue une famille de cultivateurs de maïs, Jia Tiechui a aujourd’hui une seule préoccupation: le prix auquel il pourra vendre ses porcs. Le coût de l’alimentation est secondaire.

« Quand les prix de vente du porc sont bons, cela n’est pas trop grave si le coût des aliments se renchérit, nos revenus ne s’en trouvent pas trop affectés. Mais le pire, c’est quand le marché baisse », explique-t-il.

La Chine est le premier producteur mondial de porc. Elle en produit même trop. Conséquence: malgré la guerre commerciale, les cours devraient rester suffisament bas pour ne pas trop affecter le portefeuille des consommateurs chinois.

Les prix ont atteint leur plus bas niveau en quatre ans début 2018, avant de repartir à la hausse en juin, souligne Feng Yonghui, chercheur pour le site internet chinois spécialisé dans l’industrie porcine Soozhu.com.

L’élevage de porcs de Jia Tiechui, à Yiyang dans le centre de la Chine, comporte 18.000 bêtes / © AFP/Archives / GREG BAKER

Les droits de douane de Pékin sur le soja américain entendent en réalité pénaliser l’électorat rural du président Donald Trump.

Pour autant, les prix de la pulpe de soja ont grimpé de 6,8% en Chine depuis l’imposition des taxes. La tonne est passée de 3.018 yuans (380 euros) fin juin, à 3.223 yuans en août, selon le site spécialisé Soybean Pulp Industry Net.

Des experts conseillent à Pékin plusieurs mesures pour réduire la dépendance chinoise aux Etats-Unis: faire pousser davantage de soja dans le pays, diversifier les sources d’approvisionnement ou promouvoir des substituts.

– Soja brésilien –

Selon Ma Wenfeng, analyste du cabinet Beijing Orient Agribusiness Consultancy, la production nationale de soja pourrait ainsi gonfler de 2 millions de tonnes en 2018.

Mais la Chine ne pourra pas se passer totalement de l’Amérique, car le reste du monde ne produit pas assez de soja pour combler tous les besoins chinois.

Les échanges Chine – Etats-Unis / © AFP / Gal ROMA

Pékin se fournira davantage au Brésil et en Argentine, mais pourrait également importer du soja américain via des pays tiers comme le Vietnam, estime Feng Yonghui, le chercheur.

Dans sa ferme du centre de la Chine, l’éleveur de porc Jia Tiechui dit « ne pas prêter attention » à la guerre commerciale.

« C’est du ressort du gouvernement. On n’a aucune prise sur tout ça », explique-t-il en rattrapant un porcelet échappé de son enclos.

Il garde le sourire: avec le système automatisé de distribution de nourriture qu’il a installé cette année, il n’a désormais besoin que de 20 personnes sur l’exploitation.

« Quand j’étais petit, le porc coûtait 1,4 yuan le kilo, mais on n’avait jamais les moyens d’en acheter. Aujourd’hui, il est à 24 yuans mais on en mange tous les jours », s’émerveille-t-il.

Romandie.com avec(©AFP / (22 août 2018 12h57)

En Chine, le porc et le bœuf américains victimes de la guerre commerciale

août 12, 2018

Un employé du restaurant haut de gamme Stone Sal verse une sauce sur un morceau de boeuf importé des Etats-Unis, le 1er août 2018 à Shanghai / © AFP / –

Taxés par Pékin de droits de douane prohibitifs, le porc et le boeuf américains voient leur prix s’envoler et leur popularité fondre en Chine… au profit de viandes australiennes ou sud-américaines, moins onéreuses et soudain prisées.

Les produits « américains sont devenus tellement hors de prix que nous allons nous approvisionner ailleurs », explique sans ambages Zhang Lihui, directeur à Shanghai du distributeur mondial de viande PMI Foods.

« Pour le boeuf, nous allons acheter davantage de morceaux venant d’Australie, d’Amérique du sud, et même un peu plus du Canada… », sourit-il. PMI Foods a déjà cessé d’importer du porc des Etats-Unis.

Dans la guerre commerciale qui oppose le géant asiatique et les Etats-Unis, les taxes imposées depuis juillet par les autorités chinoises sur les importations de viande américaine la rendent souvent inabordable.

Ce qui « profitera assurément » aux autres pays proposant des alternatives, au détriment des Etats-Unis, souligne M. Zhang.

– Steaks à Shanghai –

Lin Zhengu, propriétaire et chef-cuisinier du restaurant haut de gamme Stone Sal, montre une pièce de boeuf importée des Etats-Unis, le 1er août 2018 à Shanghaï / © AFP /

Si l’issue de la guerre commerciale, qui pénalise un nombre croissant de secteurs, reste difficile à prédire, les exportateurs américains –pour qui le colossal marché chinois reste crucial– devraient être sévèrement pénalisés.

Avant l’entrée en vigueur des tarifs douaniers chinois, les Etats-Unis ont ainsi exporté en juin vers la Chine pour 140 millions de dollars de porc, boeuf et produits associés, soit 10% de leurs exportations dans ce domaine, selon la Fédération américaine des exportateurs de viande.

Par ailleurs, Pékin tend à cibler des produits comme la viande, le soja, le blé ou des composants pétro-chimiques, qu’il peut commodément se procurer ailleurs sur le marché mondial, insiste Julian Evans-Pritchard, analyste du cabinet Capital Economics.

« En imposant des sanctions douanières, vous essayez de faire mal à l’autre partie sans trop nuire à vos propres intérêts », souligne-t-il, prédisant un « vaste remaniement des flux commerciaux ».

L’impact sur le prix des importations chinoises, cependant, devrait rester négligeable, ajoute M. Evans-Pritchard, estimant qu’une partie des fournisseurs américains absorberont eux-mêmes les coûts des surtaxes douanières pour épargner leurs clients et ne pas éroder trop leurs ventes.

Lin Zhengu, propriétaire et chef-cuisinier du restaurant haut de gamme Stone Sal, montre une pièce de boeuf importée des Etats-Unis, le 1er août 2018 à Shanghaï / © AFP /

C’est justement ce dont bénéficie Lin Zhengu, propriétaire et chef-cuisinier du restaurant shanghaïen haut de gamme Stone Sal, réputé pour ses steaks de boeuf américain et australien.

Le coût des morceaux de boeuf américain premium s’est déjà envolé de 30 à 40% en l’espace d’un mois en raison des droits de douane, soupire M. Lin. Mais ses fournisseurs aux Etats-Unis ont décidé d’assumer ce surcoût plutôt que de renchérir drastiquement leurs prix de vente.

Dans ces conditions, le restaurant de M. Lin peut se permettre d’acheter encore du boeuf de l’autre côté du Pacifique: « La seule chose qui nous forcerait à prendre nos viandes ailleurs, c’est si les portes se fermaient entièrement. Pour le moment, nous préférons continuer à travailler avec ces fournisseurs et ces fermes » aux Etats-Unis, explique-t-il à l’AFP.

– Origines de substitution –

La Chine pourrait également être tentée de s’attaquer aux très lucratives exportations américaines dans l’aéronautique, en privilégiant les achats d’appareils Airbus à ceux de Boeing, ou de favoriser les marques automobiles européennes ou japonaises –Pékin complique déjà l’arrivée des lots de voitures américaines.

Lin Zhengu, propriétaire et chef-cuisinier du restaurant haut de gamme Stone Sal, fait cuire un steack de boeuf importé des Etats-Unis, le 1er août 2018 à Shanghaï / © AFP / –

Enfin, le soja, que la deuxième économie mondiale achète massivement aux Etats-Unis pour les besoins de ses élevages en plein boom, n’est pas irremplaçable: le mastodonte chinois de l’agroalimentaire Cofco a confirmé accroître ses achats de soja au Brésil, et d’autres céréales auprès de l’Ukraine et de la Russie.

Même son de cloche chez Shanghai Xinshangshi International Trade Co, important importateur alimentaire qui avait acheté pour 40 millions de dollars de boeuf et de porc aux Etats-Unis l’an dernier: il se tourne désormais vers l’Europe, l’Australie et l’Amérique latine, selon son directeur général Xu Wei.

« Nous pallierons très bientôt le manque » avec des origines de substitution, a expliqué M. Xu. « Ce seront les exportateurs américains » laissés sur le carreaux et privés d’un débouché critique, « qui souffriront le plus », estime-t-il.

Quant au régime communiste, il s’attache à apaiser les inquiétudes sur d’éventuelles pénuries.

Les importations de produits agricoles américains vont chuter, mais « les administrations concernées sont pleinement préparées, et la Chine est entièrement capable de répondre à ses besoins d’huile et de nourriture pour animaux », a assuré le vice-ministre de l’Agriculture Han Jun, cité samedi par le très officiel Quotidien du Peuple.

Romandie.com avec(©AFP / (12 août 2018 12h57)

Commerce de peaux d’âne en Afrique, un conte moderne à la chinoise

août 7, 2018

Prêtant à l’âne des vertus thérapeutique, la Chine en achète par millions en Afrique, décimant les troupeaux de cet auxiliaire des paysans du continent. Un commerce représentatif des relations exponentielles entre le géant chinois et l’eldorado africain.

Pour garantir son approvisionnement et assurer à ses consommateurs la fourniture de quelque 5 000 tonnes annuelles de cet élixir de jouvence, l’empire du Milieu fait les choses en grand. Après avoir réduit de 11 millions à 5 millions de têtes son propre cheptel d’ânes entre 1990 et 2016, il est allé chercher sur d’autres continents la matière première indispensable.

Pour l’essentiel, en Afrique, où l’âne reste le meilleur ami de l’homme et l’indispensable auxiliaire du paysan. Voyant leurs troupeaux décimés, plusieurs pays – Niger, Burkina Faso ou Bostwana – ont interdit les exportations d’équidés vers la Chine. Comme le décrit le reportage publié aujourd’hui dans nos colonnes, le Kenya est l’un des derniers pays africains à n’avoir pas banni ce commerce. Avec des conséquences en chaîne : la population des ânes kényans a chuté de moitié entre 2008 et 2017, passant de 1,8 million en 2008 à 900 000 en 2017 ; le prix des ânes a doublé, rendant souvent leur achat inabordable pour les agriculteurs locaux ; enfin, faute de trouver assez d’animaux en vente légale, des réseaux de contrebande ont multiplié les vols d’ânes dans des proportions alarmantes.

Poudre de perlimpinpin

Au regard des enjeux économiques ou géopolitiques contemporains, cette affaire pourra sembler anecdotique, nonobstant le sort tragique des animaux domestiques ainsi transformés en poudre de perlimpinpin. Elle constitue pourtant une parabole très éclairante des relations exponentielles entre le géant chinois et l’eldorado africain. En 2000, le commerce sino-africain était estimé à 10 milliards de dollars par an. Il frôle aujourd’hui les 200 milliards – autant que l’Europe, les Etats-Unis et l’Inde réunis – et les investissements chinois en Afrique suivent une courbe similaire.

Pékin ne trouve pas seulement en Afrique les matières premières vitales pour le développement de son économie, pétrole angolais ou nigérian, cuivre ou cobalt congolais, uranium namibien, bauxite guinéenne, métaux rares de toutes sortes, sable indispensable à la cimenterie, bois précieux exportés par milliers de tonnes. La Chine a également fait de l’Afrique un marché de consommation prometteur pour ses industries manufacturières. En échange, elle finance à grande échelle – et sans grand souci de normes sociales ou environnementales – la construction de barrages, de ports, de chemins de fer, d’usines ou de logements. Difficile pour le Kenya, par exemple, de résister à un tel pactole, même au nom de la protection des ânes.

Ceux-ci pourront-ils être sauvés du désastre ? La Chine était devenue, ces deux dernières décennies, la première destination pour le trafic d’ivoire des éléphants d’Afrique, interdit par la communauté internationale depuis 1989. En 2015, soucieux de la réputation de l’empire du Milieu, le président Xi Jinping a banni ce commerce illégal. Peaux d’âne, un conte moderne vous dit-on.

Lemonde.fr

Les États-Unis, potentiels grands perdants de la guerre commerciale d’après le FMI

juillet 18, 2018

Les Etats-Unis, qui multiplient les mesures protectionnistes contre leurs partenaires, pourraient être les grands perdants de la guerre commerciale, estime le FMI qui a élaboré quatre scénarios pour tenter d’évaluer les conséquences du conflit.

« Alors que tous les pays seront à terme plus affaiblis, l’économie américaine est particulièrement vulnérable parce qu’une grande part de son commerce sera sous le coup de mesures de représailles », a relevé Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) dans un blog publié mercredi, dans la perspective de la réunion du G20 Finances en fin de semaine à Buenos Aires.

« Et une réduction du PIB ne sera pas le seul coût », prévient-elle.

Jusqu’alors, la dirigeante de l’institution de Washington martelait qu’une guerre commerciale ne ferait que des perdants. Mi-juin, lors de la présentation de la dernière évaluation de l’économie américaine, elle avait évoqué le conflit nourri des Etats-Unis et la Chine, évoquant des ondes de chocs pour les deux premières puissances mondiales.

Maurice Obstfeld, l’économiste en chef du FMI, s’était lui-même montré plus pessimiste lundi, estimant que les tensions commerciales représentaient « la plus grande menace à court terme pour la croissance mondiale », à l’occasion de la publication des prévisions actualisées pour la croissance mondiale.

Le président américain Donald Trump a pris ces derniers mois un virage résolument protectionniste en imposant tous azimuts des taxes douanières sur des dizaines de milliards de dollars de marchandises, chinoises en particulier.

Les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, dont le Canada, la Chine, l’Union européenne et le Mexique, ont répliqué en annonçant des taxes douanières sur des dizaines de milliards de marchandises américaines.

Le FMI a estimé que le PIB mondial pourrait être réduit de 0,5% d’ici 2020, soit plus de 400 milliards de dollars.

– Pic de la croissance? –

Si la prévision de croissance pour l’économie de la planète a été maintenue à 3,9% pour cette année et l’an prochain, « cela pourrait être un sommet », estime Christine Lagarde.

« La croissance a déjà commencé à ralentir dans la zone euro, au Japon et au Royaume-Uni », note-t-elle, soulignant par ailleurs que les effets positifs de la réforme fiscale sur l’économie américaine, adoptée fin 2017, allaient, eux, s’estomper.

« D’une manière générale, les effets négatifs sont plus importants pour l’économie américaine que pour les autres économies », résument les économistes du FMI dans leur « note de surveillance » faisant état de quatre scénarios.

Car, expliquent-ils, les autres économies pourraient réorganiser leurs flux commerciaux entre eux, en excluant les Etats-Unis quand Washington sera l’épicentre des représailles.

Le premier scénario prend en compte les tarifs douaniers américains déjà en oeuvre: 25% sur les importations d’acier, 10% sur l’aluminium (depuis mars), 25% sur 50 milliards de dollars d’importations chinoises et les représailles contre les marchandises américaines (appliquées en juillet).

Le deuxième scénario ajoute les 10% de taxes américaines supplémentaires sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises additionnelles envisagées pour septembre.

Le troisième scénario incorpore les 25% de tarifs douaniers américains sur les importations de voitures et les représailles éventuelles qui pourraient intervenir à la fin de l’été ou à l’automne.

Le dernier scénario intègre en outre d’autres composantes comme une détérioration de la confiance combinée à une diminution des investissements dans les secteurs manufacturiers notamment.

L’institution souligne que dans les trois premières hypothèses, les Etats-Unis pourraient faire face à des représailles de toutes parts alors que les autres économies pourraient réorganiser leurs flux commerciaux en évitant les Etats-Unis.

Dans le dernier scénario, le plus pessimiste, parmi les économies affectées, le PIB américain pourrait être impacté à hauteur de 0,8% la première année, suivie de celui de l’Asie émergente (-0,7%), de l’Amérique latine et du Japon (-0,6%). La France et le reste du monde pourraient perdre environ 0,3%.

Dans son blog, Christine Lagarde pointe enfin du doigt un autre problème à l’horizon, les répercussions sur les pays émergents. Entre mai et juin, 14 milliards de dollars ont été retirés de ces marchés, engendrant des hausses d’intérêt par les banques centrales.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juillet 2018 15h27)