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Cameroun : que veulent (vraiment) les Bamilékés ?

avril 12, 2017

Funérailles d’un notable bamiléké le 25 mars à Baham. © Max Mbakop POUR JA

Alors que le monde des affaires est depuis longtemps le terrain de jeu favori de nombre d’entre eux, la sphère politique leur résiste encore. À moins qu’elle ne les intéresse pas vraiment…

Meubles et accessoires scintillants, imposantes colonnes avec des moulures en or 24 carats… La pièce rappelle le penthouse new-yorkais de Donald Trump. Nous sommes au siège social du groupe Congelcam, dans la salle d’attente de son président, Sylvestre Ngouchinghé…

Au téléphone, on imagine un milliardaire distant. On découvre en fait un homme chaleureux, rieur, qui assure n’avoir rien à nous dire, rien à cacher non plus. Il vient du monde rude des vendeurs de poissons à l’étal, mais accapare désormais 80 % du marché des produits de la mer au Cameroun et déclare un chiffre d’affaires annuel de 150 milliards de F CFA (environ 2,3 millions d’euros).

Lors des sénatoriales de 2013, ce natif de Bamougoum aurait aimé être l’un des candidats du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), dans la région de l’Ouest, « parce que c’était nouveau ». Le parti n’en a pas voulu, lui proposant de se présenter aux législatives, offre qu’il a déclinée, la jugeant trop chronophage.

Surnommé « Congelcam », l’industriel a finalement été désigné par Paul Biya pour suppléer Marcel Niat Njifenji, sénateur de la région de l’Ouest, par ailleurs président du Sénat. De quoi faire grimper l’estime de l’entrepreneur pour le régime Biya, qui lui a permis de se bâtir un destin de milliardaire.

Riches ? Nombreux ? Nul ne peut l’affirmer.

Sylvestre Ngouchinghé fait pourtant partie de ces Bamilékés qu’on dit trop riches, trop nombreux, et qui nourriraient des ambitions hégémoniques. Riches ? Si les grands groupes privés locaux appartiennent en majorité à des entrepreneurs originaires de l’Ouest, l’économie camerounaise est dominée par les entreprises étrangères.

Nombreux ? Nul ne peut l’affirmer : le dernier recensement date, et la mention « race bamilékée » ne figure plus sur les registres d’état civil depuis 1987. Mais les Bamilékés restent le groupe ethnique le plus disséminé sur l’ensemble du territoire camerounais, où, souvent commerçants, ils tentent de prospérer, passant aux yeux de certains pour des envahisseurs. Dans un article du Monde diplomatique d’août 1965, ils sont décrits comme « une communauté intelligente, industrieuse, orgueilleuse […], remuante et progressiste ».

Unité

PDG du groupe Afriland (une trentaine d’entreprises dans une vingtaine de pays), Paul Fokam Kammogne est, aux yeux des Camerounais – et à son corps défendant –, l’emblématique Bamiléké déterminé à conquérir le pouvoir. Il refuse d’obéir à une quelconque injonction de se déclarer pour l’aventure présidentielle, en particulier en tant que « personnalité bamilékée nantie », lui qui revendique un profil international. « C’est un cliché qui alimente les fantasmes et met à mal l’unité nationale », plaide l’industriel.

Pour André Siaka, autre candidat idéal identifié par l’opinion, « voir dans les réalisations et les actions d’opérateurs économiques une stratégie pour accéder au pouvoir est dangereusement réducteur. La politique relève d’abord d’une aventure individuelle, et [il n’est] pas intéressé ».

Vous ne pouvez pas développer les entreprises du pays si vous n’êtes pas allié au pouvoir.

À la tête de Routd’Af, un groupe de travaux publics qui s’est imposé, en moins de trois ans, dans un secteur jusqu’ici dominé par les entreprises étrangères, l’ancien directeur général des Brasseries du Cameroun estime que politique et entrepreneuriat sont incompatibles. Membre du RDPC, il se déclare pourtant apolitique. « Vous ne pouvez pas développer les entreprises du pays si vous n’êtes pas allié au pouvoir. Si j’avais été dans l’opposition, je n’aurais pas hissé l’organisation patronale à son niveau actuel », confie encore cet ex-président du Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam).

Secrétaire national aux droits de l’hHomme au sein du Social Democratic Front (SDF, le principal parti d’opposition), Célestin Djamen juge délétère le climat autour de ces industriels. « Notre système de gouvernance ne favorise pas l’identification de profils méritants. Désigner une tête qui dépasse, c’est la jeter en pâture. » De bonnes âmes leur recommandent de ne pas descendre dans l’arène – ils auraient trop à perdre –, mais de se poser en faiseurs de rois. « Afriland est dans le viseur de l’État depuis que les spéculations donnent Fokam Kammogne candidat », affirme l’un de ses proches, qui lui conseille de « discuter les yeux dans les yeux avec le président Paul Biya ».

À chacun  « son » Bamiléké

Pourtant, tous les régimes ont gouverné en s’appuyant sur les Bamilékés. Un ex-conseiller juridique à la présidence de la République sous Ahmadou Ahidjo, puis sous Biya, rappelle que les deux présidents ont eu chacun « leurs » Bamilékés, qui ont toujours fait partie de la crème de l’élite et du premier cercle du pouvoir.

Il se souvient ainsi de l’inamovible ministre de l’Intérieur d’Ahmadou Ahidjo, Enock Kwayep, aux affaires sans discontinuer pendant plusieurs décennies. Ou encore de son très proche conseiller de l’ombre Samuel Kame. Réputé rude et connu pour ses outrances verbales, il était si dévoué à Ahidjo qu’après le départ de ce dernier il n’avait pas souhaité se mettre au service de Paul Biya.

Pour notre conseiller, le casting était plus prestigieux sous Ahidjo, avec des personnalités fortes comme Victor Kamga, ministre de la Justice du premier gouvernement postindépendance, en 1960, qui sera démis de ses fonctions de ministre de l’Information en 1966, puis jeté en prison.

En comparaison, les Bamilékés de Paul Biya semblent bien pâlots. Certes, on a connu la bouillonnante Françoise Foning, femme d’affaires et maire de Douala IV, Tchouta Moussa, ex-directeur général de l’Office national des ports du Cameroun, et Augustin Kontchou Kouomegni, ex-ministre de la Communication, ardents défenseurs du régime. Les deux premiers sont décédés, le troisième ne fait plus guère parler de lui.

procès. Si les partisans de Marcel Niat Njifenji, deuxième personnalité de l’État, veulent bien croire qu’il tire les ficelles en coulisses, ses détracteurs, eux, le disent « inoffensif et inaudible » à cause de son passé de directeur général de la société d’électricité Sonel, rebaptisée Eneo (son immense fortune viendrait de la fourniture à ladite Sonel, via sa propre société, d’eucalyptus utilisés comme poteaux électriques). L’homme passe l’essentiel de son temps dans son ranch de Nkafeng, à une vingtaine de kilomètres de Bangangté, à régler les litiges dans les chefferies voisines.

Tant qu’il vit, le président national du parti reste le candidat naturel à l’élection présidentielle.

Secrétaire général national du RDPC, Jean Nkueté non plus n’est pas épargné, ni par « ses frères » ni par des personnes de l’ethnie du président, qui lui font régulièrement des procès en incompétence. « Pourtant, relève le politologue Manassé Aboya Endong, excepté le défunt Charles Doumba, il est le plus influent des secrétaires généraux que le parti ait connus. Discret, il reste un conseiller très écouté. » Biya et Nkueté cheminent ensemble depuis quatre décennies.

De tous les collaborateurs du président à la primature, il est l’un des rares encore à ses côtés. « Niat et Nkueté considèrent Biya comme un frère et ne le trahiraient pas pour suivre un son de cloche tribal, ajoute Aboya Endong. Tant qu’il vit, le président national du parti reste le candidat naturel à l’élection présidentielle. Une révolution de palais n’est pas envisageable. Si des prétentions devaient se manifester, ce serait forcément en dehors du parti. »

Au Cameroun, il suffit parfois de se rêver un destin présidentiel pour trouver « ses Bamis ». C’est le cas de Joseph Owona, chancelier de l’université de Yaoundé au milieu des années 1980. Lui se tourne vers Bernard Fokou, propriétaire de la célèbre boucherie Ben le boucher. Il lui obtient l’exclusivité de l’approvisionnement du restaurant universitaire en produits frais.

Fokou se lance, par la suite, dans la quincaillerie. Encarté au RDPC, ce dernier détient aujourd’hui la plus grosse entreprise à capitaux camerounais. Son nom apparaît souvent dans la bien connue sous-commission de l’intendance et de la logistique, qui réunit les militants les plus fortunés et se charge du financement des événements d’envergure organisés par cette formation politique.

Représailles

Les hommes d’affaires bamilékés financent rarement un candidat non issu du parti au pouvoir, par crainte de représailles. Ex-militant du RDPC, deux fois candidat à l’élection présidentielle sous la bannière de son propre parti (Dynamique pour la renaissance nationale), Albert Dzongang raconte à l’envi cet épisode rocambolesque de sa campagne de 1997 : il avait reçu 10 millions de F CFA des mains d’un homme d’affaires, lequel ne s’était pas gêné pour les lui reprendre en découvrant qu’il se présentait contre Biya. L’argument du mécène : « Le président a les yeux et les oreilles partout. »

Pour s’investir, s’afficher et affirmer ses positions envers un candidat, mieux vaut être sûr de miser sur le bon cheval. Dans les années 1990, Joseph Kadji Defosso avait payé cher son soutien au SDF et avait dû rectifier le tir après la défaite de cette formation. Penaud, il était revenu au RDPC. Célestin Djamen (SDF) déplore « les intimidations systématiques, qui se traduisent par des redressements fiscaux fantaisistes et punitifs » et le fait que tout opérateur économique de poids soit obligé d’adhérer au parti au pouvoir.

Le militant du SDF ne s’explique d’ailleurs pas pourquoi, en hommes d’affaires aguerris, ces entrepreneurs ne créent pas des sociétés anonymes ni pourquoi ceux qui ont investi ailleurs qu’au Cameroun ne décident pas de délocaliser leurs activités s’ils se sentent menacés. L’État en pâtirait, et cela pourrait servir de leçon.

Ainsi, pas un seul industriel de l’Ouest ne serait prêt à soutenir ouvertement un candidat autre que celui du RDPC. Ce qui n’empêche pas certains journaux de faire état de notes secrètes des services de renseignements camerounais sur des patrons pro-RDPC le jour, pro-MRC (Mouvement pour la renaissance du Cameroun) la nuit, lesquels s’apprêteraient à financer la campagne de Maurice Kamto, en 2018, par des entreprises du Gicam, à la demande de Siaka.

La solidarité bamilékée, un leurre ?

Mais « c’est oublier qu’un microtribalisme prévaut entre Bamilékés. Victor Fotso ne pourrait pas financer Kamto : l’un est bandjoun, l’autre baham », soutient l’universitaire Ambroise Kom en pointant la concurrence que se livrent parfois des personnes d’un même village.

Si Albert Dzongang reconnaît que la solidarité bamilékée, tant vantée, est un leurre, hormis lors de funérailles, il est reconnaissant à Kadji Defosso de l’avoir toujours soutenu. Notamment lorsqu’il s’était lancé à la conquête du secrétariat de la section du RDPC du Littoral, à Douala, au début des années 1990.

Le milliardaire avait alors réuni les dignitaires bamilékés pour leur rappeler que c’était l’unique chance pour l’un des leurs de jouer un rôle majeur dans le département, le délégué du gouvernement et le gouverneur étant nommés par le président de la République. Au sortir de la réunion, cinq des participants s’étaient dépêchés de vendre la mèche, en dépit d’un pacte qu’ils avaient conclu par un rite.

De même, pendant les séries de grèves baptisées « villes mortes », en 1990, lors de la création du Laakam (un think tank censé défendre les intérêts et penser l’avenir des Bamilékés au sein de la République), la trahison était venue de l’intérieur. Non seulement très peu d’entre eux s’y étaient associés, mais certains avaient même dévoilé le projet au gouvernement.

En réaction au Laakam, les Bétis-Bulus (l’ethnie du président Paul Biya) avaient créé le groupe Essingan, qui reste opérationnel. « Parce qu’ils mettaient au point de véritables stratégies de conservation de pouvoir. Ils réfléchissaient et écoutaient leurs intellectuels. Les Bamilékés, eux, sont des féodaux qui attachent trop d’importance à l’argent. Seule la parole de celui qui a le plus gros portefeuille compte », regrette Ambroise Kom. « Le parti au pouvoir exploite les divisions de cette société atomisée, analyse Manassé Aboya Endong. Il a des relais locaux, dont les chefs traditionnels, prêts à suivre les pontes de Yaoundé plutôt que les leurs. »

Les Bamilékés, champions des intrigues, ne font pas de la politique : ils se contentent de plaire au chef afin d’assurer leurs arrières.

Albert Dzongang jure que « les Bamilékés, champions des intrigues, ne font pas de la politique : ils se contentent de plaire au chef afin d’assurer leurs arrières ». Cet ancien directeur de campagne de Paul Biya, connu pour son franc-parler, se remémore, amusé, les obsèques en 2014 de l’ex-édile de Bangou, Rosette Mboutchouang, la mère de la première dame (Chantal Biya).

À cet effet, le président du Sénat avait lancé un appel à cotisations. Non pas que la famille fût dans le besoin, mais il s’agissait surtout de repérer les pingres, forcément « opposants ». « C’était amusant de les voir s’agglutiner pour se faire tirer le portrait, comme preuve ultime de leur présence, donc de leur loyauté. »

Vice-président de l’Assemblée nationale et membre du comité central du RDPC, le député Théodore Datouo, qui se vante d’être à l’origine de l’installation de Rosette Mboutchouang à l’Ouest, regrette lui aussi que les Bamilékés ne s’intéressent pas vraiment à la politique, même au sein de l’hémicycle.

Il se souvient qu’ils avaient tous été « sonnés » par l’arrestation d’Yves Michel Fotso. Une humiliation pour son père, Victor, capitaine d’industrie, très proche du pouvoir. « Nos autres collègues avaient parié sur notre mobilisation. Elle n’est jamais venue… » Détenu depuis 2010, l’homme d’affaires compte désormais sur le seul soutien de Shanda Tonmé, l’un des derniers gardiens du Laakam.

Audace

Selon Célestin Djamen, qui se dit contre l’avènement d’une « République ethnique », cela traduit un manque d’audace. André Siaka s’agace de l’idée selon laquelle les Bamilékés auraient peur d’aller à la conquête du pouvoir. « C’est un a priori qui éloigne du cœur du problème. Aujourd’hui, les règles du jeu permettent-elles à tout citoyen qui le souhaite d’accéder au pouvoir correctement ? Le courage, c’est d’agir en conformité avec des valeurs qui fédèrent. »

S’il admet que, comme dans d’autres tribus, peu de Bamilékés sont disponibles pour l’aventure politique, Manassé Aboya assure qu’ils ne pourront pas remporter seuls l’élection présidentielle. Les Bétis-Bulus non plus, si les Bamilékés et les Nordistes se soutiennent. Loin de souhaiter l’arrivée d’une tribu ou d’une ethnie au pouvoir – « un pays ne se résume pas à ses tribus » – ou une quelconque rotation du pouvoir, Manassé Aboya estime qu’il faut ériger des ponts, créer des alliances entre différents groupes ethniques. « Les Bamilékés ne sont pas coupés des autres groupes ethniques. Ouverts car disséminés sur l’ensemble du territoire, ils n’ont aucun intérêt à exclure les autres. »

L’idée séduit Théophile Datouo, qui suggère un lobbying non pas en faveur d’un homme politique quelconque, mais autour d’idées et d’objectifs bien définis. Et, pour Célestin Djamen, « on pourrait commencer par une réforme du régionalisme, qui implique le retour à la méritocratie. Nul besoin d’être bamiléké pour faire cela. Tous les Camerounais sont concernés ».

Jeuneafrique.com par

Morte et enterrée au Congo, elle est aperçue au Benin comme vendeuse au marché

août 22, 2016

 

Morte et enterrée au Congo, elle est aperçue au Benin comme vendeuse au marché

 

L’Afrique a des mystères, que seuls les africains peuvent les expliquer. Une jeune Congolaise de 25 ans décédée à Brazzaville après une courte maladie a été aperçue au grand marché d’Antokpa à Cotonou au Benin. Elle y était comme vendeuse. Les deux voisines ont aussitôt alerté la police qui a mis la main sur ses bourreaux.

Marina B était morte à Brazzaville dans le quartier Poto Poto dans des conditions dramatiques. Après un malaise alors qu’elle partageait un repas avec ses amies dans un restaurant appelé communément « Malewa ». Elle a été transférée d’urgence au CHU de Brazzaville où elle rendit l’âme dans les heures qui ont suivies.

Une mort que tout le quartier aura du mal à accepter, menaçant ses parents accusés d’en être les auteurs à travers la sorcellerie. A ses 25 ans d’âge Marina était employée comme agent financier dans une société de téléphonie mobile de la place.

C’est quelques mois après son inhumation que deux de ses voisines qui effectuaient un voyage d’affaires à Cotonou l’aperçoivent au grand marché d’Antokpa où elle avait une table. Après s’être rassurées d’être bien en face de leur voisine, elles ont fait appel à la police. Marina a été confrontée à ses nouveaux parents qui se sont avérés être ses bourreaux.

Cette famille béninoise a expliqué avoir acheté Marina à sa tante paternelle qui faisait aussi le commerce dit « de Cotonou ». Elle aurait vendu Marina pour voir prospérer son commerce .Après de séances de délivrance dans une église de Cotonou, Marina a rejoint le Congo avec des difficultés à reconnaitre son entourage.

Imatin.net

L’OMC donne raison à la Chine dans un contentieux l’opposant à l’UE

janvier 18, 2016

Genève (awp/afp) – L’OMC a donné raison lundi dans la Chine, opposée depuis 2009 à l’Union européenne dans un long contentieux concernant certaines taxes antidumping appliquées à des fixations en acier et en fer chinoises.

L’OMC a en effet publié lundi la décision en appel de l’Organe des règlements, qui statuait sur la conformité des mesures de Bruxelles avec les règles du commerce international.

Selon cette décision, les mesures de Bruxelles ne sont toujours pas conformes avec les règles du commerce international.

« Il s’agit de la dernière étape de la procédure +judiciaire+ du règlement des conflits commerciaux à l’OMC », a-t-on indiqué de source proche de l’organisation internationale à Genève.

Si Pékin le souhaite, la Chine peut demander des mesures de compensation à l’UE pour la dédommager. Dans ce cas, la Chine doit déposer une demande spécifique à l’OMC et chiffrer le montant de son préjudice causé par les mesures européennes.

L’affaire a commencé en 2009 avec le dépôt d’une plainte de la Chine contre l’UE devant l’OMC.

En décembre 2010, l’OMC a donné raison à la Chine en première instance et en juillet 2011 en deuxième instance.

Puis en 2013, la Chine, estimant que l’UE n’avait pas suffisamment modifié sa politique, a repris le combat devant l’OMC et demandé la mise en place d’un panel (groupe d’experts) devant se prononcer sur les mesures prises par l’UE.

Ce panel a donné raison à la Chine en août 2015. L’UE a fait appel, qui a été rejeté lundi.

L’affaire concerne une décision européenne de janvier 2009 d’imposer des taxes antidumping allant de 26,5% à 85% sur certains éléments de fixation importés de Chine, en fer ou en acier.

Les experts de l’OMC ont estimé que Bruxelles avait eu tort d’imposer des taxes antidumping à l’ensemble de la Chine. Selon l’OMC, l’UE doit appliquer des mesures antidumping différentes pour chaque entreprises chinoise concernée.

Romandie.com avec (AWP / 18.01.2016 18h21)

Appellation d’origine: Canada et Mexique autorisés à sanctionner les Etats-Unis

décembre 7, 2015

Washington – Le Canada et le Mexique sont autorisés à prendre des sanctions commerciales d’environ un milliard de dollars par an contre les Etats-Unis pour compenser les pertes causées par les règles américaines d’étiquetage de la viande, a décidé l’OMC lundi.

Nous sommes déçus par la décision et par son impact potentiel sur le commerce crucial avec nos partenaires d’Amérique du Nord, a réagi Tim Reif, un des responsables de la Représentation américaine au Commerce extérieur (USTR).

Le différend, soumis à l’Organisation mondiale du commerce depuis fin 2008, porte sur une loi américaine qui oblige notamment les producteurs à informer les consommateurs de l’origine géographique des viandes de porc et de boeuf vendues aux Etats-Unis.

Le Canada et le Mexique faisaient valoir que cette disposition s’était traduite par des pertes pour leurs producteurs de viande causées par une baisse des exportations vers les Etats-Unis.

L’OMC leur a donné gain de cause en les autorisant à imposer des sanctions douanières contre les Etats-Unis pour réparer leur préjudice annuel, évalué à 780,3 millions de dollars (BIEN: 780,3) pour le Canada et à 227,7 millions pour le Mexique. Ottawa et Mexico réclamaient toutefois trois fois plus.

Les autorités américaines ont exhorté les deux pays à ne pas mettre à exécution ces sanctions et à attendre de prochaines consultations avec le Congrès américain en vue d’une modification de la loi incriminée, baptisée COOL (Country of Origin Labeling).

En juin dernier, la Chambre des représentants américaine a déjà abrogé les dispositions relatives au poulet, au boeuf et au porc mais le changement ne sera effectif qu’en cas d’approbation du Sénat.

Nous savons depuis longtemps que notre loi sur les appellations d’origine contrôlée viole nos obligations internationales, a réagi dans un communiqué le président républicain du Comité de l’Agriculture à la Chambre, Michael Conaway.

Si le Canada et le Mexique prennent des mesures pour augmenter les droits de douanes sur les exportations américaines, cela ne fera que porter atteinte aux économies des trois partenaires commerciaux, a affirmé M. Reif, de l’USTR.

Le Canada, qui vient de se doter d’un nouveau gouvernement, a aussitôt indiqué que sa patience ne serait pas sans limite.

Si le Sénat américain ne prend pas des mesures immédiates pour abroger la loi COOL pour le boeuf et le porc, le Canada prendra rapidement des mesures de rétorsion, ont indiqué dans un communiqué commun les ministres canadiens Chrystia Freeland (Commerce international) et Lawrence MacAulay (Agriculture).

A l’inverse, l’ONG Public Citizen s’est inquiétée de la possible disparition d’une disposition légale qui permet aux consommateurs de faire un choix informé sur leur alimentation.

Cette décision démontre clairement que les accords commerciaux peuvent menacer, et menacent déjà, les mesures de protection des consommateurs les plus populaires, a assuré l’organisation, qui est opposé aux traités de libre-échange conclu avec l’Asie-Pacifique (TPP) et actuellement en négociation avec les Européens (TTIP).

Romandie.com avec(©AFP / 07 décembre 2015 19h57)

Congo-Brazzaville : les Ouest-Africains, rois du commerce

août 20, 2015
En 1962, au palais présidentiel, à Brazzaville. Au premier plan (de g. à dr.) : Kounga Mbot (maire de Dolisie), le Sénégalais Yoro Thiam (qui, dans les années 1950, fonda le port de pêche de la capitale), Fulbert Youlou (président de la République) et le Sénégalais Abdoulaye Dione (arrivé en 1923 au Congo, il travaillait pour la Compagnie générale des transports africains). © JEAN BRUNO THIAM

En 1962, au palais présidentiel, à Brazzaville. Au premier plan (de g. à dr.) : Kounga Mbot (maire de Dolisie), le Sénégalais Yoro Thiam (qui, dans les années 1950, fonda le port de pêche de la capitale), Fulbert Youlou (président de la République) et le Sénégalais Abdoulaye Dione (arrivé en 1923 au Congo, il travaillait pour la Compagnie générale des transports africains). © JEAN BRUNO THIAM

Dès la fin du XIXème siècle, ils ont accompagné Savorgnan de Brazza sur les rives du Pool. Depuis, nombre de « Sénégalais » se sont établis au Congo. Et ne l’ont plus quitté.

À l’époque coloniale, on les appelait « les Sénégalais ». Et pour cause. Pour se rendre au Congo, l’explorateur d’origine italienne, naturalisé français, Pierre Savorgnan de Brazza prenait le bateau à Dakar et emmenait avec lui des « laptots » (militaires africains). Parmi ces derniers, des Sénégalais, certes, mais aussi des Maliens, des Guinéens et autres Ouest-Africains.

Pourtant, ce terme générique n’offusquait personne. « Tout le monde était content. On était tous musulmans, on ne faisait pas de différence entre un Toucouleur, un Sarakolé, un Bambara ou un Wolof car la question des nationalités ne se posait pas à cette époque », explique Kader Diawara, le président de la communauté musulmane de la Grande Mosquée de Brazzaville.

Au départ, les Sénégalais ont été installés autour de la mairie de la ville, qui n’était encore qu’un bourg. Ils ont ensuite été déplacés par l’administration coloniale près de la maison d’arrêt (en lieu et place de l’actuel palais de justice, d’où le nom de « Dakar » donné à ses abords), puis dans l’arrondissement de Poto-Poto, dont ils seront les premiers habitants. En 1910, ils y construiront la première mosquée. Poto-Poto est alors surnommé le quartier des Sénégalais.

Vagues migratoires

Au fur et à mesure de l’implantation coloniale française, les laptots vont céder la place aux gens de métiers. « Il n’y avait pratiquement pas d’ouvriers au Congo, précise Kader Diawara. Il a donc fallu faire venir des maçons, des électriciens, des chauffeurs, des mécaniciens, etc. » Certains se sont installés à Pointe-Noire et se sont spécialisés dans la pêche. Quant aux Togolais et Dahoméens (habitants de l’actuel Bénin), surnommés Popos, la plupart sont employés comme comptables par les compagnies concessionnaires, d’autres deviennent magistrats.

La vague migratoire qui a suivi est composée principalement de commerçants, attirés par la noix de cola présente au Congo. Ils se sont d’abord fournis à Mayama, dans le Pool, puis à Impfondo, dans la Likouala, pour progressivement s’établir un peu partout dans la colonie. Puis ils sont passés du négoce de la cola à celui d’autres denrées.

Pendant la période coloniale, quelques familles vont sortir du lot, comme la famille Diop, dont sont issus un célèbre chef de quartier, Mamadou Diop, ainsi que le premier commerçant musulman à vendre du manioc de Kinkala sur les marchés de Brazzaville, Sidiki Diop. La famille Thiam s’est distinguée en introduisant la grande pêche fluviale et en créant le port de Yoro, à Brazzaville (lire portrait ci-dessous). La famille Diawara est connue pour avoir développé le -commerce de la noix de cola dans les départements de la Likouala et de la Sangha.

Baudoin Mouanda pour J.A.

La Grande Mosquée de Brazzaville. © Baudoin Mouanda pour J.A.

Respecter les coutumes locales

La communauté compte aussi dans ses rangs les Haïdara, originaires de Tombouctou. « Ce sont des descendants du Prophète, des chérifs », souligne Jean Bruno Ousmane Thiam, l’un des fils de Yoro Thiam et conseiller en communication à Brazzaville. À cette époque, la Tidjania est la seule confrérie musulmane représentée au Congo. Pour communiquer, les Sénégalais parlaient le munukutuba, la langue de ceux qui ont construit le chemin de fer Congo-Océan (CFCO)… Si la solidarité est le maître mot de la communauté, les règles de vie sont strictes.

« Tous ceux qui débarquaient au port de Pointe-Noire étaient prévenus : ils devaient respecter les coutumes locales et celles du Nzambi ya Basénégalais [le dieu des Sénégalais], raconte Bruno Thiam. La première épouse devait être sénégalaise et l’alcool était interdit… Celui qui était vu en état d’ivresse était illico renvoyé au pays. Et chacun devait participer aux frais de loyer, de nourriture, d’eau et d’électricité. » Des règles aujourd’hui toujours en vigueur.

Après l’indépendance, une nouvelle vague de commerçants venus d’Afrique de l’Ouest s’installe au Congo. Mais sur place, les usages changent. « On fait désormais une différence entre les nationalités, souligne Kader Diawara. Le terme « Sénégalais » est réservé à ceux originaires du Sénégal et les autres sont appelés en fonction de leur pays d’origine : Maliens, Voltaïques (habitants de l’actuel Burkina), Guinéens, Nigériens, etc. »

Les « Ouest-Af »

Les Congolais les nommeront indifféremment « Ouest-Africains » ou plus couramment « Ouest-Af », ainsi que « Wara » ou « Ndingari », des surnoms venus de Kinshasa. C’est dans une chanson de Tabu Ley Rochereau, qui imitait les Ouest-Af en disant « ça wa » au lieu de « ça va », que le terme « Wara » est apparu pour la première fois. Quant au mot « Ndingari », qui signifie féticheur en langue yaka (parlée dans le Bandundu, en RD Congo), il fait allusion aux marabouts ouest-africains.

C’est à partir des années 1970 que le lingala devient la langue parlée à Poto-Poto. « Les nouveaux arrivants, qui avaient besoin de personnel de maison, embauchèrent des Congolais de Kinshasa, qui imposèrent le lingala à leurs patronnes », explique Diawara. Autre signe de changement : l’installation hors de Poto-Poto de certains musulmans alors que les anciens désapprouvaient ce départ, y voyant là une insulte à la communauté.

L’un des premiers à élire domicile dans un autre quartier de Brazzaville sera Yoro Thiam, qui s’est établi à Mpila. Aujourd’hui, si les Ouest-Af restent majoritairement implantés à Poto-Poto, dans le centre de Brazza, nombreux sont ceux qui se sont installés dans les arrondissements de Ouenzé et de Bacongo (où l’on trouve notamment un « quartier Dahomey »).

Muriel Devey Malu-Malu

Les échoppes « wara » sont présentes dans toutes les villes du pays. Ici à Ollombo (Plateaux). © Muriel Devey Malu-Malu

Phénomènes religieux récents

Plus récemment, deux phénomènes sont apparus sur le plan religieux. À commencer par la montée de l’islam wahhabite, à la suite des liens tissés avec l’Arabie saoudite, le Soudan et l’Égypte, pays qui assurent désormais de plus en plus la formation des imams de Brazzaville. Lesquels n’ont plus grand-chose en commun avec leurs homologues tidjanes de la Grande Mosquée de Poto-Poto.

Par ailleurs, le nombre de mosquées a considérablement augmenté avec la construction de vastes édifices dotés de hauts minarets. Actuellement, la capitale congolaise en abrite 25, dont 10 relèvent de la Tidjania. Conséquence de ce renouveau islamique, les femmes musulmanes sont plus nombreuses qu’auparavant à porter le foulard ou le voile, et les conversions de Congolais se multiplient. La même tendance s’observe dans les autres villes du pays, notamment à Pointe-Noire et à Dolisie, qui ont chacune un lieu de prière.

Si la communauté est moins homogène que jadis dans sa pratique religieuse, les Ouest-Af restent les rois incontestés de l’importation de produits manufacturés et du commerce de détail au Congo. Depuis l’approvisionnement jusqu’au commerce, ils ont maillé l’ensemble du pays et contrôlent toute la filière : ils disposent de centrales d’achat à Dubaï et en Chine, ont des agents au port de Pointe-Noire et se réunissent chaque jour pour s’informer de la concurrence et des prix pratiqués.

Commerces « wara »

Pas une ville, pas un quartier, pas un village n’échappe à son échoppe « wara ». Grandes ou petites boutiques (parfois installées dans un conteneur), ouvertes sept jours sur sept (sauf le vendredi de 13 heures à 15 heures, jour de prière à la mosquée), on y trouve toutes sortes d’articles : conserves, biscuits, lait, eaux minérales, boissons sucrées, bougies, savons, produits d’hygiène, outils et ustensiles…

Tout y est sauf des produits frais (à l’exception du pain, des viennoiseries, des yaourts et des pommes), qui passent par d’autres négociants et par la grande distribution. Chaque boutique dispose d’un congélateur et d’un groupe électrogène qui alimente aussi une ou deux ampoules placées sur la façade extérieure. Une véritable aubaine et un lieu de rendez-vous le soir pour les voisins pendant les coupures d’électricité.

La communauté ouest-africaine du Congo détient par ailleurs quasi exclusivement le secteur de la bijouterie, notamment le travail de l’or et de l’argent. Enfin, certains de ses commerçants se sont spécialisés dans la hi-fi, l’électroménager et la téléphonie, d’autres dans la quincaillerie, les tissus et vêtements, et de plus en plus dans la vente de véhicules. Les plus aisés se sont lancés dans l’immobilier, l’hôtellerie, la logistique, ainsi que dans le transport de voyageurs, comme le patron de la compagnie de bus Océan du Nord.

La plupart des Ouest-Africains de Brazza ont la nationalité congolaise. C’est ce qui explique que l’opération Mbata ya bakolo (« la gifle des aînés », en lingala), lancée l’an dernier par les autorités pour expulser des étrangers en situation irrégulière, ne les a pas trop touchés. C’est aussi parce que la solidarité a joué à fond : comme le souligne Kader Diawara, « la communauté encourage ceux qui sont sans papiers à se mettre en règle ».

Camara Malamine, le fidèle sergent

DR
Sergent Malamine. © DR

Poussé par le goût de l’aventure, Camara Malamine avait quitté son village du Fouta sénégalais pour devenir marin, avant de s’engager à Saint-Louis dans le corps des laptots. Il était sergent lorsqu’il fut recruté à Dakar par Pierre Savorgnan de Brazza, qui l’embarqua dans son contingent pour sa deuxième mission d’exploration, de 1879 à 1882, dans l’Ogooué (Gabon) et au Congo. L’amitié entre les deux hommes conduisit Savorgnan de Brazza à faire du sergent Malamine le premier chef de poste du territoire sur le Congo, que venait de lui céder par traité Makoko, le roi des Tékés.

Aux commandes du poste de Nkuna, la future Brazzaville, du 3 octobre 1880 au 1er mai 1882, Malamine se distingua en tenant tête à l’explorateur britannique Henry Morton Stanley, grand rival de Savorgnan de Brazza : il voulait le soudoyer afin de remplacer le pavillon tricolore français par celui, bleu étoilé d’or, de l’Association internationale du Congo, fondée par le roi des Belges Léopold II. Éconduit, Stanley renonça à son projet et regagna rapidement la rive gauche du fleuve, où il fonda Léopoldville. Le sergent Malamine mourut à Gorée, au Sénégal, en 1886. La rue reliant la place de l’hôtel de ville à celle de la Poste centrale, au cœur de Brazzaville, porte son nom.

Yoro Thiam, le patron pêcheur

Jean Bruno Thiam
Yoro Thiam. © Jean Bruno Thiam

Tout le monde connaît le port de pêche de Yoro, à Brazzaville, mais peu de gens se souviennent de l’origine de son nom, hommage à Yoro Thiam. Né le 7 février 1893 au Sénégal, ce dernier débarqua au Congo dans les années 1920 dans le cadre de la construction du chemin de fer Congo-Océan (CFCO), dont il était chef de chantier. À la fin des travaux, il confia à Raphaël Antonetti, le gouverneur général de l’Afrique-Équatoriale française (AEF), devenu son ami, qu’il venait d’une famille de pêcheurs.

À l’époque, les locaux ne pratiquaient que la pêche à l’épervier sur de petites pirogues, aussi Antonetti encouragea-til Yoro Thiam à lancer « la grande pêche » sur le Congo et lui octroya un vaste terrain le long du fleuve, dans le quartier de Mpila. C’est ainsi que « Baba » (surnom que lui a donné la communauté musulmane de Brazzaville) a introduit la pêche à grande échelle sur le fleuve (utilisant des filets de 800 m de diamètre), et qu’est né le port qui porte encore son nom. Yoro Thiam est décédé le 25 février 1975.

Bernard Yoka, le businessman

Comme le nom bien congolais qu’il a pris lors de sa naturalisation ne l’indique pas, Bernard Yoka est d’origine malienne. Grand commerçant, l’homme d’affaires est devenu le PDG d’International Transit, une société basée à Brazzaville spécialisée dans le transit fluvial et maritime ainsi que dans l’importation de marchandises en gros. Le sexagénaire s’est par ailleurs lancé ces dernières années dans l’immobilier et on le dit également actif dans le commerce des métaux précieux (or et argent). Fidèle à sa communauté, Bernard Yoka a fait construire en 2003 une imposante mosquée à Brazzaville, sur l’avenue des Trois-Martyrs, à la confluence des arrondissements de Moungali et d’Ouenzé.


GARE À LA CONCURRENCE !

Après avoir régné quasiment sans partage sur le commerce de détail au Congo, les Ouest-Af sont de plus en plus concurrencés par des Rwandais, des Camerounais, des Nigérians, des Congolais de Kinshasa, mais aussi des Chinois. Ces derniers ont investi le secteur de la distribution, notamment avenue de la Paix à Poto-Poto, le fief ouest-africain de Brazzaville, où ils ont ouvert trois supermarchés sous l’enseigne Asia (l’un en centre-ville et les autres dans les arrondissements populaires de Ouenzé et de Bacongo).

Venus de la RD Congo voisine, les commerçants indiens ont également investi la filière. Le groupe indien Regal, qui dispose de grandes surfaces à Kinshasa et dans d’autres villes de RD Congo, a implanté des supermarchés à Brazzaville et à Pointe-Noire (sous l’enseigne Park’n Shop), ainsi que des supérettes Regal dans la capitale, à Pointe-Noire et à Dolisie, dans le Niari.

Jeuneafrique.com par Muriel Devey

Les Thaïlandais veulent mettre de l’ordre dans le commerce du sexe

novembre 14, 2011

Le gouvernement thaïlandais songe à légaliser la prostitution qui est une des sources de revenus les plus importantes au pays

Selon le Conseil national du développement économique et social, la légalisation de la prositution aurait le mérite d’éliminer la corruption, -plus besoin de protection politique ou policière- et on pourrait la taxer.

La légalisation de la prostitution donnerait aussi un statut légal et une protection aux travailleurs et travailleuses du sexe.

Le problème est le même partout dans le monde, mais la Thaïlande qui encaisse des centaines de millions de dollars en revenus directs avec le tourisme sexuel veut mettre de l’ordre là-dedans lit-on dans le South China Morning Post.