Posts Tagged ‘Commerces’

Canada: Vers une réouverture des commerces non essentiels au Québec

janvier 31, 2021

Le premier ministre du Québec, François Legault, a évoqué son désir de vouloir rouvrir les commerces non essentiels qui sont fermés depuis le 25 décembre. Mais est-ce que toutes les conditions sont réunies pour cela?

François Legault a exprimé son souhait d'apporter une bouffée d'oxygène aux commerçants.

© THILO SCHMUELGEN/Reuters François Legault a exprimé son souhait d’apporter une bouffée d’oxygène aux commerçants.

Dans un message publié sur Facebook, François Legault a exprimé son souhait d’«assouplir certaines règles». «J’aimerais, si la situation le permet, pouvoir redonner un peu d’oxygène à nos commerçants.»

Les commerces non essentiels sont fermés depuis le 25 décembre dernier. Ils devaient rouvrir le 11 janvier, mais leur fermeture a été prolongée jusqu’au 8 février.

À la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), on se réjouit de la réouverture très probable des commerces non essentiels.

M. Bérubé rappelle qu’une étude de la FCEI anticipe que 10 % des entreprises privées pourraient fermées si les mesures de confinement persistent. «Cela représente 290 000 emplois, il y a de véritables enjeux», ajoute-t-il.

Si les signes sont encourageants, la Dre Cécile Tremblay, microbiologiste infectiologue au Centre hospitalier universitaire de Montréal, estime qu’une réouverture des commerces est encore prématurée.

Les commerces non essentiels sont fermés depuis le 25 décembre dernier.

© Josée Ducharme/Radio-Canada Les commerces non essentiels sont fermés depuis le 25 décembre dernier.

«Ça me semble un peu dangereux, car on est revenu au niveau de transmission communautaire juste avant les Fêtes, au moment où on a pris la décision d’augmenter les mesures de confinement pour empêcher l’engorgement dans les hôpitaux», a-t-elle indiqué lors d’une entrevue à RDI matin.

Dimanche, Québec enregistrait 1223 nouveaux cas et 31 décès supplémentaires. Ces nombres sont relativement stables depuis plusieurs jours.

Selon Francis Bérubé, «90 % des membres de la FCEI qui dépendent de la vente en magasin disent que c’est assez facile de limiter le nombre de clients».

«Nous pensons qu’il est possible de trouver un compromis pour sauver les PME et contenir la pandémie avec différentes mesures de santé publique», assure-t-il.

Des régions qui vont mieux

La Dre Tremblay concède que certaines régions de la province s’en sortent mieux que d’autres. Il n’y a pas eu un seul cas en Gaspésie depuis plusieurs jours, et à peine deux dans la région du Bas-Saint-Laurent, par exemple.

«Des aménagements (en ce qui concerne les mesures de restrictions, NDLR) peuvent être faits», a-t-elle dit.

Toutefois, la médecin met en garde qu’il faudrait protéger ces zones, notamment en ce qui concerne les voyages entre régions.

«Si on permet voyage entre régions, on risque de se retrouver dans même situation que durant l’été. Si on relâche les mesures dans certaines régions, il faut qu’il y en ait d’autres pour diminuer les déplacements d’une région à l’autre», détaillait-elle sans aller jusqu’à demander la mise en place de barrages routiers.

En ce qui concerne le couvre-feu mis en place entre 20 h et 5 h dans tout le Québec depuis le 9 janvier, tout semble indiquer que le gouvernement n’est pas prêt de le lever.

D’abord sceptique quant à son utilité, Dre Cécile Tremblay reconnaît aujourd’hui que la mesure semble avoir été efficace.

Cécile Tremblay, microbiologiste infectiologue au Centre hospitalier de l'Université de Montréal, aimerait que les mesures restent en vigueur.

© recherche.umontreal.ca Cécile Tremblay, microbiologiste infectiologue au Centre hospitalier de l’Université de Montréal, aimerait que les mesures restent en vigueur.

«Je ne pense pas qu’il doit être maintenu partout, mais à Montréal et là où il y a beaucoup de transmission communautaire», a-t-elle expliqué.

Quant aux rassemblements, la spécialiste estime que la situation n’est pas encore totalement sous contrôle pour les autoriser à nouveau.

D’après des informations divulguées par La Presse, le gouvernement caquiste ne serait pas tenté de les permettre, surtout dans un contexte de couvre-feu. Il rappelle qu’ils ont justement été l’un des facteurs responsables de la flambée des cas après les Fêtes.

Toujours selon La Presse, les cinémas, théâtres, salles de spectacle, bars et salles à manger des restaurants devraient rester fermés. Le cas des centres commerciaux reste encore à déterminer.

Le premier ministre Legault devrait dévoiler ces annonces mardi à 17 h, lors d’une conférence de presse.

Avec La Presse canadienne par Delphine Jung 

France/Couvre-feu à 18h : «Beaucoup de commerces sont en danger de mort»

décembre 31, 2020

Le président de la CPME du Grand Est, Stéphane Heit, explique que le couvre-feu avancé dans certains départements pour lutter contre le Covid-19 n’est «pas du tout compris» par les commerçants.

Le couvre-feu sera avancé à 18 heures dans certains départements à partir du 2 janvier. La liste sera officiellement arrêtée le 1er janvier en fonction des dernières données mais une vingtaine de départements sont potentiellement concernés.

Parmi ces départements, neuf se trouvent dans le Grand Est. Interrogé par Le Figaro, le président de la CPME Grand Est, Stéphane Heit, relaie le désarroi des commerçants de terrain. «Nous avons enregistré des réactions très vives de la part des TPE-PME. Il y a un gros ras-le-bol et cette décision n’est pas du tout comprise», explique-t-il. Avant de poursuivre : «Beaucoup de commerçants sont déjà au bord de l’épuisement et nous disent : ‘s’il y a un couvre-feu à 18h, on est mort’».

«Ce couvre-feu va tuer encore un peu plus l’économie», dénonce Stéphane Heit, évoquant également des conséquences humaines et psychologiques dramatiques. «Pour nous les mesures mises en place ne sont pas les bonnes et n’auront aucun impact sanitaire. On a l’impression qu’on assiste à la même chose qu’avec les masques. La priorité devrait être la vaccination», estime-t-il.

«Les commerçants veulent qu’on les laisse travailler»

Le président de la CPME du Grand Est explique que ce couvre-feu va concentrer l’activité sur des horaires encore plus réduits et empêcher les gens qui sortent du travail de faire des achats. Selon lui, environ 25% du chiffre d’affaires des commerçants est réalisé sur le créneau 17h-19h.

«Les gens qui sortent du travail à 17h ou 17h30 ne vont plus du tout aller dans les commerces d’habillement», illustre-t-il. La filière textile est particulièrement en danger car de nombreux commerçants ont encore des stocks d’été sur les bras. Ils redoutent une situation similaire avec leurs stocks d’hiver. Il y a aussi les salons de coiffure qui ont généralement une grosse activité à partir de 17h ou encore les restaurateurs qui avaient mis en place un système de vente à emporter pour limiter les dégâts. «Les commerçants veulent qu’on les laisse travailler», résume Stéphane Heit.

Certes, les dirigeants de petits commerces ont reçu des aides, mais «elles sont insignifiantes à côté des pertes», estime le président de la CPME du Grand Est. «De nombreux commerçants sont déjà lourdement endettés. Ils ont doublé leur endettement avec les PGE (prêts garantis par l’État, NDLR) et ils doivent toujours payer leurs loyers», poursuit-il. «Il faudrait une indemnisation de la perte d’exploitation et une indemnisation du stock à hauteur de 60 ou 65% du chiffre d’affaires (CA). En Allemagne, par exemple, l’indemnisation des restaurateurs est à 75% du CA», enchaîne Stéphane Heit. «En France, une entreprise qui fait 280.000 euros de CA en novembre, en temps normal, reçoit une aide plafonnée à 10.000 euros», déplore-t-il.

Avec Le Figaro par Guillaume Poingt

Canada: Les commerces pourraient être fermés au Québec à compter du 25 décembre, dit Legault

décembre 14, 2020

Aux prises avec une augmentation soutenue des cas de COVID-19 et des hospitalisations au Québec, le premier ministre François Legault confirme qu’il devra annoncer mardi de nouvelles restrictions impliquant la fermeture des commerces non essentiels, ce qui pourrait survenir à compter du jour de Noël.

François Legault accordait une entrevue au journaliste Patrice Roy pour faire notamment le point sur la lutte contre la pandémie.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada François Legault accordait une entrevue au journaliste Patrice Roy pour faire notamment le point sur la lutte contre la pandémie.

Lors d’une entrevue accordée à l’animateur Patrice Roy, le premier ministre a expliqué qu’il n’avait pas d’autre choix que de restreindre davantage les contacts sociaux en imposant ces nouvelles restrictions. «On va annoncer tout ça demain après-midi», a confirmé François Legault.

En entrevue à l’émission Le 15-18, le premier ministre a précisé que cette fermeture pourrait être décrétée à partir du 25 décembre.

«Les gens veulent avoir le temps de finir leur magasinage d’ici le 25 décembre pour acheter les cadeaux à leurs enfants, être prêts au moins dans leur bulle familiale», a expliqué M. Legault sur les ondes d’ICI Première.

Il reste à déterminer si cette fermeture sera d’une durée d’une ou deux semaines. «On discute avec la santé publique pour savoir […] c’est combien de temps qu’on a besoin pour vraiment casser la vague», a dit le premier ministre.

La stratégie du gouvernement est de profiter du congé des Fêtes pour tenter de ralentir le plus possible la contagion dans la province, sans causer trop de tort à l’économie, a ajouté François Legault en entrevue avec Patrice Roy.

Citant le cas de l’Allemagne qui fermera aussi la plupart de ses commerces jusqu’au 10 janvier pour tenter de contenir la propagation du coronavirus, François Legault explique que c’est principalement en raison du nombre trop élevé d’hospitalisations qu’il doit resserrer encore les mesures sanitaires.

Québec ne peut tout simplement pas se permettre un débordement de cas de COVID-19 dans les hôpitaux lors de la période la plus achalandée de l’année dans le réseau.

«On était dimanche à 880 hospitalisations. Ça, c’est 880 lits occupés par des patients COVID. Des lits qui ne peuvent pas être occupés par des patients qui ont d’autres problèmes, des traitements à avoir. Ce qui est le plus critique, c’est le nombre d’hospitalisations», déplore le premier ministre.

François Legault, premier ministre du Québec

Ivanoh Demers/Radio-Canada François Legault, premier ministre du Québec

Feu vert pour la vaccination

Confirmant qu’il allait se faire vacciner dès qu’il obtiendra le signal de la santé publique, François Legault s’est dit tout de même étonné par le fait que 60 % du personnel du CHSLD de Côte-Saint-Luc ne compte pas se faire vacciner pour le moment.

«Je ne m’attends pas à ce qu’il y ait beaucoup de gens qui refusent le vaccin. Actuellement, tous les pays ont accepté le vaccin. Donc, ça a été vérifié et contre-vérifié par à peu près tous les pays», a-t-il ajouté sur un ton positif.

Le début, aujourd’hui, de l’administration des premiers vaccins de Pfizer-BioNTech dans des CHSLD du Québec est très encourageant, selon le premier ministre, qui explique que dès que le personnel de la santé et les résidents des CHSLD et des RPA auront été vaccinés, la situation devrait s’améliorer rapidement.

«Actuellement, il y a 70 % des décès qui sont dans les CHSLD et les RPA. On a besoin de quelques centaines de milliers de vaccins pour vacciner tous les résidents et le personnel des CHSLD et des RPA. Techniquement, une fois que c’est fait, on vient d’éliminer 70 % des décès, ça va changer le portrait complètement», anticipe le premier ministre.

Le premier ministre Legault au Palais des congrès de Montréal effectuait une tournée d'entrevues pour les médias.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Le premier ministre Legault au Palais des congrès de Montréal effectuait une tournée d’entrevues pour les médias.

Une première vague douloureuse

En ce qui a trait au refus de son gouvernement d’ouvrir une enquête publique sur les 4000 personnes qui sont mortes dans des conditions très difficiles dans les CHSLD lors de la première vague de COVID-19 au printemps dernier, François Legault défend sa décision en rappelant que trois enquêtes sur le sujet sont déjà en cours.

Il y a entre autres l’enquête de la commissaire à la santé, Johanne Castonguay, une autre enquête de la protectrice du citoyen, qui a déposé la semaine dernière un rapport préliminaire, en plus d’enquêtes criminelles qui ont été ouvertes dans certains CHSLD, a-t-il énuméré.

«Moi, ce que je voulais surtout, c’est d’avoir des réponses rapides. Parce que, pour moi, ce qui est important, c’est que s’il y a des choses à corriger, il faut les corriger [rapidement].»

Plus de 4000 personnes ont été emportées par la COVID-19 dans les CHSLD du Québec au printemps dernier.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Plus de 4000 personnes ont été emportées par la COVID-19 dans les CHSLD du Québec au printemps dernier.

Blâmant l’ancien gouvernement libéral pour avoir aboli les directeurs généraux dans les CHSLD, François Legault a démenti l’existence de pénuries de matériel de protection médicale lors de la première vague.

Selon lui, s’il y a eu manque de matériel dans certains établissements, c’est essentiellement dû à l’absence de supervision et de coordination dans les CHSLD, où il n’y avait plus de reddition de comptes.

«Quand un CHSLD nous demandait de l’équipement, c’était livré la journée même. On n’a jamais manqué d’équipement», soutient François Legault, en dépit du fait que 48 % du personnel hospitalier a rapporté avoir manqué d’équipements de protection à un moment ou l’autre lors de la première vague, selon la protectrice du citoyen.

Les étudiants ont-ils été oubliés?

Pendant que la situation se fait critique dans les hôpitaux, l’inquiétude est aussi palpable dans le réseau de l’éducation, notamment dans les cégeps et les universités où des milliers de jeunes n’ont pas mis les pieds dans un établissement d’enseignement depuis des mois maintenant.

Forcés d’étudier à temps plein à la maison devant des ordinateurs et privés d’activités sportives et sociales, de nombreux étudiants font face à l’échec, à des problèmes de santé mentale et ultimement au décrochage. «Les jeunes ont besoin de voir d’autres jeunes», reconnaît François Legault.

Pour tenter de leur offrir un peu de présence en classe, il affirme travailler avec la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, afin d’implanter un système où les étudiants pourraient aller en classe occasionnellement en groupes restreints.

«C’est une situation dont je discute depuis des mois et des semaines avec la santé publique et sur laquelle je reviens à la charge», assure-t-il.

La fermeture des restaurants

Toutes les salles à manger, les gyms, les bars, salles de cinéma et de spectacle et plusieurs autres ont été fermés de nouveau sur ordre de Québec en octobre dernier.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Toutes les salles à manger, les gyms, les bars, salles de cinéma et de spectacle et plusieurs autres ont été fermés de nouveau sur ordre de Québec en octobre dernier.

Questionné sur la proximité du Dr Horacio Arruda avec son gouvernement et sur la mise en place de restrictions qui allaient au-delà des recommandations de la santé publique, notamment la fermeture des restaurants cet automne, François Legault rappelle que c’est au gouvernement qu’appartient le dernier mot.

«Quand la santé publique a dit : « On pense que ce n’est pas nécessaire de fermer les restaurants », moi j’ai dit : « Je pense qu’il faut les fermer ». Je regardais ce qui se fait ailleurs et aujourd’hui, presque partout dans le monde, les restaurants sont fermés. J’ai toujours été aussi prudent ou même plus prudent que la santé publique. Mais en bout de ligne, c’est moi qui es au batte», rappelle le premier ministre.

Parlons d’argent…

Dans la mesure où la pandémie a engendré des dépenses gouvernementales astronomiques autant à Ottawa qu’à Québec, les Québécois sont en droit de se demander comment le gouvernement Legault compte faire pour redresser les finances publiques du Québec qui fait face à un déficit de 15 milliards de dollars cette année.

Déçu qu’Ottawa ait refusé d’augmenter de façon récurrente les transferts provinciaux en santé, le premier ministre Legault assure cependant que les finances publiques seront équilibrées, mais peut-être sur une période plus longue que prévu.

Pour y parvenir, M. Legault exclut tout retour à l’austérité. «Il n’y aura pas d’augmentation des impôts et des taxes et il n’y aura pas de coupures dans les dépenses de santé, d’éducation, dans les dépenses du gouvernement du Québec», assure-t-il.

Pour ce qui est des positions du gouvernement fédéral sur les transferts en santé, François Legault estime que le point de vue de Justin Trudeau peut encore évoluer, dans la mesure où le parti qui promettra des hausses des transferts en santé aux prochaines élections jouira, selon lui, d’un avantage certain sur ses adversaires.

«Pour les Québécois, c’est important la santé. Donc, si un parti fédéral dit : « Moi je vais mettre plus d’argent en santé », je pense que ça va l’aider», croit le premier ministre.

Avec  Stéphane Bordeleau par Radio-Canada

Canada-Québec: La réouverture des commerces et écoles repoussée d’une semaine dans le Grand Montréal

mai 7, 2020
An aerial photo of the Griffintown area is viewed on June 21, 2019 in Montreal, Quebec, Canada. (Photo by Sebastien St-Jean / AFP)        (Photo credit should read SEBASTIEN ST-JEAN/AFP/Getty Images)
© Getty An aerial photo of the Griffintown area is viewed on June 21, 2019 in Montreal, Quebec, Canada. (Photo by Sebastien St-Jean / AFP) (Photo credit should read SEBASTIEN ST-JEAN/AFP/Getty Images)
QUÉBEC — Le premier ministre François Legault a annoncé jeudi le report d’une autre semaine de la réouverture des commerces, des écoles et des services de garde dans la grande région métropolitaine de Montréal, du 18 au 25 mai.M. Legault a justifié sa décision par le fait que la situation sanitaire à Montréal est toujours «stable», mais qu’elle demeure préoccupante en raison de la pandémie de la COVID-19.

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Selon le premier ministre, il manque toujours du personnel soignant — 11 600 travailleurs seraient absents, dit-il — dans le système de la santé québécois, et «c’est pour ça qu’on va offrir une nouvelle prime aux employés dans les CHSLD, les résidences de personnes âgées et les hôpitaux».

Ainsi, une personne qui travaillerait à temps plein, soit 36,5 heures par semaine, pour quatre semaines, recevrait une prime d’environ 1000 $ par mois. «Une prime tout de même intéressante», a mentionné M. Legault.

Une série d’autres mesures ont également été annoncées par le président du Conseil du trésor, Christian Dubé.

M. Legault a fait cette annonce après que le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, eut fait part en matinée d’une entente avec ses homologues des provinces, laquelle verra Ottawa augmenter ses transferts afin de leur permettre de bonifier les salaires des travailleurs essentiels.

Ainsi, le gouvernement fédéral offrira 3 milliards $ afin de permettre de couvrir 75 pour cent de la facture liée à l’amélioration des conditions salariales des travailleurs essentiels, en particulier ceux qui oeuvrent dans les résidences pour aînés comme les CHSLD.

M. Legault est également revenu sur la conférence de presse de la veille, afin de clarifier certains enjeux. Il a notamment expliqué que le niveau de risque de développer des complications liées au nouveau coronavirus «est plutôt faible» pour les personnes qui sont âgées de moins de 70 ans.

Il a aussi rappelé que le Québec est l’un des États qui effectuent le plus de tests de dépistage de la COVID-19 en Amérique du Nord, avec un taux d’environ 37 000 tests par million d’habitants. M. Legault a souligné qu’en date de mardi, 10 000 prélèvements quotidiens sont effectués, «et on continue d’augmenter le nombre de tests».

Avec La Presse canadienne

Zambie: deux personnes brûlées vives en marge de violences xénophobes

avril 20, 2016

Lusaka – Deux personnes ont été brûlées vives lundi à Lusaka en marge d’émeutes xénophobes visant des commerçants rwandais soupçonnés de crimes rituels, a rapporté la police zambienne mercredi.

Le nombre officiel de personnes tuées depuis le début des troubles lundi est de deux morts. Les deux personnes ont été brûlées vives le 18 avril 2016 à Kanyama, un bidonville de Lusaka, a déclaré la porte-parole de la police, Charity Chanda, dans un communiqué.

Le ministre de l’Intérieur Davies Mwila a précisé au parlement que les deux victimes étaient des Zambiens, tués dans la confusion provoquée par les émeutes xénophobes.

Selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, les deux hommes ont été tués avec des pneus enflammés.

Après deux jours de violences, lundi et mardi, qui ont entraîné la destruction de 62 échoppes selon la police, la situation était relativement calme mercredi dans la capitale zambienne, a constaté le correspondant de l’AFP.

Les émeutes ont éclaté lundi et se sont propagées le lendemain dans plusieurs quartiers pauvres de Lusaka, après la découverte récente de sept cadavres, amputés de plusieurs organes (oreilles, coeur, pénis, …).

Mardi, des centaines de personnes ont caillassé des maisons et des commerces soupçonnés d’appartenir à des Rwandais.

De nombreux réfugiés rwandais -dont la population est estimée à 6.400 en Zambie par l’ONU- tiennent des épiceries dans des quartiers pauvres de Lusaka et sont accusés par la population d’avoir commis ces crimes rituels dans le but de leur porter chance dans leurs affaires.

Effrayés par ces violences xénophobes, des ressortissants rwandais ont trouvé refuge dans des commissariats.

Lundi soir, le ministre de l’Intérieur avait dénoncé le comportement de personnes animées d’intentions criminelles qui ont tiré profit de la peine et de la douleur que nous avons tous ressenties après ces crimes rituels supposés.

Jusqu’à présent, la police a procédé à onze arrestations liées aux crimes rituels et à 256 interpellations liées aux émeutes.

Des casseurs ont profité de ces violences pour voler de la nourriture ou du matériel électroménager tels que des réfrigérateurs, dans les magasins visés.

Ces événements interviennent à quatre mois de l’élection présidentielle qui doit se tenir le 11 août dans ce pays d’Afrique australe en pleine crise économique.

Cette vague d’attaques xénophobes rappelle celle qu’a connue l’année dernière l’Afrique du Sud, où sept personnes avaient été tuées dans des violences qui avaient duré plusieurs semaines.

Des habitants des quartiers pauvres de Johannesburg et de Durban (est) s’en étaient pris à des immigrés, qu’ils accusaient de prendre leurs emplois.

Romandie.com avec(©AFP / 20 avril 2016 17h36)

France : mitraillage de deux commerces musulmans en Corse

février 3, 2016

Ajaccio – Le Premier ministre français Manuel Valls a condamné mercredi le mitraillage dans la nuit d’une boucherie et d’une sandwicherie musulmanes dans une station balnéaire de Corse, plus d’un mois après des manifestations racistes sur cette île française de Méditerranée.

Plusieurs dizaines d’impacts de balles ont été relevés par les gendarmes sur les façades des deux commerces voisins dans le centre de Propriano.

Selon le procureur de la République à Ajaccio, Eric Bouillard, des témoins ont indiqué avoir entendu deux séries de tirs en rafale. Il s’agissait d’armes automatiques tirant du 9 mm, a-t-il précisé, ajoutant que les dégâts sont minimes.

Aucune inscription n’a été retrouvée sur place, et aucune revendication n’est parvenue aux enquêteurs, a encore indiqué le procureur.

Manuel Valls a dénoncé des actes intolérables, qui imposent notre condamnation unanime. La lutte contre le terrorisme vaut pour tous les actes de terrorisme et le gouvernement entend protéger tous les Français et condamner tous les actes racistes et antisémites, a souligné le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

Cet incident survient après de vives tensions sur l’île liées à la communauté musulmane.

Dans la nuit de Noël, des pompiers avaient été attaqués par une vingtaine de personnes armées de barres de fer et de battes de base-ball dans un quartier populaire d’Ajaccio, la principale ville de Corse, habité par un grand nombre d’immigrés.

Ces violences avaient déclenché une série de manifestations et de débordements racistes au cri de On est chez nous !, Arabes dehors !. Les manifestants avaient en outre saccagé une salle de prière musulmane dans ce quartier, suscitant une condamnation générale.

La Corse, où les nationalistes ont remporté des élections régionales pour la première fois en décembre, compte la deuxième plus forte proportion de population étrangère (entre 8 et 10%) en France après la région parisienne.

Selon un rapport officiel publié en janvier, les actes antimusulmans ont plus que triplé en France l’an dernier, avec 429 faits recensés (124 actions et 305 menaces).

Romandie.com avec(©AFP / 03 février 2016 15h48)