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Quatre morts dans un accident à Romorantin, la garde à vue du conducteur prolongée

mars 4, 2012

Quatre membres d’une famille recomposée ont trouvé la mort samedi soir à Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher) dans une collision dont le seul survivant, qui présentait une alcoolémie positive et ne se souvient de rien, devait voir sa garde à vue prolongée dimanche en fin de journée, a-t-on appris de source policière.

Trois personnes, le père et deux adolescents de 13 (bien 13) et 16 ans, sont morts sur le coup. La passagère, belle-mère des deux jeunes, a succombé dans la nuit des suites de ses blessures, a-t-on confirmé de même source. La passagère était elle-même mère d’une jeune fille, absente au moment du drame.

Légèrement blessé, le seul survivant de l’accident, un jeune homme de 25 ans qui conduisait le second véhicule entré en collision avec la voiture dans laquelle se trouvait la famille, a été placé en garde à vue dès l’accident, survenu samedi peu avant 21H00, a-t-on précisé. Sa garde à vue devait être prolongée dimanche soir, a annoncé à l’AFP le commissaire de police Alexandre Lohr.

Le jeune homme présentait un taux d’alcoolémie de 0,74 mg dans l’air, a précisé le commissaire. Le taux toléré dans l’air est de 0,25 mg et ce taux est considéré comme un « délit » au-dessus de 0,40 mg dans l’air. Le conducteur a expliqué avoir « fêté un baptême » dans les heures précédant le drame, a dit le co Lohr.

« Il est entendu depuis hier soir. Il est effondré. Il ne se rappelle pas des conditions de l’accident. Il est conscient de sa responsabilité et ne se fait pas de cadeau. Il dit qu’il s’est perdu dans Romorantin, qu’il ne trouvait plus sa route et invoque aussi les conditions météo », a déclaré à l’AFP le policier.

Légèrement blessé, le jeune homme, « inconnu des services de police », avait simplement fait antérieurement l’objet d’une suspension de permis de quelques semaines pour excès de vitesse.

La famille décimée, qui circulait à bord d’une BMW, habitait Romorantin. Le conducteur en garde à vue était employé comme commercial et conduisait son véhicule de fonction, de type fourgon. Lui aussi est originaire de la région, un village de l’arrondissement de Blois, a-t-on précisé de même source.

Un appel à témoins a été lancé pour tenter d’éclaircir les cirsonstances de cet accident qui s’est produit à un carrefour, en zone urbaine, à la sortie de Romorantin-Lanthenay, sur la départementale 13 menant à Vernou-en-Sologne. Il s’agit d’une ligne droite et il pleuvait au moment de la collision, a-t-on déclaré de même source. La BMW s’est encastrée dans un poteau EDF et les pompiers ont dû désincarcérer les quatre membres de la famille.

« Il est très difficile de savoir ce qui est passé. Il n’y a aucun témoin, en dehors du conducteur du fourgon qui ne se souvient de rien. Il se souvient juste d’être sorti de son véhicule après le choc », a affirmé le commandant Lohr, évoquant l’hypothèse d’un « choc latéral ».

Les policiers ont malheureusement peu d’espoir d’obtenir des éléments nouveaux grâce à l’appel à témoins car il faisait nuit au moment du drame et le secteur où il s’est produit est peu habité, a commenté le commissaire Lohr.

« Il n’y a pas d’obstacle médiuco-légal » aux inhumations, a précisé ce dernier, signifiant que, dans le cas présent, les causes de la mort étaient suffisamment claires pour ne pas nécessiter d’autopsie.

AFP

Sénégal : un policier tué dans des violences après la validation de la candidature de Wade

janvier 28, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlLa validation vendredi soir par le Conseil constitutionnel de  la candidature du chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle  de février a provoqué une vague de violences dans plusieurs villes du Sénégal,  dont sa capitale, Dakar, où un policier a été tué.

La validation vendredi soir par le Conseil constitutionnel de la  candidature du chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle  de février a provoqué une vague de violences dans plusieurs villes du Sénégal, dont sa capitale, Dakar, où un policier a été tué.  L’opposition a appelé pour sa part à « marcher sur le palais présidentiel dans  les prochains jours » afin d’en « sortir Wade ».
Dès l’annonce de la  validation de la candidature du président Wade et du rejet de celle du chanteur  Youssou Ndour, des jeunes rassemblés depuis des heures Place de l’Obélisque, à  Dakar, à l’appel de l’opposition ont jeté des pierres sur les policiers qui ont  riposté à coups de gaz lacrymogène et de matraque. Les jeunes, armés de barres  de fer, ont également mis le feu à des pneus et des courses-poursuites entre eux  et les policiers se sont engagées dans les rues adjacentes au lieu de  rassemblement.

« Ils ont tué un policier », a déclaré à l’AFP le commissaire de police Arona  Sy, du commissariat central de Dakar, sans donner les circonstances de cette  mort qui s’est produite dans une rue du quartier de Colobane, près de la Place  de l’Obélisque. Les violences se poursuivaient dans la nuit de vendredi à samedi  dans plusieurs autres quartiers de Dakar. « Je vois des feux, impossible de  passer. Ca brûle à Sacré-Coeur (centre), sur la VDN », une route menant au nord  de la ville, a déclaré à l’AFP un témoin circulant en voiture.
Les  télévisions privées montraient des jeunes érigeant des barricades, brûlant des  pneus et des planches sur plusieurs artères, ainsi que des échanges de  projectiles et gaz lacrymogènes entre des manifestants, essentiellement des  jeunes, et les forces de l’ordre anti-émeutes de police et de gendarmerie.
Des manifestations de colère étaient en cours également dans les provinces,  d’après les médias locaux: notamment à Thiès selon l’Agence de presse  sénégalaise (APS, officielle), et à Kaolack (centre), Matam et Ourossogui (nord)  selon la Télévision Futurs médias (TFM, privée).
« Marcher sur le  Palais »

Le Mouvement du 23 juin (M23), coalition de partis  politiques d’opposition et d’organisations de la société civile contestant la  candidature du président Wade, a appelé samedi les Sénégalais à « marcher sur le  palais » présidentiel pour l’en « déloger ». Abdoul Aziz Diop, un des responsables  du M23, a exhorté les Sénégalais « à se joindre au Mouvement pour organiser la  reprise du territoire occupé par Abdoulaye Wade et ses sbires ». « C’est la seule  direction prise à partir de ce soir », a-t-il dit à l’issue d’une réunion de la  direction du M23.

M. Wade a demandé à ses opposants d’arrêter « les manifestations d’humeur qui  ne conduisent à rien », les accusant de contester la validité de sa candidature  « sur des bases légères ». Youssou Ndour a, lui, dénoncé un « coup de force » du  président Wade, ajoutant: « Je suis candidat et je le reste », et précisant qu’il  avait « 48 heures pour un recours » contre la décision du Conseil.

Le rassemblement à partir de la mi-journée de milliers d’opposants sur la  Place de l’Obélisque, à l’appel du M23, s’était déroulé sans incidents.  Initialement interdit par le gouvernement, il avait finalement été toléré à la  suite d’une « médiation » de l’Union européenne (UE).

La décision du Conseil constitutionnel sur la nouvelle candidature du  président Wade, 85 ans, jugée anticonstitutionnelle par l’opposition, avait fait  craindre de violentes réactions. Elu en 2000, réélu en 2007 pour cinq ans après  une révision constitutionnelle en 2001 instituant un quinquennat renouvelable  une fois, M. Wade se représente pour sept ans après le rétablissement du  septennat en 2008, à la suite d’une nouvelle révision constitutionnelle.
Pour ses opposants, il se présente à un troisième mandat illégal, mais ses  partisans affirment que le comptage doit se faire à partir de la première  révision constitutionnelle de 2001 instituant le quinquennat et qu’il s’agit  donc d’un second mandat conforme à la Constitution.

Jeuneafrique.com avec AFP