Posts Tagged ‘commission nationale’

Congo/Conseil national de l’U.d.r-Mwinda : Des sanctions à l’encontre de deux membres

septembre 17, 2013

L’U.d.r-Mwinda a tenu la cinquième session extraordinaire de son conseil national, jeudi 12 septembre 2013, dans la salle de conférences de l’hôtel de la préfecture de Brazzaville, sous le patronage de Guy-Romain Kinfoussia, président dudit parti, avec la participation de tous les membres de cette instance dirigeante qui décide des grandes orientations de ce parti. Au terme des travaux de cette session extraordinaire, il a été décidé de la tenue, dans les prochains jours, de la conférence des cadres du parti résidant à Brazzaville.

Le conseil national a, par ailleurs, prononcé des sanctions contre deux de ses membres, l’ancien député Dominique Basseyla et Jacques Katassa, qui ont écopé d’une suspension de six mois, assortie de l’obligation de se retirer des occupations qui sont les leurs, dans un délai de quinze jours.

Le Conseil national de l’U.d.r-Mwinda compte cent vingt-cinq membres à travers le pays. La session extraordinaire a surtout concerné les soixante-quinze membres de Brazzaville. Ils étaient, au total, 58 à être présents. Cette session, dont l’objectif est de redynamiser la vie du parti, avait un seul point à son ordre du jour: la détermination des sanctions à l’encontre de deux membres ayant participé à la concertation politique de Dolisie, sans en avoir reçu mandat du parti. Il s’agit de Dominique Basseyla et de Jacques Katassa, respectivement, premier vice-président du parti et membre du conseil national, secrétaire, chargé de l’organisation de la mobilisation du bureau fédéral U.d.r-Mwinda du Niari.
Ce point a suscité des débats ouverts et francs. Les propositions émises par la Commission nationale d’évaluation et de contrôle du parti ont été examinées. A la suite de cela, la sanction a été prise: Dominique Basseyla et Jacques Katassa sont suspendus pour six mois. Cette sanction est assortie de l’obligation de se retenir des occupations qui sont les leurs, dans un délai de quinze jours.
Signalons que la session extraordinaire du Conseil national de l’U.d.r-Mwinda a été, surtout, marquée par les allocutions d’ouverture et de clôture du président du parti.

Annonçant la tenue de la Conférence des cadres du parti résidant à Brazzaville, dans les tout prochains jours, le président Guy-Romain Kinfoussia a réaffirmé la constance du combat politique de son parti, dans le cadre de l’opposition. Il a, par ailleurs, reprécisé l’objectif des états généraux que réclame le collectif des partis de l’opposition congolaise qui, selon lui, est la recherche des solutions idoines aux problèmes du pays. «A la crise multidimensionnelle, crise politique, crise morale, crise électorale, crise économique, crise sociale dont les indices sont, chaque jour, visibles dans le vivier national, il faut bien que les Congolais se parlent véritablement et trouvent ensemble des solutions», a-t-il déclaré.

A ce sujet, le président de l’U.d.r-Mwinda a réaffirmé l’option de ne jamais pratiquer la politique de la chaise vide et d’être toujours à la table de dialogue, chaque fois que le parti sera associé à l’organisation de toute initiative d’intérêt national.

Abordant la question du recensement administratif spécial, le président du parti a indiqué que ledit recensement, non seulement, a réengagé les animateurs de l’administration territoriale, préfets, maires, sous-préfets, chefs de quartiers, contrairement aux recommandations d’Ewo, mais encore et surtout, au regard du constat fait par des partis partenaires du gouvernement dans cette opération. «Ce recensement est un échec cuisant, échec annoncé à mi-parcours avec un taux de réalisation de 30% et qui fait apparaître l’amateurisme du gouvernement qui, en dépit de l’immensité des fonds consentis à cette occasion, se révèle incapable d’identifier les potentiels électeurs congolais», a-t-il indiqué.

Lasemaineafricaine.net par P.-A. D

Congo/P.c.t (Parti congolais du travail) : L’organisation unique de jeunesse est née: la F.m.c!

mai 28, 2013
Les quelques responsables du secrétariat permanent du P.c.t.

Le P.c.t (Parti congolais du travail) a, désormais, une organisation unique de jeunesse. Celle-ci a été créée à l’issue du congrès constitutif de la jeunesse du P.c.t qui s’est tenu du 24 au 26 mai 2013, dans la salle des congrès du palais des congrès à Brazzaville, sous le patronage de Pierre Ngolo, secrétaire général du P.c.t, sur le thème: «Jeunes congolais pour la défense de nos intérêts, la consolidation des idéaux du Parti congolais du travail (P.c.t) et l’émergence du Congo d’ici 2025, mobilisons-nous dans l’unité et la cohésion, en vue de la création de notre organisation».

Il s’agit de la F.m.c (Force montante congolaise), qui a pour premier secrétaire, Juste Bernadin Gavet, âgé de moins de 35 ans.

La F.m.c s’est dotée d’un comité central de 261 membres, un secrétariat permanent de 11 membres, d’une commission nationale de contrôle et d’évaluation de 7 membres, présidée par Marien Mobondzo Edzonga. Le congrès constitutif de la F.m.c a réuni 1863 congressistes venus des douze départements du pays et de la diaspora congolaise en France.

Les membres des différentes instances dirigeantes du P.c.t (secrétariat permanent, commission nationale de contrôle et d’évaluation, comité d’honneur) étaient à l’ouverture et à la clôture du congrès. Sur les banderoles on pouvait lire: «Tous derrière le président Denis Sassou Nguesso pour un Congo émergent», «En avant pour la création de notre instrument de lutte, le présent est à la lutte, l’avenir est à nous». L’orchestre Extra-Musica Zangul de Roga Roga a électrisé la salle, avec ses morceaux choisis très prisés par les jeunes.

A l’ordre du jour, figuraient, entre autres points, l’examen et l’adoption des documents fondamentaux et la mise en place des instances dirigeantes de l’organisation. Les congressistes ont adopté deux motions, l’une exprimant leur soutien au président de la République et l’autre pour remercier le P.c.t. Des recommandations ont été faites à l’endroit des jeunes. On peut citer, par exemple, celle qui consiste à réhabiliter les internats.

La création de la F.m.c répond ainsi à l’une des recommandations du 6ème congrès extraordinaire du P.c.t. La nouvelle organisation juvénile du P.c.t a un hymne et une devise: «Le présent est à la lutte, l’avenir à la jeunesse», et un emblème symbolisé par une poignée de mains et une plume dans un encrier. Sa doctrine est celle du parti, notamment la social-démocratie. Pour avoir marqué l’histoire du mouvement juvénile congolais, 21 personnalités du P.c.t ont été élevées à la dignité de membres d’honneur de la F.m.c, parmi lesquelles le président Denis Sassou Nguesso, Pierre Ngolo, Isidore Mvouba, Gabriel Oba-Apounou, Michel Ngakala, Jean-Pierre Fernand Sabaye, André Okombi-Salissa.

A l’ouverture du congrès, Fernand Sabaye, qui a dirigé les travaux, a, dans son propos, remercié toutes les intelligences qui ont concouru à la réussite de l’événement. Il a, ensuite, rendu un hommage mérité au président Denis Sassou Nguesso.

Pierre Ngolo a précisé que la F.m.c est une organisation politique, constituée des jeunes rien que des jeunes de 15 à 35 ans. Elle sera «vouée à être le porte-parole de la jeunesse, de ses attentes, de ses impatiences, tout comme de ses exigences à l’égard de la société et auprès des pouvoirs publics». Prononçant son discours, le tout premier secrétaire de la F.m.c a indiqué qu’il en appelle à l’appui de tous. La naissance de la F.m.c ouvre ainsi une nouvelle page de l’histoire de la jeunesse au Congo.

Lasemaineafricaine.com par Pascal AZAD DOKO

Sierra Leone : le chef de l’État sortant, Ernest Bai Koroma, a remporté la présidentielle

novembre 23, 2012
Ernest Bai Koroma réélu président. Ernest Bai Koroma réélu président. © AFP

Ernest Bai Koroma, élu une première fois en 2007, reste au pouvoir encore cinq ans. La commission nationale pour les élections (NEC) a annoncé sa victoire à la présidentielle du 17 novembre, avec 58,7% des voix.

La Commission nationale pour les élections (NEC) a annoncé, le vendredi 23 novembre au soir, les résultats du premier tour de la présidentielle du 17 novembre. Ernest Bai Koroma, le chef de l’Etat sortant, l’emporte avec 58,7% des voix, contre 37,4% pour son principal opposant, Julius Maada Bio, les six autres candidats se partageant le reste des suffrages.

Un deuxième tour ne sera pas nécessaire puisque Bai Koroma a rassemblé plus de 55% des voix.

Au lendemain du scrutin, les observateurs internationaux se sont félicités du relatif calme dans lequel se sont déroulées les élections, avec quelques troubles à regretter au nord et au centre du pays pendant la campagne. Mais le pays, qui a conu une guerre civile sanglante de 1991 à 2002, continue sur la voie de la normalisation, avec ce troisième scrutin présidentiel. Après le vote, le camp de Julius Maada Bio a tout de même dénoncé des fraudes.

Ernest Bai Koroma, qui a fait campagne sur son bilan, a bénéficié de la prime au sortant et avait assuré pendant la campagne briguer son deuxième et dernier mandat. La Constitution du pays l’empêche de se présenter à nouveau en 2017.

Jeuneafrique.com

Copé ne veut pas qu’on « vole sa victoire »

novembre 23, 2012
Le président proclamé de l’UMP, Jean-François Copé, a affirmé aujourd’hui qu’il était « d’une bonne volonté réelle », notamment vis-à-vis de la médiation d’Alain Juppé, mais qu’il n’accepterait jamais de se « faire voler sa victoire ».

« Je suis d’une bonne volonté réelle, j’ai accepté » la médiation du maire de Bordeaux « par ouverture, pour que la situation bouge », mais « je n’accepterai jamais qu’on truande un vote », qu’on « me vole ma victoire », a-t-il déclaré devant quelques journalistes.

C’est pourquoi « il est hors de question » de « céder du terrain » aux fillonistes, qui refusent, selon M. Copé, « le respect des statuts » et font « une démarche désespérée » en ne reconnaissant pas la légitimité de « la commission nationale des recours », saisie par le député-maire de Meaux jeudi midi.

« Tout montre que je suis élu »

Cette commission, au verdict de laquelle M. Copé se pliera, réexaminera à partir de dimanche les éventuelles « irrégularités » du scrutin. Elle a sept jours à compter de la saisine pour statuer, donc jusqu’à jeudi 29 novembre.

« Tout montre que je suis élu », a répété M. Copé, en évoquant à nouveau des cas de « fraude massive », notamment dans certains bureaux de vote des Alpes-Maritimes.
S’il a accepté la proposition de M. Juppé d’une rencontre à trois avec François Fillon -elle aura lieu « dimanche à 19 heures »-, il lui a dit par téléphone qu’il n’acceptait pas sa demande de retrait des membres pro-Copé et pro-Fillon de la Commission des recours. « Une demande pas valide car juridiquement, ce n’est pas possible », a-t-il expliqué, en rappelant que les statuts avaient été créés par M. Juppé lui-même, en 2002.

Le maire de Bordeaux « vérifiera les conditions de transparence de la commission », a ajouté M. Copé, en regrettant qu’il « pose son ultimatum tous les jours quand même ». M. Juppé, resté neutre pendant la campagne, est-il en faveur de l’un ou de l’autre, selon lui? « Il n’a rien reproché à François Fillon, alors qu’il a exprimé de très nombreux désaccords à mon égard et même dit assez clairement que j’avais passé la ligne jaune », a-t-il lâché.

 
Lefigaro.fr avec AFP

Le Premier ministre de RDC en France veut tourner la page du sommet de Kinshasa

novembre 15, 2012
Le Premier ministre de RDC en France veut tourner la page du sommet de Kinshasa Le Premier ministre de RDC en France veut tourner la page du sommet de Kinshasa © AFP

Le Premier ministre de RDC Augustin Matata Ponyo, en visite en France, défend les progrès réalisés par son pays en matière de démocratie et de bonne gouvernance pour « rassurer les investisseurs » un mois après les critiques de François Hollande sur la situation des droits de l’homme à Kinshasa.

Dans un entretien à l’AFP, M. Matata Ponyo a nié toute tension entre Paris et Kinshasa, appelant même la France à défendre « haut et fort » aux Nations unies la voix de la République démocratique du Congo, en proie depuis six mois à une rébellion armée.

« Contrairement à ce que d’aucuns peuvent croire, les relations entre la France et la RDC n’étaient pas tendues » lors du sommet de la Francophonie de Kinshasa, a affirmé M. Matata Ponyo. « Il ne faut pas se fier aux apparences. Ce sommet a été l’occasion pour les responsables d’observer qu’il y a eu beaucoup de progrès. Il reste encore beaucoup à faire, c’est ce à quoi nous nous attelons », a-t-il assuré.

Avant et pendant le sommet de Kinshasa, François Hollande avait dénoncé des « réalités inacceptables » en RDC, évoquant notamment l’assassinat en 2010 du militant des droits de l’homme Floribert Chebeya dont sont accusés des policiers.

« Il faut laisser la justice faire son travail », a déclaré le Premier ministre congolais, assurant que le processus irait « jusqu’à son terme » et soulignant que « la justice congolaise a donné, à tous, de manière exceptionnelle la possibilité de suivre ce procès, de manière publique, télévisée ».

Evoquant la question de la démocratie, alors que le président Hollande avait ouvertement émis des doutes sur les conditions de la réélection du président Kabila en novembre 2011, M. Matata Ponyo a rappelé que le Parlement débattait actuellement d’un projet visant à restructurer la commission nationale électorale.

« Les députés de la majorité présidentielle et ceux de l’opposition sont en train d’y travailler et nous avons la ferme conviction que nous aboutirons à un projet commun », a-t-il assuré.

« Potentialités énormes »

La visite du chef du gouvernement de RDC à Paris intervient par ailleurs après l’annonce mardi par les Etats-Unis et l’Onu de sanctions à l’encontre du chef de la rébellion du M23, le colonel Sultani Makenga.

Kinshasa espérait que ces sanctions soient élargies à des responsables rwandais nommément mis en cause dans un rapport d’experts de l’Onu pour leur soutien à cette rébellion dans l’est de la RDC.

« Nous souhaitons que la France en tant que membre permanent du Conseil de sécurité porte haut et fort la volonté de la RDC que tous ceux qui sont impliqués dans ce rapport soient sanctionnées », a dit M. Matata Ponyo, précisant avoir discuté de cette question mercredi à l’Elysée avec le conseiller diplomatique de François Hollande, Paul-Jean Ortiz.

Lors de son séjour à Paris, M. Matata Ponyo rencontrera plusieurs membres du gouvernement français, dont le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius jeudi et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault vendredi, mais aussi des opérateurs économiques.

Son objectif, a-t-il dit, est de « rassurer les investisseurs français quant à la volonté et la détermination » des autorités congolaises de faire « un travail de fond, de réformes pour assainir l’environnement des affaires, l’environnement judiciaire, l’environnement fiscal ».

« Les potentialités sont énormes », a-t-il rappelé, citant les secteurs des mines, des hydrocarbures, de l’agriculture, des infrastructures, des télécommunications et de l’industrie.

En 2011, la RDC a enregistré une croissance de 7% de son PIB. Le gouvernement ambitionne d’atteindre les 15% en 2016.

Jeuneafrique.com avec AFP 

Guinée : le président de la Ceni va démissionner, « au nom de l’intérêt supérieur du pays »

septembre 6, 2012
La tenue d' élections législatives en Guinée est sans cesse repoussée. La tenue d’ élections législatives en Guinée est sans cesse repoussée. © AFP

Le président de la commission nationale électorale indépendante de Guinée (Ceni) Louceny Camara, a annoncé mercredi 5 septembre au soir qu’il comptait démissionner afin, selon lui, de permettre au « processus électoral d’aller de l’avant dans le calme ».

Louceny Camara, l’actuel président de la commission nationale électorale indépendante de Guinée (Ceni) va démissionner. L’intéressé l’a révélé mercredi 5 septembre au soir. « Au nom de l’intérêt supérieur du pays, j’ai demandé à mon syndicat qui m’a désigné comme leur délégué de ne pas me réélire lors de la prochaine restructuration de la Ceni », a-t-il dit à la télévision d’État.

« J’ai pris cette décision afin d’autoriser le processus électoral d’aller de l’avant dans le calme. Je ne puis accepter que ma présence à la présidence de la Ceni hypothèque l’organisation des législatives », a-t-il ajouté, précisant qu’il conserverait ses fonctions jusqu’à la nomination d’une nouvelle commission.

Considéré comme un proche du chef de l’État Alpha Condé, Louceny Camara était fortement critiqué par l’opposition qui réclamait depuis longtemps sa démission. Cette « démission n’avait que trop tardé », a commenté l’opposant Faya Milimono.

Un scrutin « d’ici la fin de l’année »

Lundi 27 août, deux coalitions regroupant les principaux partis de l’opposition guinéenne ont annoncé qu’ils comptaient retirer leurs représentants du gouvernement, du Conseil national de la transition et de la Ceni. Cette décision faisait suite aux violences qui ont accompagné l’interdiction d’une manifestation de l’opposition prévue le même jour. L’opposition manifestait pour demander la tenue d’ « élections législatives transparentes, libres et fiables ».

Dernière étape du processus de transition, l’organisation d’un scrutin législatif est sans cesse repoussée en raison de désaccords entre les camps politiques et de problèmes techniques liés à l’inscription des électeurs. Reçu début juillet à l’Elysée par le président François Hollande, le chef de l’État guinéen a fait savoir à son interlocuteur, selon une source française, que le scrutin législatif, initialement prévu en décembre 2011, aurait lieu « d’ici la fin de l’année ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Angola : le parti de Dos Santos largement majoritaire, selon des résultats partiels

septembre 1, 2012

Le président angolais José Eduardo dos Santos vote aux élections générales le 31 août 2012. Le président angolais José Eduardo dos Santos vote aux élections générales le 31 août 2012. © AFP

Le MPLA du président José Eduardo dos Santos a remporté 74,46% des suffrages aux élections de vendredi, selon des résultats partiels portant sur plus de 58% des bulletins, a annoncé samedi Julia Ferreira, porte-parole de la Commission nationale électorale (CNE).

Le parti du président Dos Santos devance largement son opposant historique l’Unita qui remporte 17,94% des suffrages, suivi du tout nouveau parti d’opposition Casa avec 4,53%, a-t-elle ajouté.

Malgré les critiques répétées de l’opposition sur le manque de transparence du processus électoral, le scrutin –le deuxième depuis la fin de la guerre civile en 2002– s’est déroulé dans le calme.

Les Angolais renouvelaient vendredi les 220 membres de leur Parlement. Selon la Constitution modifiée en 2010, le chef du parti vainqueur des législatives devient président de la République, et le président Dos Santos, au pouvoir depuis presque 33 ans, devrait en conséquence pouvoir se succéder à lui-même.

A l’issue des élections de 2008, le MPLA avait recueilli 81% des suffrages contre 10% pour l’Unita.

Jeuneafrique.com

Congo: la double peine des sinistrés de Brazzaville, privés de législatives

juillet 14, 2012
Congo: la double peine des sinistrés de Brazzaville, privés de législatives Congo: la double peine des sinistrés de Brazzaville, privés de législatives © AFP

Sur les décombres d’une maison du quartier Mpila à Brazzaville, Bienvenu Ossou vit sous une tente. Dimanche, il ne votera pas aux législatives, dans cette zone détruite par les explosions du 4 mars où des électeurs n’ont pu s’inscrire, une situation vécue comme un nouvel abandon.

Presque tous les voisins de Bienvenu, un chômeur de 30 ans, ont fui la zone depuis l’explosion d’un dépôt de munitions dans le camp de blindés tout proche, qui a détruit des centaines d’habitations, fait près de 300 morts, 2. 300 blessés et 17. 000 sans abris dont près de la moitié vit encore dans des camps de fortune.

Sur le site, l’herbe a tellement poussé que les carcasses des blindés et autres engins militaires sont à peine visibles, de même que les fils barbelés dressés pour délimiter la zone toujours en cours de déminage.

« Depuis le 4 mars, mes parents et moi-même avons cessé d’exister. Nous allons être abandonnés davantage car nous n’allons pas voter dimanche », pour le premier tour des élections législatives, constate amèrement le jeune chômeur.

Sa tente est à quelques encablures de l’épicentre du sinistre. En contrebas, un petit ruisseau dominé par des ordures. Des hérons viennent y manger et s’abreuver.

« On se disait que malgré ce qui s’est passé ici, on devait nous permettre de choisir nos députés pour qu’ils aillent plaider notre cause au Parlement », lâche Bienvenu, au bord des larmes.

Mais la Commission nationale d’organisation des élections (Conel) a décidé que le vote n’aurait pas lieu dans trois des 37 circonscriptions de Brazzaville, les plus touchées par les explosions, où les listes électorales n’ont pas pu être révisées en mars.

« La décision de nous écarter du vote est normale pour certains, mais elle est anormale parce que nous tombons de plus en plus dans les oubliettes », relève Jérôme Ndengabeka, 50 ans, un autre habitant du quartier.

« Les autorités auraient pu repousser les élections. Le budget alloué pour les organiser aurait pu permettre au moins de reconstruire nos maisons », estime son voisin Gustave Ampilo, 40 ans.

« Les autorités restent insensibles »

« On est mieux chez soi. Il y a des gens qui sont allés dans les sites (accueillant ceux qui avaient tout perdu), mais ils préfèrent aujourd’hui revenir à Mpila pour vivre sous des tentes dans leurs propres parcelles (terrain). Les autorités restent insensibles », dénonce-t-il.

« Nous aurions dû, au regard de ce qui s’est passé le 4 mars, laisser tomber l’organisation des élections. Ca a été une véritable catastrophe et nous continuons à en souffrir », soutient l’opposant Clément Miérassa.

Le jour du drame Irène Itoua, 43 ans, a pu s’échapper saine et sauve avec son bébé de quatre mois. De sa maison, il ne reste plus qu’un pan de mur. pourtant, dans sa circonscription, le vote se tiendra bien dimanche.

« J’ai battu campagne pour ma candidate en faisant semblant d’oublier le drame. On n’attend pas la réparation, même d’un simple préjudice, les bras croisés », explique-t-elle.

« J’irai voter sans état d’âme », assure-t-elle, son bébé sur son dos.

Le gouvernement a dit avoir payé plus de 50 milliards de Fcfa (76 millions d’euros) de prime d’urgence à plus de 17. 000 sinistrés et plus de 7. 000 autres sont en attente de paiement.

Les autorités évaluent à 1 milliard de dollars le coût de la reconstruction du quartier Mpila.

« Nos candidats ne doivent pas perdre de vue que notre peuple, qui a su admirablement faire face à l’adversité, attend des messages d’espoir, des comportements exemplaires et des débats dédramatisés », avait déclaré fin juin le secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), Pierre Ngolo, lors d’un meeting à l’ouverture de la campagne.

Avec ses alliés, le PCT, le parti du chef de l’Etat Denis Sassou-Nguesso, détient la majorité absolue dans l’Assemblée sortante.

Jeuneafrique.com avec AFP

Togo : manifestations de masse contre Faure Gnassingbé

juin 13, 2012

Les manifestants étaient innombrables à Lomé, les 12 et 13 juin. Les manifestants étaient innombrables à Lomé, les 12 et 13 juin. © Jean-Claude Abalo, pour J.A.

C’est une première depuis 2005 et l’arrivée au pouvoir de Faure Gnassingbé. Des milliers d’opposants politiques et de la société civile ont manifesté à Lomé mardi et mercredi, pour réclamer notamment le retrait de la réforme électorale votée par le Parlement le 25 mai. Une mobilisation violemment réprimée.

Deux jours d’émeute à Lomé suite à l’appel à manifester du collectif « Sauvons le Togo ». Mardi, des manifestants ont pris d’assaut Dékon, un grand centre commercial de la capitale, où ils ont passé la nuit. Ils ont été surpris mercredi matin par une pluie de grenades lacrymogène envoyées pas la police. Des échauffourées ont alors éclaté avant de prendre des allures de vraie guérilla urbaine, s’étendant à plusieurs quartiers de la capitale. Selon des informations partielles, on dénombrerait plusieurs dizaines de blessés parmi les opposants et deux policiers tués.

Le collectif « Sauvons le Togo » est un regroupement de partis de l’opposition et d’organisations de la société civile qui réclament le retrait de la réforme du code électoral et du découpage électoral voté à la fin de mai par le Parlement togolais, notamment en prévision des élections législatives et municipales d’octobre prochain. Ses membres réclament par exemple un mode de scrutin présidentiel à deux tours. En outre, ils demandent la mise en œuvre des recommandations du rapport de la Commission nationale des droits de l’homme relatif à la torture.

Journées « Togo mort »

Dans l’après-midi, des proches du gouvernement contactés par Jeune Afrique ne souhaitaient pas réagir. Les manifestations auraient rassemblé plusieurs centaines de milliers de manifestants, selon la presse locale. Des chiffres invérifiables, mais une chose est sûre : depuis 2005, après l’élection controversée de Faure Gnassingbé, c’est la première fois que la population répond massivement à l’appel de l’opposition à sortir dans la rue. « C’est un signal envoyé au gouvernement. Faure Gnassingbé et ses amis doivent comprendre que le peuple en a marre. Ils doivent partir », se déchaîne Me Zeus Ajavon, coordinateur du collectif. Ce mercredi, le Collectif a conclu la journée de mobilisation en lançant pour jeudi et vendredi une opération de désobéissance civile baptisée « Togo mort ».

Jeuneafrique.com par Jean-Claude Abalo, à Lomé

Togo: des ONG veulent la démission du gouvernement après des allégations de torture

février 24, 2012

Huit organisations togolaises de défense des droits de l’Homme  ont demandé vendredi la « démission » du gouvernement, l’accusant d’avoir  « trafiqué » un rapport de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH)  sur des allégations de torture.

« Il n’est pas possible que dans un pays normal, un gouvernement puisse être  l’auteur d’un trafic de document officiel.  Nous estimons que ce gouvernement  doit démissionner », a déclaré vendredi sur la radio privée Victoire Fm, Me Zeus  Ajavon, coordonnateur de ces organisations.

La CNDH avait été mandatée par les autorités pour enquêter après que la  plupart des inculpés dans l’affaire du coup d’Etat déjoué d’avril 2009 eurent  affirmé, lors de leur jugement en septembre 2011, avoir été torturés par  l’Agence nationale de renseignements (ANR).

Dimanche, le gouvernement a publié sur son site internet un rapport présenté  comme émanant de la CNDH, rejetant l’accusation de torture.

Mais dès lundi, la CNDH a publié sur son site un autre rapport qu’elle a  qualifié d' »authentique » et déclaré que « le gouvernement (avait) fait publier un  rapport travesti, obtenu sur menaces ».  Des accusations rejetées par le  gouvernement.

Dans son propre document, la CNDH « constate qu’il a été commis sur les  détenus, des actes de violences physique et morale à caractère inhumain et  dégradant ».

« Nous allons utiliser tous les moyens juridiques à notre disposition pour que  tous ceux qui ont trafiqué ce document soient identifiés, de même que ceux qui,  de près de près ou de loin ont participé à ces séances de tortures, pour être  traduits devant la justice », a affirmé vendredi Me Ajavon.

« Nous avons prévu une marche pacifique de protestation le 2 mars prochain à  Lomé pour dire +ça suffit+ », a-t-il ajouté.

Mercredi une délégation de la CNDH a remis officiellement au Premier ministre  Gilbert Houngbo le rapport qu’elle affirme être le sien.  Le gouvernement n’a  pas réagi depuis.

Le président de la CNDH, Koffi Kounté, se trouverait à Paris depuis quelques  jours et certains se demandent à Lomé s’il y aurait trouvé refuge.

« Je ne sais pas si M.  Kounté s’est réfugié à Paris car ça n’est pas la  première fois qu’il se rend là bas », a déclaré à l’AFP un membre de la CNDH,  sous couvert d’anonymat.  « Il ne nous a pas dit qu’il était menacé et qu’il  voulait fuir », a précisé cette source.

L’Union européenne (UE) a fait part dans un communiqué mardi soir de sa « vive  préoccupation » et dit souhaiter « rapidement » des « clarifications » après la  publication des deux rapports.

Plusieurs partis d’opposition ont également demandé au gouvernement de faire  la lumière sur ce dossier.

Au total 33 militaires et civils ont été jugés en septembre 2011 par la Cour  suprême pour le putsch manqué de 2009.  Un demi-frère du président togolais  Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassingbé, considéré comme le cerveau de l’opération,  a été condamné à 20 ans de prison pour « complot contre la sûreté de l’Etat ».

Jeuneafrique.com avec AFP