Posts Tagged ‘communauté musulmane’

France: les organisations musulmanes appellent au calme avant la sortie de Charlie Hebdo

janvier 13, 2015

Paris – Les principales organisations musulmanes en France ont appelé mardi la communauté musulmane à garder son calme et à respecter la liberté d’opinion, à la veille de la sortie du premier numéro de Charlie Hebdo depuis l’attentat contre l’hebdomadaire.

Le Conseil français du culte musulman et l’UOIF, proche des Frères musulmans, appellent la communauté musulmane de France à garder son calme en évitant les réactions émotives ou incongrues incompatibles avec sa dignité et sa réserve, tout en respectant la liberté d’opinion.

La France compte entre 3,5 et 5 millions de musulmans selon les estimations.

La Une du numéro de Charlie Hebdo à paraître mercredi, qui doit être tiré exceptionnellement à 3 millions d’exemplaires, représente le prophète Mahomet, une larme à l’oeil, tenant une pancarte Je suis Charlie, comme celles des millions de personnes qui ont manifesté en France pour défendre la liberté d’expression après les attentats. Le dessin est surmonté du titre Tout est pardonné, une formule apaisante qui tranche avec la veine souvent féroce du journal.

Par respect pour la mémoire des victimes de Charlie Hebdo, nous ne ferons pas de commentaire sur cette provocation. Ils sont restés dans la ligne habituelle, a confié à l’AFP au téléphone le président de l’Observatoire national contre l’islamophobie au sein du CFCM, Abdallah Zekri.

Charlie Hebdo a publié à plusieurs reprises ces dernières années des caricatures du prophète jugées offensantes. Représenter Mahomet est interdit en islam.

Romandie.com avec(©AFP / 13 janvier 2015 12h52)

Canada/Disparition mystérieuse de trois Sherbrookois: les familles sont inquiètes

novembre 1, 2014

La GRC s’intéresse à trois jeunes de la communauté musulmane de Sherbrooke qui ne donnent plus de nouvelles à leur famille depuis plusieurs mois.

Les familles sont très inquiètes. Elles sont sans nouvelles depuis plusieurs mois. Le cas de Zackria Habibi, un jeune homme de 25 ans parti en voyage Turquie l’été dernier, est le plus connu.

Samir Hilalovic, âgé de 24 ans de Sherbrooke, aurait quitté son emploi cet été dans un centre d’appel pour aller vivre à Paris selon des informations obtenues par Radio-Canada. Depuis, sa famille d’origine bosniaque n’a plus de nouvelles. Sa dernière publication sur sa page Facebook remonte au 17 juillet.

La mère de Youssef Sakhir a aussi perdu la trace de son fils depuis trois mois. Ce Sherbrookois de 27 ans, qui a étudié à l’Université de Sherbrooke, a indiqué sur sa page Facebook qu’il s’est marié le 1er septembre. Elle soutient ne pas savoir où, ni avec qui. Elle ignore où il se trouve en ce moment.

Ces deux jeunes hommes connaissaient bien Zackria Habibi. La famille avait fait circuler un avis de recherche, au moins d’août dernier, très inquiète pour la sécurité du jeune homme.

On peut dire que les trois jeunes hommes se connaissaient bien. Abdelilah Hamdache, chargé de cours à l’Université de Sherbrooke et cofondateur de l’Institut des mondes arabe et musulman, les a reçus plusieurs fois chez lui.

Selon M. Hamdache, rien dans leurs comportements ne pouvait laisser croire qu’ils soient devenus adeptes de discours radicaux islamiques. « Moi, ce que je sais, c’est qu’il n’y avait rien qui laissait présager ou prévoir une telle disparition des trois jeunes

Il refuse de spéculer sur la destination commune ou pas de ces trois jeunes, mais il dit tout de même s’inquiéter. « On est quand même dans une petite ville. Il y a un certain nombre de jeunes qui sont disparus et oui ça m’inquiète. Il faut qu’on voie en tant que communauté ce qu’on peut faire », dit M. Hamdache.

Selon ce que nous avons pu apprendre, la GRC a contacté les trois familles concernées et certains membres de la communauté musulmane ici à Sherbrooke. Malgré nos tentatives d’entrer en contact avec la GRC, personne n’a rappelé.

Radio-canada.ca

Marche des musulmans de Bangui pour la partition de la RCA

juillet 23, 2014
Division du pays

Division du pays

La communauté musulmane, retranchée à la Mosquée centrale, dans le 3è arrondissement de Bangui, a organisé une marche pacifique, mercredi, pour exprimer son accord au projet de partition de la Centrafrique suggéré par des Sélékas au forum de Brazzaville

Brandissant des banderoles sur lesquelles ont pouvait lire : ‘’Oui à la partition de la RCA » ou ‘’Oui à la partition condition sine qua non du retour de la paix entre les musulmans et les chrétiens », les marcheurs ont démarré au rond-point ‘’Professeur Abel Goumba », dans le 5è arrondissement, puis ont pris l’avenue Koudoukou, en passant devant la mosquée Centrale avant de s’arrêter au rond-point Koudoukou dans le 3è arrondissement.

‘’Nous avons marché pour soutenir la déclaration de la partition de la RCA, pour qu’enfin nous soyons chez nous et dans la quiétude », a lancé un marcheur.

Ce musulman a, pour sa part déclaré : ‘’Si la partition est la solution pour la crise centrafricaine je le ferai. Attendons de voir les issues du forum de Brazzaville ».

Un témoin furieux et observant la marche de loin la marche s’est ainsi écrié : ‘’ils ont été stoppés net dans leur marche par les troupes de la MISCA. Je ne comprends plus nos frères les musulmans ».

Pour sa part, le vice-président de la communauté islamique centrafricaine (CICA), El hadj Rator, a déclaré ‘’ne pas être au courant de cette marche », soulignant être ‘’surpris comme tout autre centrafricain » par la manifestation.

La partition du pays n’agrée pas toute la communauté musulmane de Centrafrique, car à Alindao, l’une des sous-préfectures de la Basse Kotto (534 km de Bangui), les populations ont marché pour ‘’dire non à la division » de la Centrafrique.

Apanews.net

Centrafrique : l’armée reprend le contrôle d’une ville de l’ouest attaquée par des milices paysannes

octobre 26, 2013

Des groupes paysans d’autodéfense ont attaqué samedi matin la ville de Bouar, dans l’ouest de la Centrafrique, où des tirs nourris d’armes lourdes et légères ont fait fuir la population, mais l’armée a repris le contrôle dans l’après-midi.

Ces groupes, munis d’armes de guerre et de machettes, ont encerclé la ville tôt ce matin et des tirs à l’arme lourde et légère ont commencé à se faire entendre dans plusieurs endroits de Bouar, située à environ 400 km au nord-ouest de Bangui, a expliqué cette source.

« Il n’y a pas eu de combats en centre-ville, mais des tirs nourris se faisaient toujours entendre à la mi-journée au niveau de l’aérodrome de Bouar », selon cette même source. Aucun bilan d’éventuelles victimes n’a pû être communiqué.

« En milieu d’après-midi, l’armée (des ex-rebelles Séléka intégrés dans les forces de défense centrafricaine, basés à Bouar ) a repris le contrôle de la ville. Elle effectue des patrouilles en ce moment », a déclaré le maire, Ali Aoudou Moumini, joint au téléphone par l’AFP.

M. Moumini a précisé que la ville était encore déserte et les rares habitants n’ayant pas fui avant l’attaque restaient terrés chez eux.

« Les assaillants ont encerclé la ville. Nous sommes bloqués. On ne sait dans quelle direction fuir », avait affirmé Maxime Lalaï, un habitant de Bouar, plus tôt dans la journée.

« J’ai couru pour me réfugier à l’évêché. Mais là-bas, les lieux sont saturés. Il n’y avait plus de place. Je suis reparti chez moi où je suis resté terré avec ma famille », avait témoigné Ali Camara, un employé de l’ONG internationale Cordaid.

Un commerçant du quartier haoussa de Bouar, Awalou Mamadou, disait craindre des violences ciblées envers la communauté musulmane de la ville majoritairement chrétienne, et estimait le nombre des assaillants entre 300 et 500 hommes.

Depuis plusieurs semaines les anti-balakas, des milices paysannes d’autodéfense, se sont créées en réaction aux exactions commises contre la population par les anciens rebelles Séléka depuis leur prise du pouvoir fin mars, plongeant la Centrafrique dans le chaos.

Les combattants qui formaient les rangs de l’ex-rébellion se revendiquent de confession musulmane et le président de transition Michel Djotodia, qu’ils ont porté au pouvoir, est le premier président musulman de l’histoire du pays.

Le pays est livré à des chefs de bande et des mercenaires, l’Etat s’est effondré et les violences menacent de prendre un tour religieux entre chrétiens – ils constituent la grande majorité des près de cinq millions d’habitants – et musulmans.

Jeuneafrique.com